Interdit aux Blancs ! Le « camp d’été décolonial » remet ça

La deuxième édition du "camp d'été décolonial" se tiendra du 12 au 16 août.

La deuxième édition du « camp d’été décolonial » se tiendra du 12 au 16 août. – Capture
Communautarisme

Interdit aux Blancs ! Le « camp d’été décolonial » remet ça

Après une première édition en août 2016, ce camp réservé aux personnes « racisées » se tient de nouveau à partir de ce samedi 12 août, dans un lieu confidentiel.

La première édition avait rassemblé en août 2016 170 personnes, selon Mediapart, seul média alors autorisé à couvrir l’événement. Pour la deuxième fois, un « camp d’été décolonial » est organisé à partir de ce samedi 12 août et pendant quatre jours par la militante « afroféministe » Fania Noël et la journaliste Sihame Assbague, qui attendent 220 participants. Et cette fois encore, il est « réservé uniquement aux personnes subissant à titre personnel le racisme d’Etat en contexte français », peut-on lire sur le site dédié. Autrement – et plus simplement – dit : il est interdit aux Blancs !

La rhétorique identitaire des tenants de ce type d’événement commence à être connue : pour lutter pour le racisme, il ne faudrait se retrouver qu’entre personnes appartenant aux minorités victimes, et donc de fait opérer une distinction raciale. Sihame Assbague expliquait ainsi sa démarche dans un entretien à Vice en décembre dernier : « Avec l’organisation du camp, nous n’avons pas voulu faire de la pédagogie à l’intention des Blancs – ce qui peut être utile et que nous pouvons faire à d’autres moments – mais nous concentrer sur les « racisés » comme nous, qui subissent les mêmes oppressions que nous, et qui ont besoin d’échanger sur ces questions-là. »

Un lieu tenu secret

L’initiative avait alimenté une vive polémique l’an dernier. Interpellée à l’Assemblée, Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre de l’Education nationale, avait dénoncé en avril 2016« une vision racisée et raciste de la société qui n’est pas la nôtre ». « Ces initiatives sont inacceptables parce qu’au bout de ce chemin-là, il n’y a que le repli sur soi, la division communautaire et le chacun chez soi », s’était-elle insurgée.

Le camp de l’an dernier s’était déroulé à Reims. Cette année, le lieu est tenu secret « pour des raisons de tranquillité et de sécurité », explique le site de l’événement. Même si, dans leur entretien à Vice en décembre, les organisatrices avaient donné un indice sur la destination envisagée : « Il paraît qu’il y a de belles plages en Corse. »

Corée du Nord : Trump se dit prêt à frapper, Pyongyang évoque une « guerre nucléaire »

Il ne s’agit pas de jouer les pacifistes mais tout simplement de s’apercevoir que lorsque des fous sont à la tête d’un pays ils sont capables d’embraser le monde et de le détruire. Je crois qu’avec ces loustics la planète et ses habitants ont du soucis à se faire et ceci sans tomber dans le catastrophisme.

Corée du Nord : Trump se dit prêt à frapper, Pyongyang évoque une "guerre nucléaire"
Donald Trump le 10 août 2017 lors d’un briefing de sécurité. ((Nicholas Kamm / AFP))

L’escalade verbale entre Washington et Pyongyang s’enveniment en dépit des appels à la retenue de la Chine.

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Il n’y a personne pour éteindre le « feu et la fureur ». Et l’inquiétude internationale grandit. Donald Trump a proféré de nouvelles menaces contre la Corée du Nord, ce vendredi 11 août. L’escalade verbale entre Washington et Pyongyang s’enveniment en dépit des appels à la retenue de la Chine.

« Les solutions militaires sont maintenant complètement en place, et prêtes à l’emploi, si la Corée du Nord se comporte imprudemment », a déclaré le président américain sur son compte Twitter, une fois de plus.

« J’espère que Kim Jong-Un trouvera une autre voie ! »

Capture du 2017-08-11 19-21-19

« Odieux fanatique de la guerre nucléaire »

Pyongyang, dans le même temps, qualifiait Donald Trump d' »odieux fanatique de la guerre nucléaire » par la voix de l’agence officielle nord-coréenne KCNA. Et d’ajouter :

« Trump est en train de mener la situation dans la péninsule coréenne au bord d’une guerre nucléaire« .

Face à une surenchère sans précédent entre Washington et Pyongyang, la Chine a tenté

 

« Nous appelons toutes les parties à faire preuve de prudence dans leurs mots et leurs actions, et à agir davantage pour apaiser les tensions », a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Comment éviter la guerre avec la Corée du Nord ?

La Russie « très inquiète »

Cette montée des tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord pèse sur les marchés financiers et inquiète de nombreux dirigeants mondiaux. « Je ne vois pas de solution militaire à ce conflit », a mis en garde vendredi la chancelière allemande Angela Merkel.

La nervosité a également gagné Moscou où le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est dit « très inquiet » des risques de conflit « très élevés » entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Loin de chercher l’apaisement, le président américain a au contraire multiplié ces derniers jours les déclarations bellicistes. Jeudi, Donald Trump a défendu sa formule controversée promettant « le feu et la colère » à Pyongyang estimant qu’elle n’était « peut-être pas assez dure ». Depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe des vacances, Potus assure : .

« Si la Corée du Nord fait quoi que ce soit – ne serait-ce qu’en songeant à attaquer des gens que nous aimons, ou nos alliés, ou nous-mêmes – ils devront vraiment s’inquiéter ».

Un responsable de la Maison-Blanche a toutefois indiqué qu’il ne fallait pas voir dans les propos de Donald Trump le signe d’une action militaire imminente.

« Il y a des plans militaires pour à peu près toutes les crises du globe […] Ces plans sont continuellement mis à jour et présentent des options au président. Il n’y a rien de nouveau », a dit ce responsable sous couvert d’anonymat.

Corée du Nord : quelles sont les options militaires de Donald Trump ?

L’armée américaine « prête à combattre »

L’armée américaine a indiqué vendredi être « prête à combattre » si le président américain en donnait l’ordre.

« Nous maintenons un état de préparation optimum pour faire face à la menace nord-coréenne conjointement avec nos alliés et partenaires dans la région », a déclaré le porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning à l’AFP.

Face au changement de ton à Washington, la Corée du Nord a menacé de lancer une attaque contre l’île américaine de Guam, avant-poste stratégique des forces américaines dans le Pacifique.

Ile de Guam : « On aurait 40 minutes avant qu’un missile nord-coréen nous touche »

L’armée doit présenter au jeune dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un un plan d’offensive contre Guam d’ici la mi-août, selon les militaires nord-coréens.

Quatre missiles seront tirés simultanément, a expliqué l’armée. Les engins, passant au-dessus du Japon, « voleront 17 minutes et 45 secondes sur une distance de 3.356,7 km, et s’écraseront en mer à 30 ou 40 km de Guam ». Ils s’abîmeraient ainsi à l’extérieur des eaux territoriales américaines.

Pour Donald Trump, la Chine « doit faire plus »

Selon les analystes, des tirs vers Guam placeraient Washington dans une position délicate : si les Etats-Unis ne tentaient pas de les intercepter, leur crédibilité en prendrait un coup et Pyongyang se sentirait pousser des ailes pour mener un test d’ICBM grandeur nature.

Donald Trump s’est également une nouvelle fois montré agacé par l’attitude de la Chine, principal partenaire économique de Pyongyang, qui doit « faire beaucoup plus » pour mettre la pression sur son turbulent voisin. « Cela ne va pas continuer comme ça », avait-il tonné jeudi.

Pékin prône une résolution « négociée » du dossier nord-coréen, renvoyant dos à dos Washington et Pyongyang.

Le Chine avait ainsi proposé à plusieurs reprises, pour désamorcer la crise, un double « moratoire »: l’arrêt simultané des essais nucléaires et balistiques nord-coréens d’une part et celui des manoeuvres militaires conjointes des Etats-Unis et de la Corée du Sud d’autre part.

La Chine a également approuvé samedi à l’ONU une septième volée de sanctions économiques internationales contre la Corée du Nord, en réponse au tir par ce pays de tirs de missiles intercontinentaux. Ces sanctions étaient proposées par Washington, mais Donald Trump a dit craindre que leur effet ne soit limité.

Avec AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170811.OBS3302/coree-du-nord-trump-se-dit-pret-a-frapper-pyongyang-evoque-une-guerre-nucleaire.htmlhttp://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170811.OBS3302/coree-du-nord-trump-se-dit-pret-a-frapper-pyongyang-evoque-une-guerre-nucleaire.html

On en veut plus de cette imposture, de cette félonne et traître perverse qui veut détruire la France en sapant ses fondements, l’éducation et enseignement

najat 2017

Najat Belkhacem virée aux législatives par les électeurs reviendrait en politique comme sénatrice

De Mike Borowski, Rédacteur en Chef de La Gauche M’a Tuer
. Politique
Mike Borowski
Mike Borowski
Rédacteur en Chef de La Gauche M’a Tuer

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Ce qui a de formidable dans la politique Française, enfin plutôt pour les hommes et femmes politiques issus du sérail, pour la nation cela n’a malheureusement aucun intérêt, c’est que ces gens même s’ils sont dégagés à coups de pieds aux fesses par les électeurs et bien ils ont toujours une branche sur laquelle se raccrocher. On ne les veut plus et on les met à la porte, ils reviennent par la fenêtre. Parfois il est même impossible de se débarrasser d’eux tels des punaises ils se maintiennent et se maintiennent et il n’y a rien à faire ils ne partiront pas.

D’un autre côté je les comprends la place est tellement bonne surtout au vu du pedigree de nos chers élus. La plupart d’entre eux si ce n’est l’investiture que leur donne le parti ne jouirait pas de la vie comme ils le font comme parlementaire. Ils sont souvent incapables, incompétents, à moitié demeurer, je les comparerai aux joueurs de football qui sans leur bonne étoile d’avoir eu un talent comme sportif n’auraient même pas la possibilité de balayer les rues, je dis ça sans aucun mépris ni condescendance puisqu’au moins les éboueurs servent à la collectivité, le footballeur aussi à sa façon au contraire des politiciens dont on peut les classer parmi les nuisibles.

Cette arithmétie Mme Belkacem va visiblement la connaître, ainsi vous l’avez détesté comme ministre de l’éducation nationale et vous aviez bien raison, vous avez par conséquent boycotté Benoit Hamon dont elle a été son porte-parole pendant les présidentielles. Vous n’avez pas seulement voulu sanctionner Hamon, vous avez aussi empêcher son maintien dans un gouvernement comme ministre. Les électeurs de Villeurbanne sa circonscription ont refusé de lui donner mandat pour que Mme Belkacem devienne député, ils l’ont éliminé.

Ces résultats contre elle sont un rejet à sa personne et tout être humain normal verrait sa comme une sanction individuelle liée à ce qu’elle représente, et bien non pas elle. Non toutes les excuses sont bonnes la vague Macron, la faillite du PS, le racisme, la misogynie, tout sauf son action.

Par conséquent Mme Belkacem réfléchi à la sénatoriale, car coup de chance les sièges sur son département se libèrent en septembre. Et comme vous le savez si bien, les sénateurs sont élus par les élus, c’est beaucoup plus simple qu’un avènement par le peuple, surtout si vous êtes affiliés à un parti important comme le PS. Bingo voilà le tremplin pour revenir montrer sa bouille à la télévision et continuer le travail de sape politique qu’elle a entreprit depuis 2012.

Electeurs vous ne l’avez plus voulu ministre, ou député vous l’aurez sénatrice. Et pour au moins 6 ans.

http://lagauchematuer.fr/2017/07/03/najat-belkhacem-viree-aux-legislatives-par-les-electeurs-reviendrait-en-politique-comme-senatrice/http://lagauchematuer.fr/2017/07/03/najat-belkhacem-viree-aux-legislatives-par-les-electeurs-reviendrait-en-politique-comme-senatrice/

Le sortilège oligarchique

Un vieux papier mais qui vaux le coup d’être lu, il sera d’actualité pendant 5 longues années

Quand 31% des voix donnent 71 % des députés avec une abstention majoritaire… La France risque d’entrer dans l’ère du parti unique pour les 5 ans à venir avec une liberté quasi totale pour le gouvernement Macron qui obtiendra vraisemblablement la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale avec 13,4% des électeurs inscrits. Le tout dans le cadre d’irrégularités massives, de radiations de masse et de la privatisation du processus électoral.

12 juin 2017 / par Hervé Kempf (Reporterre)

La victoire du parti du président est massive, mais fragile, du fait d’une abstention majoritaire. Mais la société semble anesthésiée par l’étonnant hold-up politique mené par M. Macron.

On n’avait pas vu un tel hold-up sur l’Etat depuis que de Gaulle a pris le pouvoir en 1958 : Emmanuel Macron, sorti de l’inconnu, a réussi en moins de deux ans à créer un mouvement politique qui, après l’avoir porté à la présidence de la République, s’apprête à rafler la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale.

M. Macron est un pur produit de l’oligarchie : s’il est personnellement doté de qualités remarquables, elles n’ont cependant pu s’exprimer que parce qu’un réseau de cadors économiques et politiques l’a soutenu sans barguigner, parce que l’argent d’opulents donateurs a abondé dans ses caisses, parce que les médias dominés par les puissances financières l’ont popularisé sans recul – sans oublier la chance de voir un rival de ligne politique proche, François Fillon, se couler lui-même par sa médiocre corruption.

Et les Français, qui paraissaient dégoûtés de M. Hollande, ont désigné son continuateur, qui ne cache pas qu’il va approfondir la politique néo-libérale que tente d’imposer sans discontinuer, depuis plusieurs quinquennats, la classe dirigeante à une société toujours rétive. Anesthésiés, enjôlés par la jeunesse et l’aisance souriante du président inattendu, ou déçus des divisions de l’opposition de gauche, les électeurs sont restés majoritairement chez eux, donnant pour cinq ans les clés de tous les pouvoirs au gang de M. Macron – le mot « gang » désigne l’équipe d’efficaces compères de M. Macron qui a réalisé cet étonnant hold-up politique.

L’oligarchie parvient donc à se continuer, brillamment, envoûtant la France d’un sortilège qui lui fait croire qu’enfin, les problèmes vont s’évaporer. On voit assez, entre refonte du code du travail, normalisation des dispositions de l’état d’urgence, allègement des impôts sur les capitaux et recherche de la croissance, ce qui se dessine. N’empêche : la classe dirigeante paraît avoir les mains libres.

Mais la légitimité du nouveau pouvoir est discutable. « Quand 31 % des voix donnent à un parti 71 % des députés, est-on encore dans une ’démocratie représentative’ ? », interroge le journaliste Pascal Riché. La réponse est simple : non. On est passé dans un système oligarchique.

L’abstention a dépassé 51 % en ce premier tour des législatives, le 11 juin 2017, du jamais vu depuis… 1958. Et si l’on représente l’état des forces politiques en intégrant ce phénomène, on constate, comme l’a fait Yoann Ferret, que La République en marche, le mouvement de M. Macron, aura la majorité absolue avec… 13,4 % des électeurs inscrits.

Deuxième remarque : le couplage de l’élection présidentielle et de l’élection législative donne presque mécaniquement tous les pouvoirs au gagnant de la première, puisque ses candidats députés sont portés par la dynamique de sa victoire. Ce couplage, qui n’existait pas au début de la Ve République, en accroît les vices, puisqu’elle empêche que, pendant cinq ans, on remette en cause la politique choisie. Cela donne un pouvoir bien trop grand à l’exécutif.

La tentation sera grande, si la société n’adhère pas à la politique menée par ce pouvoir peu légitime, de dériver encore davantage vers l’autoritarisme. Après le sortilège viendra le temps des maléfices.

 

Pourquoi tout le monde crée des mouvements et plus personne ne crée de partis

Galaad Wilgos — 31.07.2017 – 7 h 00, mis à jour le 31.07.2017 à 7 h 01

Benoît Hamon, le 1er juillet 2017, lors de la création du Mouvement du 1er juillet | JACQUES DEMARTHON / AFP.
Benoît Hamon, le 1er juillet 2017, lors de la création du Mouvement du 1er juillet | JACQUES DEMARTHON / AFP.

La mode est aujourd’hui aux mouvements. Ceux qui veulent faire «bouger les lignes» au sein de leur parti ou créer une organisation susceptible de les porter au pouvoir rechignent désormais à s’appeler parti. Au contraire, il s’agit d’accueillir tous les citoyens –d’être citoyen–, de privilégier le «transpartisan», de se «régénérer au-delà des partis politiques», comme l’affirmait Benoît Hamon à l’occasion de l’annonce du lancement de son nouveau mouvement le 1er juillet, et ce dans le but de «reconstruire une gauche inventive qui dépassera les étiquettes politiques».

En Italie, c’est le Mouvement 5-Étoiles lancé par Beppe Grillo; en Espagne, c’est Podemos qui se voulait une sorte de «mouvement-parti» découlant du mouvement social du 15-M (mieux connu sous le nom des Indignés); en Belgique, le Mouvement de gauche a fusionné avec la coopérative VEGA pour donner le mouvement Demain (oui, avant celui d’Anne Hidalgo et Martine Aubry!). Quant à la France, nous ne sommes pas en reste: en avril 2016, En Marche! était lancé en se voulant un mouvement (officiellement, il n’était alors pas encore question de candidature aux élections), tandis que Jean-Luc Mélenchon lançait le mouvement de la France insoumise. Et ce quelques années après avoir fondé le Mouvement pour la VIe République, «une première expérience pour essayer des choses, concentrée sur la VIe République» et qui fut un «beau laboratoire» selon Sophie Rauszer, porte-parole sur les questions européennes de la France insoumise. Même Marine Le Pen a lancé en 2012 son Rassemblement Bleu Marine, «mouvement pour tous les patriotes amoureux de la France».

Désaffection pour les partis

Mais pourquoi cet engouement pour les mouvements? Et tout d’abord, qu’est-ce qu’un mouvement? Peu de gens semblent s’accorder sur une définition. Dans les années 1960-1970, Alain Touraine, principal sociologue des mouvements sociaux à l’époque, en donnait la définition suivante:

«C’est la conduite collective organisée d’un acteur de classe luttant contre son adversaire de classe pour la direction sociale de l’historicité dans une collectivité concrète.»

Une définition restreinte excluant les nouveaux mouvements sociaux ayant émergé durant ces décennies (régionalisme, féminisme, etc.). Le sociologue Erik Neveu lui préfère une définition plus large, où un mouvement social désigne une «forme d’action collective concertée en faveur d’une cause»: «il s’agit d’un agir-ensemble intentionnel, marqué par le projet explicite des protagonistes de se mobiliser de concert. Cet agir-ensemble se développe dans une logique de revendication, de défense d’un intérêt matériel ou d’une “cause”».

La France en a connu, ces dernières décennies, certains de grande ampleur proches de partis politiques, de la Manif pour tous, proche de la droite de LR et de l’extrême-droite, à SOS Racisme, proche du PS, qui a lancé la carrière politique de personnalités comme Malek Boutih ou Harlem Désir. Juridiquement, le statut de ces mouvements demeure flou: souvent enregistrés en tant qu’association à l’instar des partis politiques, comme pour En Marche!, ils peuvent aussi être de simples associations de fait, courants de pensée interne à un parti politique ou centres de réflexion pour faire avancer certaines idées à l’intérieur ou en dehors des structures traditionnelles.

Plusieurs raisons peuvent expliquer la préférence pour le concept de mouvement par rapport à celui de parti –dont la définition habituelle le résume à sa fin: un parti est une organisation défendant un certain nombre d’idées et dont le but est de conquérir puis d’exercer le pouvoir. À commencer par un rejet des partis politiques qui n’a cessé de croître. Ainsi, dans un sondage Ipsos de 2014, seuls 8% des Français déclaraient avoir confiance dans les partis politiques. Un sondage Harris Interactive d’avril 2016 pour LCP notait que les Français associaient spontanément les partis politiques au mensonge.

Il est vrai que depuis quelques décennies maintenant, les partis sont les mal-aimés de la politique: structures trop hiérarchisées, apparatchiks qui monopolisent les directions, autoritarisme sont dénoncés, alors que le nombre d’adhérents a chuté de manière radicale depuis des années. Comme nous l’explique Sophie Rauszer, «il y a un dégoût des partis politiques de la Ve République qui sont nécrosés, notamment dans leurs les méthodes de fonctionnement parfois sectaires ou autoritaires. Ce n’est pas pour rien que les deux partis principaux ont été éliminés». Un constat que partagent les chercheurs du Cevipof Bruno Cautrès et Madani Cheurfa, cités par Le Monde, qui évoquent l’absence de travail de réflexion des partis en comparaison des think-tanks, instituts ou mouvements.

Comme la société, les partis ont évolué: des partis de cadres des élites bourgeoises et parlementaires, on est passé, grâce notamment au suffrage universel, aux partis de masse (dont l’archétype était le PCF de 1946) pour arriver aux partis «attrape-tout» qui à la fin des années 60, notamment avec le développement de la communication de masse, de la désaffection politique et de l’individualisation des désirs, cherchaient à défendre des «enjeux peu susceptibles de soulever une hostilité dans la communauté». Enfin, les partis se sont cartellisés selon les politistes Richard Katz et Peter Mair, cités par Le Monde:

«Les aides financières et l’alternance politique ont amené ces organisations à se « partager » le pouvoir d’Etat et à se transformer en « gestionnaires de l’exécutif » et des pouvoirs régionaux. […] Pour éviter d’être écartées des responsabilités, elles ont verrouillé un système électoral qui les favorise et les finance.»

Selon eux, c’est bien ces changements qui ont poussé à une forme de défiance par rapport à ces partis gouvernementaux, ainsi qu’à la montée de partis protestataires.

Nouvel esprit du capitalisme

À ces évolutions s’ajoute aussi un changement radical. Après Mai 68, qui a vu émerger une critique radicale des partis et de leurs structures bureaucratiques, verticales et centralisées ainsi qu’une valorisation concomitante de l’autonomie, de la participation et de l’horizontalité, la mode était dans les années 70 aux nouveaux mouvements sociaux, décentralisés et méfiants par rapport aux partis politiques. Vint alors l’intégration de cet imaginaire radical, et notamment de la «critique artiste» très en vogue durant le printemps de 68, par le capitalisme lui-même. Une récupération qui permettra au capitalisme de se régénérer et qui produira ce que Luc Boltanski et Eve Chiapello ont nommé, dans leur livre Le nouvel esprit du capitalisme (Gallimard), le «troisième esprit du capitalisme». Un esprit dont les maîtres mots sont réseaux, autonomie, employabilité, horizontalité, participation, etc. Soit les mots d’ordre de Mai 68… mais dans un cadre capitaliste –ainsi que l’indiquait déjà dans les années 1980 toute la littérature du management. Cela ne pouvait qu’avoir un impact sur la structure des organisations partisanes, comme les deux auteurs le disaient déjà dans un entretien paru en 2000:

«L’histoire montre que les mouvements critiques, parce qu’ils participent au même monde que les institutions qu’ils critiquent, en partagent de très nombreuses caractéristiques. Les syndicats et partis du deuxième esprit du capitalisme étaient coordonnés par la hiérarchie et la planification, étaient des mondes où les hommes dominaient sans partage, reléguant les femmes à l’exécution, ainsi que des mondes relativement autoritaires. Ils n’avaient rien à envier sur ce plan aux entreprises. Les mouvements critiques du troisième esprit du capitalisme, de même, partageront avec le procès qu’ils critiquent de nombreuses caractéristiques: le réseau internet, des jeux d’alliances avec une nébuleuse d’autres organisations critiques, petites et grandes, en France et à l’étranger, une gestion en partie par projets, etc.»

De fait, comme le rappelle au Monde Yves Sintomer, de l’université Paris-VIII et spécialiste de la démocratie participative, on «assiste à des engagements ponctuels, flexibles, distanciés, dans des communautés plus ouvertes, pour défendre des causes d’un moment». Le militantisme n’a donc pas disparu, il a revanche muté avec les évolutions de la société et des individus qui la composent, privilégiant un engagement moins total, plus occasionnel, réticulaire, fluide, citoyen, sans contraintes, etc. Liquide, aurait dit le défunt sociologue Zygmunt Bauman, qui expliquait dans un entretien que «la tendance à substituer la notion de “réseau” à celle de “structure” dans les descriptions des interactions humaines contemporaines traduit parfaitement [le] nouvel air du temps. Contrairement aux “structures” de naguère, dont la raison d’être était d’attacher par des noeuds difficiles à dénouer, les réseaux servent autant à déconnecter qu’à connecter…».

Le constat vaut aussi pour les mouvements vis-à-vis des partis et est exemplifié par le mouvement En Marche! pour lequel, à l’inverse des vieux partis, il suffit de s’inscrire sur un site web, sans encartement ni cotisation, pour participer à la vie du mouvement. Daniel Bensaïd, dans un entretien croisé pour la revue Actuel Marx, alertait cependant en 2009 contre le danger de parler d’un changement manichéen:

«Il serait simpliste d’opposer une culture décentralisée, réticulaire, aux formes syndicales ou partisanes centralisées isomorphes à une certaine figure de l’État. Il s’avère que le discours sur les réseaux et la fluidité est tout aussi isomorphe à la société liquide d’un capitalisme libéral qui n’en conjugue pas moins, avec efficacité, centralisation et décentralisation, comme l’illustre à merveille l’organisation de Wal-Mart.»

Partis et mouvements sont-ils vraiment si différents?

Dès lors, sous couvert de modernité et de rapprochement du citoyen, n’est-on pas en train de repeindre la vieille bâtisse des partis politiques en y accolant le mot de «mouvement», moins connoté, plus «fluide», postmoderne? Observons ainsi que le «mouvement» En Marche! n’est en réalité qu’un «parti comme les autres», avec des «référents» par départements à la tête de comités locaux, et a bien sûr présenté, avec succès, des candidats aux élections.

Cette contradiction –ou cette dialectique selon ses partisans– entre horizontalité proclamée et verticalité factuelle se retrouve aussi dans La France insoumise. Inspirée par les théories de Chantal Mouffe pour qui la présence d’un leader charismatique est cruciale pour un mouvement populiste, celle-ci accueille en son centre la figure de Mélenchon alors qu’elle promeut pourtant les réseaux (notamment sociaux), l’horizontalité, la prolifération des initiatives autonomes, le relativité des désirs et des engagements et la participation citoyenne intermittente (notamment via internet). Une stratégie populiste qui, selon Jean-Yves Pranchère, professeur de philosophie politique à l’Université libre de Bruxelles, «associe rhizome anarchique et verticalité gaullienne».

Nous assistons donc à l’émergence, non pas d’un idéal-type nommé «mouvement», mais bien à l’adaptation des structures partisanes aux changements qui touchent la société et donc par la même occasion la démocratie représentative. Mais avec un manque d’ossature qui semble paradoxalement favoriser la centralité d’un individu providentiel et de son équipe rapprochée.

http://www.slate.fr/story/145944/partis-mouvementshttp://www.slate.fr/story/145944/partis-mouvements

Des figurants payés pour «faire le show» lors de la convention de LREM ? Une militante l’affirme

Voilà qui peut raisonnablement questionner (et le pigeons vont encore payer avec toute la basse cour?):

« En raison de sa large victoire aux élections législatives qui lui assure 20 millions d’euros d’aides publiques par an, le parti peut se permettre de proposer une adhésion gratuite. Une inscription simplissime qui, selon elle, ne manquera pas à l’avenir de poser un problème de crédibilité au parti : «Il y a un adhérent qui m’a dit : « J’ai adhéré au nom d’Alain Juppé » […] et on lui a dit : « Merci Alain Juppé d’avoir voté pour le statut »». Le 8 juillet, le parti revendiquait 370 000 adhérents.
Des faux membres de LREM ?
Plus troublant encore, la porte-parole des Marcheurs en colère affirme avoir rencontré de faux membres de LREM, engagés pour contribuer à l’ambiance de la convention du parti du 8 juillet à la Villette, à Paris. «J’ai discuté avec des gens qui étaient là pour faire le show et qui m’ont dit avoir été payés», affirme Tiphaine Beaulieu à Sputnik, ce qu’elle juge «très grave». Elle ajoute : «Ce mélange des genres pourrait être perçu comme une énorme escroquerie et […] manipulation de masse». …

Des figurants payés pour «faire le show» lors de la convention de LREM ? Une militante l'affirme© Lucas RT France – Capture d’écran Twitter
Public durant la convention de LREM le 8 juillet 2017 à Paris

Dans un entretien téléphonique accordé à Sputnik, Tiphaine Beaulieu, porte-parole du collectif Les marcheurs en colère, a dressé un portrait du fonctionnement de LREM pour le moins éloigné des affirmations des responsables du parti présidentiel.

Interrogée par l’agence de presse russe Sputnik, la porte-parole du collectif «Les marcheurs en colère», composé de militants de La République en marche (LREM), dénonce le fonctionnement interne du parti de la majorité présidentielle ainsi que ses nouveaux status.

 

statuts.

« Katarina d’En Marche », tout le monde peut appeler en disant ça

Dénonçant un problème de «management au sein de La République en marche», la marcheuse finistérienne pointe notamment du doigt le manque de transparence de la formation politique. Les interlocuteurs des adhérents seraient, à l’en croire, difficilement identifiables : «On n’a pas d’interlocuteurs. Les interlocuteurs sont des salariés d’En marche !, responsables de pôles territoires mais ce ne sont pas des décideurs [ce sont] des gens qui nous appellent et nous présentent ni leur fonction [ni leur nom]. « Katarina d’En Marche ! », tout le monde peut appeler en disant ça». Les interlocuteurs auxquels peuvent s’adresser les adhérents du parti ne seraient que «deux, trois» par comité local.

Il y a un adhérent qui m’a dit : « J’ai adhéré au nom d’Alain Juppé »

Un autre élément dénoncé par la partisane mécontente est le manque de filtres à l’adhésion du parti qui se fait gratuitement par simple enregistrement en ligne. En raison de sa large victoire aux élections législatives qui lui assure 20 millions d’euros d’aides publiques par an, le parti peut se permettre de proposer une adhésion gratuite. Une inscription simplissime qui, selon elle, ne manquera pas à l’avenir de poser un problème de crédibilité au parti : «Il y a un adhérent qui m’a dit : « J’ai adhéré au nom d’Alain Juppé » […] et on lui a dit : « Merci Alain Juppé d’avoir voté pour le statut »». Le 8 juillet, le parti revendiquait 370 000 adhérents.

Des faux membres de LREM ?

Plus troublant encore, la porte-parole des Marcheurs en colère affirme avoir rencontré de faux membres de LREM, engagés pour contribuer à l’ambiance de la convention du parti du 8 juillet à la Villette, à Paris. «J’ai discuté avec des gens qui étaient là pour faire le show et qui m’ont dit avoir été payés», affirme Tiphaine Beaulieu à Sputnik, ce qu’elle juge «très grave». Elle ajoute : «Ce mélange des genres pourrait être perçu comme une énorme escroquerie et […] manipulation de masse».

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Des accusations graves portées par la représentante d’adhérents qui se retrouveraient marginalisés en raison de leurs critiques adressées aux cadres du parti. Au sein de celui-ci, toutes les personnes émettant publiquement des réserves sur le fonctionnement interne seraient, à en croire Tiphaine Beaulieu, «systématiquement black-listés», et leur accès à leur espace privé du site de LREM retiré.

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Une grogne croissante parmi les troupes macronistes ?

Les voix dissonantes dénonçant le fonctionnement du parti se font de plus en plus nombreuses depuis le vote en ligne des nouveaux statuts du parti par les adhérents le 30 juillet 2017. Rémi Bouton, porte-parole du collectif «Démocratie en marche», avait ainsi dénoncé le fonctionnement «pyramidal» du parti. Le collectif a par ailleurs engagé des poursuites pour contester les nouveaux statuts qui, selon lui, n’ont pas été élaborés en collaboration avec les adhérents, contrairement à ce que les leaders macronistes affirment.

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Jean-Pierre Mignard, avocat ayant participé à la rédaction des statuts du parti, avait justifié auprès de l’AFP le choix de cette structure comme un moyen d’«éviter des compétitions destructrices à l’intérieur du parti», en refusant la «structuration en courants». Une stratégie qui semble ne pas avoir rempli ses objectifs, comme le prouve ce vent de dissidence au sein du parti.

Bien fait pour eux! Ils ont cherché….. (Macron). A présent ils vont récolté ce qu’ils ont semé !!!

Lire aussi : Ils avaient voté Macron à 93% : les Français de l’étranger grandes victimes des coupes budgétaires ?

https://francais.rt.com/france/41653-figurants-auraient-ete-payes-pour-faire-show-convention-lrem-juillet

Blanrue écrit à BHL qui l’a honteusement accusé d’antisémitisme dans « Le Point ».

mardi 1 août 2017

Blanrue, Elsa Zylberstein et Yannou le 4 octobre 2009
Salut Bernard !
 
Tandis que je passe des vacances bien méritées sur les bords de la lagune, on m’informe que vous me qualifiez d’antisémite dans votre bloc-notes du Point.
 
Dans Le Point, Bernard ! Quelle idée ! 
 
Ce magazine a hébergé l’un de mes articles en 2012, consacré aux prophéties de saint Malachie. Rendez-vous compte : c’était il y a cinq ans à peine ! C’est-à-dire bien après la parution de l’article qu’Alain Gresch a consacré à mon livre Sarkozy, Israël et les juifs (Oser dire, 2009) sur le blog du Monde diplomatique, lequel article vous donne des boutons. 
 
Pensez-vous qu’au sein de la rédaction de cet excellent hebdomadaire qu’est Le Point se cachent des extrémistes désireux de promouvoir un ennemi juré des juifs qui aurait pour nom Blanrue ? C’est improbable, n’est-ce pas ? Je vous le dis comme je le pense, Bernard : stop au complotisme ! 
 
J’espère que vous ne lancez pas une telle accusation à mon endroit parce que je suis français, Bernard. J’ai appris que, depuis l’un de vos livres intitulé L’Idéologie française, vous aviez un problème avec mon pays que vous suspectez d’être d’essence fasciste et qu’il vous est même arrivé de vous réjouir en public qu’on « rabatte le caquet du coq gaulois ». 
 
Il serait donc important que vous me disiez, en toute franchise, si mes origines vous déplaisent, auquel cas je me verrais dans l’obligation de saisir une ligue de vertu afin qu’elle vous remette dans le droit chemin de l’amour universel.
 
Je sais que la vérité vous importe modérément, du moins tant qu’elle n’émane pas d’un ouvrage de Jean-Baptiste Botul, mais je tiens tout de même à vous faire remarquer, Bernard, que je ne suis pas antisémite pour un sou. Pour un sou, c’est le cas de le dire, car mon casier judiciaire est, sur ce point comme sur tous les autres, aussi vierge que sainte Marie, la mère du Christ, que votre sublime soeur Véronique tient, je crois, en très haute estime. 
 
Un ami commun, écrivant chez vous, à votre botte, pourrait vous montrer les nombreuses pages de ses livres qui ont en réalité été rédigées par mes soins, y compris celles d’un ouvrage ayant reçu récemment un prix prestigieux pour lequel vous l’avez félicité. Comment cela se pourrait-il si j’étais antisémite ? Réfléchissez deux minutes, Bernard ! Cela ne se peut !
 
Je pense aussi à notre copine d’origine brésilienne, Maria de Franca, rédactrice en chef de La Règle du Jeu depuis 2008 (blog où vous publiez également votre bloc-notes du Point), qui pourrait à son tour vous raconter par le menu, et en se tapant sur les cuisses, quel bon réveillon nous avons passé ensemble chez son vieux papa sympa, juste avant qu’elle n’entre dans votre boîte, et quel fut mon rôle dans son processus de naturalisation française à l’époque où elle faisait la navette entre São Paulo et la Porte de Clignancourt. 
 
Quelle rigolote, cette Maria ! Et quel être serviable, dévoué ! Vous l’appréciez beaucoup, paraît-il. Oh, je le comprends. 
 
J’allais oublier de vous dire que j’ai participé à l’écriture d’une chanson de votre dame, je parle d’Arielle Dombasle. Mais il est vrai qu’elle l’ignore car je n’étais que le ghostwriter de l’auteur des paroles, qui, épuisé d’avoir à pondre de mauvaises rimes pour une crécelle décrépite, fit appel à mes modestes services par une nuit de profond désespoir. Nous nous sommes bien amusés ! Le résultat dépassa toutes nos espérances ! Je ne me repasse jamais cette chanson sans sourire, car j’ai bien conscience que cette chère Arielle, plus évaporée que nature, ne sait pas du tout ce qu’elle miaule. 
 
En revanche, si vous voulez tout savoir, il est exact que je vous tiens pour un membre influent des réseaux israéliens en France et qu’à mes yeux vous êtes coresponsable de la politique belliqueuse qu’a menée mon pays en Libye et qu’il poursuit au Proche-Orient, ce qui nous vaut de vivre, jour et nuit, depuis des années, sous la menace terroriste islamiste.
 
Aussi, Bernard, j’espère qu’un jour vous serez jugé pour vos méfaits et condamné à la lourde peine que vous méritez. 
 
Recevez les sentiments que vos écrits et votre attitude suscitent en moi.
 
Paul-Éric Blanrue