The Nation pulvérise la fable du « Russiagate » qui a servi d’excuse pour imposer encore plus de « sanctions » à la Russie

La « manip’  » qui a servi d’excuse pour imposer plus de sanctions à la Russie 

Etats-Unis Russie

 Le Russiagate restera dans l’histoire comme un des plus gros mensonges jamais inventés par les agences de renseignement US.

The Nation vient juste de publier un article exceptionnel, qui fait table rase de la fable du « Russiagate ».

Nous conseillons vivement aux lecteurs de TheDuran de cliquer sur le lien ci-dessous et de lire tout l’article qui révèle, en détail, le mensonge Hillary-Clinton-État Profond-CND sur la Russie.

Nous sommes certains qu’aucun organe de la presse mainstream ne publiera les faits rapportés par cet article.

En voici quelques extraits, tels qu’ils sont rapportés par Patrick Lawrence, dans The Nation.

Il n’y a pas eu de piratage du système du Comité National Démocrate (CND) le 5 juillet de l’année dernière : ni par les Russes ni par personne d’autre. Des preuves scientifiques solides prouvent aujourd’hui qu’il s’est agi d’une fuite, d’un téléchargement exécuté localement au moyen d’une clé-mémoire ou de tout autre dispositif portable de stockage de données. En bref, ce fut ce qu’on appelle « an inside job » (un coup monté) par quelqu’un qui avait accès au système informatique du CND. Ce qui jette un doute sérieux sur le prétendu « piratage » initial, supposé avoir conduit à la publication d’un très grand nombre de documents par Wikileaks l’été dernier.

Un examen judiciaire de documents rendus publics deux semaines avant la fuite du 5 juillet, par une personne ou une entité connue sous le nom de Guccifer 2.0, montre qu’ils étaient frauduleux : avant que Guccifer les mette en ligne, ils avaient été falsifiés, c’est-à-dire découpés et collés dans un modèle de document vierge dont la langue par défaut était le russe. Guccifer a assumé le 15 juin la responsabilité d’une intrusion dans le système CND, intrusion déclarée le 14 juin et proclamée « source de Wikileaks », chose qui était essentielle pour la crédibilité du récit officiel impliquant la Russie dans ce qui allait bientôt devenir une « opération pirate de grande envergure » coulée dans le bronze. Pour dire simplement  les choses : l’examen scientifique judiciaire réduit à néant cette fable.

roumanie

On se rappellera l’arrestation du Roumain Marcel Lehel Lazar, connu sous le pseudo de Guccifer, et  sa condamnation, le 1er septembre 2016, à 52 mois de prison, suivie d’une demande d’extradition vers la Roumanie pour y purger une autre peine avant celle des USA.

Pourquoi le CND ne voulait pas remettre ses serveurs au FBI pour examen…

L’expert légal travaille sur les documents publiés par Guccifer 2.0, en se concentrant pour l’instant sur l’intrusion du 5 juillet dans le serveur du CND. Le contenu des fichiers Guccifer est connu – ils ont été publiés en septembre dernier – et n’intéressent pas l’expert. Son travail porte sur les métadonnées de ces fichiers. Les données en question ne sont pas arrivées jusqu’à lui par des moyens clandestins. Simplement, l’expert légal a un accès à ces fichiers que les autres n’ont pas eu. C’est cet accès qui pousse Kirk Wiebe et quelques autres à suggérer que l’expert est probablement quelqu’un appartenant à une agence comme le FBI, possédant un talent et une formation exceptionnels. « L’expert légal a déverrouillé et analysé ce qui avait été les fichiers verrouillés que Guccifer est censé avoir prélevés sur le serveur du CND » a expliqué Skip Folden dans une interview. « Pour y arriver, il lui fallait un “privilège d’accès”, autrement dit une clé ».

Qu’est-ce que l’expert – ils l’appellent « Forensicator », nous allons désormais faire de même – a prouvé après avoir tourné sa clé ? Comment ? Qu’est-ce que prouve le travail effectué sur ce qu’il a trouvé ? Comment ?

Les premières trouvailles décisives de Forensicator, rendues publiques dans le journal en date du 9 juillet, concernent le volume du matériel censé avoir été piraté et ce qu’on appelle le taux de transfert – c’est-à-dire le temps que prendrait un piratage effectué de loin [de Russie, ndt]. Les métadonnées ont établi plusieurs faits à ce propos avec une précision minutieuse : dans la soirée du 5 juillet 2016, 1.976 mégabytes de données ont été téléchargés à partir du serveur du CND. L’opération a pris 87 secondes. Cela donne un taux de transfert de 22.7 mégabytes par seconde.

Ces statistiques sont de notoriété publique et elles sont essentielles pour réfuter la théorie du piratage. Aucun fournisseur d’accès à Internet, de ceux auxquels un pirate aurait dû avoir recours mi-2016, n’était capable de télécharger des données à une telle vitesse. Pour aggraver encore cette contradiction, Guccifer a prétendu avoir effectué son piratage depuis la Roumanie, ce qui, pour de nombreuses raisons techniquement appelées delivery overheads [?], devait ralentir la vitesse d’un piratage en l’éloignant plus encore des vitesses maximales possibles.

Quelle est la vitesse maximale possible ? Forensicator a récemment procédé à un test en téléchargeant un volume de données équivalent (et en utilisant une rapidité de transfert qui n’était pas accessible en 2016) d’une distance de 40 miles de son ordinateur, via un serveur qui se trouvait à 20 miles, et il a pu atteindre une vitesse de téléchargement de 11.8 mégabytes par seconde – soit la moitié de ce que l’opération CND aurait nécessité si elle avait été un piratage. D’autres enquêteurs ont élaboré sur cette trouvaille. Folden et Edward Loomis invoquent une étude publiée le 3 août 2016 par www.speedtest.net/reports, qui est très fiable et qu’ils l’utilisent pour leur répertoire. Cette étude indique que les plus grandes vitesses ISP [des Fournisseurs d’accès à Internet], dans la première moitié de 2016, ont été atteintes par Xfinity et Cox Communications. Ces vitesses s’étageaient entre 15 .6 mégabytes par seconde et 14.7 mégabytes par seconde. Des pics de vitesse plus élevés ont été constatés de façon intermittente, mais n’ont quand même jamais atteint les 22.7 mégabytes requis par seconde.

 « Une vitesse de 22.K7 mégabytes ne peut tout simplement pas être atteinte, surtout si nous parlons d’un transfert de données transocéanique » dit Folden. « Si nous nous basons sur les données qui sont en cause, ce qu’on a appelé un piratage est impossible. »  La semaine dernière, Forensicator a rendu public un test de vitesse qu’il a effectué plus récemment. Ce test renforce considérablement ces conclusions. « Un taux de transfert de 23 MB/s (mégabytes par seconde) n’est pas que hautement improbable, mais carrément impossible à atteindre pour communiquer des données Internet à toute distance un peu importante. « De plus, les vitesses de copie locales sont mesurées, et les mesures démontrent que 23 MB/s est un taux de transfert typique quand on utilise une clé USB-2 flash. »

L’horodatage des métadonnées fournit d’autres preuves encore de ce qui s’est passé le 5 juillet. L’enregistrement horodaté du téléchargement montre qu’il a été fait dans le fuseau horaire de l’est à environ 18h45’. Ceci confirme que la personne qui est entrée dans le système du CND se trouvait quelque part sur la Côte Est des États-Unis. Théoriquement, l’opération aurait pu se faire à Bangor ou à Miami ou quelque part entre les deux, mais pas en Russie ni en Roumanie, ni nulle part ailleurs en dehors de la zone EDT. Ajouté aux trouvailles de Forensicator sur le taux de vitesse de transfert, l’horodatage apporte une preuve supplémentaire de ce que le transfert a été opéré localement, puisque les delivery overheads – flux de conversion des données par paquets, séquençage et synchronisation, procédures de vérifications, etc. – dégradent plus ou moins fort les transferts de données par Internet, selon la distance qu’elles doivent parcourir.

En outre, il y a la falsification des documents que Guccifer 2.0 a mis en ligne le 15 juin, lorsqu’il s’est manifesté pour la première fois. Ceci est apparu au grand jour quand les chercheurs ont traversé ce que Folden appelle la couche supérieure des métadonnées de Guccifer et ont commencé à analyser ce qui se trouvait dans la couche inférieure. Ils ont découvert que les cinq premiers fichiers que Guccifer a rendus publics avaient chacun été introduit, via des couper-coller, dans une seule matrice, en les immergeant dans ce qui pourrait passer de façon plausible pour de empreintes russes. Mais ce n’en étaient pas : les marqueurs russes avaient été insérés artificiellement avant la mise en ligne. « Il est clair, » a écrit, dans un rapport sur la question, un autre expert légal qui signe HET, « que les métadonnées ont été délibérément falsifiées et que les documents qui en ont résulté ont été délibérément collés dans un document Word russifié, au moyen de la langue russe et des styles de titres. »

À noter dans ce contexte : la liste des cyber-outils de la CIA que Wikileaks a commencé à divulguer au mois de mars en l’appelant Vault 7 [Chambre forte 7] en compte un appelé Marble [marbre ou bille] qui est capable d’occulter l’origine de documents dans des opérations sous faux drapeau et de laisser des marques désignant ce que la CIA veut montrer du doigt. (Il peut également « désocculter » ce qui a été occulté.) On ne sait pas si cet outil a été utilisé dans le cas Guccifer, mais c’est à ce genre de choses qu’il sert.

Voici une chronologie qui impose une logique convaincante à cette succession complexe d’événements :

Le 12 juin de l’an dernier, Julian Assange a annoncé que Wikileaks détenait et allait publier des documents se rapportant à la campagne présidentielle de Hillary Clinton.

Le 14 juin, CrowdStrike, une boîte de cyber-sécurité travaillant pour le CND, annonçait sans en apporter la preuve, qu’elle avait trouvé des logiciels malveillants sur les serveurs du CND et qu’elle avait des preuves que c’étaient les Russes qui les y avaient plantés..

Le 15 juin, Guccifer 2.0 faisait pour la première fois son apparition et assumait la responsabilité du « piratage » déclaré le 14 juin et prétendait être une des sources de Wikileaks. Il mettait alors en ligne les documents falsifiés qui viennent d’être décrits.

Le 5 juillet, Guccifer prétendait à nouveau avoir piraté à distance les serveurs du CND, et l’opération était instantanément décrite comme une autre intrusion attribuable à la Russie. Pratiquement aucun média n’a mis ces affirmations en doute.

Il ne faut pas cogiter beaucoup pour comprendre la signification de cette séquence. Par son annonce du 12, Assange avisait le CND qu’il lui restait un peu de temps, probablement pas beaucoup, pour agir préventivement contre la publication imminente de documents qui lui seraient préjudiciables. Le CND a-t-il, dans la hâte, sorti Guccifer d’un chapeau, pour créer un cyber-saboteur dont la trace conduise à la  Russie ? Il n’y en a pas de preuve, ni dans un sens ni dans l’autre, mais il est parfaitement légitime de poser la question, dans le contexte de la chronologie des VIPS. Wikileaks a commencé à publier le 22 juillet. À ce moment-là, l’histoire d’une prétendue interférence russe dans le processus électoral de 2016 était déjà bien enracinée. Et en un rien de temps, Assange allait être catalogué « agent russe ».

Selon toute évidence pondérée, la charade officielle prétendant attribuer un effort de piratage systématique à la Russie – les événements de la mi-juin et du 5 juillet de l’année dernière en étant le fondement – est si minable que les contribuables devraient exiger d’être remboursés. Les conclusions de la Communauté du Renseignement – le rapport soi-disant définitif « digne de confiance » – ont été accueillies comme risiblement peu convaincantes lorsqu’elles ont été publiées le 6 janvier. Ray McGovvern les a qualifiées de « honte de la profession du renseignement ». Elles sont vierges de toute preuve du début à la fin, en ce qui concerne quelque événement que ce soit dans lequel la Russie aurait pu être impliquée. James Clapper, l’ancien directeur du Renseignement National, a admis en mai que des analystes « triés sur le volet » de trois agences (et non des 17 mentionnées précédemment) ont rédigé le machin. Il y a une façon de comprendre « triés sur le volet » moins évidente qu’il n’y paraît. Le rapport a été prélevé, de bric et de broc, à l’échelle de l’agence. C’est là la manière dont ces gens nous parlent depuis un an.

D’autres mensonges de la CIA et du Renseignement US à propos du Russiagate :

Le FBI n’a jamais examiné les serveurs des ordinateurs du CND, omission qui est au-delà de l’absurde. Au lieu de quoi il s’est fié aux rapports émis par CrowdStrike, firme pleine à ras bord de conflits d’intérêts qui vont bien au-delà du fait qu’elle est employée par le CND. Dmitri Alperovitch, son co-fondateur et directeur technique, est réputé pour sa tenace russophobie. Il est un membre important de l’Atlantic Council, qui souffre du même préjugé. Les problèmes de ce genre sont sans nombre.

« Nous nous en tenons à notre rapport, » a dit CrowdStrike, quand on lui a montré les résultats d’enquête. CrowdStrike prétend que, le 5 juillet au plus tard, tous les logiciels malveillants avaient été enlevés des serveurs du CND. Mais la présence ou l’absence de logiciels malveillants à cette date est sans signification, parce qu’il est prouvé que l’événement du 5 juillet était une fuite interne et non un piratage. Les logiciels malveillants n’ayant rien à voir du tout avec les fuites, la logique de CrowdStrike paraît singulièrement circulaire.

[…]

Alex Christoforou – TheDuran – 11 août 2017

Article original : http://theduran.com/must-read-the-nation-destroys-the-rus…

Source: http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2017/08/13/en-direct-du-bac-a-sable-sous-lsd-4-8755696.html

La Corée du Nord : un potentiel minier exceptionnel

US vs Corée… BON SANG, L’EXPLICATION ÉTAIT POURTANT SI SIMPLE!…
« la Corée du Nord, avec toutes ces ressources, pourraient commencer à ressembler de plus en plus aux riches États pétroliers du Golfe….La Corée devrait également se tourner avec d’autres pays qui ont notamment la technologie des métaux rares.

Ça explique beaucoup de choses, ces salopards voudraient bien mettre la main sur le pactole

Après le lancement par la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) du satellite Unha-2, la Korea Mining and Development Corporation figure parmi les trois sociétés nord-coréennes soumises à des sanctions du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Un choix logique au regard de la stratégie américaine de pressions économiques sur Pyongyang, qui rappelle par ailleurs une donnée essentielle : les mines constituent une richesse majeure de la RPD de Corée.

Avec des ressources minières estimées à 24 fois celles de la Corée du Sud, la République populaire démocratique de Corée possède un atout économique majeur, notamment dans la perspective d’une réunification de la péninsule, puisqu’elle rétablirait une complémentarité entre le Nord (où étaient implantées la majorité des industries lourdes en 1945) et le Sud, qui abrite traditionnellement les meilleures terres agricoles.

Selon la Banque de Corée (du Sud), le secteur minier représentait 8,7 % du produit intérieur brut de la RPDC en 2004 : si les ressources énergétiques (charbon) forment la principale ressource dans la production minière, devant le fer, le sous-sol nord-coréen est également riche en plusieurs minerais stratégiques : ses réserves de magnésite, tungstène, graphite (production 2006 : 32.000 tonnes ; 6 % des réserves mondiales), or (production 2006 : 2 tonnes) et molybdène placent la RPDC dans les dix premiers rangs mondiaux. Le sous-sol nord-coréen contient également du tungstène, du mercure, des phosphates, de l’argent, du fluor, du titane, du molybdène. La Corée du Nord possède également du sable, du gypse et du marbre.

La Corée du Nord est le premier ou le deuxième pays au monde (après la Chine) pour les réserves de magnésite, estimées à 490 millions de tonnes, en outre de très bonne qualité. La production annuelle de magnésite (10 % du total mondial) classe la Corée du Nord au troisième rang mondial.

S’ajoutent des réserves en pétrole offshore, non exploitées, en mer de l’Ouest, dont la localisation est à cheval entre les espaces maritimes chinois et nord-coréen.

La production de charbon (principalement d’anthracite, dont les réserves sont estimées à 1,8 milliard de tonnes), soit 23 millions de tonnes par, est répartie entre 600 mines. Elle est concentrée dans les régions de Kaechon, Pukchang, Sunchon, et de Tockchon, dans le Sud Pyongan, et à Saebyol, dans le Nord Hamgyong. Une partie de la production est exportée en Chine (soit 2,27 millions de tonnes sur la période janvier-décembre 2005, représentant près de 10 % des importations chinoises de charbon).

Les ressources en fer avaient fait, en 1970, de l’industrie sidérurgique nord-coréenne la quatrième plus puissante d’Asie, après le Japon, la Chine et l’Inde. A la fin des années 1980, l’extension du complexe de Kim Chaek avait porté le niveau annuel de la production d’acier à 7 millions de tonnes. Si la pénurie d’énergie a ensuite affecté les capacités de production, celles-ci tendent à être rétablies : en 2007, la production d’acier a été estimée à 1,23 million de tonnes (en hausse de 16 % par rapport à 2004). La production de fer (5 millions de tonnes en 2005) place la RPD de Corée au 18ème rang mondial.

Le cuivre est produit principalement dans la mine de Musan (Nord Hamgyong), la plus grande d’Asie (ses réserves sont estimées entre 3 et 7 milliards de tonnes), qui produit également du fer, et la mine d’Unryul (Sud Hwanghae) : la production de minerai de cuivre s’est élevée à 4,91 millions de tonnes en 2005 (dont 1 million de tonnes exportées en Chine en 2005, contre 600.000 tonnes en 2004) et 5,13 millions de tonnes en 2007.

S’agissant des métaux non ferreux, les principales autres productions (zinc : production 2006 67.000 tonnes, plomb : production 2006 20.000 tonnes) sont produites dans la mine de Komdok (Sud Hamgyong), et raffinées à Mungyong. La production de fluor (12.000 tonnes) classe la Corée du Nord au quinzième rang mondial.

Compte tenu de la complémentarité Nord-Sud dans le domaine minier, ce secteur a donné lieu à plusieurs projets intercoréens, conduits, côté Sud, par l’entreprise publique Korea Resources Corporation (KORES) en particulier pour l’exploitation du graphite.

Les ressources minières de la RPD de Corée font également l’objet de partenariats avec des pays étrangers, au premier rang desquels la Chine et l’Allemagne, afin notamment de moderniser les structures de production. En 2005, un accord sino-nord-coréen (entre la Compagnie chinoise des minerais métalliques et le ministère du Commerce extérieur de RPDC) a été le premier dans le secteur minier, en dehors d’une zone économique spéciale : il a porté sur les mines d’anthracite de Yongtung, dont la production annuelle s’élève à 1 million de tonnes. Le 12 décembre 2008, un accord dans le domaine charbonnier et l’industrie chimique a été signé entre la Chine et la Corée du Nord.

Des sociétés européennes – mais pas françaises – cherchent également à se positionner dans le domaine minier. Un fonds britannique, Chosun Development and Investment Fund, créé et géré par Anglo-Sino Capital Partners, a ainsi annoncé, en 2006, des projets d’investissement principalement dans le secteur minier, à hauteur de 50 millions de dollars puis de 100 millions de dollars.

Des groupes nord-coréens sont spécialisés dans la production et les échanges pour le secteur des mines, tels que la Compagnie Commerciale Coréenne Kwangsong, pour les métaux ferreux et non-ferreux, ou la Compagnie Générale Coréenne de l’Industrie de Magnésie Lourde.

Sources : Korea Energy Economics Institute, 2005 Minerals Yearbook, ministère sud-coréen de la Réunification, index mundi, Wikipédia

http://www.amitiefrancecoree.org/article-31071595.html

Venezuela : l’ambassadeur en France dénonce l’ingérence des États-Unis qui « financent et stimulent la violence pour déstabiliser le gouvernement »

c’est leur spécialité à ces pourris !!!!

Héctor Michel Mujica, ambassadeur du Venezuela en France, estime que le gouvernement américain encourage les violences anti-Maduro dans son pays car ce dernier prône « un modèle de développement différent » de celui des États occidentaux.

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franceinfoRadio France

Mis à jour le 11/08/2017 | 14:50
publié le 11/08/2017 | 14:26

Le président du Venezuela Nicolas Maduro a annoncé dans la nuit du jeudi au vendredi 11 août qu’il voulait une discussion avec Donald Trump au sujet de la crise qui secoue actuellement le pays sud-américain. Il souhaite que cette discussion ait lieu par téléphone ou qu’elle se fasse à New York à l’occasion de l’assemblée générale des Nations unies le 20 septembre. Héctor Michel Mujica, ambassadeur du Venezuela en France a estimé vendredi, sur franceinfo, que les États-Unis « financent le secteur violent de l’opposition » pour « déstabiliser le gouvernement » parce qu’il a « un point de vue et un modèle différent de celui prôné par les États-Unis et l’Union européenne. »

franceinfo : Pourquoi Nicolas Maduro dit-il que les Etats-Unis sont responsables de ce qui se passe au Venezuela ?

Héctor Michel Mujica : Depuis l’arrivée au pouvoir du président Chavez, le Venezuela a une politique de ressources naturelles et d’indépendance sur le plan international. Les États-Unis ont toujours fait comprendre aux nations de l’Amérique latine que si elles n’acceptaient pas leur point de vue, elles seraient foutues. Ils financent le secteur violent de l’opposition. Ils financent et stimulent la violence au Venezuela. Toutes les déclarations de Donald Trump sont faites pour déstabiliser le gouvernement.

Le problème n’est-il pas que le Venezuela a une économie basée uniquement sur le secteur pétrolier ?

On a investi dans le secteur industriel et agricole. On sait que le modèle rentier ne peut plus continuer. On attaque un pays parce qu’il a un point de vue et un modèle de développement différent de celui prôné par les États-Unis et l’Union européenne. Si c’était vraiment une dictature déguisée en démocratie comme c’est souvent reproché, quelles seraient les raisons qu’aurait une bonne partie de l’opposition de participer aux élections régionales à la fin de l’année ? S’ils sont élus, c’est parfait. Sinon ils crient à la fraude. C’est une guerre sur tous les fronts. Il y a des problèmes dont on ne se rend pas compte. Le Venezuela a payé sa dette mais tous les crédits internationaux sont fermés. Les agences de notations augmentent les taux d’intérêts pour nous empêcher de faire des emprunts.

Certaines personne attendaient plus et sont déçus que le changement n’arrive pas ?

Il y a eu beaucoup de changements. Il y a eu une révolution et un changement radical des institutions. Tout ce qui passe au Venezuela s’est déjà passé au Nicaragua ou à Cuba pendant l’embargo économique. Les guerres civiles provoquées de l’étranger servaient à empêcher un modèle de développement économique plus juste et plus humain.

Venezuela : « Les Etats-Unis financent et stimulent la violence pour déstabiliser le gouvernement » – Héctor Michel Mujica

Corée du Nord : Trump se dit prêt à frapper, Pyongyang évoque une « guerre nucléaire »

Il ne s’agit pas de jouer les pacifistes mais tout simplement de s’apercevoir que lorsque des fous sont à la tête d’un pays ils sont capables d’embraser le monde et de le détruire. Je crois qu’avec ces loustics la planète et ses habitants ont du soucis à se faire et ceci sans tomber dans le catastrophisme.

Corée du Nord : Trump se dit prêt à frapper, Pyongyang évoque une "guerre nucléaire"
Donald Trump le 10 août 2017 lors d’un briefing de sécurité. ((Nicholas Kamm / AFP))

L’escalade verbale entre Washington et Pyongyang s’enveniment en dépit des appels à la retenue de la Chine.

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Il n’y a personne pour éteindre le « feu et la fureur ». Et l’inquiétude internationale grandit. Donald Trump a proféré de nouvelles menaces contre la Corée du Nord, ce vendredi 11 août. L’escalade verbale entre Washington et Pyongyang s’enveniment en dépit des appels à la retenue de la Chine.

« Les solutions militaires sont maintenant complètement en place, et prêtes à l’emploi, si la Corée du Nord se comporte imprudemment », a déclaré le président américain sur son compte Twitter, une fois de plus.

« J’espère que Kim Jong-Un trouvera une autre voie ! »

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« Odieux fanatique de la guerre nucléaire »

Pyongyang, dans le même temps, qualifiait Donald Trump d' »odieux fanatique de la guerre nucléaire » par la voix de l’agence officielle nord-coréenne KCNA. Et d’ajouter :

« Trump est en train de mener la situation dans la péninsule coréenne au bord d’une guerre nucléaire« .

Face à une surenchère sans précédent entre Washington et Pyongyang, la Chine a tenté

 

« Nous appelons toutes les parties à faire preuve de prudence dans leurs mots et leurs actions, et à agir davantage pour apaiser les tensions », a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Comment éviter la guerre avec la Corée du Nord ?

La Russie « très inquiète »

Cette montée des tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord pèse sur les marchés financiers et inquiète de nombreux dirigeants mondiaux. « Je ne vois pas de solution militaire à ce conflit », a mis en garde vendredi la chancelière allemande Angela Merkel.

La nervosité a également gagné Moscou où le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est dit « très inquiet » des risques de conflit « très élevés » entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Loin de chercher l’apaisement, le président américain a au contraire multiplié ces derniers jours les déclarations bellicistes. Jeudi, Donald Trump a défendu sa formule controversée promettant « le feu et la colère » à Pyongyang estimant qu’elle n’était « peut-être pas assez dure ». Depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe des vacances, Potus assure : .

« Si la Corée du Nord fait quoi que ce soit – ne serait-ce qu’en songeant à attaquer des gens que nous aimons, ou nos alliés, ou nous-mêmes – ils devront vraiment s’inquiéter ».

Un responsable de la Maison-Blanche a toutefois indiqué qu’il ne fallait pas voir dans les propos de Donald Trump le signe d’une action militaire imminente.

« Il y a des plans militaires pour à peu près toutes les crises du globe […] Ces plans sont continuellement mis à jour et présentent des options au président. Il n’y a rien de nouveau », a dit ce responsable sous couvert d’anonymat.

Corée du Nord : quelles sont les options militaires de Donald Trump ?

L’armée américaine « prête à combattre »

L’armée américaine a indiqué vendredi être « prête à combattre » si le président américain en donnait l’ordre.

« Nous maintenons un état de préparation optimum pour faire face à la menace nord-coréenne conjointement avec nos alliés et partenaires dans la région », a déclaré le porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning à l’AFP.

Face au changement de ton à Washington, la Corée du Nord a menacé de lancer une attaque contre l’île américaine de Guam, avant-poste stratégique des forces américaines dans le Pacifique.

Ile de Guam : « On aurait 40 minutes avant qu’un missile nord-coréen nous touche »

L’armée doit présenter au jeune dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un un plan d’offensive contre Guam d’ici la mi-août, selon les militaires nord-coréens.

Quatre missiles seront tirés simultanément, a expliqué l’armée. Les engins, passant au-dessus du Japon, « voleront 17 minutes et 45 secondes sur une distance de 3.356,7 km, et s’écraseront en mer à 30 ou 40 km de Guam ». Ils s’abîmeraient ainsi à l’extérieur des eaux territoriales américaines.

Pour Donald Trump, la Chine « doit faire plus »

Selon les analystes, des tirs vers Guam placeraient Washington dans une position délicate : si les Etats-Unis ne tentaient pas de les intercepter, leur crédibilité en prendrait un coup et Pyongyang se sentirait pousser des ailes pour mener un test d’ICBM grandeur nature.

Donald Trump s’est également une nouvelle fois montré agacé par l’attitude de la Chine, principal partenaire économique de Pyongyang, qui doit « faire beaucoup plus » pour mettre la pression sur son turbulent voisin. « Cela ne va pas continuer comme ça », avait-il tonné jeudi.

Pékin prône une résolution « négociée » du dossier nord-coréen, renvoyant dos à dos Washington et Pyongyang.

Le Chine avait ainsi proposé à plusieurs reprises, pour désamorcer la crise, un double « moratoire »: l’arrêt simultané des essais nucléaires et balistiques nord-coréens d’une part et celui des manoeuvres militaires conjointes des Etats-Unis et de la Corée du Sud d’autre part.

La Chine a également approuvé samedi à l’ONU une septième volée de sanctions économiques internationales contre la Corée du Nord, en réponse au tir par ce pays de tirs de missiles intercontinentaux. Ces sanctions étaient proposées par Washington, mais Donald Trump a dit craindre que leur effet ne soit limité.

Avec AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170811.OBS3302/coree-du-nord-trump-se-dit-pret-a-frapper-pyongyang-evoque-une-guerre-nucleaire.htmlhttp://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170811.OBS3302/coree-du-nord-trump-se-dit-pret-a-frapper-pyongyang-evoque-une-guerre-nucleaire.html

Nucléaire : le ton monte entre l’Iran et les États-Unis

En réaction à de nouvelles sanctions américaines, l’Iran a annoncé le prochain vote d’une loi renforçant le programme balistique du pays.

Des femmes à Téhéran, en Iran (illustration)
Des femmes à Téhéran, en Iran (illustration) Crédit : AMIR HESAMI / AFP
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Eléanor Douet et AFP

La tension monte d’un cran entre Téhéran et Washington, après les nouvelles sanctions promulguées par Donald Trump contre l’Iran, la Russie et la Corée du Nord. « Nous considérons que l’accord nucléaire (avec les grandes puissances conclu en juillet 2015, ndlr) a été violé et nous allons réagir en conséquence de manière appropriée », a déclaré Abbas Araghchi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, a rapporté dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 août le site de la télévision d’État iranienne.

Dans le cas de l’Iran, ces nouvelles sanctions concernent les Gardiens de la révolution, le programme balistique de Téhéran, la situation des droits de l’Homme et le soutien de l’Iran à des groupes comme le Hezbollah libanais considérés comme terroristes par les États-Unis.

L’accord nucléaire conclu entre Téhéran et les grandes puissances (États-Unis-France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) prévoit que l’Iran limite son programme nucléaire à des usages civils en échange de la levée progressive des sanctions internationales prises à son encontre.

La haute commission pour surveiller l’application de l’accord nucléaire, qui comprend le président Hassan Rohani et d’autres responsables du pays, « a adopté 16 mesures également (…) qui comprennent une série de réactions contre l’action des Etats-Unis », a ajouté Abbas Araghchi sans détailler ces mesures.

Une loi pour renforcer le programme balistique

« Après la promulgation de la loi des sanctions par Trump contre l’Iran, nous sommes entrés dans une nouvelle étape et le Parlement va finaliser sa propre loi en réaction à la loi américaine« , a déclaré Abbas Araghchi. Le Parlement iranien a commencé l’examen d’un projet de loi en réaction à la loi votée par les États-Unis.

Cette loi vise notamment à renforcer le programme balistique du pays et la force Qods des Gardiens de la révolution, pour lutter contre les actions de Washington. « Comme ils ont visé les Gardiens de la révolution et le corps Qods, le Parlement a prévu des mesures pour renforcer ces forces », a déclaré Abbas Araghchi. Le Parlement devrait adopter cette loi dans les prochains jours.

http://www.rtl.fr/actu/international/nucleaire-le-ton-monte-entre-l-iran-et-les-etats-unis-7789591958

Sanctions: la Russie dénonce une «guerre économique» lancée par Washington

Par AFP 3 août 2017 à 09:42 (mis à jour à 11:21)

1044161-le-premier-ministre-russe-dmitri-medvedev-lors-d-une-conference-de-presse-a-jericho-en-cisjordanie-lLe Premier ministre russe Dmitri Medvedev lors d’une conférence de presse à Jéricho, en Cisjordanie, le 11 novembre 2016 Photo ABBAS MOMANI. AFP

La Russie a dénoncé une «guerre économique» lancée par Washington où Donald Trump a promulgué mercredi de nouvelles sanctions contre Moscou, signe de «la faiblesse totale» du président américain selon le Premier ministre russe Dmitri Medvedev.

Ces sanctions voulues par le Congrès américain constituent «une déclaration de guerre économique totale contre la Russie» et marquent «la fin des espoirs russes pour une amélioration des relations avec la nouvelle administration américaine», a affirmé M. Medvedev sur sa page Facebook mercredi soir.

Selon lui, «l’administration Trump a montré sa faiblesse totale en cédant le pouvoir exécutif au Congrès de la manière la plus humiliante».

Même son de cloche dans la presse russe, le quotidien populaire Komsomolskaïa pravda estimant qu’«il ne s’agit plus des sanctions, mais de savoir qui est le vrai maître de la maison à Washington».

«L’amélioration des relations avec la Russie devient désormais une question de vie et de mort pour le 45e président américain. S’il n’arrive pas à dire +non+ à l’opposition maintenant, le prochain projet de loi pourrait être une motion de défiance à son propre égard», assure le journal.

Donald Trump a promulgué mercredi les nouvelles sanctions économiques contre la Russie voulues par le Congrès, tout en prenant ses distances avec ce texte «très imparfait» qui contrecarre sa volonté d’améliorer les relations avec Moscou.

Les élus américains ont adopté ces sanctions la semaine dernière à une majorité écrasante et Donald Trump a donc décidé de ne pas y opposer son veto, car le Congrès, quasi-unanime sur le sujet, aurait pu facilement passer outre.

«En limitant la marge de manoeuvre de l’exécutif, cette loi entrave la capacité des Etats-Unis à conclure de bons accords pour le peuple américain et va rapprocher la Chine, la Russie et la Corée du Nord», a-t-il estimé au sujet d’un mécanisme inédit introduit par les parlementaires, qui se sont arrogé le droit de s’interposer si jamais il décidait de suspendre des sanctions existantes contre Moscou.

«Malgré ces problèmes, je promulgue cette loi au nom de l’unité nationale», a-t-il ajouté.

– Mesure «dangereuse» –

Les nouvelles sanctions, qui frappent notamment le secteur énergétique russe, visent à punir Moscou après les accusations d’ingérence dans l’élection présidentielle américaine, ainsi que pour l’annexion de la Crimée et son attitude en Ukraine. Le texte sanctionne aussi l’Iran et la Corée du Nord.

La Russie, qui n’avait pas attendu la signature du président américain pour riposter, a dénoncé une mesure «dangereuse qui risque de miner la stabilité» dans le monde et n’a pas exclu «d’autres mesures de rétorsion».

L’Iran, également visé par les sanctions, a affirmé que l’accord nucléaire avait été «violé» et prévenu qu’il allait «réagir en conséquence de manière appropriée».

Le Kremlin a pour sa part assuré que cette promulgation «ne change rien» pour Moscou, en rappelant que la Russie «avait déjà pris des mesures de rétorsion».

En effet, dès vendredi, sans attendre la signature de Donald Trump, Moscou avait annoncé une réduction draconienne de la présence diplomatique américaine sur son territoire: Washington devra diminuer à partir du 1er septembre des deux tiers le personnel de son ambassade et de ses consulats.

L’élection à la Maison Blanche du magnat de l’immobilier avait laissé entrevoir une possible amélioration des relations entre Washington et Moscou, qui ne s’est toutefois pas concrétisée, sur fond d’accusations d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine et de soupçons de collusion entre l’équipe du candidat Trump et la Russie.

«Les relations sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide, et peuvent encore se détériorer», a répété mardi le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, qui doit rencontrer son homologue russe Sergueï Lavrov en tête-à-tête au cours du weekend en marge d’une réunion à Manille.

«Nous espérons qu’il y aura une coopération entre nos deux pays sur les principaux dossiers internationaux, de manière à ce que ces sanctions ne soient plus nécessaires», a déclaré le président Trump dans son communiqué.

Il s’est aussi attaché à rassurer ses alliés européens qui craignent pour leur approvisionnement en gaz russe et dénoncent une action unilatérale.

«La nouvelle formulation prend en compte les remarques de nos alliés européens, qui ont été des partenaires résolus en matière de sanctions contre la Russie», a assuré Donald Trump.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s’est dit «globalement satisfait» de cet assouplissement, mais a promis de «riposter» rapidement si les sanctions «devaient dans la pratique léser des entreprises européennes».

AFP 

L’establishment US contre le reste du monde

La guerre s’avive, l’état profond contre les intérêts du monde.
Que feront les marionnettes, suivront elles le maître au détriment de leurs propres industries.

La classe dirigeante états-unienne s’estime menacée par les changements internationaux impulsés par le président Trump. Elle vient de se coaliser pour le placer sous la tutelle du Congrès. Dans une loi votée à la quasi-unanimité, elle a instauré des sanctions contre la Corée du Nord, l’Iran et la Russie et a cassé les investissements de l’Union européenne et de la Chine. Il s’agit pour elle de stopper la politique de coopération et de développement du président et de revenir à la doctrine Wolfowitz de confrontation et de suzeraineté.

| Beyrouth (Liban) | 1er août 2017

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C’est un scandale sans précédent. Le secrétaire général de la Maison-Blanche, Reince Priebus, faisait partie du complot chargé de déstabiliser le président Trump et de préparer sa destitution. Il alimentait les fuites quotidiennes qui perturbent la vie politique états-unienne, notamment celles sur la prétendue collusion entre l’équipe Trump et le Kremlin [1]. En le renvoyant, le président Trump est entré en conflit avec l’establishment du Parti républicain, dont Priebus est l’ancien président.

Observons au passage qu’aucune de ces fuites sur les agendas et les contacts des uns et des autres n’a apporté la moindre preuve des allégations avancées.

La réorganisation de l’équipe Trump qui s’en est suivie s’est faite exclusivement au détriment de personnalités républicaines et au profit des militaires opposés à la tutelle de l’État profond. L’alliance qui avait été conclue contre mauvaise fortune bon cœur par le Parti républicain avec Donald Trump lors de la convention d’investiture, le 21 juillet 2016, est morte. On se retrouve donc avec l’équation de départ : d’un côté le président outsider de « l’Amérique profonde », de l’autre, toute la classe dirigeante de Washington soutenue par l’État profond (c’est-à-dire par la partie de l’administration chargée de la continuité de l’État au delà des alternances politiques).

À l’évidence cette coalition est soutenue par le Royaume-Uni et Israël.

Ce qui devait arriver arriva : les leaders démocrates et républicains se sont entendus pour contrecarrer la politique étrangère du président Trump et préserver leurs avantages impériaux.

Pour ce faire, ils ont adopté au Congrès une loi de 70 pages instaurant officiellement des sanctions contre la Corée du Nord, contre l’Iran et contre la Russie [2]. Ce texte impose unilatéralement à tous les autres États du monde de respecter ces interdictions commerciales. Ces sanctions s’appliquent donc tout autant à l’Union européenne et à la Chine qu’aux États officiellement ciblés.

Seuls cinq parlementaires se sont désolidarisés de cette coalition et ont voté contre cette loi : les représentants Justin Amash, Tom Massie et Jimmy Duncan, et les sénateurs Rand Paul et Bernie Sanders.

Des dispositions de cette loi interdisent plus ou moins à l’Exécutif d’assouplir ces interdictions commerciales, sous quelque forme que ce soit. Donald Trump est théoriquement pieds et poings liés. Certes, il pourrait opposer son veto, mais selon la Constitution, il suffirait au Congrès de revoter le texte dans les mêmes termes pour pouvoir l’imposer au président. Celui-ci le signera donc sans s’imposer le camouflet d’être mis au pas par le Congrès. Dans les prochains jours va débuter une guerre inédite.

Les partis politiques US entendent casser la « doctrine Trump » selon laquelle les États-Unis doivent se développer plus vite que les autres pour conserver le leadership mondial. Ils entendent au contraire rétablir la « doctrine Wolfowitz » de 1992, selon laquelle Washington doit conserver son avance sur le reste du monde en ralentissant le développement de tout compétiteur potentiel [3].

Paul Wolfowitz est un trotskiste qui s’était mis au service du président républicain Bush père pour lutter contre la Russie. Il devint secrétaire adjoint à la Défense, dix ans plus tard, sous Bush fils, puis président de la Banque mondiale. L’année dernière, il apporta son soutien à la démocrate Hillary Clinton. En 1992, il avait écrit que le plus dangereux compétiteur des États-Unis était l’Union européenne et que Washington devait la détruire politiquement, voire économiquement.

La loi remet en cause tout ce que Donald Trump a accompli durant les six derniers mois, notamment la lutte contre les Frères musulmans et leur organisations jihadistes, la préparation de l’indépendance du Donbass (Malorossiya), et le rétablissement de la route de la soie.

En première rétorsion, la Russie a demandé à Washington de réduire le personnel de son ambassade à Moscou au niveau de celui de sa propre ambassade à Washington, c’est-à-dire à 455 personnes, expulsant 755 diplomates. De la sorte, Moscou entend rappeler que s’il a interféré dans la politique US, c’est sans commune mesure avec l’importance de l’ingérence US dans sa propre vie politique.

À ce propos, ce n’est que le 27 février dernier que le ministre de la Défense, Sergeï Choïgou annonçait à la Douma que les Armées russes sont désormais capables elles aussi d’organiser des « révolutions colorées », avec 28 ans de retard sur les États-Unis.

Les Européens réalisent avec stupeur que leurs amis de Washington (les démocrates Obama et Clinton, les républicains McCain et McConnell) viennent de stopper net tout espoir de croissance dans l’Union. Le choc est certainement rude, pourtant ils n’ont toujours pas admis que le prétendument « imprévisible » Donald Trump est en réalité leur meilleur allié. Complètement sonnés par ce vote, survenu pendant leurs vacances d’été, les Européens se sont mis en mode attente.

Sauf réaction immédiate, les sociétés qui ont investi dans la solution de la Commission européenne à l’approvisionnement énergétique de l’Union sont ruinées. Wintershall, E.ON Ruhrgas, N. V. Nederlandse Gasunie, et Engie (ex-GDF Suez) se sont engagées dans le doublement du gazoduc North Stream, désormais interdit par le Congrès. Ils perdent non seulement le droit de concourir à des appels d’offres US, mais tous leurs avoirs aux États-Unis. Ils sont interdits d’accès aux banques internationales et ne peuvent poursuivre leurs activités hors de l’Union.

Pour le moment, seul le gouvernement allemand a exprimé son désarroi. On ignore s’il parviendra à convaincre ses partenaires européens et à dresser l’Union contre son suzerain US. Jamais une telle crise n’est survenue et par conséquent il n’existe aucun élément de référence pour anticiper la suite des événements. Il est probable que certains États membres de l’Union défendront les intérêts US, tels que pensés par le Congrès, contre leurs partenaires européens.

Les États-Unis, comme tout État, peuvent interdire à leurs sociétés de commercer avec des États étrangers et à des sociétés étrangères de commercer avec eux. Mais, selon la Charte des Nations Unies, ils ne peuvent imposer leurs propres choix en la matière à leurs alliés et partenaires. C’est pourtant ce qu’ils ont fait depuis leurs sanctions contre Cuba. À l’époque, sous l’impulsion de Fidel Castro —qui n’était pas communiste—, le Gouvernement cubain avait lancé une réforme agraire à laquelle Washington entendait s’opposer [4]. Les membres de l’Otan, qui n’avaient que faire de cette petite île des Caraïbes, suivirent donc le mouvement. Progressivement, l’Occident, imbu de lui-même, a considéré comme normal d’affamer les États qui résistaient à leur puissant suzerain. Voici que pour la première fois, l’Union européenne est touchée par le système qu’elle a aidé à mettre en place.

Plus que jamais, le conflit Trump/Establishment prend une forme culturelle. Il oppose les descendants des immigrés à la recherche du « rêve américain » à ceux des puritains du Mayflower [5]. D’où, par exemple, la dénonciation par la presse internationale du langage vulgaire du nouveau responsable de la communication de la Maison-Blanche, Anthony Scaramucci. Jusqu’ici Hollywood s’accommodait parfaitement des manières des hommes d’affaire new-yorkais, mais soudainement ce langage de charretier est présenté comme incompatible avec l’exercice du Pouvoir. Seul le président Richard Nixon s’exprimait ainsi. Il fut contraint à la démission par le FBI qui organisa le scandale du Watergate contre lui. Pourtant chacun s’accorde à reconnaître qu’il fut un grand président, mettant fin à la guerre du Vietnam et rééquilibrant les relations internationales avec la Chine populaire face à l’URSS. Il est étonnant de voir la presse de la vieille Europe reprendre l’argument puritain, religieux, contre le vocabulaire de Scaramucci pour juger de la compétence politique de l’équipe Trump ; et le président Trump lui-même le renvoyer à peine nommé.

Derrière ce qui peut apparaître n’être qu’une lutte de clans se joue l’avenir du monde. Soit des relations de confrontation et de domination, soit de coopération et de développement.

[1] “State Secrets : How an Avalanche of Media Leaks is Harming National Security”, Senate Homeland Security and Governmental Affairs Committee, July 6, 2017.

[2] H.R.3364 – Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act

[3] « US Strategy Plan Calls For Insuring No Rivals Develop », Patrick E. Tyler, New York Times, March 8, 1992. Le quotidien publie également de larges extraits du rapport secret de Wolfowitz en page 14 : « Excerpts from Pentagon’s Plan : « Prevent the Re-Emergence of a New Rival » ». Des informations supplémentaires sont apportées dans « Keeping the US First, Pentagon Would preclude a Rival Superpower » Barton Gellman, The Washington Post, March 11, 1992.

[4] « El robo más largo de la historia cometido por un país contra otro », por Jorge Wejebe Cobo, Agencia Cubana de Noticias , Red Voltaire , 19 de julio de 2017.

[5] « Les États-Unis vont-ils se réformer ou se déchirer ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 octobre 2016.

http://www.voltairenet.org/article197281.htmlhttp://www.voltairenet.org/article197281.html