LA RUSSIE EST PRÊTE POUR LA GUERRE NUCLEAIRE: Le Fakemmanuel Macron, le tordu de la Ripoublique, le roquet du Touquet, l’ami du Fouquet’s et de Sarkozi son conseiller particulier, s’est cru bon de déclarer la Guerre à la Russie et au Président Vladimir Poutine, de toutes les Russies, sur simple présomption de culpabilité.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : LA RUSSIE EST PRÊTE POUR LA GUERRE NUCLEAIRE : Le Fakemmanuel Macron, le tordu de la Ripoublique, le roquet du Touquet, l’ami du Fouquet’s et de Sarkosy son conseiller particulier, s’est cru bon de déclarer la Guerre à la Russie et au Président Vladimir Poutine, de toutes les Russies, sur simple présomption de culpabilité. Macron tient toujours à voir Poutine en Mai, sur son terrain, pour lui parler des droits de l’homme en Tchétchénie, et des Gaz mortels utilisés par le BOUCHER DE DAMAS. LES FOUS DE L’ELYSEE ET DE MATIGNON NE RESPECTENT PLUS LE DROIT INTERNATIONAL. LA RUSSIE EST PRÊTE POUR LA GUERRE NUCLEAIRE.

Le Premier ministre Edouard Philippe s’est exprimé devant l’Assemblée nationale sur la question syrienne. Il persiste et signe concernant le supposé usage d’arme chimique à Douma, qu’il a attribué à Damas, Edouard Philippe a promis une réaction française. «Je veux dire que les alliés du régime [syrien de Bachar Al-Assad] ont une responsabilité particulière dans ce massacre», a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe le 10 avril devant l’Assemblée nationale, évoquant la supposée attaque chimique à Douma, dans la Ghouta orientale, qu’il a ainsi attribué à l’armée syrienne. Edouard Philippe a également accusé Damas de «violation de la trêve» prévue par le Conseil de sécurité de l’ONU. Promettant une «réaction» française, il a déclaré: «Ce recours à ces armes [chimiques] n’est pas neutre, il dit des choses sur le régime et notre réaction à l’usage de ces armes dira des choses de ce que nous sommes.»

MACRON DONC PAS LE SEUL FOU DE LA REPUBLIQUE

Les États-Unis s’exposent à de graves conséquences en cas de recours à la force contre la Syrie, selon l’ambassadeur russe à l’Onu, Vassili Nebenzia. La Russie serait obligée de répliquer sur le territoire des protagonistes en Syrie, c’est à dire bombarder les USA ou la FRANCE.

L’Iran a averti Israël que son opération de frappes contre l’aéroport militaire Tiyas en Syrie, qui a provoqué la mort de quatre citoyens iraniens, «ne restera pas sans réponse», a déclaré un responsable du pays, en visite à Damas ce mardi, selon Al Mayadeen.

Le problème palestinien est le principal obstacle à l’établissement de bonnes relations entre Israël et tous les autres États du monde arabe et islamique, selon l’ancien diplomate israélien Yakov Kedmi qui en parle à Sputnik. Commentant les relations entre l’Iran et Israël qui sont loin d’être amicales et ont un impact sur plusieurs problèmes du Proche-Orient, l’ex-directeur de l’organisation israélienne Nativ Yakov Kedmi a noté que la paix entre ces deux pays pourrait advenir si le pouvoir en place dans la République islamique changeait son attitude envers l’État hébreu. C’est ce qu’a déclaré le spécialiste à Sputnik en marge de la 7e Conférence de Moscou sur la sécurité internationale.

Depuis longtemps, l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007 fait couler beaucoup d’encre, moins pour celui de MACRON car les milliardaires de la publicité ont payé directement les factures. Plusieurs questions restent en suspens: quelle motivation guidait le colonel? Pourquoi Sarkozy lui a-t-il tourné le dos? Dans une interview à Sputnik, l’interprète de Kadhafi, Moftah Missouri, livre des détails exclusifs.(fin de page)

Bien entendu la présomption d’innocence n’existe pas pour la Russie qui a perdu tous ses droits internationaux. 

Par deux fois Le Président des Français élu à 10% des voix dont 56% par opposition à la famille LE PEN, se permet de mettre en danger de mort les Français par des frappes Nucléaires de riposte ou de prévention, venant de la Russie, sur simple allégation sans preuve de la famille SKRIPA, empoisonnée soit disant au Novishock, par les Russes et la Russie et son KGB-SFB.

Il s’avère dans cette affaire que le Novishock n’est pas en cause, ni les Russes, ni le KGB-SFB, ni d’un empoisonnement mais d’un restaurant que la famille SKRIPAL a fréquenté à Londres, famille dont la fille va très bien, et dont le père se remet. On notera quand même, une très faible virulence pour ce poison supposé militaire et Novishock professionnel qui tue immédiatement ses victimes. Un laboratoire Anglais a par ailleurs, écarté définitivement le Novichock incriminé.

Olivier Lepick, un expert en armes chimiques, biologiques et nucléaires, s’est entretenu avec RT pour discuter de la puissance des agents neurotoxiques suite au rétablissement des Skirpals. Lepick, de la Fondation pour la recherche stratégique, a déclaré à Daniel Hawkins de RT que Novichok est « très toxique » et « cinq à huit fois plus toxique que VX » – mieux connu sous le nom d’agent venimeux X, une arme chimique tueuse découverte à Porton Down en Angleterre au début des années 1950. « Une petite quantité [de Novichok] aurait dû tuer M. Skripal, » a déclaré Lepick.

La seconde fois, qui n’est pas la moindre où MACRON a failli nous faire tuer aux Gaz toxiques de la Ghouta orientale, c’est par l’annonce de 48 Morts et de bébés qui ne respiraient plus, et des mères éplorées qui avaient cessé d’exister tant le mélodrame était poignant, d’image et de télévisions diffusées par les casques blanc, organisme d’aide officiel financés par le Royaume Uni et les Etats-Unis, qui ont leur propre studio de cinéma, et qui ont publiés de fausses images et de fausses scènes de crimes, de façon à faire croire qu’il y avait eu massacre au Gaz, pour de nouvelles interventions de bombardement sur la Syrie et sur l’Animal d’Assad, le Boucher de DAMAS.

Deux faux en très peu de temps, la Loi sur les FAKES NEWS n’est pas prête de continuer à nous enfumer, sur la réalité, des intentions, et des comportements abjects du Président Macron, à la fois irresponsable et incompétent. Son Conseiller de l’Elyssée, en la personne de Nicolas Sarlozy, l’homme aux 246 non lieux à poursuivre, dans son épopée judiciaire, en tant qu’avocat marron, comme le sont 99% de la profession, ne va guerre mieux, et la joyeuse équipe devrait donné lieu de la part du public des citoyens médusés, d’un profond rejet, et d’un appel à témoins pour crier très haut MACRON DEMISSION, LE PEUPLE AUA TA PEAU, AVANT QUE TU AIES LA NÔTRE. Il faut se dépêcher, car notre vie est endanger, et les risques que nous font courir, cet équipe de Pieds Nickelés, et pire que l’arme Nucléaire, dont MACRON TOUT FIER DIT « L’ARME NUCLEAIRE C’EST MOI« 

A ce moment du constat, n’importe quel psychiatre vous le dira, il ne faut plus tarder sur les solution, quittez la France et réfugiez-vous aux antipodes en vous mettant sous terre.

Ce constat est fait également par l’Eglise Catholique, qui est éberluée dans le lien ci-dessus, qu’il s’appelle du nom de la Bomme Atomique et qui se pose des questions. Aux dernières nouvelles, ils seraient prêt à l’accueillir chez les Bernardins avec Sarkozy qui ne vas pas bien. Le Siège de l’Elysée est donc libre comme celui des Cathos Sédévacantistes ou sede vacante. 

L’ancien président français François Hollande publie ce 11 avril Les leçons du pouvoir où il revient sur son quinquennat. L’ancien chef de l’Etat consacre un chapitre à Emmanuel Macron, un homme qui «ne s’inscrit pas dans l’histoire de la gauche et qui est à son compte pour dépouiller la France et les Français». Pour Thierry Meyssan, c’est la Fin du Droit International, et l’envoi de missiles sans savoir d’où ils viennent.

Nicolas Sarkozy serait soigné pour troubles du comportement, et Macron également !

Une équipe internationale de médecins se relaierait jours et nuits, 7 jours sur 7, autour du chevet de l’ancien chef d’État, le diagnostic est sévère. Le stress après une troisième mise en examen serait à l’origine de ses troubles. Plus que jamais, l’avenir de Nicolas Sarkozy semble durablement compromis, en tout cas très incertain.

Certains s’en doutaient, d’autres le craignaient, aujourd’hui le diagnostic est clairement posé : l’ancien président de la République souffrirait de troubles du comportement.

Sa dernière mise en examen dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007 aurait déclenché une « crise paroxystique » que les médecins qui se succèdent  autour de lui n’arrivent toujours pas à juguler, tous se déclarent « impuissants ».

Il vivrait un « véritable enfer » d’après une de ses proches, électrice dans les Alpes-Maritimes et militante de longue date du L.R avec qui nous sommes en contact régulier.

Trop de pression, trop de stress, suite, sans doute, à l’accumulation de ces mises en examen.

C’est humain, qui peut prétendre, en effet,  avoir suffisamment de ressources psychologiques pour faire face sereinement aux multiples menaces judiciaires en cours quand on sait qu’on est directement impliqué dans une bonne douzaine d’affaires qui pourraient se conclure par 53 ans d’emprisonnement (cumulés), condamnation assortie d’amendes  dont le montant pourrait s’élever à un total de  7 560 500 € ?

D’après notre informatrice, la dimension pécuniaire serait de « second ordre », ce que semble d’ailleurs confirmer Carla Bruni, elle ajoute, en sanglotant bruyamment ,  « il a quand même plus de 63 ans » ce qui n’a strictement rien à voir avec sa richesse financière.

Hyperactivité, agressivité, agitations diverses, instabilité, troubles obsessionnels compulsifs –toc– sont les principaux symptômes identifiés par l’équipe de psychiatres qataris et nord-américains qui s’affairent au chevet de l’ancien président, jour et nuit, 7 jours sur 7.

Ces troubles psychiatriques touchent toutes les populations, sans distinction de sexe ou d’âge (ni de fonctions…) ils peuvent être chroniques ou permanents, malheureusement permanents dans le cas de Nicolas Sarkozy.

Le fait de choisir des médecins étrangers n’est pas aussi innocent qu’il n’y parait, Sarkozy serait également atteint par un syndrome paranoïaque aigu…il se méfie de la presse, de la justice et maintenant de la médecine française, il est sujet à ce que les spécialistes appellent la « complotite ».

C’est une maladie psychiatrique gravissime faisant partie des psychoses, dans lesquelles la personne atteinte ne se rend pas compte de sa maladie, ce qui est le cas de Nicolas Sarkozy, on le sait bien, c’est même ce qui le caractérise le mieux.

Écoutons ce qu’en disent les médecins spécialistes :

« L’apparition des troubles peut être progressive. Des changements d’attitude, des propos bizarres, un retrait du groupe familial, l’éloignement des amis, la perte d’intérêt pour les activités habituelles.
D’abord, on ne comprend pas ou on ne veut pas comprendreon donne à ces comportements une cause extérieure : crise d’adolescence, chagrin amoureux, échec scolaire, peur des examens, ou prise de drogues . Il arrive aussi que le début des troubles soit brutal (c’est notamment le cas au cours des schizophrénies) et entraîne un risque réel pour la personne et pour son entourage : tentative de suicide, extrême agitation, violence, fugues. »

On donne à ces comportements une cause extérieure : est-il nécessaire de rappeler ici les arguments de Sarkozy ? ce n’est pas lui, il n’était pas là, c’est un complot politique…passons !

Apparition progressive des symptômes : pour qui se souvient du parcours de Nicolas Sarkozy il est incontestable qu’il présentait des signes inquiétants depuis très longtemps déjà, depuis la mairie de Neuilly sur Seine, l’épisode « Human bomb » l’aurait marqué, Sarkozy se serait pris pour Kurt Russel dans le film Backdraft, début d’un dédoublement de la personnalité.

Des propos bizarres : Nicolas Sarkozy en tiendrait tous les jours, paraît-il, sur Edwy Plenel, sur Médiapart, sur Fabrice Arfi…une véritable obsession ! mais rien, curieusement, sur Laurent Mauduit, pourtant cofondateur, lui aussi, de Médiapart.

L’éloignement des amis : toujours selon notre source niçoise, Nicolas Sarkozy aurait pris ses distances vis-à-vis de Claude Guéant et de Brice Hortefeux, ce qui assez cocasse quand on sait que son contrôle judiciaire l’empêche précisément d’entrer en contact avec eux…encore plus cocasse quand on sait que l’ex a décidé de faire appel de son contrôle judiciaire.

On ne sait plus qui se méfie de quoi, de qui…

La confusion et l’incohérence semblent accompagner les symptômes déjà identifiés, accompagner et aggraver.

Extrême agitation, violence : la seule évocation de Médiapart ou d’Edwy Plenel, plonge Nicolas Sarkozy dans un état catatonique.

Pour information « La catatonie est un syndrome psychiatrique s’exprimant à la fois dans la sphère psychique et motrice. Elle constitue notamment une forme d’expression de nombreuses pathologies autant neurologiques que psychiatriques. Elle était considérée autrefois comme une forme exclusive de la schizophrénie »

On notera au passage que cette définition (…s’exprimant à la fois dans la sphère psychique et motrice) jette un éclairage nouveau sur les tics tête-coup-épaules qui accablent Sarkozy depuis plusieurs dizaines d’années. Personnellement, je m’interrogeais, maintenant je comprends mieux.

Nicolas Sarkozy est sur le point de devenir « le cas Sarkozy », sorte de référence et de point de départ pour la recherche scientifique en matière de maladies dégénératives, il y avait un « avant Sarkozy » il y aura un « après Sarkozy ».

C’est certain.

Un « cas » atypique, mais grave, très grave.  

La fugue : que dire…il serait tenté de quitter le territoire français, de fuir, on parle de Doha, au Qatar, l’ancien président y compterait de nombreux amis, « de vrais amis » ajoute notre niçoise dans un sourire doré qui en dit long…

À l’heure où nous imprimons, nous ne savons pas si le juge Tournaire a été informé de cette possibilité de fuite, le secret professionnel risque de compliquer une fois de plus le bon déroulement de la justice.

Un détail m’intrigue tout de même, la présence d’un médecin qatari  d’origine sud-américaine,  un certain Paulo Bismuto, qui se déclare Chef de Service et responsable coordinateur de toute l’équipe médicale qui a diagnostiqué les affections dont souffre l’ancien président.

De là à ce que toute cette histoire de troubles comportementaux soit créée de toutes pièces dans le seul objectif de plaider l’irresponsabilité pénale…

P.S : Je tiens à la disposition de ceux et de celles qui me le demanderaient (gentiment) la liste précise voire exhaustive de tous les symptômes liés à ces troubles comportementaux, plus de 35 manifestations pathologiques identifiées, NS atteint le score très remarquable de 91%, 33 exactement sur 37 !

a voir

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Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète

« Et à ceux qui, au cours des 15 dernières années, ont essayé d’accélérer une course aux armements et cherché un avantage unilatéral contre la Russie, ont introduit des restrictions et des sanctions illégales du point de vue du droit international visant à restreindre le développement de notre nation, y compris dans le domaine militaire, je dirai ceci : tout ce que vous avez essayé d’empêcher par une telle politique est déjà advenu. Personne n’a réussi à brider la Russie. (…) Toute utilisation d’armes nucléaires contre la Russie ou ses alliés, arme de courte, moyenne ou de portée quelconque, sera considérée comme une attaque nucléaire contre notre pays. Les représailles seront immédiates, avec toutes les conséquences qui en découlent. »

Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète

Mars 2018 restera dans l’Histoire comme un mois véritablement historique.

Le 1er mars, Vladimir Poutine prononce son discours historique à l’Assemblée fédérale russe.

Le 4 mars, Sergueï Skripal, un ancien espion britannique, est prétendûment empoisonné en Grande-Bretagne.

Le 8 mars, des membres du gouvernement britanniques accusent la Russie d’avoir utilisé du gaz innervant pour tenter d’assassiner Sergueï Skripal.

Le 12 mars, Theresa May accuse officiellement la Russie de l’empoisonnement et donne à la Russie un ultimatum de 24 heures pour se justifier ; les Russes ignorent cet ultimatum. Le même jour, le représentant des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU menace d’attaquer la Syrie même sans autorisation de ce même Conseil de sécurité.

Le 13 mars, le chef de l’état-major général russe Valery Gerasimov a averti qu’« au cas où la vie de nos soldats serait menacée, les forces armées russes prendront des mesures de représailles sur les missiles et sur les navires qui les lanceront ». Le même jour, le chef de l’état-major des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une conversation téléphonique avec le général du corps des Marines Joseph Dunford, président des chefs d’état-major inter-armées américain.

Le 15 mars, la Grande-Bretagne bloque le projet de déclaration du Conseil de sécurité proposé par la Russie sur le cas de l’empoisonnement de Skripal, demandant une « enquête urgente et civilisée » à ce sujet. Les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne publient une déclaration soutenant le Royaume-Uni et accusant la Russie. Le ministre britannique de la Défense dit à la Russie de « se taire et de s’en aller ».

Le 16 mars, le général de division Igor Konachenkov traite le ministre de la Défense Britannique de « mégère grossière » et d’« impuissant intellectuel ».

Le 17 mars, les généraux russes avertissent que les États-Unis préparent une attaque chimique sous faux drapeau en Syrie.

Le 18 mars, Poutine gagne l’élection présidentielle haut la main. Le même jour, le général Votel, commandant du CENTCOM, déclare dans un témoignage devant la Commission des services armés que les différends avec la Russie devraient être réglés « par des voies politiques et diplomatiques ». Lorsqu’on lui a demandé s’il serait exact de dire qu’« avec l’aide de la Russie et de l’Iran, Assad a gagné la guerre civile en Syrie » le général Votel a répondu : « Je ne pense pas que c’est trop – que c’est une déclaration trop forte. Je pense qu’ils lui ont donné les moyens de – d’être ascendant à ce stade. »

Le 19 mars, le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne publie une déclaration soutenant totalement le Royaume-Uni.

Le 21 mars, le ministère russe des Affaires étrangères convoque tous les ambassadeurs à une réunion sur le cas Skripal. Le langage utilisé par le représentant russe à cette réunion est peut-être le plus brutal utilisé par un responsable russe (ou même soviétique) à l’égard de l’Occident depuis la Seconde Guerre mondiale. Les représentants français, suédois et américain à la réunion se sont tous levés pour déclarer leur « solidarité » avec le Royaume-Uni.

Le 22 mars, le chef de l’état-major général des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une nouvelle conversation téléphonique avec le général de Marine Joseph Dunford, président des chefs d’état-major interarmées américains. Le même jour, le général Gerasimov a également eu une conversation téléphonique avec le commandant du Commandement américain en Europe et commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, le général Curtis Scaparrotti.

Donc qu’est-ce qui se passe vraiment ici ? Assurément, personne ne croit sérieusement que les British pensent vraiment que les Russes avaient un mobile pour essayer de tuer Skripal ou, d’ailleurs, s’ils en avaient un, qu’ils le feraient d’une manière aussi stupide. Et qu’en est-il de la Syrie, de toute façon ? Les États-Unis sont-ils en train d’exécuter leur faux drapeau et de bombarder ?

Je pense qu’à ce stade, nous ne devrions pas nous perdre dans les détails. Il y a une forêt derrière ces arbres. Ce qui importe le plus maintenant, c’est que les factions les plus puissantes des élites dirigeantes de l’Empire anglo-sioniste font un effort concerté pour créer une coalition antirusse unifiée. À cet égard, il est assez révélateur que les États-Unis, la France et l’Allemagne aient publié une déclaration le 15 mars sans même se donner la peine de consulter leurs soi-disant « alliés » de l’OTAN ou de l’Union européenne. On peut immédiatement dire « qui est le patron »dans ces situations de crises lorsque le reste des « euro-cancres » ne compte tout simplement pas (pauvres Européens de l’Est, avec leurs illusions d’être appréciés ou même respectés par l’Occident !). En plus, il est assez clair que dans ce cas, la composante « anglo » de l’Empire anglosioniste est beaucoup plus impliquée que la composante sioniste, du moins dans la mesure où le devant de la scène est concerné (en coulisses, les néocons sont en ébullition à cause de Trump qui appelle Poutine pour le féliciter et proposer des négociations). Je pense qu’un certain nombre de développements cruciaux ont contraint les États-Unis et la Grande-Bretagne à tordre le bras des autres pays occidentaux pour qu’ils fassent « un cercle de chariots » autour de l’Empire :

  1. Les États-Unis ont échoué de manière humiliante dans leurs tentatives de faire peur à la RPDC et de la contraindre à se soumettre ;
  2. Les Anglosionistes ont perdu la guerre civile en Syrie ;
  3. La Grande-Bretagne et les autres de l’OTAN deviennent militairement sans importance ;
  4. L’Ukraine s’est effondrée et brûle, et une attaque ukronazie sur le Donbass est plus que probable ;
  5. Les forces politiques en Europe qui s’opposaient aux politiques antirusses sont en train de monter en puissance ;
  6. Les Russes gagnent de nombreux pays de l’UE à leur cause par des moyens économiques, y compris le North Stream, alors que les sanctions font beaucoup plus de mal à l’UE qu’à la Russie ;
  7. La campagne anti-Poutine a misérablement échoué et la Russie est totalement unie dans sa position contre l’Empire.

Ce que tout cela signifie est très simple : l’Empire a besoin de se coucher ou de doubler la mise et se coucher n’est pas quelque chose que les élites impériales sont prêtes à envisager. Elles utilisent par conséquent les outils qu’elles pensent les plus efficaces :

  1. Les attaques sous faux drapeaux : c’est vraiment une tradition ancestrale utilisée par à peu près toutes les puissances occidentales. Comme le grand public a le cerveau lavé et ne peut la plupart du temps commencer même à imaginer que « les démocraties qui aiment la liberté » pourraient utiliser des méthodes habituellement attribuées à des régimes dictatoriaux maléfiques et sanguinaires, les attaques sous faux drapeaux sont un moyen idéal pour amener l’opinion publique dans l’état d’esprit adéquat pour approuver les politiques agressives, hostiles et même violentes contre une menace apparente ou un obstacle à l’hégémonie.
  2. Le soft power : avez-vous remarqué comment les Oscars ou le festival de Cannes choisissent toujours exactement le genre d’« artistes » que l’Empire arrive à promouvoir politiquement ? Eh bien, ce n’est pas vrai seulement pour les Oscars ou le festival de Cannes mais pour presque toute la vie culturelle, sociale et politique en Occident. C’est particulièrement vrai des prétendues organisations de défense des « droits de l’homme » et de la « paix » qui sont tout simplement des pit-bulls qui peuvent être malsains pour tout pays en besoin de subversion et/ou d’intervention. La Russie n’a jamais développé ce genre de boîte à outils politique.
  3. L’escalade verbale : cette tactique est extrêmement grossière mais très efficace. On commence par proclamer avec véhémence quelque mensonge. Le fait qu’il ait été proclamé de manière si véhémente et hyperbolique atteint deux résultats immédiats : il envoie à vos amis et alliés un message clair « Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous » ce qui ne laisse aucun espace à la nuance ou à l’analyse, et il ne permet pas aux politiciens, assez mous par ailleurs, de revenir en arrière, renforçant ainsi leur « résolution ».
  4. Le troupeau : la sécurité est dans le nombre. Donc lorsqu’on affronte un ennemi potentiellement dangereux, comme la Russie, tous les petits gars se rassemblent pour paraître plus grands ou, au moins, plus difficiles à distinguer. Quand tout le monde est responsable, personne ne l’est. Donc le troupeau est également opportun. Finalement, il a changé la dynamique inter-relationnelle passant d’une dynamique d’amis ou alliés à une autre typiquement présente chez les complices d’un crime.
  5. Les menaces directes : l’Empire s’en est sorti en proférant des menaces directes à gauche et à droite depuis des décennies, et c’est une habitude difficile à briser. Des gens comme Nikki Haley ou Hillary Clinton croient probablement sincèrement que les États-Unis sont quasi omnipotents ou, à l’inverse, qu’ils pourraient être terrifiés par le soupçon rampant que ce n’est peut-être pas le cas. Les menaces sont aussi un substitut facile, quoique inefficace, à la diplomatie et aux négociations, en particulier quand votre position est objectivement fausse et que l’autre camp est simplement beaucoup plus intelligent que vous.

Le grand problème est qu’aucune de ces méthodes ne fonctionne contre la Russie ou, permettez-moi de corriger, ne fonctionne plus (elles semblaient assurément le faire dans le passé). L’opinion publique russe est tout à fait consciente de ces méthodes (grâce à une presse russe NON contrôlée par les Anglosionistes) et Margarita Simonian a superbement résumé les sentiments que tout cela suscite dans la population russe :

« Toute votre injustice et votre cruauté, votre hypocrisie inquisitoriale et vos mensonges nous ont contraints de cesser de vous respecter. Vous et vos prétendues « valeurs ». Nous ne voulons pas vivre comme vous. Pendant cinquante ans, secrètement et ouvertement, nous avons voulu vivre comme vous, mais plus maintenant. Nous n’avons plus de respect pour vous, et pour ceux d’entre nous que vous soutenez, et pour tous les gens qui vous soutiennent (…). Pour cela, vous ne devez vous en prendre qu’à vous-même. (…) Notre peuple est capable de pardonner beaucoup. Mais nous ne pardonnons pas l’arrogance et aucune nation normale ne le ferait. Le seul Empire qui vous reste serait sage d’apprendre l’histoire de ses alliés, tous sont d’anciens empires. Apprendre comment ils ont perdu leurs empires. Uniquement à cause de leur arrogance. Le fardeau de l’homme blanc, mon cul ! ». (cette dernière phrase était écrite en anglais dans le texte original).

La dure vérité est que loin de vouloir envahir, apaiser ou plaire à l’Occident, la Russie n’en a absolument aucun besoin, ni même intérêt. Aucun. Pendant des siècles, les élites russes se sont focalisées sur l’Occident à un degré ou à un autre et aucune d’elles ne pouvait imaginer une Russie sans Occident. C’est toujours vrai aujourd’hui, les « élites » russes veulent encore vivre comme des (très riches) Britanniques ou Allemands et elles détestent toujours le peuple russe ordinaire et Vladimir Poutine. Mais ces élites russes ont aujourd’hui été écrasées par l’ampleur de la victoire de Poutine aux élections présidentielles. Normalement, cela devrait entraîner un exil encore plus important des « hommes d’affaires » russes en Grande-Bretagne, en France ou en Israël, mais le problème est que les Britanniques font du bruit pour les punir – eh bien, du fait qu’ils sont Russes (même des « Russes » russophobes, pro-occidentaux). Résultat, ces pauvres libéraux pro-occidentaux ne peuvent que geindre sur les réseaux sociaux et dans les rares médias pro-occidentaux qui restent en Russie (non, pas à cause de la répression, mais à cause de leur insignifiance politique, puisqu’ils sont soutenus, quand ils le sont, par quelque chose entre 2% et 5% de la population).

Mais si on met de côté pour un moment les « élites » riches, la Russie en tant que pays et que nation n’a tout simplement que faire de l’Occident et de ce qu’il représente. Ceux qui fantasment sur le fait que la Russie serait intéressée à l’« Europe » à l’« identité blanche » ou au « christianisme occidental » se leurrent eux-mêmes. Ils espèrent que la renaissance culturelle et spirituelle actuelle en Russie se répercutera sur eux et leur permettra de s’extraire du caniveau dans lequel ils sont présentement prostrés. Ils ne le feront pas. Lisez seulement ce que Simonian a dit sur les « valeurs » occidentales dans la citation ci-dessus. Pour la plupart des Russes, l’« Europe » empeste Napoléon, l’« identité blanche » pue Hitler et le « christianisme occidental » a des relents d’Ukraine et de « croisades orientales ». Non, la Russie n’a aucun intérêt à se venger de tout cela, elle n’a simplement ni respect ni intérêt pour ce que ces concepts représentent. (La Pologne est peut-être le dernier pays où toutes ces choses sont prises au sérieux et dont on se souvient avec affection). Pourtant, les Russes sont toujours désireux de négocier afin d’instaurer une coexistence viable entre les les civilisations occidentale et russe. Poutine l’a clairement exprimé dans son discours.

« Il n’y a pas besoin de créer plus de menaces pour le monde. Au lieu de cela, asseyons-nous à la table des négociations et imaginons ensemble un système nouveau et pertinent de sécurité internationale et de développement durable pour la civilisation humaine. Nous disons cela depuis le début. Toutes ces propositions sont toujours valables. La Russie est prête pour cela. »

Mais si les Anglosionistes sont fermement décidés à dominer le monde au moyen de la guerre, alors la Russie est prête pour ça aussi. Pas à une guerre d’agression, bien sûr, même pas contre les mini-États baltes, Poutine l’a clairement exprimé lorsqu’il a dit : « Nous ne menaçons personne, nous n’attaquerons personne et nous ne saisirons rien à qui que ce soit sous la menace des armes. Nous n’avons besoin de rien. C’est exactement le contraire. » (C’est moi qui souligne.) Mais si elle est attaquée, la Russie est aujourd’hui prête à se défendre :

« Et à ceux qui, au cours des 15 dernières années, ont essayé d’accélérer une course aux armements et cherché un avantage unilatéral contre la Russie, ont introduit des restrictions et des sanctions illégales du point de vue du droit international visant à restreindre le développement de notre nation, y compris dans le domaine militaire, je dirai ceci : tout ce que vous avez essayé d’empêcher par une telle politique est déjà advenu. Personne n’a réussi à brider la Russie. (…) Toute utilisation d’armes nucléaires contre la Russie ou ses alliés, arme de courte, moyenne ou de portée quelconque, sera considérée comme une attaque nucléaire contre notre pays. Les représailles seront immédiates, avec toutes les conséquences qui en découlent. »

Pourquoi la question nucléaire est-elle si centrale ? Parce que les Russes sont pleinement conscients du fait que les Anglosionistes ne peuvent pas gagner une guerre conventionnelle avec la Russie. Il est donc crucial pour les Russes de convaincre les Anglosionistes qu’ils ne sont ni militairement supérieurs ni invulnérables (voir icipour une analyse complète de ces deux mythes). Mais une fois une sorte de modus vivendi établi avec l’Occident, la Russie concentrera ses efforts dans des directions différentes : les réformes et le développement intérieurs, le travail avec la Chine sur la création d’une zone eurasienne unique de sécurité, la paix et la prospérité, la restauration de la paix au Moyen-Orient, le développement de l’Extrême-Orient et du Nord russes – pour n’en nommer que quelques-uns. La Russie a beaucoup de travail à accomplir, qui doit être fait, mais aucun n’implique l’Occident à quelque titre que ce soit.

Et ça, bien sûr, c’est ce qui est totalement inacceptable pour l’Occident.

D’où les développements historiques de ce mois qui ont placé la Russie et l’Occident sur une trajectoire de collision directe. Comme je l’ai dit plus haut, l’Empire peut maintenant soit se soumettre soit doubler la mise. S’il décide de se soumettre, la guerre sera évitée et des négociations sérieuses finiront par commencer. S’il double la mise, quelque chose que les néocons font toujours, cela signifie la guerre avec la Russie. C’est un choix pénible et très difficile (non, pas pour des gens normaux, mais pour les psychopathes qui gouvernent l’Occident). Et il n’y a pas grand chose que la Russie puisse ou doive faire à ce stade. Comme c’est le cas chaque fois qu’une crise grave se produit, les élites apparemment unies qui gouvernent l’Occident vont se diviser en diverses factions, et chacune poursuivra et promouvra ses propres intérêts étroits. Il y aura une lutte intense, principalement en coulisse, entre ceux qui voudront doubler la mise ou même déclencher une guerre contre la Russie et ceux qui seront horrifiés à cette idée (pas nécessairement pour des raisons morales profondes, uniquement par intérêt personnel de base et un sain instinct de conservation).

Quant à savoir qui l’emportera, votre supposition vaut la mienne. Mais le fait qu’aujourd’hui Trump ait remplacé McMaster par un psychopathe belliciste comme John Bolton est un signe clair que les néocons sont à la manœuvre aux États-Unis et que l’Axe de la Gentillesse est sur le point de faire plein de «gentillesses ».

The Saker

Article original en anglais :

A Truly Historical Month for the Future of Our Planet

 

http://resistancisrael.com/un-mois-vraiment-historique-pour-lavenir-de-notre-planete/

Détruire deux mythes américains

Détruire deux mythes américains


Saker US
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Par le Saker – Le 10 novembre 2017 – Source The Saker

Deux mythes sont profondément ancrés dans l’esprit de la plupart des Américains ; ils sont extrêmement dangereux et peuvent entraîner une guerre contre la Russie.

  • Le premier est celui de la supériorité militaire des États -Unis.
  • Le second est celui de leur invulnérabilité.

Je crois donc crucial de détruire ces mythes avant qu’ils ne finissent par nous coûter des millions de vies et des souffrances indicibles.

Dans mon dernier article pour Unz Review, j’examinais les raisons pour lesquelles les forces armées étasuniennes sont loin d’être aussi avancées que la machine de propagande américaine voudrait nous le faire croire. Bien que cet article soit une analyse des technologies militaires russes, je n’ai donné qu’un seul exemple, en passant, de ces dernières en comparant le T-50 PAKFA à l’US F-35 (si vous voulez vraiment avoir une idée de la catastrophe du F-35, lisez ceci et ceci). Premièrement, je suis généralement réticent à me focaliser sur des systèmes d’armes parce que je crois fermement que dans la grande majorité des guerres du monde réel, les tactiques sont beaucoup plus importantes que les technologies. Deuxièmement, Andrei Martyanov, un expert sur les questions militaires et la guerre navale russes a récemment écrit deux articles excellents sur les technologies militaires russes (voir ici et ici), qui donnaient beaucoup plus d’exemples (allez voir le blog de Martyanov). Après avoir lu certains commentaires postés sous les articles de Martyanov et les miens, je pense qu’il est important, en fait essentiel, de faire passer le message à ceux qui sont encore parfaitement conditionnés par la machine de propagande pour rejeter immédiatement tout idée de vulnérabilité des États-Unis ou, encore plus, d’infériorité technologique. Je ne me fais aucune illusion sur la capacité de ceux qui regardent encore la boîte à images idiotes d’être arrachés à leur stupeur léthargique par les avertissements de Paul Craig Roberts, William Engdahl, Dmitry Orlov, Andrei Martyanov ou moi-même. Mais je pense aussi que nous devons continuer à essayer, parce que le parti de la guerre (le Parti unique néocon) essaie apparemment avec opiniâtreté de déclencher un conflit contre la Russie. Donc ce que je propose de faire aujourd’hui est de relier les notions de « guerre contre la Russie » et de « souffrance immédiate et personnelle » en montrant que, si la Russie est attaquée, deux des symboles les plus sacrés des États-Unis, leurs porte-avions et leur territoire même seraient immédiatement attaqués et détruits.

Le mythe des porte-avions

Je dois avouer que même pendant la Guerre froide, j’ai toujours vu les porte-avions américains comme des cibles faciles que les Soviétiques auraient détruits assez aisément. J’ai formé cette opinion sur la base de mon étude des tactiques soviétiques anti-porte-avions et de conversations avec des amis (des condisciples) qui servaient effectivement sur des porte-avions américains.

J’aurais aimé avoir le temps et la place pour entrer dans une description détaillée de ce à quoi aurait ressemblé une attaque soviétique de l’époque de la Guerre froide sur un groupe de combat de porte-avions américains, mais tout ce que je dirai est qu’elle impliquerait des essaims de missiles lourds, sol-air et navals, en provenance de directions différentes, certains frôlant les vagues, d’autres tombant de très haute altitude, tous à des vitesses énormes, combinés avec des missiles lancés depuis des sous-marins, et même des torpilles. Tous ces missiles seraient « intelligents » et reliés entre eux : ils partageraient les données des capteurs, attribuant des cibles (pour éviter des doublons), utilisant des contre mesures, recevant des corrections de trajectoire, etc. Ces missiles seraient lancés à distance de sécurité par des bombardiers supersoniques ou par des sous-marins. Le ciblage se ferait via des satellites et des technologies navales avancées de reconnaissance. Mes amis de l’US Navy étaient très conscients de tout cela et ils riaient de leur propre propagande officielle (Reagan était alors au pouvoir), qui affirmait que l’US Navy « porterait la guerre aux Russes » en déployant des porte-avions. Contrastant directement avec cela, mes amis m’ont tous dit que la première chose que ferait la Marine américaine serait d’évacuer immédiatement tous les porte-avions de l’Atlantique Nord et de les amener dans des eaux beaucoup plus sûres au sud de ce qu’on appelle le passage du GIUK. Donc voici l’affreuse vérité : les porte-avions sont conçus pour renforcer la domination de l’Empire anglosioniste sur des petites nations essentiellement sans défense (comme l’Irak de Saddam Hussein). Personne dans l’US Navy, du moins pas à la fin des années 1980, ne considérait sérieusement le déploiement de groupes de combat de porte-avions à proximité de la péninsule de Kola pour « apporter la guerre aux Russes ». C’était de la propagande pure. Le public ne le savait pas, mais tout le personnel de l’US Navy connaissait la vérité.

Aparté

Si le sujet de la capacité de survie des porte-avions vous intéresse, consultez cet article russe traduit par un membre de notre communauté, c’est un exemple typique de la manière dont les Russes ne croient pas une seconde que ces navires américains soient des cibles si difficiles à détruire.

Ce qui était vrai alors l’est encore plus aujourd’hui et je ne peux imaginer personne au Pentagone élaborant sérieusement des plans pour attaquer la Russie avec une aviation basée sur des porte-avions. Mais même si l’US Navy n’a aucune intention d’utiliser ses navires contre la Russie, cela ne signifie pas que les Russes ne peuvent pas les rechercher activement et les détruire, même très loin de la Russie. Après tout, même s’ils sont totalement dépassés pour une guerre entre des superpuissances, ces porte-avions représentent des cibles extraordinairement chères, dont la valeur symbolique reste immense. La vérité est que ces bateaux sont la cible la plus lucrative que tout ennemi pourrait espérer : (assez) petites, (assez) faciles à détruire, réparties en plusieurs endroits sur le globe – les porte-avions américains sont presque des « morceaux des États-Unis, mais beaucoup plus proches ».

Présentation du missile hypersonique Zircon 3M22

Tout d’abord, quelques données de base sur ce missile (provenant de Wikipédia anglais et russe) :

  • Portée de faible niveau : 135 à 270 milles nautiques (155 à 311 miles ; 250 à 500 km).
  • Portée de haut niveau : 400 milles nautiques (460 miles ; 740 km) dans une trajectoire semi-balistique.
  • Portée maximum : 540 milles nautiques (620 miles ; 1 000 km)
  • Altitude maximum : 40 km (130 000 pieds)
  • La portée moyenne est environ de 400 km (250 miles ; 220 milles nautiques ) à 450 km.
  • Vitesse : Mach 5 à 6 (3,806–4,567 milles par heure (mph) ; 6,125–7,350 km/h ; 1.7015–2.0417 km/s).
  • Vitesse maximale : Mach 8 (6 090mph ; 9 800 km/h ; 2.7223km/s) pendant un test
  • Ogive : 300 à 400kg (hautement explosive ou nucléaire)
  • Forme : RCS (Radar Cross Section) basse, signifiant faible visibilité au radar, avec revêtement absorbant les radiations.
  • Coût par missile : 1 à 2 millions de dollars (selon la configuration)

Tout ceci est déjà très impressionnant, mais voici le fait le plus important à propos de ce missile : il peut être lancé depuis presque n’importe quelle plateforme, des croiseurs, bien sûr, mais aussi des frégates et même de petites corvettes. Il peut être lancé par des sous-marins nucléaires et diesel-électriques. Ainsi que par des bombardiers à longue portée (Tu-160), à moyenne portée (Tu-22M3), des avions de combat / bombardiers à moyenne portée (SU-34) et même, selon certains rapports, par des chasseurs aériens multi-rôle (SU-35). Enfin, ce missile peut aussi être basé à terre. En fait, il peut être lancé à partir de toute plateforme capable de lancer le célèbre missile de croisière Kalibr et cela veut dire que même un navire marchand ou de pêche pourrait transporter un conteneur avec un missile Zircon caché à l’intérieur. En langage clair, voici ce que cela signifie :

  1. La Russie possède un missile qui ne peut être arrêté ou leurré par aucun des systèmes anti-missiles actuels et prévisibles de l’US Navy.
  2. Ce missile peut être déployé partout dans le monde sur n’importe quelle cible.

Permettez-moi de le répéter : à peu près n’importe quel bateau ou avion russe  aura dès maintenant la capacité de couler un porte-avion américain. Dans le passé, ces capacités étaient limitées à des navires spécifiques (classe Slava), à des sous-marins (classe Oscar) ou à des avions (Backfires). Les Soviétiques disposaient d’un nombre important mais restreint de telles plateformes et ils étaient limités par les lieux où ils pouvaient les déployer. Cette époque est terminée. Désormais, un essaim de Zircon 3M22 pourrait surgir partout sur la planète à tout moment et sans aucun avertissement – une vitesse de 5 000 miles à l’heure ne laisse à la cible aucun temps de réaction, même minime. En fait, l’attaque pourrait être si rapide qu’elle ne laisserait même pas le temps à la cible de savoir qu’elle est attaquée.

Rien de ce qui précède n’est un grand secret, d’ailleurs. Écrivez simplement « Zircon missile » dans votre moteur de recherche favori et vous obtiendrez beaucoup de résultats (131 000 sur Google ; 190 000 sur Bing). En effet, de nombreux spécialistes ont déclaré que le Zircon signait la fin du porte-avions comme plateforme de la guerre moderne. Ces affirmations sont largement exagérées. Comme je l’ai écrit ci-dessus, les porte-avions sont des outils idéaux pour terrifier, menacer, intimider ou encore attaquer des petits pays sans défense. Même des pays de taille moyenne auraient beaucoup de mal à faire face à une attaque provenant de porte-avions américains. Donc je pense que tant que le monde continue à utiliser le dollar US et, par conséquent, tant que l’économie étasunienne continuera à créer de l’argent à partir de rien et à le dépenser comme s’il n’y avait pas de lendemain, les porte-avions auront un brillant avenir devant eux, même si c’est moralement répugnant. Et, bien sûr, l’US Navy n’utilisera pas de porte-avions pour menacer la Russie. Je répète, la presse américaine a informé sur le potentiel meurtrier du Zircon, mais ce qu’elle mentionne rarement (jamais ?), c’est la conséquence politique et stratégique de son existence : désormais, la Russie aura une cible facile et de très grande valeur pour les États-Unis, qu’elle pourra détruire quand elle veut. Vous pouvez imaginer la flotte de porte-avions étasuniens comme dix otages que les Russes peuvent abattre à tout moment. Et voilà l’essentiel là-dedans : une telle attaque ne serait pas une attaque contre le territoire des États-Unis, ni une attaque nucléaire, mais le choc psychologique résultant d’une telle attaque pourrait être comparable à une frappe nucléaire (limitée) sur le territoire étasunien.

Ceci, d’une part, entravera beaucoup la volonté de la Russie de tenter une telle attaque puisque cela l’exposerait à des représailles très graves (incluant éventuellement des frappes nucléaires). Mais d’autre part, en termes de « maîtrise de l’escalade », cet état de fait donne un important avantage à la Russie puisque les États-Unis ne disposent d’aucune cible russe d’une valeur symbolique équivalente à celle d’un porte-avion américain.

Un autre aspect de cette question est souvent ignoré. Les analystes occidentaux parlent souvent d’une stratégie russe de « dissuasion par interdiction » et d’« interdiction d’accès » à certaines zones (Anti-Access Area Denial – A2AD). La plupart du temps, c’est le genre de langage qui vous permet d’obtenir une promotion et une augmentation de salaire dans les think tanks des États-Unis et de l’OTAN. Il y a tout de même une part de vérité dans le fait que les missiles russes avancés procurent à la Russie un moyen très peu coûteux de menacer des actifs américains, même extrêmement chers. Pire, la Russie est prête (en fait avide) pour exporter ces missiles (assez bon marché) dans d’autres pays. Je trouve amusant de voir comment les politiciens étasuniens sont dans un état d’hystérie permanente à propos du risque de prolifération nucléaire, mais n’arrivent pas à réaliser que des missiles conventionnels anti-navires sont une menace énorme et beaucoup plus probable. Certes, il y a des traités limitant l’exportation de missiles, comme le MTCR, mais ils ne s’appliquent qu’à des missiles d’une portée supérieure à 300 km. Les missiles balistiques et de croisière devenant plus petits, plus meurtriers et plus faciles à dissimuler, avec des portées (relativement) faciles à étendre, les traités comme le MTCR sont de plus en plus obsolètes.

Résultat : tant que la dissuasion tient, attaquer les porte-avions américains n’a absolument aucun sens pour la Russie ; mais dès que la dissuasion aura échoué, pouvoir le faire n’importe où sur la planète procure à la Russie une capacité extrêmement souple et puissante de maîtrise de l’escalade à laquelle les États-Unis ne peuvent pas répliquer symétriquement.

Frapper le Saint des Saints – la « patrie » américaine

Si vous pensiez que c’est mal [mais envisageable, NdT] de discuter de frappes sur les porte-avions américains, nous entrons ici pleinement sur le territoire du Docteur Folamour et allons parler de quelque chose que les Américains trouvent absolument impensable : des attaques sur le territoire des États-Unis. Certes, pour le reste de l’humanité, toute guerre, par définition, inclut une possibilité très réelle d’attaques sur les villes, les cités et les populations. Mais pour les Américains, qui sont habitués à infliger la violence et la mort loin de leurs villes et de leurs cités paisibles, l’idée d’une frappe dévastatrice contre le territoire des États-Unis est quasiment inconcevable. Le 9/11, la perte de 3 000 innocents a jeté l’immense majorité des Américains dans un état de choc total qui a eu pour résultat une sur-réaction massive à tous les niveaux (ce qui était, bien sûr, exactement le but de cette opération, sous fausse bannière, des États profonds américain et israélien). Exactement comme avec les porte-avions, les dangers d’une sur-réaction américaine pourraient servir de dissuasion à toute attaque sur le territoire des États-Unis. Mais, exactement comme avec les porte-avions, ce n’est vrai que tant que la dissuasion tient. Si le territoire russe fait l’objet d’une attaque américaine, cela indiquerait clairement que la dissuasion a échoué et que les forces armées russes devraient alors passer du mode dissuasion au mode combat. À ce stade, la sur-réaction américaine à une attaque bénigne ou pour encaisser des pertes pourrait, paradoxalement, déboucher sur un réveil de dernière minute indiquant à tout le monde que ce qui se passera ensuite sera vraiment dévastateur.

Présentation du missile balistique intercontinental RS-28 Sarmat (ICBM)

Bien qu’on en sache officiellement très peu sur le Sarmat et le Yu-71, internet est en réalité rempli d’hypothèses éclairées qui nous donnent une assez bonne idée du genre de système dont nous parlons ici.

Vous pouvez penser au RS-28 Sarmat comme à un successeur du déjà redoutable missile RS-36 Voevoda (SS-18 Satan dans la classification étasunienne) : c’est un missile balistique intercontinental lourd, très puissant, avec de multiples véhicules de rentrées pouvant cibler de manière indépendante (ogives) :

  • Poids : 100 tonnes
  • Charge utile : 10 tonnes
  • Ogives : 10 à 15
  • Véhicules de glisse hypersoniques : 3 à 24 (c’est le Yu-71 dont nous parlerons plus loin)
  • Portée : 10 000 km
  • Guidance : inertielle, satellite, astrocéleste
  • Trajectoire : capable d’OGCh

La dernière caractéristique, sur la capacité OGCh, est essentielle, puisqu’elle signifie que contrairement à la plupart des ICBM soviétiques / russes, le Sarmat ne doit pas survoler le pôle Nord pour frapper les États-Unis. En fait, le Sarmat pourrait survoler le pôle Nord, ou autre chose, dans n’importe quelle direction et atteindre quand même n’importe quelle cible aux États-Unis. Là-bas, cette capacité est, en elle-même, plus que suffisante pour vaincre toute technologie actuelle et prévisible de missile anti-balistique (ABM) américaine. Mais ce qui est mieux, ou pire, selon votre point de vue : les véhicules de rentrées / ogives du Sarmat sont capables de voler en orbite basse, manœuvrer et subitement plonger sur leurs cibles. La seule manière de surmonter une telle attaque serait de protéger les États-Unis par un système ABM capable de les couvrir à 360°, quelque chose qu’ils sont encore à des dizaines d’années de réaliser. Et seulement pour ajouter à ces caractéristiques déjà impressionnantes, chaque Sarmat peut porter 3 à 24 (selon la personne que vous interrogez) véhicules de glisse hypersoniques Yu-71.

Présentation du véhicule de glisse hypersonique Yu-71 (c’est-à-dire Objet 4202)

De nouveau, ce n’est pas vraiment un sujet non couvert par les médias et vous pouvez trouver de nombreux articles décrivant ce qu’est un véhicule de glisse hypersonique (VGH) et comment il peut être utilité (le meilleur article que j’ai pu trouver en anglais est celui de Global Security, intitulé « Objekt 4202 / Yu-71 / Yu-74 »).

Voici un résumé de ce que nous pensons savoir sur ce VGH :

  • Vitesse maximale : de Mach 5, selon Scott Ritter, à Mach 9, selon une source russe quasi officielle, à Mach 15, selon Sputnik, à Mach 20 (c’est-à-dire 7 kilomètres par seconde, ou 25 200 km/h, ou 15 000 mph), selon Global Security. Quelle que soit la vitesse véritable, ce sera extraordinairement loin, et de beaucoup, du genre de vitesse que les systèmes anti-missiles américains actuels ou prévisibles pourraient espérer atteindre.
  • Hypermaniabilité : des sources russes décrivent le Yu-71 comme « сверхманевренная боеголовка » ou « ogive hypermaniable ». Ce que cela signifie exactement dans les virages, en terme de force gravitationnelle subie, n’importe pas vraiment puisqu’il ne s’agit pas de combats air-air [et  l’engin n’est pas habité ! NdT], mais la capacité d’opérer des changements de trajectoires subits rend presque impossible à des systèmes anti-missiles de trouver une solution d’engagement.
  • Ogive : nucléaire et conventionnelle/cinétique.

Ce dernier point est très intéressant. Il signifie qu’étant données les vitesses atteintes par le VGH Yu-71, il n’est pas nécessaire de l’équiper d’une ogive conventionnelle (hautement explosive) ou nucléaire. L’énergie cinétique générée par sa grande vitesse est suffisante pour produire une explosion semblable à celle d’une grosse ogive conventionnelle ou d’une petite ogive nucléaire.

Et maintenant, rassemblons tout ça

Avez-vous noté les similarités entre le missile Zircon et la combinaison Sarmat + Yu-71 ?

Dans les deux cas, nous avons :

  1. Une attaque qui peut provenir de n’importe quelle direction ;
  2. Une vitesse d’attaque et des capacités de manœuvre qui rendent l’interception impossible ;
  3. La capacité de détruire une cible américaine de très grande valeur en un temps très bref.

Il est surprenant de constater que tandis que les décideurs américains discutaient de leur programme de Prompt Global Strike (frappe planétaire surprise), les Russes ont effectivement développé leur propre version de cette capacité, beaucoup plus rapidement que les États-Unis et pour une fraction du coût.

Ce sont des moyens idéaux pour « amener la guerre à domicile » et encourager un pays, qui jouissait d’une impunité totale quant à sa politique, à penser sérieusement aux conséquences de chercher des noises à la mauvaise cible.

Pour rendre les choses potentiellement encore plus dangereuses pour les États-Unis, la géographie même, qui les a protégés si longtemps, est en train de devenir une vulnérabilité majeure. Actuellement, 39% de la population américaine vit dans des comtés situés directement sur les côtes. En fait, la densité de la population dans les comtés du littoral est plus de six fois supérieure à celle des comtés intérieurs correspondants (source). En 2010, le Bureau du recensement américain a publié un rapport fascinant intitulé “Coastline Population Trends in the United States : 1960 to 2008” (Tendances de la population côtière aux États-Unis : 1960 à 2008), qui montre que les comtés côtiers fournissent une « concentration intense d’activité économique et sociale ». En fait, un très grand nombre de villes américaines, de centres industriels et de liens économiques sont situés près de la côte, faisant d’eux des cibles idéales pour les frappes de missiles de croisière conventionnels qui pourraient être lancées depuis de très grandes distances (y compris à partir du large). Et nous ne parlons pas de missile de croisière futur, hypothétique, nous parlons des mêmes missiles de croisière Kalibr que les Russes ont utilisés contre les Takfiris en Syrie. Regardez cette vidéo très bien faite qui explique comment les missiles de croisière Kalibr peuvent être dissimulés quasiment n’importe où et utilisés avec des effets dévastateurs sur des cibles militaires et / ou civiles :

En réalité, le territoire des États-Unis est extrêmement vulnérable à toute forme d’attaque. Ce n’est qu’en partie dû aux progrès russes en termes de technologie militaire. Par exemple, les pratiques de fabrication ou de livraison « juste à temps » destinées à minimiser les coûts et les stocks sont extrêmement dangereuses du point de vue de la stratégie militaire, car il faut très peu de perturbations (par exemple dans le réseau de distribution) pour provoquer des conséquences catastrophiques. De même, la concentration élevée de certaines industries dans des zones spécifiques des États-Unis (le pétrole dans le golfe du Mexique) ne fait qu’affaiblir davantage la capacité du pays à prendre des mesures punitives en cas de guerre.

La plupart des Américains qui regardent la TV rejetteront tout ce qui précède en disant que « celui qui viendra nous emmerder, nous lui botterons le cul » ou quelque chose d’aussi raffiné. Il y a quelque vérité là-dedans. Mais ce que cette mentalité indique également, c’est une totale incapacité à agir dans un scénario où la dissuasion a échoué et où « l’autre type » vient vous chercher. Cette mentalité est l’apanage des civils. Ceux qui sont chargés de la défense de leur pays ne peuvent tout simplement pas penser de cette manière et doivent regarder au-delà du « seuil de dissuasion ». Ils seront ceux à qui on demandera de réparer le désordre sanglant quand les civils auront morflé. Georges Clemenceau aurait dit un jour : « La guerre est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des militaires. » Je crois que c’est l’exact opposé qui est vrai, la guerre est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des civils, en particulier les néocons américains (dont la grande majorité n’a jamais revêtu l’uniforme) qui prétendent toujours que la prochaine guerre sera facile, sûre et indolore. Vous souvenez-vous de Ken Adleman et de sa célèbrepromenade de santé en Irak ? Le même genre de racaille est au pouvoir aujourd’hui et ils veulent nous faire croire que la prochaine guerre sera aussi une promenade de santé, ou qu’être sur une trajectoire de collision à grande vitesse avec la Russie est une chose que les États-Unis peuvent se permettre et dans laquelle, par conséquent, ils devraient s’engager. L’effet combiné du mythe de la supériorité militaire américaine résulte dans un sentiment américain de détachement ou même d’impunité, qui n’est adossé à aucune réalité. Je souhaite seulement ardemment que le peuple des États-Unis ne découvre jamais à quel point il se trompe.

Entretemps, le chef d’état-major russe, le général Gerasimov, a annoncé que la Russie a achevé ce qu’il a nommé un « système de dissuasion non nucléaire » basé sur les missiles Iskander-M, Kalibr et X-101. Selon le général Gerasimov, les forces armées russes détiennent aujourd’hui suffisamment de systèmes de haute précision pour frapper n’importe quelle cible jusqu’à une portée de 4 000 km. De plus, Gerasimov a déclaré que le nombre de plateformes capables de lancer ces missiles s’est multiplié par douze tandis que le nombre de missiles de croisière de haute précision a augmenté d’un facteur de 30. Le général Gerasimov a également expliqué que les capacités combinées du missile de croisière Kalibr, du système de missiles de défense côtière mobile Bastion et du système de défense aérienne S-400 ont permis à la Russie de contrôler totalement l’espace aérien et maritime de la mer Baltique, de celle de Barents, de la mer Noire et de la Méditerranée (vous parlez d’une zone de  déni d’accès A2AD !). Gerasimov a conclu son exposé en disant que « le développement d’armes de haute précision a permis de faire passer le poids principal de la dissuasion stratégique des forces nucléaires aux forces non nucléaires ».

Pour évaluer complètement les implications de ce qu’a dit Gerasimov, considérez ceci : la dissuasion est, par définition, l’acte de décourager une action ou un événement en instillant le doute ou la peur des conséquences. Donc ce que dit vraiment Gerasimov est que la Russie possède suffisamment de capacités conventionnelles, non nucléaires, pour infliger des conséquences inacceptables aux États-Unis. C’est quelque chose d’absolument nouveau, qui fait fondamentalement changer les règles du jeu. Plus important, c’est la déclaration officielle, par un haut responsable russe, que les États-Unis n’ont aucune supériorité technologique et qu’ils sont vulnérables à une contre-attaque dévastatrice, même conventionnelle. En une seule petite phrase, le général Gerasimov a mis fin aux deux mythes les plus importants de la théorie géostratégique américaine.

Gardez à l’esprit que, contrairement à leurs homologues américains, les Russes aiment généralement sous-évaluer leurs capacités militaires. Vous verrez les médias russes se vanter que les systèmes d’armement russes sont « tout à fait géniaux et les meilleurs au monde », mais le personnel militaire en Russie cultive le secret et sous-estime ses réelles capacités face à l’ennemi. En outre, alors que les jeunes officiers peuvent dire presque tout ce qu’ils veulent, les officiers importants sont tenus à des règles très strictes et doivent peser soigneusement leurs mots, en particulier les officiers d’active. Donc lorsque le chef d’état-major déclare officiellement que la Russie possède maintenant une capacité de dissuasion stratégique conventionnelle – vous pouvez le croire.

Hélas, les médias occidentaux sont toujours empêtrés dans le mode « idiot congénital » que nous avons constaté pendant le passage du porte-avion russe Amiral Kouznetsov de l’Atlantique Nord à la Méditerranée : d’une part, le navire était présenté comme un vieux rafiot rouillé, tandis que d’autre part, les forces de l’OTAN le filaient comme s’il était sur le point de frapper Londres. De même, les politiciens étasuniens présentent la Russie comme une « station service de  carburants » tout en affirmant, en même temps, que cette « station service » a la capacité de décider qui sera l’occupant de la Maison Blanche. Ce genre de déclaration n’est pas seulement inutile, c’est extrêmement dangereux. D’une part, les positions style « les Russes sont des brutes arriérées » favorisent les attitudes arrogantes et présomptueuses. D’autre part, parler en permanence de fausses menaces russes provoque la situation très dangereuse de « crier au loup », dans laquelle toutes les menaces russes possibles (y compris très réelles) sont rejetées comme de la pure propagande. Évidemment, la réalité est tout à fait différente et très simplement binaire : la Russie ne représente absolument aucune menace pour les États-Unis, ni pour personne d’autre (y compris les trois mini-États baltes). Mais si un politicien occidental décide qu’il est plus intelligent et plus fort que Napoléon ou Hitler et qu’il finira par mettre les Russes à genou, alors lui et son pays seront détruits. C’est vraiment aussi simple que ça.

The Saker

Cet article a été écrit pour Unz Review

Note du Saker Francophone

4000 km depuis la Russie ne permettent pas de toucher le territoire US mais permettrait par l'Ouest de raser toutes les bases US en Europe, Ramstein, Lakenheath, Bondsteel ainsi que les bases de THAAD en Roumanie et en Pologne et par l'Est, celles en Asie, Japon, Corée, Guam, sans toucher les populations où les militaires des pays où se trouvent ses bases.

Traduit par Diane, vérifié par jj, relu par Catherine pour le Saker francophone

 

http://lesakerfrancophone.fr/detruire-deux-mythes-americains

Au-delà du cynisme : l’Amérique s’effondre en un château de Kafka

La servitude volontaire de LaBoetie éclaire le comportement actuel d’une partie de la population mondiale……dire que ce monsieur vivait il y a un demi millénaire. …et imaginez une seconde si Aristote était de ce monde……ce monde est désespérant de médiocrité intellectuel…

Par James Howard Kunstler – Le 21 décembre 2017 – Source The American Conservative
Crédit : alisafarov/Shutterstock

direct

« Personne ne sait, d’un océan à l’autre, pourquoi nous avons tous ces problèmes avec notre république. » – Tom McGuane

Un peuple peut-il se remettre d’une excursion dans l’irréalité ? Le séjour des États-Unis vers un univers alternatif de l’esprit s’est fortement accéléré après que Wall Street a presque fait exploser le système financier mondial en 2008. Cette débâcle n’était qu’une manifestation d’une série de menaces accumulées sur l’ordre postmoderne, incluant les fardeaux de l’empire ; le dépassement de population ; la fracture de la globalisation ; les inquiétudes au sujet de l’énergie ; les technologies perturbatrices ; les ravages écologiques et le spectre du changement climatique.

Un sentiment de crise, que j’appelle la « longue urgence » persiste. C’est systémique et existentiel. Cela remet en question notre capacité à mener une vie « normale » beaucoup plus longtemps lors de ce siècle, et toute l’angoisse qui l’accompagne est difficile à traiter pour le public. Il s’est manifesté d’abord dans la finance parce que c’était la plus abstraite et la plus fragile de toutes les grandes activités dont nous dépendons pour la vie quotidienne, et donc la plus facilement altérée et mise en danger par un groupe d’opportunistes irresponsables à Wall Street. En effet, beaucoup de ménages ont été définitivement détruits après la soi-disant Grande Crise financière de 2008, malgré les sonneries officielles de trompettes annonçant le « retour de la croissance » et le pompage malhonnête et organisé sur les marchés de capitaux depuis lors.

Avec l’élection de 2016, les symptômes de la « longue urgence » se sont infiltrés dans le système politique. La désinformation est devenue la règle. Il n’y a pas de consensus cohérent sur ce qui se passe et pas de proposition cohérente pour faire quoi que ce soit à ce sujet. Les deux partis sont embourbés entre paralysie et dysfonctionnement et la confiance du public à leur égard est à des niveaux épiquement bas. Donald Trump est perçu comme une sorte de président pirate, un fripon élu par hasard, un « perturbateur » du statu quo, au mieux, et au pire, un dangereux incompétent jouant avec le feu nucléaire. Un état de guerre existe entre la Maison Blanche, la bureaucratie permanente à Washington DC et les médias traditionnels. Le leadership authentique est aux abonnés absents. Les institutions chancellent. Le FBI et la CIA se comportent comme des ennemis du peuple.

Les mauvaises idées s’épanouissent dans ce milieu nutritif de crise non résolue. Ces jours-ci elles dominent réellement la scène de tous les côtés. Une espèce de vœu pieux qui ressemble à un culte du cargo primitif 1saisit la classe technocratique, attendant des remèdes magiques qui promettent d’étendre le régime du Happy Motoring, du consumérisme et de la banlieue qui constitue l’armature de la vie « normale » aux USA. Elles parlent des flottes de voitures électriques sans conducteur, de services de drones de livraison à domicile et de modes de production d’énergie encore peu développés pour remplacer les combustibles fossiles problématiques, tout en ignorant les contraintes évidentes en ressources et en capitaux et même les lois de la physique, notamment l’entropie, la deuxième loi de la thermodynamique. Leur bloc mental principal est leur croyance en la croissance industrielle infinie sur une planète finie, une idée si puissamment idiote qu’elle remet en cause leur compétence de technocrates.

La cohorte non technocratique de la classe pensante gaspille ses heures de veille en une campagne don-quichottesque pour détruire le reste d’une culture commune américaine et, par extension, une civilisation occidentale vilipendée qu’elle blâme pour l’échec de notre temps à établir une utopie sur terre. Selon la logique du jour, l’« inclusion » et la « diversité » sont obtenues en interdisant la transmission d’idées, en fermant le débat et en créant de nouveaux dortoirs pour les étudiants organisant la ségrégation raciale. La sexualité est déclarée non biologiquement déterminée, mais les personnes dites « sexuées » (dont l’identité de genre correspond à leur sexe telle que détectée à la naissance) sont vilipendées pour ne pas être « d’un autre sexe » – contrecarrant ainsi la recherche du bonheur des personnes s’identifiant comme étant d’autres sexes. Quelqu’un parle de casuistique ?

Les universités pondent une classe de ce que Nassim Taleb appelait farouchement des « intellectuels-mais-idiots » des hiérophantes qui trafiquent des lubies et des mensonges, véhiculés dans un jargon ésotérique encadré d’un psychoverbiage pour soutenir une croisade crypto-gnostique thérapeutique visant à transformer la nature humaine en un modèle utopique d’un monde où tout est permis. En fait, ils n’ont produit qu’un nouveau despotisme intellectuel digne de Staline, Mao Zedong et Pol Pot.

Au cas où vous n’auriez pas prêté attention aux attentats récents sur les campus ; les attaques contre la raison ; l’équité et la décence commune ; les tribunaux populaires ; les tribunaux de la diversité ; les attaques contre des discours publics et les orateurs eux-mêmes, voici la clé perdue : il ne s’agit pas d’idées ni d’idéologies ; il s’agit purement de plaisirs autour de la coercition, pour écarter les autres. La coercition est amusante et excitante ! En fait, c’est enivrant, et récompensé par des bons points et de l’avancement de carrière. Il est plutôt pervers que cette passion pour la tyrannie soit soudainement si populaire au sein de la gauche libérale.

Jusqu’à récemment, le Parti démocrate n’était pas concerné par ces méthodes. Ce sont les Républicains de droite qui ont essayé d’interdire les livres, de censurer la musique pop et d’étouffer la liberté d’expression. Au contraire, les Démocrates défendaient vigoureusement le premier amendement, y compris le principe selon lequel des idées impopulaires et inconfortables devaient être tolérées afin de protéger tous les discours. En 1977, l’ACLU a défendu le droit des néo-nazis à marcher pour leur cause (Parti national-socialiste d’Amérique c. Village de Skokie, 432 U.S. 43).

L’idée nouvelle et fausse que quelque chose étiqueté « discours de haine » – étiqueté par qui ? – est équivalent à la véritable violence et elle a flotté hors des écoles supérieures sur un nuage toxique d’hystérie intellectuelle concoctée dans le laboratoire de philosophie dite « post-structuraliste » où des parties du corps de Michel Foucault, Jacques Derrida, Judith Butler et Gilles Deleuze ont été cousues en un seul cerveau composé d’un tiers de Thomas Hobbes, Saul Alinsky et Tupac Shakur pour créer un parfait monstre de la pensée à la Frankenstein. Tout se résumait à la proposition que la volonté de puissance annulait tous les autres pulsions et valeurs humaines, en particulier la recherche de la vérité. Dans ce schéma, toutes les relations humaines étaient réduites à une dramatis personae des opprimés et de leurs oppresseurs, les premiers étant généralement des « gens de couleur » et des femmes, toutes subjuguées par les Blancs, en majorité des hommes. Les mouvements tactiques en politique parmi ces « opprimés » et « marginalisés » autoproclamés sont basés sur le credo que les fins justifient les moyens (le modèle d’Alinsky).

C’est la recette de ce que nous appelons la politique identitaire, dont le but principal aujourd’hui, la quête de la « justice sociale », est de fomenter un procès contre le privilège du mâle blanc et, dirons-nous, le cheval sur lequel il est monté : la civilisation occidentale. Une caractéristique particulière du programme de justice sociale est le désir d’ériger des limites strictes autour des identités raciales tout en effaçant les frontières comportementales, les frontières sexuelles et les limites éthiques. Comme une grande partie de cette pensée monstrueuse est en fait promulguée par des professeurs et des administrateurs de collèges blancs, et des militants politiques blancs, contre des gens comme eux, les motifs de cette campagne concertée pourraient sembler déconcertants pour un observateur occasionnel.

J’en rends compte comme le remplacement psychologique chez cette cohorte politique pour leur honte, leur déception et leur désespoir face à l’issue de la campagne pour les droits civils qui a commencé dans les années 1960 et qui a formé le noyau de l’idéologie progressiste. Cela n’a pas provoqué l’utopie espérée. La fracture raciale en Amérique est plus forte que jamais, même après deux mandats d’un président noir. Aujourd’hui, il y a plus de griefs et de ressentiment, et moins d’espoir pour un avenir meilleur, que lorsque Martin Luther King a plaidé en faveur du progrès sur les marches du Lincoln Memorial en 1963. Les récents points chauds du conflit racial à Ferguson, avec la police de Dallas ou le massacre dans cet église à Charleston, etc., font ressortir qu’il y a beaucoup de mauvais sentiments dans tout le pays, et beaucoup d’activisme des deux côtés.

La sous-classe noire est plus grande, plus dysfonctionnelle et plus aliénée qu’elle ne l’était dans les années 1960. Ma théorie, pour ce qu’elle vaut, est que la législation sur les droits civils de 1964 et 1965, qui éliminait les barrières légales à la pleine participation à la vie nationale, a suscité chez les citoyens noirs une anxiété considérable sur la nouvelle disposition des choses, pour une raison ou une autre. Et c’est précisément pourquoi un mouvement séparatiste noir est apparu comme une alternative à l’époque, menée initialement par des personnages aussi charismatiques que Malcolm X et Stokely Carmichael. Une partie de ce mouvement était sans doute un produit de la même énergie juvénile qui a conduit le reste de la contre-culture des années 60 : la rébellion adolescente. Mais le reste du mouvement Black Power est toujours présent dans l’ambivalence généralisée pour faire alliance au sein d’une culture commune. Cela a été seulement exacerbé par une croisade récente de « multiculturalisme et de diversité » qui à long terme annule effectivement le concept d’une culture commune nationale.

Ce qui découle de ces dynamiques est l’affaiblissement de toutes les idées qui ne nourrissent pas un récit autour des relations de pouvoir entre les oppresseurs et les victimes, les victimes auto-identifiées étant de plus en plus désireuses d’exercer leur pouvoir pour contraindre, punir et humilier les oppresseurs, les « privilégiés » qui condescendent à être abusés à un scandaleux degré de masochisme. Personne ne résiste à cette absurdité cérémonielle organisée. Les punitions sont trop sévères, y compris la perte de vos moyens de subsistance, votre statut et votre réputation, en particulier à l’université. Une fois qualifié de « raciste »vous êtes socialement mort. Et s’aventurer à se joindre à une « conversation honnête sur la race » est un ticket certain pour votre effacement médiatique.

La globalisation a agi, quant à elle, comme un grand niveleur. Elle a détruit ce qui restait de la classe ouvrière – la classe moyenne inférieure – qui comprenait un grand nombre d’Américains blancs, autrefois capables de subvenir aux besoins d’une famille avec un simple travail. Pendue pour être asséchée économiquement, cette classe de Blancs est tombée dans beaucoup des mêmes comportements que les Noirs pauvres ont eus avant eux : les pères absents, les naissances hors mariage, la toxicomanie. Puis la Grande crise financière de 2008 a effacé la classe moyenne au-dessus d’eux, subtilisant leurs maisons et leurs futurs, et dans leur désespoir beaucoup de ces personnes sont devenues des électeurs de Trump, bien que je doute que Trump lui-même comprenne vraiment ce qui s’est passé là exactement. Cependant, il a vu que la classe moyenne blanche en était arrivée à s’identifier comme un autre groupe de victimes, lui permettant de se faire passer pour leur champion.

La matrice évolutive des rackets qui a provoqué la débâcle de 2008 n’a fait que se développer de manière plus élaborée et lâche à mesure que l’ancienne économie du réel meurt et qu’elle est remplacée par une économie financiarisée basée sur l’escroquerie et la fraude. Presque plus rien dans la vie financière de l’Amérique n’est à niveau, des déclarations mensongères de la Réserve fédérale aux statistiques économiques officielles des agences fédérales, à la manipulation de tous les marchés, aux manigances fiscales, à la fraude comptable omniprésente qui sous-tend tout cela. Ironiquement, le dépeçage systématique de la classe moyenne est le plus visible de tous les rackets et s’organise autour de la médecine et de l’éducation, deux activités qui étaient auparavant consacrées à ne pas nuire et à chercher la vérité !

La vie dans ce milieu immergé dans la malhonnêteté pousse les citoyens au-delà du cynisme et les met dans un état d’esprit encore plus désespéré. Le public, qui souffre, finit par ne plus avoir aucune idée de ce qui se passe réellement. La boîte à outils des Lumières – la raison, l’empirisme – ne fonctionne pas très bien dans cette salle de miroirs socio-économiques. Donc tout ce bagage est rejeté en faveur de l’idée que la réalité n’est qu’une construction sociale, quelle que soit l’histoire que vous avez envie de raconter. À droite, Karl Rove a exprimé ce point de vue il y a quelques années en se vantant, depuis la Maison Blanche dans l’équipe Bush II, que « nous fabriquons notre propre réalité ». La gauche dit à peu près la même chose dans le bouillon de culture post-structuraliste du monde universitaire : « Vous fabriquez votre propre réalité. » À la fin, les deux côtés ressassent beaucoup de mauvais sentiments et la conviction que seul le pouvoir brut a un sens.

L’effacement des limites psychologiques est une chose dangereuse. Quand les rackets finissent par tomber en poussière comme cela va arriver parce que leurs opérations ne s’additionnent pas, et que le calcul de la vraie découverte des prix recommencera à opérer à l’échelle macro-économique, les Américains se retrouveront dans une détresse encore plus grande que celle qu’ils ont endurée jusqu’ici. Ce sera le moment où personne n’a d’argent, ou alors il y a beaucoup d’argent sans valeur pour tout le monde. De toute façon, la faillite fonctionnelle de la nation sera complète, et rien ne fonctionnera plus, y compris obtenir assez à manger. C’est exactement le moment où les Américains de tous les partis prieront quelqu’un d’intervenir pour les pousser à refaire fonctionner leur monde. Et même cela peut ne pas suffire.

James Howard Kunstler

http://lesakerfrancophone.fr/au-dela-du-cynisme-lamerique-seffondre-en-un-chateau-de-kafka

Le mensonge : une règle devenue institutionnelle

Le mensonge : une règle devenue institutionnelle

Les peuples ont été conditionnés pour accepter les pires déformations de la vérité. Tout a été fait habilement pour désintéresser les citoyens de l’actualité et faire en sorte qu’ils ne puissent pas se rendre compte de cette exceptionnelle et permanente déformation de la vérité. C’est ce que disait prémonitoirement Orwell dans « 1984 ».

Les peuples continuent de penser à tort que l’Occident est synonyme de « démocratie », car la propagande ne cesse de répéter en boucle ce mensonge fondamental sous toutes les formes.

L’Occident n’a rien, dans ses structures, dans ses modes de fonctionnement, dans ses bases, dans ses présupposés, quelque chose qui pourrait avoir un lien quelconque avec la « démocratie ». L’Occident est essentiellement « théocratique » puisque les sociétés qui le composent sont toutes construites sur une matrice « pontificaliste théocratique » du droit, même lorsqu’elles sont laïques. C’est cette matrice qui donne légitimité à tous les États existants dans le groupe occidental dirigé, manipulé, conditionné par une « médiacratie » au service de cette « théocratie » et incarnant ainsi sa visibilité qui, sans la « médiacratie », aurait eu trop de mal à s’imposer…

Les grands médias sont aux mains d’une oligarchie totalitaire au service exclusif de la religion de marché. Le dieu de la théocratie occidentale, c’est la « Haute-Finance », le profit, l’argent pour l’argent, le capital sacralisé et parasitaire, sa cause suprême, sa volonté inflexible…

Les médias « officiels » ne sont plus là pour être des « contre-pouvoirs », pour contrôler et dénoncer les abus de l’oligarchie politique, ils sont là pour conduire le char endiablé de l’argent roi, prince, empereur, tyran, esclavagiste, entraîné par les attelages de l’oligarchie politique pour le profit exclusif des plus riches en façonnant sans arrêt la légitimité des dominants exploitant des dominés maltraités et réduits aux conditions pitoyables de la survie.

Cette « médiacratie » dirige le monde actuel par le mensonge et la manipulation des peuples dressés à écouter religieusement les prêches fanatiques du sectarisme journalistique « collabo », dédié corps et âmes, à la cause du fascisme ultra libéral, idéologie régnante et dominante en Occident, converti de force à cette nouvelle religion de l’arriération mentale proclamée comme idéal et comme « valeur » à promotionner avec ardeur en utilisant les menaces et les sanctions à la mode!

Ces entités commerciales médiatiques, façonnent notre monde orwellien. Ce sont elles qui décident quel homme (serviteur) politique sera placé d’office à la tête de tel pays. Macron est à l’Élysée parce que la « médiacratie » en a décidé ainsi. Ce n’est pas le peuple Français « souverain » qui a voulu cette mascarade à la Présidence française. Ce n’est pas le peuple Espagnol qui a voulu Rajoy à la Présidence du Gouvernement de leur pays. Ce ne sont pas les peuples Européens qui ont voulu unanimement se soumettre à la dictature de l’armée d’occupation de l’OTAN en lui donnant aujourd’hui le droit de circuler librement dans tous les pays de l’UE, en lui donnant le droit de les conduire comme un troupeau de moutons à l’abattoir, en se permettant de provoquer la Russie en leur nom, parce que ce pays souverain refuse « l’alignement » et la « soumission » à l’idéologie dominante récitée par la « médiacratie » au service du totalitarisme financier ultra libéral régnant sans partage sur l’Occident, affirmant sa volonté tyrannique d’absorber l’Orient !

Tous les pouvoirs politiques d’Occident sont agenouillés aujourd’hui devant le Grand Prêtre du Sanhédrin médiatique et participent à son culte liturgique dédié au dieu de l’argent, le veau d’or, le dieu du marché, récitant le catéchisme de l’idéologie fasciste ultra libérale, seule autorisée par l’Église « médiacrate » de l’Occident, sous peine d’hérésie appelée couramment le « complotisme » des nouveaux mécréants !

Dans le contexte global, la « médiacratie » est un contrôle des perceptions. Dans ce « ministère de la vérité », le journalisme « collabo » travaille à la modification permanente des informations pour les rendre compatibles avec l’idéologie dominante et pour une écoute soumise des dominés. Lorsque cette « médiacratie » ment ouvertement aux peuples soumis, elle répète en boucle que son mensonge est devenu la vérité. Chaque fois que quelqu’un voudra vérifier les sources, il trouvera des archives qui auront été elles-mêmes manipulées et transformées pour qu’elles soient conformes à la « vérité idéologique quasi révélée » de la nouvelle religion ultra libérale servie par l’Église médiatique via ses exécutants, les oligarchies politiques.

Toute concurrence ou toute dissidence informationnelle, est aussitôt écrasée par le totalitarisme « médiacrate » entre les mains d’une poignée de milliardaires faisant la pluie et le beau temps sur les peuples dressés à leur soumission.

Ces gigantesques corporations n’ont aucun compte à rendre aux peuples. Pourtant, aucun politique ne peut arriver au pouvoir sans la bénédiction et le bon vouloir de la « médiacratie » dominante qui va financer les campagnes électorales de ses poulains et veiller attentivement à ce que tous les concurrents exogènes soient éliminés par le jeu pipé des sondages bidons et le pilonnage intensif de la propagande pour le candidat déjà élu par les décideurs « médiacrates » tout puissants. Une multitude de magazines vont inonder les kiosques. La tête du candidat pré-élu par le pouvoir médiatique va apparaître en première page de ces multiples magazines, donnant l’impression d’une formidable diversité journalistique ! En réalité, l’ensemble de la presse écrite et parlée est au diapason du système favorisant le candidat qui paraîtra ainsi faire l’unanimité des opinions électorales, alors que cette multitude de magazines est la propriété d’une poignée de milliardaires, les mêmes qui tirent les ficelles de toute cette organisation du bluff et de la manipulation… Les élections ou réélections de Bush, Obama, Trump aux USA, de Merkel en Allemagne, de Sarkozy remplacé par les « Young leaders » de la « French-American Foundation », Hollande et Macron en France, de Blair, Johnson, May au Royaume Uni, de Netanyahu en Israël…etc., ont bel et bien été le résultat de la volonté d’une « médiacratie » partout au pouvoir et porte-parole de la Finance internationale tapie dans l’ombre… Voilà où nous en sommes!

Aujourd’hui, l’affaire Skripal est liée à l’échec des attaques chimiques sous faux drapeaux en Syrie, déjouées par les Russes qui ont mis en échec l’exploitation politique crapuleuse de cet odieux mensonge ! La coalition occidentale de Doha voulait à tout prix exploiter ce filon de la manipulation et du mensonge criminels dans le but de parvenir coûte que coûte à ses fins contre Bachar El Assad. Les Russes devaient donc être très sévèrement punis en créant ex nihilo un casus belli parfaitement arbitraire, chef-d’œuvre du mensonge et de la manipulation, puisqu’il est hors de question que le Royaume Uni apporte quelque preuve que ce soit de ses accusations fantaisistes, pour la simple raison évidente que ces preuves d’une culpabilité de la Russie n’existent pas!

Boris Johnson, Theresa May et Gavin Williamson possédaient les tares nécessaires à l’orchestration d’une telle complicité dans le Mal gratuit, gravissime et menaçant directement l’avenir de tous les peuples européens. Une telle inconscience à provoquer une guerre contre la Russie, puissance nucléaire dont la technologie se trouve plus avancée que celle de l’OTAN, reste incompréhensible et révoltante.

Si elles avaient existées, ces preuves, il était donc dans l’intérêt de l’Occident de s’en servir ! Pourquoi ne s’en sert-il pas ? La particularité première du mensonge, c’est qu’il se moque ouvertement des gens qu’il abuse. Les peuples dans leur ensemble sont clairement pris pour des idiots par ces criminels au pouvoir et le comble c’est que si nous refusons d’être pris pour des idiots, nous sommes aussitôt traités de « complotistes »! Le bal des expulsions de diplomates Russes est un spectacle dérisoire orchestré par un Occident puéril, mesquin, faux-cul, irresponsable, pathétique et pitoyable! Nous devons tous avoir honte, comme européens, Canadiens et étasuniens, d’être dans le camp de cet Occident minable et menteur, dégénéré et résolument criminel…

A propos de la Syrie, les mensonges de la coalition de Doha (USA, Israël, Arabie Saoudite, Qatar, Turquie, France, Angleterre, OTAN) sont désormais largement connus, puisqu’ils ont été déjoués par la victoire du peuple Syrien, son armée de conscrits aidée par la Russie, le Hezbollah, l’Iran et les milices Kurdes aujourd’hui trahies à leur tour par la perversion de la coalition de Doha qui les avait utilisées dans sa stratégie reptilienne contre la Syrie…

Après ce coup d’éclat de la bêtise humaine et de l’hypocrisie, les USA ayant renvoyé 60 diplomates Russes, menacent maintenant de sanctions les entreprises européennes impliquées dans le projet de gazoduc russe.

Ensuite, Macron ayant vendu les industries de pointe françaises aux rapaces des USA, nous apprenons que la France vendue et trahie par ce gamin irresponsable, ne peut même plus construire un seul sous-marin à propulsion nucléaire sans l’autorisation de Washington!

Aujourd’hui, tous les pays européens sont au service de la stratégie américaine et protègent les intérêts étasuniens au détriment de leurs propres intérêts. Ils sont vassalisés, colonisés, soumis, enchaînés, bâillonnés et menacés de sanctions s’ils n’exécutent pas les volontés criminelles de « l’État profond » des USA. L’OTAN fait la loi en Europe et s’apprête à faire circuler ses armées d’occupation librement sur tout le territoire de l’Union Européenne, sans avoir besoin de n’en demander la permission à personne!

Les Russes nous avaient débarrassés des nazis, en ayant payé le prix fort de plus de 27 millions de morts pour notre liberté, vont-ils encore devoir nous débarrasser de l’occupation fasciste de l’OTAN par autant de millions de morts pour notre libération?

Je crois que la Russie n’aura pas d’autre choix que celui de l’apocalypse nucléaire et l’Europe comme les USA seront un désert de cendres radioactives. Puisque le mensonge poussé à ce point est devenu quasi la règle en Occident, nous avons sous les yeux le symptôme infaillible de sa chute certaine et prochaine. Les peuples occidentaux ne descendent même pas en masse dans la rue pour protester contre la guerre avec la Russie et ses puissants alliés. Ils sont tellement anesthésiés et dressés à regarder ailleurs par la « médiacratie », qu’ils ne voient pas venir cette catastrophe qui va brutalement les « crématoriser ».

Jean-Yves Jézéquel

https://www.mondialisation.ca/le-mensonge-une-regle-devenue-institutionnelle/5624337

L’ancien secrétaire d’Etat Jean-Vincent Placé en garde à vue pour violence en état d’ivresse et insulte raciste

je rigole, il essayait toujours de ce placé, et la , il l’est, en garde a vue,( pas sur que ce soi la place tant désirée)

 

L’ancien secrétaire d’Etat Jean-Vincent Placé en garde à vue pour violence en état d’ivresse et insulte raciste

L’ancien sénateur est soupçonné d’outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique, d’insulte à caractère racial et de violence sans incapacité commise en état d’ivresse.

L\'ancien secrétaire d\'Etat Jean-Vincent Placé, le 20 février 2017 à Paris.
L’ancien secrétaire d’Etat Jean-Vincent Placé, le 20 février 2017 à Paris. (PATRICE PIERROT / CROWDSPARK / AFP)

Que s’est-il passé dans la nuit du 4 au 5 avril ? L’ancien secrétaire d’Etat à la Réforme de l’État et à la Simplification, Jean-Vincent Placé, a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat du 5e arrondissement de Paris, a appris franceinfo de source judiciaire, confirmant une information d’Europe 1. Il est soupçonné d’outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique, d’insulte à caractère racial et de violence sans incapacité commise en état d’ivresse.

A 2h15, jeudi matin, l’ancien sénateur de l’Essonne aurait importuné des femmes dans la discothèque La Piscine, rue Princesse, dans le Quartier latin. L’une d’elle, âgée de 21 ans, a rapporté avoir été traitée de « sale pute » après avoir refusé de danser pour lui contre rémunération, selon un PV consulté par France 3. Jean-Vincent Placé aurait ensuite insulté le videur qui l’a expulsé de la boite de nuit en lançant : « Ici on n’est pas au Maghreb, tu sais pas qui je suis, je vais te renvoyer en Afrique ».

2,5 grammes d’alcool dans le sang

Quand la police est intervenue, Jean-Vincent Placé semblait énervé et ivre. Selon cette une policière, Jean-Vincent Placé est venu au contact d’un brigadier en l’insultant et en intimidant les policiers avec ses anciennes fonctions. Le policier a d’ailleurs porté plainte pour « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique ». De son côté, au cours du trajet pour se rendre au commissariat, Jean-Vincent Placé dit avoir été agressé par un homme d’extrême droite et avoir reçu un coup du côté gauche du visage, mais il n’a aucune trace.

A l’arrivée au commissariat, à 2h25, Jean-Vincent-Placé est contrôlé avec 1,16 mg/litre d’air expiré, soit l’équivalent de près de 2,5 grammes d’alcool dans le sang. Selon nos informations, la jeune femme qui a été insultée n’a pour l’instant pas porté plainte, ni le videur. Jean-Vincent Placé était avec un ami, un sénateur, qui lui est resté respectueux selon les témoins et a prévenu que Jean-Vincent Placé avait « beaucoup trop bu ».

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/l-ancien-secretaire-d-etat-jean-vincent-place-en-garde-a-vue-pour-violence-en-etat-d-ivresse-et-insulte-raciste_2690656.html

« Elle est ressuscitée ! » Dernier acte du drame de ‘Novichok’ révélé : « La Résurrection des Skripal » (Moon of Alabama)

Résurrection! Miracle ! Le poison le plus terrible inventé par les diables russes n’étaient que poudre aux yeux.
Ah ces russes même pas capables de concevoir un poison efficace…

Quelles pitreries !!!
Quel mauvais « polar » que la May nous a servi ! En plus les « anglish » avait déjà le contre-poison , c’est eux donc qui ont fabriqué et distribué le poison l’ un n’ allant pas sans l’ autre : pas besoin d’ Hercule Poirot ou de Sherlock Holmes pour trouver ça parce que ça « c’est élémentaire mon cher Watson! ».

« Elle est ressuscitée ! » Dernier acte du drame de ‘Novichok’ révélé : « La Résurrection des Skripal » (Moon of Alabama)

« Elle est ressuscitée ! » Dernier acte du drame de ‘Novichok’ révélé : « La Résurrection des Skripal » (Moon of Alabama)

Il semble que le conte de fée ‘Novichok’ que nous joue le gouvernement britannique nous offre une fin heureuse – la résurrection étonnante et mystérieuse des victimes d’un « grade militaire » « cinq à huit fois plus meurtrier que le gaz VX » « agent neurotoxique » « d’un type développé par » Hollywood.
Joyeuses Pâques !
Yulia Skripal n’est plus dans un état critique, disent les médecins de Salisbury.

L’état de Yulia Skripal, qui a été empoisonnée avec un agent neurotoxique à Salisbury avec son père, s’améliore rapidement, selon les médecins.

 La fondation NHS de Salisbury a déclaré jeudi que cette femme de 33 ans n’était plus dans un état critique, décrivant son état médical comme étant stable.

Christine Blanshard, directrice médicale de l’hôpital du district de Salisbury, a déclaré : « Je suis heureuse de pouvoir constater une amélioration de l’état de Yulia Skripal. Elle a bien réagi au traitement, mais continue de recevoir des soins cliniques spécialisés 24 heures sur 24″.

L’hôpital décrit toujours l’état de santé de son père comme étant critique mais stable.

Hier encore, les chances de survie des Skripals étaient de 1 sur 99. Les agents neurotoxiques sont des armes mortelles. Une dose de dix milligrammes de l’agent neurotoxique VX développé aux États-Unis tuera 50 % des personnes qui y sont exposées. Les agents’Novichok’ seraient plusieurs fois plus meurtriers que VX.

Il semble de moins en moins probable que les allégations du gouvernement britannique au sujet de l’empoisonnement de Novichok soient vraies. Bien plus probablement, il y a d’autres explications, par exemple une intoxication alimentaire ou un choc allergique peu de temps après avoir mangé dans un restaurant de poisson.

Les allégations d’utilisation d’un agent neurotoxique et de ‘Novichok’ semblent tirés du scénario du drame d’espionnage anglo-étatsunien Strike Back (vidéo) qui a récemment été diffusé à la télévision britannique et étatsunienne. Le seul but du drame de Novichok est d’impliquer et de stigmatiser la Russie.

Yulia et Sergej Skripal ont été retrouvés inconscients dans l’après-midi du 4 mars.

Le département d’État US affirme que sa campagne pour utiliser l’incident de Skripal comme outil contre la Russie a commencé le 6 mars, deux jours seulement après l’incident et six jours entiers avant que le gouvernement britannique ne lance des accusations contre la Russie.

Dans son point de presse du 27 mars, la porte-parole du département d’État, Heather Nauert, a parlé de l’éviction coordonnée des diplomates russes par certains pays « occidentaux » :

« Notre sous-secrétaire Sullivan, le secrétaire adjoint Wess Mitchell et bien d’autres personnes dans l’immeuble dans l’ensemble du processus interinstitutions ont travaillé sans relâche au cours des trois dernières semaines pour atteindre ce niveau de coopération et de coordination sans précédent. Le résultat final – 151 agents des services de renseignement russes renvoyés à Moscou – témoigne du sérieux avec lequel le monde prend au sérieux la campagne mondiale menée actuellement par la Russie pour saper la paix et la stabilité internationales, menacer la souveraineté et la sécurité des pays du monde entier, ainsi que pour renverser et discréditer les institutions occidentales ».

La citation ci-dessus est tirée des remarques préparées par Nauert, et non de la section Questions & Réponses plus libre.

Le premier ministre britannique n’a fait ses allégations contre la Russie que le 12 mars :

« Il est maintenant clair que M. Skripal et sa fille ont été empoisonnés avec un agent neurotoxique de qualité militaire d’un type mis au point par la Russie.

Ceci fait partie d’un groupe d’agents neurotoxiques connu sous le nom de’Novichok’. »

(Voir nos articles précédents, ci-dessous, pour de nombreux détails sur le ‘Novichok’ et son histoire).

L’annonce du mois de mai était similaire à celle de Tony Blair sur « 45 minutes ». Un mensonge, concocté dans une opération de propagande commune avec le gouvernement étatsunien. Comme l’indiquaient les notes de service de Downing Street sur les préparatifs de la guerre contre l’Irak :

C a rendu compte de ses récents entretiens à Washington. Il y a eu un changement d’attitude perceptible. L’action militaire est désormais considérée comme inévitable. Bush voulait éliminer Saddam par une action militaire, justifiée par la conjonction du terrorisme et des armes de destruction massive. Mais l’intelligence et les faits étaient fixés autour du politique.

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Il y a plusieurs détails qui démystifient la thèse du ‘Novichok’.

Les spécialistes du laboratoire britannique d’armes chimiques de Porton Down, qui reçoit des millions de dollars pour la recherche militaire étatsunienne, n’étaient pas d’accord avec les allégations de l’utilisation de ‘Novichok’ pour tout ce qui a affecté les Skripals. La phrase de May « d’un type développé par la Russie » a été négociée politiquement. Comme l’ambassadeur Craig Murray l’a déclaré :

« J’ai maintenant reçu la confirmation d’une source FCO bien placée que les scientifiques de Porton Down ne sont pas en mesure d’identifier l’agent neurotoxique comme étant de fabrication russe, et j’ai eu du ressentiment à l’égard des pressions exercées sur eux pour qu’ils le fassent. Porton Down n’a signé la formulation « d’un type développé par la Russie » qu’après une réunion plutôt difficile où cela a été convenu comme formulation de compromis. »

Mais y avait-il vraiment un agent neurotoxique impliqué ?

Un médecin qui a administré les premiers soins à Yulia Skripal pendant 30 minutes n’a pas été touché du tout. Les services d’urgence soupçonnaient que les victimes avaient reçu un surdose de fentanyl.

Le docteur Steven Davies, qui dirige le service d’urgence de l’hôpital du district de Salisbury, a écrit dans une lettre au London Times :

Monsieur, suite à votre rapport « L’exposition à ce poison entraîne presque 40 personnes qui nécessite un traitement », (14 mars), puis-je préciser qu’aucun patient n’a éprouvé de symptômes d’empoisonnement par agent neurotoxique à Salisbury et qu’il n’y a jamais eu que trois patients avec un empoisonnement important.

Un jugement de la Cour de protection au sujet des Skripals, rendu le 22 mars, cite comme témoin un analyste chimique et biologique de Porton Down :

Les échantillons de sang de Sergei Skripal et de Yulia Skripal ont été analysés et les résultats ont indiqué une exposition à un agent neurotoxique ou à un composé apparenté. Les échantillons ont été testés positifs pour la présence d’un agent neurotoxique de la classe Novichok ou d’un agent étroitement apparenté.

« Exposition indiquée » est une formulation plutôt faible. Cela signifie qu’aucun ‘novichok’ n’a été trouvé, mais des produits de décomposition de quelque chose qui peut avoir été ou non un agent neurotoxique. Un échantillon de sang peut être « positif » pour toutes sortes de choses, mais cela ne dit rien sur la quantité ou sur la létalité de l’un des éléments « positifs » testés. Les agents neurotoxiques ‘Novichok’ sont des organophosphates comme beaucoup d’insecticides habituels. Ces derniers se décomposent relativement rapidement. Une promenade dans un champ fraîchement pulvérisé avec un insecticide ou l’utilisation domestique d’un tel produit pourrait laisser des produits de décomposition similaires dans la circulation sanguine comme attaque d’un agent neurotoxique.

Le tribunal de protection a également déclaré qu’aucun parent ou ami n’a contacté les autorités au sujet des Skripals. C’était évidemment faux (ru).

Aujourd’hui, 25 jours après l’incident, la police dit qu’elle soupçonne que les Skripals ont été empoisonnés depuis la porte d’entrée de leur maison. Aujourd’hui, 25 jours après l’incident, ils ont enlevé la porte d’entrée. Je crois que cette décision était basée sur une supposition « la plus plausible » et non sur des preuves matérielles. Si la porte avait été testée positive pour un agent neurotoxique, elle aurait été retirée il y a plusieurs semaines. C’est, comme ces gens en costume de haute protection qui errent autour de Salisbury, juste du théâtre.

Les Skripals auraient quitté leur maison à 9 heures du matin. Ils se sont effondrés relativement soudainement à 16 heures de l’après-midi. Ce délai de sept heures est-il compatible avec le fait d’être sévèrement affecté par un agent neurotoxique hautement toxique de qualité militaire ? J’en doute.

Mais même si un agent neurotoxique du type ‘novichok’ a été impliqué, le saut aux allégations contre la Russie est sans fondement. David B. Collum est professeur de chimie organique à l’Université Cornell :

Dave Collum @DavidBCollum – 12 h 54 – 27 mars 2018
Je le répète : quiconque vous dit que cet agent neurotoxique doit provenir de Russie est un menteur, un menteur complet et complet. Ce sont des composés simples.

Les Skripals s’améliorent. Tant mieux pour eux. Mais leur résurrection d’une mort certaine est un autre aspect des allégations du gouvernement britannique sur l’agent neurotoxique « d’un type développé par la Russie ».

Toute la campagne anti-russe qui en découle est tout simplement ridicule et profondément malhonnête. Le document de propagande de cinq pages que les Britanniques ont remis à d’autres gouvernements est une blague. Il n’a fourni aucun fait solide sur l’affaire. Une réponse rationnelle, comme la Russie essaie de le faire, n’a guère de sens.

Moon of Alabama

Article originel : « She Is Risen! » – Last Act Of ‘Novichok’ Drama Revealed: « The Skripals’ Resurrection »

Traduction SLT

source:http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/elle-est-ressuscitee-dernier-acte-du-drame-de-novichok-revele-la-resurrection-des-skripals-moon-of-alabama