Emmanuel Macron et le déni du réel

Le déni de réalité et le politiquement correct « en marche ». Chez Macron ce n’est même plus du terrorisme, c’est une « tragique attaque ». Les mêmes mots creux, « unis et déterminés »,
que ses prédécesseurs. Unis pour quoi faire? Pour pleurer? Déterminés à quoi? À ne rien faire?
Macron, un cocktail maison: 1/2 verre de Sarkozy, 1/2 verre de Hollande, un peu de colorant napoléonien… et voilà!

Ça se passe maintenant sous nous yeux et rien ne semble pouvoir freiner Emmanuel Macron dans le but qu’il s’est fixé.C’est SA mission. Il en tire une fierté et il est de ceux qui ne craignent pas l’impopularité tant ils sont convaincus du bien fondé de leur idéologie. Souvent, on trouve cette disposition d’esprit chez les dictateurs mais ses partisans vous diront qu’Emmanuel Macron a été élu démocratiquement. La plupart des dictateurs l’ont d’ailleurs été aussi .

Inutile de revenir sur les conditions calamiteuses de son élection, car il faut être de bien mauvaise foi pour prétendre qu’il a vraiment enchanté les électeurs. Mais Emmanuel Macron est là pour cinq ans. Il va bien falloir faire avec. Les ordonnances sur le Code du travail ne sont qu’un avant goût de ce qui nous attend . Le pire reste à venir. La mobilisation liée à cette réforme n’est elle aussi qu’un préambule à des réactions plus fortes quand les gens subiront réellement les effets de la politique d’Emmanuel Macron d’ici un ou deux ans. Je peux me tromper mais les gens bougent rarement par anticipation de ce qui les attend.

Il faut dire que les médias continuent à nous servir sur un plateau les avis des experts qui pour justifier la politique du gouvernement citent à tout va les huit millions de gens sans emploi : comme si cette loi qui va favoriser la précarité et les licenciements, allait régler la question non pas du chômage en tant que courbes (car ce ne sont pas les chiffres du chômage qui sont à considérer ) mais celle de la pauvreté.

Ce que s’apprête à faire Emmanuel Macron donne le vertige. C’est un grand saut dans le vide. Il suffit de lire son interview dans le Point.

Comme justification des mesures il propose des chimères. La baisse des A.PL. devrait faire baisser le montant des loyers. D’ailleurs, il va jusqu’à demander aux propriétaires de baisser leurs loyers de 5 €. Ou bien, il se moque du monde, ou alors, c’est qu’il ne connaît rien en matière de logement. Dans les grandes villes où l’offre de logements locatifs (notamment sociaux) est insuffisante, les bailleurs loueront aux gens qui peuvent payer.

On doit aussi comprendre que mener la politique demandée par le Medef va créer de l’emploi et peu importe si ce sont des emplois précaires.

Réduire les dépenses de santé permet sans doute d’être mieux soigné. Après tout ,pourquoi ne pas rembourser moins les soins et demander aux médecins d’être moins payés? Baisser les remboursements et demander aux pharmaciens de baisser le prix des médicaments ?

Faudrait peut-être commencer par exiger des laboratoires qu’ils cessent la dérive de leurs tarifs sur les médicaments innovants.

De toute façon, tout va être privatisé. Dur dur d’être malade, vieux ou pauvre.

Ilva falloir attendre la catastrophe produite par ses mesures choc pour apporter un démenti cinglant à ces veux pieux. Mais avant d’en arriver à l’heure de vérité, c’est une souffrance sociale sans précédent pour des milliers de gens . Bien sûr, il y aura toujours quelques miraculés de la politique d’Emmanuel Macron, que nous présenteront les chaînes de TV complaisantes quelques jeunes des quartiers sachant mener leur barque et montant une start-up.

Mais pour combien de personnes expulsées fauté de pouvoir payer des loyers, des personnes décédant de maladies que l’on sait pourtant soigner, de chômeurs privés de droits pour n’avoir pas accepté un poste qu’ils n’étaient pas en mesure de prendre.
Macron ne s’intéresse pas aux losers, ces gens qui ne sont rien et s’ils ne son rien ,ils disparaissent des écrans radars des politiques

Un grand nombre d’emplois public vont disparaître. On apprend avec stupeur que les emplois aidés ne servent à rien. A force d’avoir mis l’accent sur l’aide apportée au chômeur qui en bénéficie lus que sur l’utilité sociale de ces emplois, Emmanuel Macron s’était imaginé qu’il s’agissait de bonnes œuvres, n’offrant pas de formation à la personne qui l’occupe.

Évidemment si l’on considère que travailler pour une association comme les restos du cœur, être rural, ça ne sert à rien, on peut supprimer ces emplois.

Mais que veut-il ? Que les animateurs péri-scolaires deviennent micro entrepreneurs payés à la vacation par une entreprise privée ?

Que l’on crée surtout des emplois dans la vente, le numérique ou la finance au détriment des besoins humains et du service public ?Aujourd’hui ce sont des parents bénévoles qui pallient le manque d’emploi aidé dans certaines cantines.

Emmanuel Macron veut gouverner la France comme une entreprise. Il a montré l’exemple en recrutant les députés de République en marche sur CV, des gens en grande partie sans la moindre expérience politique. Une entreprise qui recruterait des gens qui n’ont ni les compétences ni l’expérience exigée par la fonction irait droit dans le mur. Mais il est vrai que vu le rôle qui incombe désormais aux députés de REM, ça n’a plus grande importance.

Une entreprise a pour vocation de faire des bénéfices, faute de quoi elle ne peut perdurer.

Ce n’est pas le rôle de l’Etat. Riches ou pauvres, les électeurs sont des citoyens et bien entendu, ça fait partie du rôle de l’état de financer les besoin humains.

Le libéralisme sur le modèle anglo-saxon ne fait pas partie de l’histoire de notre pays.

Mais avons-nous encore le droit d’avoir des repères historiques et culturels pour les chantres de la mondialisation ?

Chaque jour les médias nous conditionnent pour nous préparer à l’avènement de catastrophes en série. Guerre nucléaire entre la Corée du Nord et les USA, réchauffement climatique. Certaines sont déjà amorcées comme les guerres et la misère qui provoquent des vagues migratoires que rien ne pourra arrêter. La peur fait accepter la fatalité. Nous sommes encouragés pour culpabiliser pour une dette qui est loin de laisser les banques sur la paille. A-t-on déjà vu des banques prêter de l’argent sans y trouver avantage?

Comme dans le syndrome de l’esclave consentant, beaucoup de gens s’identifient à une politique qui détruit le socle de valeurs sur lequel ils ont pu construire leur vie et en même temps ils se lamentent que les temps soient plus durs pour leurs enfants.

Emmanuel Macron fait peur parce qu’il n’est que le produit de l’idéologie qui l’a façonnée.

Sa révolution proposée consiste à sortir d’une culture politique jugée par lui obsolète. Il y a certes une crise du politique mais notre modèle s’est construit de génération en génération et toute table rase revient à une forme de totalitarisme.

Tous les présidents de la République précédents étaient issus du monde politique dont ils comprenaient et maîtrisaient tous les rouages. Si Nicolas Sarkozy n’a pas réformé à la façon d’un bulldozer comme on pouvait s’y attendre, c’est parce qu’il avait trente ans de politique derrière, lui. Il connaissait les forces en présence, ce qui n’est pas le cas d’Emmanuel Macron. Mais il se pourrait qu’il soit bientôt rattrapé par le réel.

https://marcha3200.wordpress.com/2017/09/05/emmanuel-macron-et-le-deni-du-reel/

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Arrêt de la Centrale de Tricastin

Merci pour l’info. On savait déjà que ce site nucléaire était l’un des plus exposés à un risque majeur en cas d’inondation catastrophique, et a fortiori de séisme suivi d’inondation.

Ce document ne fait que conforter les craintes et nous oblige collectivement à faire pression sur les pouvoirs publics pour que les « poubelles » dénoncées ci-dessus par Clojea – à juste titre – soient définitivement mises à l’arrêt, quel qu’en soit le coût pour la collectivité.

J’ai hâte de voir ce qu’ils vont faire de cette poubelle immonde…

Pendant que toute la presse bien pensante, et ses lecteurs, se moque des cheveux violets de Mélenchon, j’ai juste une nouvelle à vous faire passer, et comme je n’aime pas me répéter à l’infini, je n’ai pas de commentaire à faire !

Je vous en souhaite bonne lecture

 

Tricastin-Danger : l’ASN impose à EDF d’arrêter la centrale nucléaire et à Areva de ne pas relancer deux de ses installations

Par rédaction le jeudi 28 septembre 2017, 15:06 – TricastinLien permanent

tricatin-1-2.jpg Par décision du 27 septembre 2017, l’ASN vient d’imposer à EDF la mise à l’arrêt provisoire des quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin dans les délais les plus courts. Il en va de la sécurité et de la survie de toute une région face à la menace atomique. C’est une première en France. Si l’actuelle injonction de l’Autorité de Sûreté Nucléaire s’appuie sur un risque de rupture d’une partie de la digue du canal de Donzère-Mondragon qui protège en théorie le site atomique, une autre décision vise aussi deux des installations d’Areva implantées sur le même site. Et là ne réside pas toute la menace.

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Alors qu’il y a un mois, le 18 août 2017, EDF avait déclaré à l’ASN un « événement significatif pour la sûreté » concernant un risque de rupture en cas de séisme de la digue du canal de Donzère-Mondragon bordant le site du Tricastin sur une longueur de près de 400 mètres : l’ASN feint de découvrir cette menace permanente sur toute la région.

Vue_Generale_site_nucleaire_Tricastin_France_800_copie.jpg Or ce n’est pas d’aujourd’hui qu’une inondation – liée ou pas à un séisme – conduirait inéluctablement à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale atomique et rendrait impossible toute mise en œuvre de moyens de gestion d’urgence qu’ils soient internes ou externes. En effet l’ensemble du site atomique du Tricastin se trouve sous le niveau du canal de Donzère. Six mètres en dessous ! L’ensemble des huit autres installations nucléaires d’Areva implantées au Tricastin tout comme les deux du Commissariat à l’Energie Atomique ou l’installation nucléaire secrète militaire ne résisteraient pas non plus.

Ce 26 septembre 2017 les éléments complémentaires apportés par EDF – qui n’en est pas à son premier mensonge – à l’ASN pour la rassurer ont visiblement plutôt fait trembler. Le risque à court terme existe réellement. C’est ce que dit et démontre depuis plus de cinq ans la CAN-SE et le CAN-Vaucluse. La digue n’est qu’une illusion et des infiltrations pénètrent jusque dans les sous-bassement d’au moins un des réacteurs nucléaires. Si en plus, la digue constituée de remblais sablo-graveleux présente en plus des signes inquiétant de fragilité et rupture…

L’ASN met donc à l’arrêt la centrale atomique du Tricastin. Provisoirement. C’est une première en France. EDF est sommé de compléter ses « investigations géotechniques afin de caractériser plus finement la constitution de la partie de la digue concernée et procéder, avant le redémarrage des réacteurs, aux renforcements nécessaires pour assurer la résistance de la digue au séisme maximal retenu dans la démonstration de sûreté nucléaire ».

Un état de délabrement qui doit conduire à l’intransigeance

Tricastin_reacteur_fissure.jpg Qu’on y prenne gare : la digue n’est qu’un des aspects menaçant la vie et la sécurité de toute la région car c’est tout l’état de délabrement de la centrale atomique qui est en cause. La centrale atomique n’a pas été conçue pour être reliée au réseau électrique mais pour fournir aux installations d’uranium d’Areva l’énergie dont elles avaient besoin pour produire leur produits de fission atomique, les réacteurs 1 et 3 sont au bout du rouleau, les autres ne vont pas mieux. Les enceintes béton sont fissurées, un des réacteurs repose sur une marne glauque sans stabilité ce qui impose un pompage permanent de l’eau en sous-sol, la tuyauterie est constamment sous tensions à l’image des salariés qui n’en peuvent plus (près de 30% sont sous médicaments tranquillisants ou ont consulté un médecin selon une enquête interne), les réacteurs sont gorgés du « Mox » instable d’Areva comme à Fukushima.

Areva aussi dans le viseur

La digue du canal de Donzère-Montdragon menace aussi les installations d’Areva qui menacent elles-mêmes et contaminent l’ensemble de la région. Ici Areva manipule jusqu’à 2000 tonnes d’uranium par an.

Areva qui a aussi été auditionnée par l’ASN le 26 septembre 2017 sur les conséquences d’une rupture d’une partie de la digue sur les 8 installations nucléaires (6 INB et 2 ICPE) qu’elle exploite sur le site du Tricastin est également visée par une décision similaire à celle de EDF.

Ainsi l’installation nucléaire ComurhexI-Areva est aussi dans le viseur de l’ASN. Elle est pour le moment en « arrêt technique ». Là le nucléariste transforme le tétrafluorure d’uranium/UF4 (en provenance du site de Malvési dans l’Aude), en hexafluorure d’uranium/UF6, destiné à être ensuite traité dans l’usine Georges-Besse/Eurodif-Production pour produire de l’uranium enrichi destiné soit à l’armement soit à la fabrication de produits de fission atomique pour les réacteurs dit civil.

La reprise de l’activité de Comurhex 1-Areva est conditionnée elle aussi aux mises à niveau de sécurité indispensables. Mais pas que, car l’ASN lui prescrit aussi d’autres mesures telles la mise à niveau des moyens de limitation des conséquences des rejets chimiques tant pour Comurhex1 que pour une de ses autres installations, la « W » qui transforme l’hexafluorure d’uranium naturel appauvri en provenance de l’usine Georges Besse et de la SET/Georges Besse II, en oxyde d’uranium stable permettant un entreposage de longue durée. Mais là encore on a l’impression que l’ASN s’accommode de faire les gros yeux pour laisser ensuite carte blanche et toute latitude aux exploitants atomiques. Ainsi dans sa décision n° 2015-DC-0489 du 8 janvier 2015 l’ASN n’avait-elle pas déjà fixé à Areva les prescriptions à appliquer dare-dare au vue de ses inspections qui révélaient qu’on était bien loin d’une conformité de l’installation aux obligations minimales de sécurité ?

Alors  » l’arrêt – très provisoire pour un mois – de la centrale atomique du Tricastin est-il pour l’ASN une manière de se redorer le blason alors qu’elle s’apprête à valider par ailleurs la cuve défectueuse de l’EPR de Flamanville ? »

les décisions de l’ASN :

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le communiqué commun de la Coordination antinucléaire du sud-est et du Collectif antinucléaire de Vaucluse :

L’ASN impose à EDF d’arrêter la centrale nucléaire du Tricastin et à Areva de ne pas remettre en services deux de ses installations du site du Tricastin (Vaucluse-Drôme). La Coordination antinucléaire du sud-est (CAN-SE) et le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) se réjouissent que l’ASN confirme par sa décision le bien fondé de leur lutte pour l’arrêt immédiat et inconditionnel du nucléaire.

Par décision du 27 septembre 2017, l’ASN vient d’imposer à EDF la mise à l’arrêt provisoire des quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin dans les délais les plus courts. Il en va de la sécurité et de la survie de toute une région face à la menace atomique. C’est une première en France.

L’actuelle injonction de l’Autorité de Sûreté Nucléaire s’appuie sur un risque de rupture d’une partie de la digue du canal de Donzère-Mondragon qui protège (en théorie) le site atomique. Cette menace conduit à une autre décision de l’ASN qui vise aussi des installations d’Areva implantées sur le même site.

L’état de la digue est tel qu’il pourrait conduire par inondation ou séisme à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale atomique et qu’il rendrait impossible la mise en œuvre des moyens de gestion d’urgence internes et externes

2011-03-19_Rassemblement-Tricastin_2.jpg La Coordination antinucléaire du sud-est (CAN-SE) et le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) se réjouissent, alors qu’elles dénoncent depuis plus de cinq ans les contaminations radioactives générées au quotidien par les installations atomiques du site du Tricastin et la menace qu’elles représentent sur la vie et le territoire, que l’ASN confirme par sa décision le bien fondé de leur lutte pour l’arrêt immédiat et inconditionnel du nucléaire.

Pour autant le danger demeure tant que le site atomique du Tricastin n’est pas définitivement mis à l’arrêt et fermé.

En effet le Tricastin (Vaucuse-Drôme) qui s’étend sur 650 hectares se compose non seulement de la centrale nucléaire de EDF mais aussi d’une autre installation EDF de matériels contaminés, de 8 installations nucléaires d’uranium de Areva – dont deux font l’objet aussi d’un refus de redémarrage de la part de l’ASN -, d’une installation nucléaire secrète militaire, de deux installations du Commissariat à l’Energie Atomique dont un tumulus de déchets radioactifs.

De fait : la zone Rhône-Durance/Paca est la région la plus nucléarisée d’Europe avec les sites atomiques du Tricastin (Areva-CEA-EDF), de Marcoule dans le Gard (Areva et CEA ), de Cadarache dans les Bouches du Rhône (Areva et CEA), de Cruas en Ardèche (centrale atomique de EDF). Ces quatre sites atomiques du sud-est regroupent à eux seuls près de 40 installations nucléaires (INB).

La CAN-SE appelle la population à exiger l’arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire partout en France. Il en va de la survie du pays, de nos territoires, des générations présentes et à venir.

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http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/09/28/Danger-%3A-l-ASN-impose-%C3%A0-EDF-d-arr%C3%AAter-la-centrale-nucl%C3%A9aire-du-Tricastin

 

Vous trouverez d’autres articles sur le web

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/09/28/edf-sommee-d-arreter-provisoirement-la-centrale-nucleaire-du-tricastin_5192946_3234.html

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/arret-de-la-centrale-de-tricastin-197249 

Salvador : des récoltes records depuis l’abandon du Roundup de Monsanto

Pas étonnant et encore une preuve s’il en était besoin de la dangerosité de leurs poisons.

Le Salvador, qui a tourné le dos aux grandes multinationales semencières et phytosanitaires, voit ses récoltes exploser ! En abandonnant le Roundup de Monsanto et en favorisant la culture de semences locales, le pays a considérablement amélioré son système agricole.

roundup de monsanto

Salvador : des récoltes records depuis l’abandon du Roundup de Monsanto

Il y a deux ans, le Salvador votait l’interdiction de 53 produits phytosanitaires à usage agricole. Ce grand pays producteur de café, coton, maïs et canne à sucre retirait du marché, entre autres, le Roundup de Monsanto (au glyphosate), récemment classé “cancérogène probable” par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé).

Un plan pour émanciper l’agriculture familiale en 2011

Pour protéger le patrimoine semencier salvadorien et assurer la production agricole, le gouvernement de l’ancien président Mauricio Funes lançait en 2011 le Plan pour l’agriculture familiale (FAP). À destination de quelque 400 000 familles d’exploitants, ce plan visait à revaloriser les semences locales et émanciper les petits producteurs des industriels des biotechnologies et de leurs OGM.

En crise, le système agricole était majoritairement dépendant des semences hybrides commercialisées par Monsanto, Pioneer et consort. Avant la mise en œuvre du FAP, 75 % du maïs et 85 % des haricots étaient importés selon le site d’information The Seattle Globalist.

Et les plantes cultivées sur le territoire étaient majoritairement issues de graines OGM stériles, non adaptées aux territoires et à leurs particularités, forçant le recours aux intrants chimiques. Réaffirmant sa souveraineté alimentaire, le gouvernement a donc décidé de rompre avec les industries semencières internationales pour favoriser les graines locales.

roundup de monsanto

Et 18 millions de dollars d’investissement plus tard

L’État a alors investit plus de 18 millions de dollars afin de livrer 400 000 exploitants en maïs H-29, développé par le Centre national de la technologie agricole et forestière (CENTA). Le maïs présente l’avantage d’être une variété locale, mieux adaptée aux terres salvadoriennes et plus résistantes à la sécheresse.

« Selon le site Natural Society, l’agriculture du Salvador serait en pleine expansion. Le pays aurait connu des récoltes records depuis qu’il a banni certains phytosanitaires. »

Si le Salvador s’est détourné des grands groupes internationaux spécialisés dans les biotechnologies, des questions demeurent quant à la pérennité du Plan agricole du pays. Car le maïs H-29, bien que produit localement, est une variété hybride. Il a beau être mieux adapté au territoire du Salvador et nécessiter l’usage de moins d’intrant, il n’en est pas moins stérile.

Grande volonté politique et petits investissements financiers

Bien qu’elle ne soit pas parfaite, en termes de pérennité, la politique agricole salvadorienne est exemplaire à plusieurs titres. Se peut-il que d’autres pays, voire des continents entiers, s’affranchissent définitivement de l’industrie semencière et phytosanitaire à l’avenir ?

Car nourrir les peuples plus sainement, sans polluer ni engraisser les grandes industries de l’agroalimentaire pourrait bien être le prochain grand défit de la planète. Un défit que le Salvador est en phase de relever.

On retiendra la méthode : volonté politique affirmée (Fap en 2011, puis interdiction des phytosanitaires en 2013), puis un investissement de (seulement) 18 millions de dollars, soit 45 dollars par exploitant, ou seulement 2,85 dollars pour chacun des 6,3 millions de Salvadoriens… C’est donc aussi simple que ça le changement, François, tu fais quoi ?

Source : notreterre.org

Le Salvador mène une politique agricole exemplaire, partagez l’info sur les réseaux :

Vers une grève étendue des routiers à partir du 10 octobre?

Je pense que ce président arrogant et immatures et ses ministres englués dans des lapsus qui en disent long . Conduisent la France au chaos total…… macron a tout du louis 16 des annees 2000…

La ministre des Transports Elisabeth Borne recevait jeudi après-midi syndicats et patronat du secteur routier pour dénouer la crise qui couve, sous la menace d’une relance des actions de chauffeurs contre la réforme du Code du travail.

Routiers

La CFDT et la CFTC menacent de grèves à compter du 10 octobre, « si on n’a pas les réponses appropriées aujourd’hui »

FRANK PERRY / AFP

La ministre des Transports Elisabeth Borne recevait jeudi après-midi syndicats et patronat du secteur routier pour dénouer la crise qui couve, sous la menace d’une relance des actions de chauffeurs contre la réforme du Code du travail. La réunion a démarré à 16h45. A leur arrivée, les syndicats CGT, FO et CFTC ont espéré que cette « réunion d’échanges » sur les thèmes du « dumping social et de la concurrence déloyale » déboucherait sur des « réponses concrètes » à leurs revendications, en abordant de front le sujet des ordonnances. Tous les syndicats (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) espèrent obtenir des garde-fous face au « typhon social » que représente, selon eux, la réforme, défendue par les organisations patronales.

Cette table-ronde intervient quatre jours après le lancement par les fédérations de routiers CGT et FO de barrages filtrants et d’opérations-escargot dans plusieurs régions. Le mouvement, qui a donné lieu lundi et mardi à plusieurs dizaines d’actions, est toutefois resté limité, en raison notamment des interventions des forces de l’ordre, une « répression » plus vue « depuis 2002 », selon les deux fédérations. Jeudi matin, seule une poignée de militants CGT et FO se sont mobilisés, notamment dans la zone industrielle de Chambéry, ainsi qu’aux entrées de Rouen (distribution de tracts) et Rennes (barrage filtrant ne laissant passer que les voitures) où leurs actions ont occasionné d’importants embouteillages.

« On travaille à un mouvement plus large »

La fronde pourrait repartir, voire s’élargir, puisque la CFDT (1er syndicat de la profession) et la CFTC menacent de grèves à compter du 10 octobre, « si on n’a pas les réponses appropriées aujourd’hui », a dit à l’AFP Thierry Douine (CFTC-Transports). La CGT n’exclut pas d’appeler elle aussi à une reprise du mouvement à cette date. « La lutte va continuer, on travaille à un mouvement plus large », confiait mercredi soir son représentant Jérôme Vérité.

Les syndicats redoutent surtout des accords d’entreprise moins-disants que la branche qui remettraient en cause des annexes de rémunération tels que la prime d’ancienneté ou encore, dans le transport de voyageurs, du 13e mois.

 

Ils estiment que les petites et moyennes entreprises de ce secteur ultra concurrentiel, où les travailleurs détachés sont nombreux, tenteront de gagner en compétitivité en activant ce levier. Ils pensent aussi que la réforme va « faciliter » les licenciements économiques dans les grands groupes.

En face, les fédérations d’employeurs (FNTR, TLF, OTRE, FNTV) dénoncent « mensonges et manipulations ». La FNTR, notamment, pointe du doigt « un mouvement politique sans aucun lien avec les problématiques du transport ».

(avec AFP)

La France républicaine en marche saigne

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Les Françaises et les Français qui ont élu le candidat promu à un bel avenir -enfin, souhaitons-le lui ne serait-ce que pour le pays qu’il préside et qu’on ne voudrait pas voir se déchirer- toutes ces personnes donc qui ont rejeté les économies drastiques que préconisait François Fillon pour préférer les promesses du jeune futur premier vont être contentes.

Car après les économies déjà annoncées ici et là, en voici une autre. Elle concerne le forfait hospitalier qui passera de 18 à 20 euros par jour en 2018.

2 euros de plus ou de moins, pour qui s’offre les frais d’une maquilleuse à 26’000 euros pour trois mois, ne compte pas, on l’a bien compris. Ce d’autant qu’il y aurait eu urgence, selon l’Elysée qui a admis ces frais.

Quant à celles et ceux qui n’ont plus même de quoi vivre décemment, inutile de dire que 2 euros de plus ou de moins ne risque pas d’y changer quoi que ce soit. Mais bon, ils ont sans doute dû se montrer très fainéants pour en être arrivés à ne plus pouvoir assurer leur existence…

François Fillon a été écarté de la course à la présidentielle grâce à ce qu’il a appelé une justice TGV. La marche assurée du candidat promu d’avance alors que lui faisait face Marine Le Pen a pu ainsi se régler au pas de charge, de l’oie ou cadencé, à choix.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2017/09/28/la-france-republicaine-en-marche-saigne.html

 

Laissez tomber la Syrie, M. Macron, vous êtes « out »

Qui écoute encore la présidence française, au juste ?

Si Assad tuait son peuple, les réfugiés seraient les premiers à aller voter contre lui. Les sondages ont pû démontrer au contraire, que les réfugiés allaient massivement voter pour Assad..
Alors nos belles démocraties les ont empêché d’aller voter …

L’Allemagne et la France ont fermé les ambassades syriennes, pour que les réfugiés ne puissent pas aller voter…

par Bruno Guigue

Devant l’assemblée générale de l’ONU, vous avez traité M. Bachar Al-Assad de “criminel” et déclaré qu’il devrait rendre des comptes à la “justice internationale”. Infligeant un démenti à ceux qui s’obstinaient à voir un tournant dans votre politique, vous avez proféré cette accusation gravissime à l’encontre du chef d’Etat légitime d’un Etat-membre de l’ONU. Quelle juridiction, M. Macron, vous a-t-elle habilité à lancer des mandats d’arrêt à l’encontre de dirigeants étrangers qui, soit dit en passant, pourraient vous en apprendre un bout ? De quel droit un chef d’Etat européen, représentant l’ancienne puissance coloniale en Syrie (1920-1946), se permet-il de décerner des certificats de bonne ou de mauvaise conduite à ses homologues du Proche-Orient ?

Cette ingérence est d’autant plus consternante que vous persévérez, comme vos prédécesseurs, dans la complaisance à l’égard de ces pétromonarchies auxquelles vous vendez des armes qui leur servent à massacrer le courageux peuple yéménite. Vous dénoncez les crimes que vous imputez au président syrien, mais vous détournez les yeux devant ceux des coupeurs de têtes, ces chouchous fortunés de l’Occident. Les 10 000 morts du Yémen, les 500 000 enfants souffrant de malnutrition, l’effroyable épidémie de choléra provoqués par les bombardements saoudiens ne vous troublent pas, ne vous arrachent aucun remords, et vous voudriez qu’on prenne au sérieux votre indignation à propos de la Syrie ?

Que le drame syrien ait fait des milliers de victimes innocentes, que ce bain de sang n’ait que trop duré et qu’il faille trouver une solution politique une fois éliminé le conglomérat terroriste, tout le monde le sait. Pendant que vous parlez, les Russes, les Iraniens et les Turcs réunis à Astana y travaillent. Mais lorsque vous imputez des crimes à M. Assad, de quoi parlez-vous au juste ? Dès le printemps 2011, les manifestations contre le gouvernement ont été polluées par des insurgés ouvrant le feu sur la police. La “Mission des observateurs arabes en Syrie” s’est rendue sur place du 24 décembre 2011 au 18 janvier 2012 à la demande de la Ligue arabe. Malgré les pressions saoudiennes, son rapport dénonce les violences exercées par les deux camps. En Syrie, il n’y a ni bons ni méchants, M. Macron. Le mythe d’une “révolution pacifique” a fait long feu, et il serait temps de dire adieu à cette version romanesque.

Préméditée par les sponsors de l’opposition, cette guerre résulta d’une tentative de subversion de l’Etat syrien. Le régime baasiste avait ses défauts, mais la Syrie était un pays désendetté, productif, où coexistaient populations et confessions d’origines diverses. Les manifestations les plus imposantes, en 2011, furent en faveur du gouvernement et des réformes. Imputer la responsabilité de la guerre à un gouvernement confronté à une insurrection armée soutenue par l’étranger, c’est tordre le cou à la réalité. C’est retenir certains faits parce qu’ils servent la narration qu’on veut défendre. Cessez, M. Macron, de faire le tri parmi les faits comme vous le faites parmi les victimes ! Cruelle comme toutes les guerres, celle-ci a connu son lot d’exactions. Mais qui en porte la responsabilité, sinon ceux qui voulaient prendre Damas pour y instaurer la charia wahhabite avec l’aide des USA, de la France, de la Grande-Bretagne et des rois du pétrole ?

Même dans les bilans publiés par l’OSDH, organisme proche de l’opposition, 40% des victimes – dès l’été 2011 – appartenaient aux forces de sécurité, 35% aux groupes armés et 25% aux civils pris au piège d’un affrontement généralisé. Si une guerre pouvait épargner les civils, cela se saurait. La guerre que la France soutient au Yémen ne le fait guère, pas plus que les bombardements occidentaux sur Mossoul ou Raqqa. Mais accuser l’armée syrienne de commettre délibérément des crimes contre sa propre population est une insulte au bon sens. Cette armée est une armée de conscrits qui défend le territoire national contre des hordes de fanatiques. Pendant que vous pérorez à l’ONU, M. Macron, les “soldats de M. Assad” franchissent l’Euphrate pour régler son compte à Daech.

Bien sûr, en guise de carte maîtresse dans ce jeu d’illusionnistes, il vous reste encore le “false-flag” chimique pour faire tourner les rotatives de la manipulation. Exploitant ce roman-feuilleton made in CIA, vous avez même prétendu fixer une “ligne rouge” ! Qu’une expertise du prestigieux MIT ait démontré que l’attaque du 21 août 2013 ne pouvait venir que de la zone rebelle vous importe peu. Que les mêmes experts américains aient dénoncé la vacuité du dossier accusant Damas à propos de Khan Cheikhoun (avril 2017) ne vous ébranle pas davantage. Pas plus que vous n’avez lu la remarquable enquête publiée par le meilleur journaliste américain, Seymour Hersch, qui met en pièces la version d’une attaque chimique de l’armée syrienne.

Méfiez-vous, M. Macron, car cette farce chimique, véritable mantra de la propagande occidentale, finit par donner la nausée. Elle détrône au palmarès du mensonge d’Etat le précédent de Colin Powell brandissant sa fiole au Conseil de sécurité de l’ONU. Chaque jour qui passe, elle perd son pouvoir d’ensorcellement. Ceux qui y croient encore sont ceux qui veulent y croire, ou qui pensent que les gouvernements occidentaux ne mentent jamais. Mais la majorité du peuple syrien n’y croit pas, et c’est l’essentiel. Lorsqu’une zone est libérée par l’armée, les réfugiés s’y réinstallent, la vie reprend, l’espoir renaît. Faire des moulinets avec vos petits bras à la tribune de l’ONU n’y changera rien, et ce bavardage inutile se perd déjà dans le brouhaha médiatique. Votre “groupe de contact”, M. Macron, est un gadget mort-né dont on ne parlera plus sous huit jours.

Car qui écoute encore la présidence française, au juste ? Cette présidence – peu importe le titulaire – qui dès 2011 a diabolisé le gouvernement syrien, qui a porté aux nues les traîtres à leur pays déguisés en opposants, qui a cautionné la violence de l’opposition armée, qui a encouragé les départs de terroristes vers la Syrie, qui a fermé le Lycée français de Damas, qui a refusé la coopération sécuritaire avec les services syriens, qui a livré des armes aux groupes extrémistes, qui a refusé de combattre Daech quand Daech combattait Damas, qui a appelé au meurtre d’un chef d’Etat légitime, qui a infligé au peuple syrien un embargo sur les médicaments, cette présidence qui a bafoué le droit international et renoué avec le pire des néo-colonialismes, en effet, qui l’écoute encore ? En choisissant de s’immiscer dans les affaires des autres, la France s’est mise hors jeu. Laissez tomber, M. Macron, vous êtes “out”.

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/laissez-tomber-la-syrie-m-macron-196986

Emmanuel Macron n’aime pas les journalistes français qu’il trouve trop

La culture française n’existe pas, la Guyanne serait une île, les Français seraient des fainéants, sans compter ceux qui ne seraient rien, autant de manières d’apprécier le pays qu’Emmanuel Macron a été appelé à présider.Certes élu a minima, mais élu tout de même, qui représente-t-il tandis qu’il nie la culture de ses citoyens, ignore la géographie et méprise les plus désemparés et démunis?A Genève, sur la façade d’un grand magasin construit dans les années 1960 à l’emplacement de l’une des maisons où a vécu Jean-Jacques Rousseau, figure en sa mémoire cette citation:Mon père, en m’embrassant, fut saisi d’un tressaillement que je crois sentir et partager encore: Jean-Jacques, me disait-il, aime ton pays.On ignore quel amour de son pays a porté Emmanuel Macron à en briguer la fonction suprême tandis qu’il n’en est pas à sa première déclaration pour en déconsidérer le peuple qui, bon an mal an, l’a porté au pouvoir.

Emmanuel Macron n'aime pas les journalistes français qu'il trouve trop

Emmanuel Macron n’aime pas les journalistes français qu’il trouve trop « narcissiques ».

REUTERS

Lors d’une conférence de presse à l’ONU, le président a dit tout le mal qu’il pensait des journalistes de son pays. Ce n’est pas la première fois.

Emmanuel Macron a beau bénéficier des lumières de Mimi Marchand – reine de la presse people – pour gérer sa communication, il ne porte pas dans son coeur les journalistes français.

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Après avoir accordé mardi sa première interview internationale à CNN avec la célèbre journaliste américaine Christiane Amanpour, le président s’est exprimé lors d’une conférence de presse organisée à l’ONU.

L’occasion pour lui de répondre aux questions des journalistes du monde entier. Parmi eux, Alison Tassin, journaliste de la chaîne française LCI, qui a interrogé Emmanuel Macron sur les raisons l’ayant convaincu d’accorder cet entretien à un média américain plutôt que français. « Je vous remercie pour cette question de fond, a-t-il ironisé. Parce que, peut-être, les médias français s’intéressent trop à la communication et pas assez au contenu. Je m’exprimerai devant les médias français. Mais quand je vois le temps passé depuis quatre mois à ne commenter que mes silences ou mes dires, je me dis que ça devient un système totalement narcissique. »

Les journalistes « ne l’intéressent pas »

Narcissique, le mot est dur. Mais c’est loin d’être la première fois qu’Emmanuel Macron se montre aussi véhément envers les journalistes de son pays depuis qu’il a été élu à l’Elysée. Au début du mois de septembre, par exemple, ce sont des journalistes de France 2, qui le suivent dans une école de Forbach pour la rentrée scolaire, qui l’agacent en lui parlant de son mode de communication, très verrouillé.

Agacé , Emmanuel Macron reproche à des journalistes de France 2 de

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Agacé , Emmanuel Macron reproche à des j…

« Les journalistes ne m’intéressent pas, ce sont les Français qui m’intéressent, c’est ça qu’il faut comprendre, rétorque Emmanuel Macron. Quand les journalistes passent leur temps à s’interroger sur la communication, ils ne parlent pas des Français, ils parlent d’eux! C’est ce que vous êtes en train de faire. » Les accusations de narcissisme ne sont, là encore, pas si loin. « Les journalistes ont un problème. Ils s’intéressent trop à eux-mêmes et pas assez au pays. Parlez-moi des Français! Ça fait cinq minutes que vous me parlez et vous ne me parlez que des problèmes de communication et de problèmes de journalistes, vous ne me parlez pas de la France. »

« Non, je ne veux pas ‘jouer’ avec eux »

L’écrivain Philippe Besson, qui a suivi Emmanuel Macron lors de sa campagne, retranscrit des propos similaires dans son livre Un personnage de roman. Le président y affirme de nouveau que les journalistes « ne l’intéressent pas. » « Ils s’intéressent trop à eux-mêmes et pas assez au pays », affirme-t-il. « Ils disent à mon sujet: ‘Il ne veut pas jouer avec nous.’ Eh bien non, je ne veux pas jouer avec eux. Franchement, il y en a qui sont à la déontologie ce que Mère Teresa était aux stups. Ils me donnent des leçons de morale alors qu’ils sont dans le copinage et le coquinage depuis des années. »

Mais si les journalistes sont sa cible privilégiée, qu’ils se rassurent: le président n’aime pas tellement non plus les intellectuels et les éditorialistes qui arpentent les plateaux télé. Finkielkraut et Onfray? « Des esprits tristes englués dans l’invective permanente », juge le président.

L’interview du 14 juillet annulée

Dès son élection, Emmanuel Macron a donné le ton. Il a indiqué vouloir être suivi par des journalistes « rubriqués » lors de ses déplacements [s’il se rend dans une école, le président français aimerait bien être accompagné de journalistes spécialisés en éducation, par exemple], provoquant la fureur des rédactions. Plusieurs sociétés des journalistes de médias nationaux [dont L’Express] ont interpellé le président dans un communiqué: « Ce n’est pas au président de la République, ou à ses services, de décider du fonctionnement interne des rédactions, du choix de leurs traitements et de leurs regards, ont-elles répondu. Ce choix relève des directions des rédactions et des journalistes qui la composent, qu’ils soient permanents ou pigistes, JRI ou reporters, photographes ou dessinateurs. »

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Si l’Elysée a tenté de rassurer les journalistes français, assurant ne pas vouloir choisir qui pourrait, ou non, suivre Emmanuel Macron dans ses voyages, le président français a peu après passé outre une tradition en annulant la fameuse interview du 14 juillet, évoquant sa « pensée trop complexe » pour les questions des journalistes.

Une façon de couper les ponts avec la presse? « Il remplace une interview de journalistes avec de vraies questions et une possibilité de contradiction avec une déclaration aux Français [avec son discours devant le Congrès de Versailles], expliquait à l’époque à L’Express Philippe Moreau-Chevrolet, expert en communication politique. Il s’éloigne de la presse, comme pour se construire en opposition à François Hollande, qui parlait beaucoup, voire trop, aux journalistes. Pour lui, les médias ne sont pas des interlocuteurs du président. Ceux qui parlent aux journalistes, ce sont ses ministres. »

Cette relation particulière avec la presse ne l’empêche pas de s’ériger en défenseur de la profession. Dans son discours à l’ONU mardi, Emmanuel Macron a assuré que « rien ne saurait justifier la réduction de la liberté de la presse. » Il a même réclamé la nomination d’un représentant des Nations unies pour défendre la liberté d’informer.

« Les journalistes ne sont pas des amis »

Emmanuel Macron a toujours prévenu: hors de question qu’il se montre aussi bavard que son prédécesseur. À une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, il explique à L’Obs: « Je ne laisserai pas les journalistes entrer dans les cuisines. Les journalistes ne sont pas des amis. Je les respecte. Mais si je deviens trop proche d’eux, ils finiront par s’en vouloir car ils ont une conscience. Et bientôt ils m’en voudront de s’en vouloir. »

Même volonté de verrouillage annoncée dans L’Émission Politique, sur France 2, en avril dernier. « Un président préside et j’aurai cette distance avec la vie médiatique, insiste Emmanuel Macron. Je considère que le problème des derniers quinquennats a été une trop grande proximité avec les journalistes. Je pense qu’en particulier, quand on préside, on n’est pas le copain des journalistes. »

Le président français entretiendrait cependant des liens avec quelques-uns. Selon Le Parisien, il échange régulièrement des SMS avec des journalistes économiques français. « Il ne leur donne pas de détails, contrairement à Hollande. Mais il les ambiance pour les influencer et maintenir un lien avec eux, au cas où… », indique un ami d’Emmanuel Macron au quotidien.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/pourquoi-macron-meprise-les-journalistes-francais_1945170.html