Dernières nouvelles à propos de la possible attaque occidentale

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Événements survenus le 11 avril 2018

• L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a exigé d’avoir un accès immédiat aux victimes de l’attaque chimique supposée de la Ghouta. Selon les Casques blancs, plus de 500 civils en auraient été victimes.

• L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a informé les compagnies exerçant en Europe de possibles tirs de missiles de croisières vers la Syrie dans les 72 heures. La plupart des compagnies modifient leurs plans de vols vers Israël, le Liban et Chypre.

• Le président Donald Trump a tweeté : « La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et ’intelligents !’ Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela ».

• Alors que l’Organisation internationale sur les armes chimiques (OIAC) a annoncé envoyer sous peu des inspecteurs dans la Ghouta orientale, la porte-parole du gouvernement russe, Maria Zakharova, a ironisé sur la possible destruction de toute preuve de cette manipulation occidentale qu’offre le tir de missiles sur la Syrie.

• Le Premier ministre turc, Binali Yıldırım, a mis en cause l’attitude des États-Unis et de la Russie se menaçant mutuellement à propos d’une possible intervention en Syrie.

• L’Armée arabe syrienne évacue les principaux aéroports et les bases aériennes militaires du pays.

• L’armée russe annonce que la situation est stabilisée dans la Douma. Les derniers jihadistes sont en train de se déplacer vers Idleb conformément aux accords conclus. Une unité de police militaire russe sera déployée dans la zone dès demain afin d’assurer la sécurité des civils.

• À l’issue de la conférence de presse de l’armée russe, le général Viktor Poznikhir a accusé les Casques blancs d’avoir mis en scène la fausse attaque chimique de la Ghouta.

• Dans un discours retransmis à la télévision, le président Vladimir Poutine a déclaré : « La situation dans le monde devient de plus en plus chaotique. Néanmoins, nous espérons que le bon sens finira par l’emporter et que les relations internationales prendront une direction constructive, que le système mondial deviendra plus stable et prévisible ».

• Le Premier ministre britannique, Theresa May, assure que « tout indique la responsabilité du régime syrien » dans l’attaque chimique présumée de la Ghouta.

• Le secrétaire US à la Défense, le général James Mattis, assure que le Pentagone est prêt. Cependant, il est encore en train d’évaluer l’attaque chimique supposée de la Ghouta.

http://www.voltairenet.org/article200638.html

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Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète

« Et à ceux qui, au cours des 15 dernières années, ont essayé d’accélérer une course aux armements et cherché un avantage unilatéral contre la Russie, ont introduit des restrictions et des sanctions illégales du point de vue du droit international visant à restreindre le développement de notre nation, y compris dans le domaine militaire, je dirai ceci : tout ce que vous avez essayé d’empêcher par une telle politique est déjà advenu. Personne n’a réussi à brider la Russie. (…) Toute utilisation d’armes nucléaires contre la Russie ou ses alliés, arme de courte, moyenne ou de portée quelconque, sera considérée comme une attaque nucléaire contre notre pays. Les représailles seront immédiates, avec toutes les conséquences qui en découlent. »

Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète

Mars 2018 restera dans l’Histoire comme un mois véritablement historique.

Le 1er mars, Vladimir Poutine prononce son discours historique à l’Assemblée fédérale russe.

Le 4 mars, Sergueï Skripal, un ancien espion britannique, est prétendûment empoisonné en Grande-Bretagne.

Le 8 mars, des membres du gouvernement britanniques accusent la Russie d’avoir utilisé du gaz innervant pour tenter d’assassiner Sergueï Skripal.

Le 12 mars, Theresa May accuse officiellement la Russie de l’empoisonnement et donne à la Russie un ultimatum de 24 heures pour se justifier ; les Russes ignorent cet ultimatum. Le même jour, le représentant des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU menace d’attaquer la Syrie même sans autorisation de ce même Conseil de sécurité.

Le 13 mars, le chef de l’état-major général russe Valery Gerasimov a averti qu’« au cas où la vie de nos soldats serait menacée, les forces armées russes prendront des mesures de représailles sur les missiles et sur les navires qui les lanceront ». Le même jour, le chef de l’état-major des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une conversation téléphonique avec le général du corps des Marines Joseph Dunford, président des chefs d’état-major inter-armées américain.

Le 15 mars, la Grande-Bretagne bloque le projet de déclaration du Conseil de sécurité proposé par la Russie sur le cas de l’empoisonnement de Skripal, demandant une « enquête urgente et civilisée » à ce sujet. Les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne publient une déclaration soutenant le Royaume-Uni et accusant la Russie. Le ministre britannique de la Défense dit à la Russie de « se taire et de s’en aller ».

Le 16 mars, le général de division Igor Konachenkov traite le ministre de la Défense Britannique de « mégère grossière » et d’« impuissant intellectuel ».

Le 17 mars, les généraux russes avertissent que les États-Unis préparent une attaque chimique sous faux drapeau en Syrie.

Le 18 mars, Poutine gagne l’élection présidentielle haut la main. Le même jour, le général Votel, commandant du CENTCOM, déclare dans un témoignage devant la Commission des services armés que les différends avec la Russie devraient être réglés « par des voies politiques et diplomatiques ». Lorsqu’on lui a demandé s’il serait exact de dire qu’« avec l’aide de la Russie et de l’Iran, Assad a gagné la guerre civile en Syrie » le général Votel a répondu : « Je ne pense pas que c’est trop – que c’est une déclaration trop forte. Je pense qu’ils lui ont donné les moyens de – d’être ascendant à ce stade. »

Le 19 mars, le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne publie une déclaration soutenant totalement le Royaume-Uni.

Le 21 mars, le ministère russe des Affaires étrangères convoque tous les ambassadeurs à une réunion sur le cas Skripal. Le langage utilisé par le représentant russe à cette réunion est peut-être le plus brutal utilisé par un responsable russe (ou même soviétique) à l’égard de l’Occident depuis la Seconde Guerre mondiale. Les représentants français, suédois et américain à la réunion se sont tous levés pour déclarer leur « solidarité » avec le Royaume-Uni.

Le 22 mars, le chef de l’état-major général des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une nouvelle conversation téléphonique avec le général de Marine Joseph Dunford, président des chefs d’état-major interarmées américains. Le même jour, le général Gerasimov a également eu une conversation téléphonique avec le commandant du Commandement américain en Europe et commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, le général Curtis Scaparrotti.

Donc qu’est-ce qui se passe vraiment ici ? Assurément, personne ne croit sérieusement que les British pensent vraiment que les Russes avaient un mobile pour essayer de tuer Skripal ou, d’ailleurs, s’ils en avaient un, qu’ils le feraient d’une manière aussi stupide. Et qu’en est-il de la Syrie, de toute façon ? Les États-Unis sont-ils en train d’exécuter leur faux drapeau et de bombarder ?

Je pense qu’à ce stade, nous ne devrions pas nous perdre dans les détails. Il y a une forêt derrière ces arbres. Ce qui importe le plus maintenant, c’est que les factions les plus puissantes des élites dirigeantes de l’Empire anglo-sioniste font un effort concerté pour créer une coalition antirusse unifiée. À cet égard, il est assez révélateur que les États-Unis, la France et l’Allemagne aient publié une déclaration le 15 mars sans même se donner la peine de consulter leurs soi-disant « alliés » de l’OTAN ou de l’Union européenne. On peut immédiatement dire « qui est le patron »dans ces situations de crises lorsque le reste des « euro-cancres » ne compte tout simplement pas (pauvres Européens de l’Est, avec leurs illusions d’être appréciés ou même respectés par l’Occident !). En plus, il est assez clair que dans ce cas, la composante « anglo » de l’Empire anglosioniste est beaucoup plus impliquée que la composante sioniste, du moins dans la mesure où le devant de la scène est concerné (en coulisses, les néocons sont en ébullition à cause de Trump qui appelle Poutine pour le féliciter et proposer des négociations). Je pense qu’un certain nombre de développements cruciaux ont contraint les États-Unis et la Grande-Bretagne à tordre le bras des autres pays occidentaux pour qu’ils fassent « un cercle de chariots » autour de l’Empire :

  1. Les États-Unis ont échoué de manière humiliante dans leurs tentatives de faire peur à la RPDC et de la contraindre à se soumettre ;
  2. Les Anglosionistes ont perdu la guerre civile en Syrie ;
  3. La Grande-Bretagne et les autres de l’OTAN deviennent militairement sans importance ;
  4. L’Ukraine s’est effondrée et brûle, et une attaque ukronazie sur le Donbass est plus que probable ;
  5. Les forces politiques en Europe qui s’opposaient aux politiques antirusses sont en train de monter en puissance ;
  6. Les Russes gagnent de nombreux pays de l’UE à leur cause par des moyens économiques, y compris le North Stream, alors que les sanctions font beaucoup plus de mal à l’UE qu’à la Russie ;
  7. La campagne anti-Poutine a misérablement échoué et la Russie est totalement unie dans sa position contre l’Empire.

Ce que tout cela signifie est très simple : l’Empire a besoin de se coucher ou de doubler la mise et se coucher n’est pas quelque chose que les élites impériales sont prêtes à envisager. Elles utilisent par conséquent les outils qu’elles pensent les plus efficaces :

  1. Les attaques sous faux drapeaux : c’est vraiment une tradition ancestrale utilisée par à peu près toutes les puissances occidentales. Comme le grand public a le cerveau lavé et ne peut la plupart du temps commencer même à imaginer que « les démocraties qui aiment la liberté » pourraient utiliser des méthodes habituellement attribuées à des régimes dictatoriaux maléfiques et sanguinaires, les attaques sous faux drapeaux sont un moyen idéal pour amener l’opinion publique dans l’état d’esprit adéquat pour approuver les politiques agressives, hostiles et même violentes contre une menace apparente ou un obstacle à l’hégémonie.
  2. Le soft power : avez-vous remarqué comment les Oscars ou le festival de Cannes choisissent toujours exactement le genre d’« artistes » que l’Empire arrive à promouvoir politiquement ? Eh bien, ce n’est pas vrai seulement pour les Oscars ou le festival de Cannes mais pour presque toute la vie culturelle, sociale et politique en Occident. C’est particulièrement vrai des prétendues organisations de défense des « droits de l’homme » et de la « paix » qui sont tout simplement des pit-bulls qui peuvent être malsains pour tout pays en besoin de subversion et/ou d’intervention. La Russie n’a jamais développé ce genre de boîte à outils politique.
  3. L’escalade verbale : cette tactique est extrêmement grossière mais très efficace. On commence par proclamer avec véhémence quelque mensonge. Le fait qu’il ait été proclamé de manière si véhémente et hyperbolique atteint deux résultats immédiats : il envoie à vos amis et alliés un message clair « Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous » ce qui ne laisse aucun espace à la nuance ou à l’analyse, et il ne permet pas aux politiciens, assez mous par ailleurs, de revenir en arrière, renforçant ainsi leur « résolution ».
  4. Le troupeau : la sécurité est dans le nombre. Donc lorsqu’on affronte un ennemi potentiellement dangereux, comme la Russie, tous les petits gars se rassemblent pour paraître plus grands ou, au moins, plus difficiles à distinguer. Quand tout le monde est responsable, personne ne l’est. Donc le troupeau est également opportun. Finalement, il a changé la dynamique inter-relationnelle passant d’une dynamique d’amis ou alliés à une autre typiquement présente chez les complices d’un crime.
  5. Les menaces directes : l’Empire s’en est sorti en proférant des menaces directes à gauche et à droite depuis des décennies, et c’est une habitude difficile à briser. Des gens comme Nikki Haley ou Hillary Clinton croient probablement sincèrement que les États-Unis sont quasi omnipotents ou, à l’inverse, qu’ils pourraient être terrifiés par le soupçon rampant que ce n’est peut-être pas le cas. Les menaces sont aussi un substitut facile, quoique inefficace, à la diplomatie et aux négociations, en particulier quand votre position est objectivement fausse et que l’autre camp est simplement beaucoup plus intelligent que vous.

Le grand problème est qu’aucune de ces méthodes ne fonctionne contre la Russie ou, permettez-moi de corriger, ne fonctionne plus (elles semblaient assurément le faire dans le passé). L’opinion publique russe est tout à fait consciente de ces méthodes (grâce à une presse russe NON contrôlée par les Anglosionistes) et Margarita Simonian a superbement résumé les sentiments que tout cela suscite dans la population russe :

« Toute votre injustice et votre cruauté, votre hypocrisie inquisitoriale et vos mensonges nous ont contraints de cesser de vous respecter. Vous et vos prétendues « valeurs ». Nous ne voulons pas vivre comme vous. Pendant cinquante ans, secrètement et ouvertement, nous avons voulu vivre comme vous, mais plus maintenant. Nous n’avons plus de respect pour vous, et pour ceux d’entre nous que vous soutenez, et pour tous les gens qui vous soutiennent (…). Pour cela, vous ne devez vous en prendre qu’à vous-même. (…) Notre peuple est capable de pardonner beaucoup. Mais nous ne pardonnons pas l’arrogance et aucune nation normale ne le ferait. Le seul Empire qui vous reste serait sage d’apprendre l’histoire de ses alliés, tous sont d’anciens empires. Apprendre comment ils ont perdu leurs empires. Uniquement à cause de leur arrogance. Le fardeau de l’homme blanc, mon cul ! ». (cette dernière phrase était écrite en anglais dans le texte original).

La dure vérité est que loin de vouloir envahir, apaiser ou plaire à l’Occident, la Russie n’en a absolument aucun besoin, ni même intérêt. Aucun. Pendant des siècles, les élites russes se sont focalisées sur l’Occident à un degré ou à un autre et aucune d’elles ne pouvait imaginer une Russie sans Occident. C’est toujours vrai aujourd’hui, les « élites » russes veulent encore vivre comme des (très riches) Britanniques ou Allemands et elles détestent toujours le peuple russe ordinaire et Vladimir Poutine. Mais ces élites russes ont aujourd’hui été écrasées par l’ampleur de la victoire de Poutine aux élections présidentielles. Normalement, cela devrait entraîner un exil encore plus important des « hommes d’affaires » russes en Grande-Bretagne, en France ou en Israël, mais le problème est que les Britanniques font du bruit pour les punir – eh bien, du fait qu’ils sont Russes (même des « Russes » russophobes, pro-occidentaux). Résultat, ces pauvres libéraux pro-occidentaux ne peuvent que geindre sur les réseaux sociaux et dans les rares médias pro-occidentaux qui restent en Russie (non, pas à cause de la répression, mais à cause de leur insignifiance politique, puisqu’ils sont soutenus, quand ils le sont, par quelque chose entre 2% et 5% de la population).

Mais si on met de côté pour un moment les « élites » riches, la Russie en tant que pays et que nation n’a tout simplement que faire de l’Occident et de ce qu’il représente. Ceux qui fantasment sur le fait que la Russie serait intéressée à l’« Europe » à l’« identité blanche » ou au « christianisme occidental » se leurrent eux-mêmes. Ils espèrent que la renaissance culturelle et spirituelle actuelle en Russie se répercutera sur eux et leur permettra de s’extraire du caniveau dans lequel ils sont présentement prostrés. Ils ne le feront pas. Lisez seulement ce que Simonian a dit sur les « valeurs » occidentales dans la citation ci-dessus. Pour la plupart des Russes, l’« Europe » empeste Napoléon, l’« identité blanche » pue Hitler et le « christianisme occidental » a des relents d’Ukraine et de « croisades orientales ». Non, la Russie n’a aucun intérêt à se venger de tout cela, elle n’a simplement ni respect ni intérêt pour ce que ces concepts représentent. (La Pologne est peut-être le dernier pays où toutes ces choses sont prises au sérieux et dont on se souvient avec affection). Pourtant, les Russes sont toujours désireux de négocier afin d’instaurer une coexistence viable entre les les civilisations occidentale et russe. Poutine l’a clairement exprimé dans son discours.

« Il n’y a pas besoin de créer plus de menaces pour le monde. Au lieu de cela, asseyons-nous à la table des négociations et imaginons ensemble un système nouveau et pertinent de sécurité internationale et de développement durable pour la civilisation humaine. Nous disons cela depuis le début. Toutes ces propositions sont toujours valables. La Russie est prête pour cela. »

Mais si les Anglosionistes sont fermement décidés à dominer le monde au moyen de la guerre, alors la Russie est prête pour ça aussi. Pas à une guerre d’agression, bien sûr, même pas contre les mini-États baltes, Poutine l’a clairement exprimé lorsqu’il a dit : « Nous ne menaçons personne, nous n’attaquerons personne et nous ne saisirons rien à qui que ce soit sous la menace des armes. Nous n’avons besoin de rien. C’est exactement le contraire. » (C’est moi qui souligne.) Mais si elle est attaquée, la Russie est aujourd’hui prête à se défendre :

« Et à ceux qui, au cours des 15 dernières années, ont essayé d’accélérer une course aux armements et cherché un avantage unilatéral contre la Russie, ont introduit des restrictions et des sanctions illégales du point de vue du droit international visant à restreindre le développement de notre nation, y compris dans le domaine militaire, je dirai ceci : tout ce que vous avez essayé d’empêcher par une telle politique est déjà advenu. Personne n’a réussi à brider la Russie. (…) Toute utilisation d’armes nucléaires contre la Russie ou ses alliés, arme de courte, moyenne ou de portée quelconque, sera considérée comme une attaque nucléaire contre notre pays. Les représailles seront immédiates, avec toutes les conséquences qui en découlent. »

Pourquoi la question nucléaire est-elle si centrale ? Parce que les Russes sont pleinement conscients du fait que les Anglosionistes ne peuvent pas gagner une guerre conventionnelle avec la Russie. Il est donc crucial pour les Russes de convaincre les Anglosionistes qu’ils ne sont ni militairement supérieurs ni invulnérables (voir icipour une analyse complète de ces deux mythes). Mais une fois une sorte de modus vivendi établi avec l’Occident, la Russie concentrera ses efforts dans des directions différentes : les réformes et le développement intérieurs, le travail avec la Chine sur la création d’une zone eurasienne unique de sécurité, la paix et la prospérité, la restauration de la paix au Moyen-Orient, le développement de l’Extrême-Orient et du Nord russes – pour n’en nommer que quelques-uns. La Russie a beaucoup de travail à accomplir, qui doit être fait, mais aucun n’implique l’Occident à quelque titre que ce soit.

Et ça, bien sûr, c’est ce qui est totalement inacceptable pour l’Occident.

D’où les développements historiques de ce mois qui ont placé la Russie et l’Occident sur une trajectoire de collision directe. Comme je l’ai dit plus haut, l’Empire peut maintenant soit se soumettre soit doubler la mise. S’il décide de se soumettre, la guerre sera évitée et des négociations sérieuses finiront par commencer. S’il double la mise, quelque chose que les néocons font toujours, cela signifie la guerre avec la Russie. C’est un choix pénible et très difficile (non, pas pour des gens normaux, mais pour les psychopathes qui gouvernent l’Occident). Et il n’y a pas grand chose que la Russie puisse ou doive faire à ce stade. Comme c’est le cas chaque fois qu’une crise grave se produit, les élites apparemment unies qui gouvernent l’Occident vont se diviser en diverses factions, et chacune poursuivra et promouvra ses propres intérêts étroits. Il y aura une lutte intense, principalement en coulisse, entre ceux qui voudront doubler la mise ou même déclencher une guerre contre la Russie et ceux qui seront horrifiés à cette idée (pas nécessairement pour des raisons morales profondes, uniquement par intérêt personnel de base et un sain instinct de conservation).

Quant à savoir qui l’emportera, votre supposition vaut la mienne. Mais le fait qu’aujourd’hui Trump ait remplacé McMaster par un psychopathe belliciste comme John Bolton est un signe clair que les néocons sont à la manœuvre aux États-Unis et que l’Axe de la Gentillesse est sur le point de faire plein de «gentillesses ».

The Saker

Article original en anglais :

A Truly Historical Month for the Future of Our Planet

 

http://resistancisrael.com/un-mois-vraiment-historique-pour-lavenir-de-notre-planete/

Détruire deux mythes américains

Détruire deux mythes américains


Saker US
Saker US

Par le Saker – Le 10 novembre 2017 – Source The Saker

Deux mythes sont profondément ancrés dans l’esprit de la plupart des Américains ; ils sont extrêmement dangereux et peuvent entraîner une guerre contre la Russie.

  • Le premier est celui de la supériorité militaire des États -Unis.
  • Le second est celui de leur invulnérabilité.

Je crois donc crucial de détruire ces mythes avant qu’ils ne finissent par nous coûter des millions de vies et des souffrances indicibles.

Dans mon dernier article pour Unz Review, j’examinais les raisons pour lesquelles les forces armées étasuniennes sont loin d’être aussi avancées que la machine de propagande américaine voudrait nous le faire croire. Bien que cet article soit une analyse des technologies militaires russes, je n’ai donné qu’un seul exemple, en passant, de ces dernières en comparant le T-50 PAKFA à l’US F-35 (si vous voulez vraiment avoir une idée de la catastrophe du F-35, lisez ceci et ceci). Premièrement, je suis généralement réticent à me focaliser sur des systèmes d’armes parce que je crois fermement que dans la grande majorité des guerres du monde réel, les tactiques sont beaucoup plus importantes que les technologies. Deuxièmement, Andrei Martyanov, un expert sur les questions militaires et la guerre navale russes a récemment écrit deux articles excellents sur les technologies militaires russes (voir ici et ici), qui donnaient beaucoup plus d’exemples (allez voir le blog de Martyanov). Après avoir lu certains commentaires postés sous les articles de Martyanov et les miens, je pense qu’il est important, en fait essentiel, de faire passer le message à ceux qui sont encore parfaitement conditionnés par la machine de propagande pour rejeter immédiatement tout idée de vulnérabilité des États-Unis ou, encore plus, d’infériorité technologique. Je ne me fais aucune illusion sur la capacité de ceux qui regardent encore la boîte à images idiotes d’être arrachés à leur stupeur léthargique par les avertissements de Paul Craig Roberts, William Engdahl, Dmitry Orlov, Andrei Martyanov ou moi-même. Mais je pense aussi que nous devons continuer à essayer, parce que le parti de la guerre (le Parti unique néocon) essaie apparemment avec opiniâtreté de déclencher un conflit contre la Russie. Donc ce que je propose de faire aujourd’hui est de relier les notions de « guerre contre la Russie » et de « souffrance immédiate et personnelle » en montrant que, si la Russie est attaquée, deux des symboles les plus sacrés des États-Unis, leurs porte-avions et leur territoire même seraient immédiatement attaqués et détruits.

Le mythe des porte-avions

Je dois avouer que même pendant la Guerre froide, j’ai toujours vu les porte-avions américains comme des cibles faciles que les Soviétiques auraient détruits assez aisément. J’ai formé cette opinion sur la base de mon étude des tactiques soviétiques anti-porte-avions et de conversations avec des amis (des condisciples) qui servaient effectivement sur des porte-avions américains.

J’aurais aimé avoir le temps et la place pour entrer dans une description détaillée de ce à quoi aurait ressemblé une attaque soviétique de l’époque de la Guerre froide sur un groupe de combat de porte-avions américains, mais tout ce que je dirai est qu’elle impliquerait des essaims de missiles lourds, sol-air et navals, en provenance de directions différentes, certains frôlant les vagues, d’autres tombant de très haute altitude, tous à des vitesses énormes, combinés avec des missiles lancés depuis des sous-marins, et même des torpilles. Tous ces missiles seraient « intelligents » et reliés entre eux : ils partageraient les données des capteurs, attribuant des cibles (pour éviter des doublons), utilisant des contre mesures, recevant des corrections de trajectoire, etc. Ces missiles seraient lancés à distance de sécurité par des bombardiers supersoniques ou par des sous-marins. Le ciblage se ferait via des satellites et des technologies navales avancées de reconnaissance. Mes amis de l’US Navy étaient très conscients de tout cela et ils riaient de leur propre propagande officielle (Reagan était alors au pouvoir), qui affirmait que l’US Navy « porterait la guerre aux Russes » en déployant des porte-avions. Contrastant directement avec cela, mes amis m’ont tous dit que la première chose que ferait la Marine américaine serait d’évacuer immédiatement tous les porte-avions de l’Atlantique Nord et de les amener dans des eaux beaucoup plus sûres au sud de ce qu’on appelle le passage du GIUK. Donc voici l’affreuse vérité : les porte-avions sont conçus pour renforcer la domination de l’Empire anglosioniste sur des petites nations essentiellement sans défense (comme l’Irak de Saddam Hussein). Personne dans l’US Navy, du moins pas à la fin des années 1980, ne considérait sérieusement le déploiement de groupes de combat de porte-avions à proximité de la péninsule de Kola pour « apporter la guerre aux Russes ». C’était de la propagande pure. Le public ne le savait pas, mais tout le personnel de l’US Navy connaissait la vérité.

Aparté

Si le sujet de la capacité de survie des porte-avions vous intéresse, consultez cet article russe traduit par un membre de notre communauté, c’est un exemple typique de la manière dont les Russes ne croient pas une seconde que ces navires américains soient des cibles si difficiles à détruire.

Ce qui était vrai alors l’est encore plus aujourd’hui et je ne peux imaginer personne au Pentagone élaborant sérieusement des plans pour attaquer la Russie avec une aviation basée sur des porte-avions. Mais même si l’US Navy n’a aucune intention d’utiliser ses navires contre la Russie, cela ne signifie pas que les Russes ne peuvent pas les rechercher activement et les détruire, même très loin de la Russie. Après tout, même s’ils sont totalement dépassés pour une guerre entre des superpuissances, ces porte-avions représentent des cibles extraordinairement chères, dont la valeur symbolique reste immense. La vérité est que ces bateaux sont la cible la plus lucrative que tout ennemi pourrait espérer : (assez) petites, (assez) faciles à détruire, réparties en plusieurs endroits sur le globe – les porte-avions américains sont presque des « morceaux des États-Unis, mais beaucoup plus proches ».

Présentation du missile hypersonique Zircon 3M22

Tout d’abord, quelques données de base sur ce missile (provenant de Wikipédia anglais et russe) :

  • Portée de faible niveau : 135 à 270 milles nautiques (155 à 311 miles ; 250 à 500 km).
  • Portée de haut niveau : 400 milles nautiques (460 miles ; 740 km) dans une trajectoire semi-balistique.
  • Portée maximum : 540 milles nautiques (620 miles ; 1 000 km)
  • Altitude maximum : 40 km (130 000 pieds)
  • La portée moyenne est environ de 400 km (250 miles ; 220 milles nautiques ) à 450 km.
  • Vitesse : Mach 5 à 6 (3,806–4,567 milles par heure (mph) ; 6,125–7,350 km/h ; 1.7015–2.0417 km/s).
  • Vitesse maximale : Mach 8 (6 090mph ; 9 800 km/h ; 2.7223km/s) pendant un test
  • Ogive : 300 à 400kg (hautement explosive ou nucléaire)
  • Forme : RCS (Radar Cross Section) basse, signifiant faible visibilité au radar, avec revêtement absorbant les radiations.
  • Coût par missile : 1 à 2 millions de dollars (selon la configuration)

Tout ceci est déjà très impressionnant, mais voici le fait le plus important à propos de ce missile : il peut être lancé depuis presque n’importe quelle plateforme, des croiseurs, bien sûr, mais aussi des frégates et même de petites corvettes. Il peut être lancé par des sous-marins nucléaires et diesel-électriques. Ainsi que par des bombardiers à longue portée (Tu-160), à moyenne portée (Tu-22M3), des avions de combat / bombardiers à moyenne portée (SU-34) et même, selon certains rapports, par des chasseurs aériens multi-rôle (SU-35). Enfin, ce missile peut aussi être basé à terre. En fait, il peut être lancé à partir de toute plateforme capable de lancer le célèbre missile de croisière Kalibr et cela veut dire que même un navire marchand ou de pêche pourrait transporter un conteneur avec un missile Zircon caché à l’intérieur. En langage clair, voici ce que cela signifie :

  1. La Russie possède un missile qui ne peut être arrêté ou leurré par aucun des systèmes anti-missiles actuels et prévisibles de l’US Navy.
  2. Ce missile peut être déployé partout dans le monde sur n’importe quelle cible.

Permettez-moi de le répéter : à peu près n’importe quel bateau ou avion russe  aura dès maintenant la capacité de couler un porte-avion américain. Dans le passé, ces capacités étaient limitées à des navires spécifiques (classe Slava), à des sous-marins (classe Oscar) ou à des avions (Backfires). Les Soviétiques disposaient d’un nombre important mais restreint de telles plateformes et ils étaient limités par les lieux où ils pouvaient les déployer. Cette époque est terminée. Désormais, un essaim de Zircon 3M22 pourrait surgir partout sur la planète à tout moment et sans aucun avertissement – une vitesse de 5 000 miles à l’heure ne laisse à la cible aucun temps de réaction, même minime. En fait, l’attaque pourrait être si rapide qu’elle ne laisserait même pas le temps à la cible de savoir qu’elle est attaquée.

Rien de ce qui précède n’est un grand secret, d’ailleurs. Écrivez simplement « Zircon missile » dans votre moteur de recherche favori et vous obtiendrez beaucoup de résultats (131 000 sur Google ; 190 000 sur Bing). En effet, de nombreux spécialistes ont déclaré que le Zircon signait la fin du porte-avions comme plateforme de la guerre moderne. Ces affirmations sont largement exagérées. Comme je l’ai écrit ci-dessus, les porte-avions sont des outils idéaux pour terrifier, menacer, intimider ou encore attaquer des petits pays sans défense. Même des pays de taille moyenne auraient beaucoup de mal à faire face à une attaque provenant de porte-avions américains. Donc je pense que tant que le monde continue à utiliser le dollar US et, par conséquent, tant que l’économie étasunienne continuera à créer de l’argent à partir de rien et à le dépenser comme s’il n’y avait pas de lendemain, les porte-avions auront un brillant avenir devant eux, même si c’est moralement répugnant. Et, bien sûr, l’US Navy n’utilisera pas de porte-avions pour menacer la Russie. Je répète, la presse américaine a informé sur le potentiel meurtrier du Zircon, mais ce qu’elle mentionne rarement (jamais ?), c’est la conséquence politique et stratégique de son existence : désormais, la Russie aura une cible facile et de très grande valeur pour les États-Unis, qu’elle pourra détruire quand elle veut. Vous pouvez imaginer la flotte de porte-avions étasuniens comme dix otages que les Russes peuvent abattre à tout moment. Et voilà l’essentiel là-dedans : une telle attaque ne serait pas une attaque contre le territoire des États-Unis, ni une attaque nucléaire, mais le choc psychologique résultant d’une telle attaque pourrait être comparable à une frappe nucléaire (limitée) sur le territoire étasunien.

Ceci, d’une part, entravera beaucoup la volonté de la Russie de tenter une telle attaque puisque cela l’exposerait à des représailles très graves (incluant éventuellement des frappes nucléaires). Mais d’autre part, en termes de « maîtrise de l’escalade », cet état de fait donne un important avantage à la Russie puisque les États-Unis ne disposent d’aucune cible russe d’une valeur symbolique équivalente à celle d’un porte-avion américain.

Un autre aspect de cette question est souvent ignoré. Les analystes occidentaux parlent souvent d’une stratégie russe de « dissuasion par interdiction » et d’« interdiction d’accès » à certaines zones (Anti-Access Area Denial – A2AD). La plupart du temps, c’est le genre de langage qui vous permet d’obtenir une promotion et une augmentation de salaire dans les think tanks des États-Unis et de l’OTAN. Il y a tout de même une part de vérité dans le fait que les missiles russes avancés procurent à la Russie un moyen très peu coûteux de menacer des actifs américains, même extrêmement chers. Pire, la Russie est prête (en fait avide) pour exporter ces missiles (assez bon marché) dans d’autres pays. Je trouve amusant de voir comment les politiciens étasuniens sont dans un état d’hystérie permanente à propos du risque de prolifération nucléaire, mais n’arrivent pas à réaliser que des missiles conventionnels anti-navires sont une menace énorme et beaucoup plus probable. Certes, il y a des traités limitant l’exportation de missiles, comme le MTCR, mais ils ne s’appliquent qu’à des missiles d’une portée supérieure à 300 km. Les missiles balistiques et de croisière devenant plus petits, plus meurtriers et plus faciles à dissimuler, avec des portées (relativement) faciles à étendre, les traités comme le MTCR sont de plus en plus obsolètes.

Résultat : tant que la dissuasion tient, attaquer les porte-avions américains n’a absolument aucun sens pour la Russie ; mais dès que la dissuasion aura échoué, pouvoir le faire n’importe où sur la planète procure à la Russie une capacité extrêmement souple et puissante de maîtrise de l’escalade à laquelle les États-Unis ne peuvent pas répliquer symétriquement.

Frapper le Saint des Saints – la « patrie » américaine

Si vous pensiez que c’est mal [mais envisageable, NdT] de discuter de frappes sur les porte-avions américains, nous entrons ici pleinement sur le territoire du Docteur Folamour et allons parler de quelque chose que les Américains trouvent absolument impensable : des attaques sur le territoire des États-Unis. Certes, pour le reste de l’humanité, toute guerre, par définition, inclut une possibilité très réelle d’attaques sur les villes, les cités et les populations. Mais pour les Américains, qui sont habitués à infliger la violence et la mort loin de leurs villes et de leurs cités paisibles, l’idée d’une frappe dévastatrice contre le territoire des États-Unis est quasiment inconcevable. Le 9/11, la perte de 3 000 innocents a jeté l’immense majorité des Américains dans un état de choc total qui a eu pour résultat une sur-réaction massive à tous les niveaux (ce qui était, bien sûr, exactement le but de cette opération, sous fausse bannière, des États profonds américain et israélien). Exactement comme avec les porte-avions, les dangers d’une sur-réaction américaine pourraient servir de dissuasion à toute attaque sur le territoire des États-Unis. Mais, exactement comme avec les porte-avions, ce n’est vrai que tant que la dissuasion tient. Si le territoire russe fait l’objet d’une attaque américaine, cela indiquerait clairement que la dissuasion a échoué et que les forces armées russes devraient alors passer du mode dissuasion au mode combat. À ce stade, la sur-réaction américaine à une attaque bénigne ou pour encaisser des pertes pourrait, paradoxalement, déboucher sur un réveil de dernière minute indiquant à tout le monde que ce qui se passera ensuite sera vraiment dévastateur.

Présentation du missile balistique intercontinental RS-28 Sarmat (ICBM)

Bien qu’on en sache officiellement très peu sur le Sarmat et le Yu-71, internet est en réalité rempli d’hypothèses éclairées qui nous donnent une assez bonne idée du genre de système dont nous parlons ici.

Vous pouvez penser au RS-28 Sarmat comme à un successeur du déjà redoutable missile RS-36 Voevoda (SS-18 Satan dans la classification étasunienne) : c’est un missile balistique intercontinental lourd, très puissant, avec de multiples véhicules de rentrées pouvant cibler de manière indépendante (ogives) :

  • Poids : 100 tonnes
  • Charge utile : 10 tonnes
  • Ogives : 10 à 15
  • Véhicules de glisse hypersoniques : 3 à 24 (c’est le Yu-71 dont nous parlerons plus loin)
  • Portée : 10 000 km
  • Guidance : inertielle, satellite, astrocéleste
  • Trajectoire : capable d’OGCh

La dernière caractéristique, sur la capacité OGCh, est essentielle, puisqu’elle signifie que contrairement à la plupart des ICBM soviétiques / russes, le Sarmat ne doit pas survoler le pôle Nord pour frapper les États-Unis. En fait, le Sarmat pourrait survoler le pôle Nord, ou autre chose, dans n’importe quelle direction et atteindre quand même n’importe quelle cible aux États-Unis. Là-bas, cette capacité est, en elle-même, plus que suffisante pour vaincre toute technologie actuelle et prévisible de missile anti-balistique (ABM) américaine. Mais ce qui est mieux, ou pire, selon votre point de vue : les véhicules de rentrées / ogives du Sarmat sont capables de voler en orbite basse, manœuvrer et subitement plonger sur leurs cibles. La seule manière de surmonter une telle attaque serait de protéger les États-Unis par un système ABM capable de les couvrir à 360°, quelque chose qu’ils sont encore à des dizaines d’années de réaliser. Et seulement pour ajouter à ces caractéristiques déjà impressionnantes, chaque Sarmat peut porter 3 à 24 (selon la personne que vous interrogez) véhicules de glisse hypersoniques Yu-71.

Présentation du véhicule de glisse hypersonique Yu-71 (c’est-à-dire Objet 4202)

De nouveau, ce n’est pas vraiment un sujet non couvert par les médias et vous pouvez trouver de nombreux articles décrivant ce qu’est un véhicule de glisse hypersonique (VGH) et comment il peut être utilité (le meilleur article que j’ai pu trouver en anglais est celui de Global Security, intitulé « Objekt 4202 / Yu-71 / Yu-74 »).

Voici un résumé de ce que nous pensons savoir sur ce VGH :

  • Vitesse maximale : de Mach 5, selon Scott Ritter, à Mach 9, selon une source russe quasi officielle, à Mach 15, selon Sputnik, à Mach 20 (c’est-à-dire 7 kilomètres par seconde, ou 25 200 km/h, ou 15 000 mph), selon Global Security. Quelle que soit la vitesse véritable, ce sera extraordinairement loin, et de beaucoup, du genre de vitesse que les systèmes anti-missiles américains actuels ou prévisibles pourraient espérer atteindre.
  • Hypermaniabilité : des sources russes décrivent le Yu-71 comme « сверхманевренная боеголовка » ou « ogive hypermaniable ». Ce que cela signifie exactement dans les virages, en terme de force gravitationnelle subie, n’importe pas vraiment puisqu’il ne s’agit pas de combats air-air [et  l’engin n’est pas habité ! NdT], mais la capacité d’opérer des changements de trajectoires subits rend presque impossible à des systèmes anti-missiles de trouver une solution d’engagement.
  • Ogive : nucléaire et conventionnelle/cinétique.

Ce dernier point est très intéressant. Il signifie qu’étant données les vitesses atteintes par le VGH Yu-71, il n’est pas nécessaire de l’équiper d’une ogive conventionnelle (hautement explosive) ou nucléaire. L’énergie cinétique générée par sa grande vitesse est suffisante pour produire une explosion semblable à celle d’une grosse ogive conventionnelle ou d’une petite ogive nucléaire.

Et maintenant, rassemblons tout ça

Avez-vous noté les similarités entre le missile Zircon et la combinaison Sarmat + Yu-71 ?

Dans les deux cas, nous avons :

  1. Une attaque qui peut provenir de n’importe quelle direction ;
  2. Une vitesse d’attaque et des capacités de manœuvre qui rendent l’interception impossible ;
  3. La capacité de détruire une cible américaine de très grande valeur en un temps très bref.

Il est surprenant de constater que tandis que les décideurs américains discutaient de leur programme de Prompt Global Strike (frappe planétaire surprise), les Russes ont effectivement développé leur propre version de cette capacité, beaucoup plus rapidement que les États-Unis et pour une fraction du coût.

Ce sont des moyens idéaux pour « amener la guerre à domicile » et encourager un pays, qui jouissait d’une impunité totale quant à sa politique, à penser sérieusement aux conséquences de chercher des noises à la mauvaise cible.

Pour rendre les choses potentiellement encore plus dangereuses pour les États-Unis, la géographie même, qui les a protégés si longtemps, est en train de devenir une vulnérabilité majeure. Actuellement, 39% de la population américaine vit dans des comtés situés directement sur les côtes. En fait, la densité de la population dans les comtés du littoral est plus de six fois supérieure à celle des comtés intérieurs correspondants (source). En 2010, le Bureau du recensement américain a publié un rapport fascinant intitulé “Coastline Population Trends in the United States : 1960 to 2008” (Tendances de la population côtière aux États-Unis : 1960 à 2008), qui montre que les comtés côtiers fournissent une « concentration intense d’activité économique et sociale ». En fait, un très grand nombre de villes américaines, de centres industriels et de liens économiques sont situés près de la côte, faisant d’eux des cibles idéales pour les frappes de missiles de croisière conventionnels qui pourraient être lancées depuis de très grandes distances (y compris à partir du large). Et nous ne parlons pas de missile de croisière futur, hypothétique, nous parlons des mêmes missiles de croisière Kalibr que les Russes ont utilisés contre les Takfiris en Syrie. Regardez cette vidéo très bien faite qui explique comment les missiles de croisière Kalibr peuvent être dissimulés quasiment n’importe où et utilisés avec des effets dévastateurs sur des cibles militaires et / ou civiles :

En réalité, le territoire des États-Unis est extrêmement vulnérable à toute forme d’attaque. Ce n’est qu’en partie dû aux progrès russes en termes de technologie militaire. Par exemple, les pratiques de fabrication ou de livraison « juste à temps » destinées à minimiser les coûts et les stocks sont extrêmement dangereuses du point de vue de la stratégie militaire, car il faut très peu de perturbations (par exemple dans le réseau de distribution) pour provoquer des conséquences catastrophiques. De même, la concentration élevée de certaines industries dans des zones spécifiques des États-Unis (le pétrole dans le golfe du Mexique) ne fait qu’affaiblir davantage la capacité du pays à prendre des mesures punitives en cas de guerre.

La plupart des Américains qui regardent la TV rejetteront tout ce qui précède en disant que « celui qui viendra nous emmerder, nous lui botterons le cul » ou quelque chose d’aussi raffiné. Il y a quelque vérité là-dedans. Mais ce que cette mentalité indique également, c’est une totale incapacité à agir dans un scénario où la dissuasion a échoué et où « l’autre type » vient vous chercher. Cette mentalité est l’apanage des civils. Ceux qui sont chargés de la défense de leur pays ne peuvent tout simplement pas penser de cette manière et doivent regarder au-delà du « seuil de dissuasion ». Ils seront ceux à qui on demandera de réparer le désordre sanglant quand les civils auront morflé. Georges Clemenceau aurait dit un jour : « La guerre est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des militaires. » Je crois que c’est l’exact opposé qui est vrai, la guerre est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des civils, en particulier les néocons américains (dont la grande majorité n’a jamais revêtu l’uniforme) qui prétendent toujours que la prochaine guerre sera facile, sûre et indolore. Vous souvenez-vous de Ken Adleman et de sa célèbrepromenade de santé en Irak ? Le même genre de racaille est au pouvoir aujourd’hui et ils veulent nous faire croire que la prochaine guerre sera aussi une promenade de santé, ou qu’être sur une trajectoire de collision à grande vitesse avec la Russie est une chose que les États-Unis peuvent se permettre et dans laquelle, par conséquent, ils devraient s’engager. L’effet combiné du mythe de la supériorité militaire américaine résulte dans un sentiment américain de détachement ou même d’impunité, qui n’est adossé à aucune réalité. Je souhaite seulement ardemment que le peuple des États-Unis ne découvre jamais à quel point il se trompe.

Entretemps, le chef d’état-major russe, le général Gerasimov, a annoncé que la Russie a achevé ce qu’il a nommé un « système de dissuasion non nucléaire » basé sur les missiles Iskander-M, Kalibr et X-101. Selon le général Gerasimov, les forces armées russes détiennent aujourd’hui suffisamment de systèmes de haute précision pour frapper n’importe quelle cible jusqu’à une portée de 4 000 km. De plus, Gerasimov a déclaré que le nombre de plateformes capables de lancer ces missiles s’est multiplié par douze tandis que le nombre de missiles de croisière de haute précision a augmenté d’un facteur de 30. Le général Gerasimov a également expliqué que les capacités combinées du missile de croisière Kalibr, du système de missiles de défense côtière mobile Bastion et du système de défense aérienne S-400 ont permis à la Russie de contrôler totalement l’espace aérien et maritime de la mer Baltique, de celle de Barents, de la mer Noire et de la Méditerranée (vous parlez d’une zone de  déni d’accès A2AD !). Gerasimov a conclu son exposé en disant que « le développement d’armes de haute précision a permis de faire passer le poids principal de la dissuasion stratégique des forces nucléaires aux forces non nucléaires ».

Pour évaluer complètement les implications de ce qu’a dit Gerasimov, considérez ceci : la dissuasion est, par définition, l’acte de décourager une action ou un événement en instillant le doute ou la peur des conséquences. Donc ce que dit vraiment Gerasimov est que la Russie possède suffisamment de capacités conventionnelles, non nucléaires, pour infliger des conséquences inacceptables aux États-Unis. C’est quelque chose d’absolument nouveau, qui fait fondamentalement changer les règles du jeu. Plus important, c’est la déclaration officielle, par un haut responsable russe, que les États-Unis n’ont aucune supériorité technologique et qu’ils sont vulnérables à une contre-attaque dévastatrice, même conventionnelle. En une seule petite phrase, le général Gerasimov a mis fin aux deux mythes les plus importants de la théorie géostratégique américaine.

Gardez à l’esprit que, contrairement à leurs homologues américains, les Russes aiment généralement sous-évaluer leurs capacités militaires. Vous verrez les médias russes se vanter que les systèmes d’armement russes sont « tout à fait géniaux et les meilleurs au monde », mais le personnel militaire en Russie cultive le secret et sous-estime ses réelles capacités face à l’ennemi. En outre, alors que les jeunes officiers peuvent dire presque tout ce qu’ils veulent, les officiers importants sont tenus à des règles très strictes et doivent peser soigneusement leurs mots, en particulier les officiers d’active. Donc lorsque le chef d’état-major déclare officiellement que la Russie possède maintenant une capacité de dissuasion stratégique conventionnelle – vous pouvez le croire.

Hélas, les médias occidentaux sont toujours empêtrés dans le mode « idiot congénital » que nous avons constaté pendant le passage du porte-avion russe Amiral Kouznetsov de l’Atlantique Nord à la Méditerranée : d’une part, le navire était présenté comme un vieux rafiot rouillé, tandis que d’autre part, les forces de l’OTAN le filaient comme s’il était sur le point de frapper Londres. De même, les politiciens étasuniens présentent la Russie comme une « station service de  carburants » tout en affirmant, en même temps, que cette « station service » a la capacité de décider qui sera l’occupant de la Maison Blanche. Ce genre de déclaration n’est pas seulement inutile, c’est extrêmement dangereux. D’une part, les positions style « les Russes sont des brutes arriérées » favorisent les attitudes arrogantes et présomptueuses. D’autre part, parler en permanence de fausses menaces russes provoque la situation très dangereuse de « crier au loup », dans laquelle toutes les menaces russes possibles (y compris très réelles) sont rejetées comme de la pure propagande. Évidemment, la réalité est tout à fait différente et très simplement binaire : la Russie ne représente absolument aucune menace pour les États-Unis, ni pour personne d’autre (y compris les trois mini-États baltes). Mais si un politicien occidental décide qu’il est plus intelligent et plus fort que Napoléon ou Hitler et qu’il finira par mettre les Russes à genou, alors lui et son pays seront détruits. C’est vraiment aussi simple que ça.

The Saker

Cet article a été écrit pour Unz Review

Note du Saker Francophone

4000 km depuis la Russie ne permettent pas de toucher le territoire US mais permettrait par l'Ouest de raser toutes les bases US en Europe, Ramstein, Lakenheath, Bondsteel ainsi que les bases de THAAD en Roumanie et en Pologne et par l'Est, celles en Asie, Japon, Corée, Guam, sans toucher les populations où les militaires des pays où se trouvent ses bases.

Traduit par Diane, vérifié par jj, relu par Catherine pour le Saker francophone

 

http://lesakerfrancophone.fr/detruire-deux-mythes-americains

Statut de Jérusalem: Trump contre le reste du monde

Trump vient d’ouvrir les portes de l’enfer….

Mais que peut ont attendre de mieux de ce pays et de ses politiques

Statut de Jérusalem: Trump contre le reste du monde

Actualité Monde Proche et Moyen-Orient

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 07/12/2017 à 10:34 , mis à jour à 11:05

Le président américain Donald Trump lors de son discours de reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, le 6 décembre 2017, à Washington.

Le président américain Donald Trump lors de son discours de reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, le 6 décembre 2017, à Washington.

afp.com/MANDEL NGAN

La décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël isole encore un peu plus sur la scène internationale les États-Unis de Donald Trump.

Un seul pays a emboîté le pas des États-Unis après l’annonce par Donald Trump de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. La République tchèque a reconnu dans un communiqué « Jérusalem ouest » comme la capitale de fait d’Israël. Elle a également promis le déménagement de son ambassade, mais « seulement sur la base des résultats des négociations [de paix israélo-palestinienne] avec les partenaires clés de la région et du monde ».

LIRE AUSSI >> Jérusalem: qui sont les chrétiens sionistes derrière la décision de Trump

Les préparatifs de transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem font fit en revanche d’hypothétiques avancées en faveur d’une paix négociée entre dirigeants Israéliens et Palestiniens. Ces derniers, basés à Ramallah, revendiquent Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël en 1967, comme la capitale de l’État auquel ils aspirent.

Les États-Unis peuvent-ils encore être un partenaire de négociation? Le président palestinien Mahmoud Abbas a dénoncé des choix « déplorables », jugeant que Washington, tout en prétendant le contraire, ne pouvait plus jouer son rôle historique de médiateur de paix avec les Israéliens. Et pour cause: le geste de Donald Trump fait perdre aux Américains une neutralité tout autant historique.

« Un cercle de feu »

A l’instar des autorités palestiniennes, de nombreuses chancelleries considèrent que cette décision unilatérale du milliardaire éloigne le moment d’une véritable paix, négociée, en Palestine. A l’exception du communiqué émis par Prague, pas un pays, en dehors d’Israël, n’a salué la décision de Donald Trump. La condamnation est d’autant plus unanime qu’elle apparaît comme une étincelle dans une poudrière, une explosion de violence étant redoutée dans les territoires occupés de Cisjordanie.

Des manifestants palestiniens brûlent un portrait du président américain Donald Trump et montrent une banderole disant "Jérusalem capitale de la Palestine", dans la ville de Rafah, dans la bande de Gaza, le 6 décembre 2017.

Des manifestants palestiniens brûlent un portrait du président américain Donald Trump et montrent une banderole disant « Jérusalem capitale de la Palestine », dans la ville de Rafah, dans la bande de Gaza, le 6 décembre 2017.

afp.com/SAID KHATIB

Les réactions les plus fortes sont logiquement venues des pays musulmans, en particulier ceux du Moyen-Orient. L’esplanade des Mosquées, à Jérusalem, abrite en effet le troisième lieu saint de l’islam, la mosquée al-Aqsa. L’Arabie saoudite, qui abrite les deux premiers dit espérer « voir l’administration américaine revenir sur cette décision », précisant qu’il s’agit « d’un recul dans les efforts en faveur du processus de paix et d’une violation de la position américaine historiquement neutre sur Jérusalem ».

« Prendre une telle décision met le monde, et spécialement la région, dans un cercle de feu », a déclaré Recep Tayyip Erdogan ce mercredi. Le président turc avait averti mercredi que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Washington « ferait le jeu des groupes terroristes ». Il a invité les dirigeants des 57 pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) pour un sommet à Istanbul le 13 décembre axé sur la question de Jérusalem.

« Une nouvelle intifada »

« Cette décision pousse à plus de tensions et représente une provocation pour les sentiments des arabes et des musulmans », a souligné le ministère des Affaires étrangères de Tunisie. Elle « va provoquer une nouvelle intifada et pousser à des comportements plus radicaux et à davantage de colère et de violence », a réagi son homologue d’Iran. Le Hamas a d’ailleurs ouvertement appelé ce jeudi à cette nouvelle intifada.

LIRE AUSSI >> Jérusalem: la décision historique de Trump risque d’embraser la région

La plupart des chancelleries européennes soulignent combien cette décision mine un processus de paix depuis longtemps moribond. « Nous devons privilégier l’apaisement et le dialogue », a réagi Emmanuel Macron. « L’Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l’annonce aujourd’hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix », a affirmé la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué.

 

Démantèlement de la mafia Khazariane: des centaines d’arrestations en Arabie Saoudite suivies de centaines d’arrestations aux États-Unis Publié par

 

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Laurent Freeman – Nov 13, 2017 14 11260

Finance internationale et corruption – 842 mises en accusation scellées contre de hauts criminels de l’élite mondialiste aux États-Unis, le tout confirmé par le Pentagone, la CIA et d’autres sources. H. Clinton sous bracelet électronique!

Des sources du Pentagone ont envoyé les photos ci-dessous montrant Hillary Clinton et le Sénat Américain John « Daesh » McCain « en garde à vue portant des bottes orthopédiques pour cacher le bracelet de cheville GPS à leur jambe droite. »

Le fait est que la plupart des politiciens de Washington, D. C. sont devenus très riches depuis leur entrée en politique, et ce, d’une manière qui ne peut être justifiée par leurs salaires.

Cela signifie que la plupart d’entre eux ont été achetés, et c’est pourquoi la plupart d’entre eux vont aller en prison.  Nancy Pelosi, leader de la minorité à la Chambre des représentants, a délibérément agi comme une sénile en public récemment, afin d’avoir une excuse médicale pour éviter l’arrestation, disent des sources de la NSA.

Ces mêmes sources de la NSA affirment maintenant que les fusillades qui ont eu lieu à Las Vegas le 1er octobre ont été une tentative, par des mercenaires travaillant pour la compagnie de sécurité G4S, http://www.g4s.com/  embauché par George Bush Sr. pour créer une distraction afin de tuer le président des États-Unis Donald Trump et le prince héritier Saoudien Muhammad Bin Sultan (MBS).

Trump et MBS discutaient en secret dans les suites de l’hôtel Mandalay Bay, propriété de MBS, pour discuter de l’arrestation massive des auteurs des attentats terroristes du 11 septembre, selon ces sources.

Trump et MBS ont tous deux été évacués en toute sécurité et les arrestations ont maintenant commencé d’une manière qui ne peut plus être niée par les médias de propagande corporative, confirment de multiples sources.

Alors que les arrestations étaient en cours, Trump a eu une réunion secrète au Vietnam avec le président Vladimir Poutine de Russie et le président Chinois Xi Jinping.  Voici ce qu’une source de la CIA, qui avait des yeux et des oreilles à la réunion, a dit.

Il s’agit de beaucoup plus que des « réunions de passage et de brèves poignées de main » que les médias ont dépeintes. Les trois leaders mondiaux (Trump, Poutine et Xi Jinping) se sont rencontrés officiellement. Le président de la République d’Indonésie, M. Jokowi, était également présent (en tant que représentant de la société aurifère Soekarno M1).  Trump a été informé que le mois prochain, Poutine et/ou la Banque Centrale de Russie vont annoncer officiellement la nouvelle monnaie soutenue par l’or.  Elle est soutenue par la Russie, la Chine et l’Inde avec leurs avoirs aurifères.  L’Indonésie utilisera l’or des comptes de garantie pour adosser la nouvelle monnaie.  Cette décision exercera beaucoup de pression sur le dollar Américain et le système bancaire mondial Rothschild.  Les participants ont également convenu qu’il était temps de désamorcer la situation Nord-Coréenne. »

On ne sait pas encore très bien dans quelle mesure le plan Russe réussira, mais il ne fait aucun doute qu’une alternative au système actuel du pétrodollar Américain est nécessaire.

Le gouvernement de Corporation des États-Unis du district spécial de Washington, D. C. (non une partie de la République des États-Unis) est définitivement en faillite.

Cela se voit dans le fait que la dette du gouvernement des États-Unis a augmenté de 640 milliards de dollars depuis le 30 septembre.  De plus, les États-Unis ont affiché un déficit commercial de 539 milliards de dollars et un déficit Satanique de 666 milliards de dollars au cours de l’exercice financier qui a pris fin à cette date.

Ce n’est probablement pas une coïncidence si le gouvernement de la Corporation des États-Unis dit qu’il obtiendra 800 milliards de dollars des princes Saoudiens qui ont été arrêtés et 250 milliards de dollars des nouvelles ventes de produits en Chine.

Cela rapporterait 1,05 trillion de dollars, soit presque assez pour payer la nouvelle dette de 1,205 trillion de dollars accumulée au cours de l’exercice 2017.

Ils espèrent probablement extorquer le reste aux pays clients comme le Japon, la Corée du Sud et le Qatar (d’où les annonces de ventes d’armes lourdes).  Cependant, ces chiffres sont presque certainement basés en grande partie sur des rêves.

Un membre du cabinet du Premier Ministre esclave du Japon, Shinzo Abe, par exemple, a contacté la Société du Dragon Blanc la semaine dernière pour se plaindre de toutes les demandes d’argent des Américains qui se sont produites lorsque Trump s’est rendu au Japon la semaine dernière et a déclaré : « Le Japon n’a plus d’argent à donner ».

Le gouvernement Japonais a récemment institué un « mon système de numérotation » qui donne un numéro unique à chaque citoyen pour forcer la sortie de l’argent qui était caché dans plusieurs comptes bancaires sous des noms différents.

Cela a réussi à faire exploser 1 trillion de yens ou 8,8 milliards de dollars qui ont été remis aux Américains lors de la visite de Trump, selon cette source.  C’est beaucoup d’argent selon les normes des gens ordinaires (ou du gouvernement), mais très loin de ce que la Corporation des États-Unis avait besoin pour continuer comme d’habitude.

Les Arabes Saoudiens. Obéissant à leurs maîtres Khazarians, ont apparemment tenté la semaine dernière d’utiliser les menaces de guerre contre l’Iran pour tenter en vain de sauver le pétrodollar en lançant l’illusion apocalyptique de la Troisième Guerre Mondiale toujours envisagée par les fanatiques Khazarians.

Des sources du Pentagone affirment que les Saoudiens ont transporté des F15 à Chypre dans un « mouvement désespéré qui n’effraie plus personne, puisque les pilotes Saoudiens sont nuls et que les pilotes Pakistanais et Israéliens ne risquent pas de se faire écraser ou abattre par la Russie ».

Au lieu de cela, l’Arabie Saoudite subit des pressions pour renvoyer le Premier Ministre [Libanais], [Saad] Hariri, lequel selon les sources, aurait  été enlevé.

De plus, le tremblement de terre du 13 novembre à la frontière Iran-Iraq « semble montrer que l’Iran a peut-être déjà des armes nucléaires », précise la source.  C’était peut-être aussi une attaque secrète des Israéliens contre l’Iran, selon les sources Égyptiennes.

Quoi qu’il en soit, la purge Saoudienne s’est maintenant emparée de l’ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite aux États-Unis et proche allié de la famille Bush, Bandar Bin Sultan. Bandar et le Crown Prince MBS «peuvent être des témoins vedettes de ce qu’Israël a fait le 11 septembre», disent les sources du Pentagone.  Bien sûr, le sentier menant à Israël conduira ensuite aux Rothschild se terrant dans leur complexe de Zoug, en Suisse.

Pour l’instant, ce sont leurs activités aux États-Unis qui ont été fermées.  Sur ce front, des sources de la NSA disent que le haut gradé John Podesta, homme de main de Clinton/Bush (tortionnaire d’enfants et adorateur de Satan), a été intercepté par des avions de chasse Américains et arrêté.

L’effondrement de la Cabale Bush/Clinton est maintenant publiquement visible, même dans les médias corporatifs, sous la forme d’informations selon lesquelles les compagnies de Podesta ont fermé leurs portes.  En outre, la semaine dernière, Trump a publié 13 213 autres dossiers non expurgés sur l’assassinat de Kennedy.

https://www.archives.gov/research/jfk/2017-release

Les Khazarians et leurs esclaves de médias mainstream sont toujours dans l’illusion que le conseillé spécial Robert Mueller va éventuellement arrêter Trump pour “Interférence Russe dans les élections”.

Cependant, des sources du Pentagone disent que même si Mueller a été impliqué dans le camouflage des attentats du 11 septembre, il « est toujours un Marine qui reçoit des ordres des généraux de la Marine (John) Kelly et (James) Mattis, en tant que mouchard parfait pour abattre la Cabale Bush-Israël. »

De plus, si vous pensez que le Président Trump est vraiment en charge, veuillez lire l’article dans le lien ci-dessous, où le Chef d’État-Major de la Maison-Blanche, le général John Kelly, dit qu’il ne lit pas les tweets de Trump et que son travail consiste à « s’assurer que le président est informé de ce qu’il va faire ».

http://time.com/5020743/donald-trump-john-kelly-tweets/

Les sources du Pentagone disent que des tests du système américain de radiodiffusion d’urgence (EBS) ont été effectués afin que les citoyens puissent être informés même si Google et les médias d’entreprise contrôlés par les Khazarians continuent de leur mentir.

Il est à espérer que la liste des personnes à arrêter comprend les dirigeants de Google, Facebook, etc. afin que l’Internet puisse redevenir une véritable source d’information.

Enfin, il semble y avoir quelque chose d’inquiétant à propos de la Chine.  La semaine dernière, le gouvernement Chinois a annoncé que les étrangers seraient autorisés à acquérir une participation majoritaire (51%) dans les sociétés financières Chinoises.

http://www.reuters.com/article/us-china-investment/china-widens-foreign-access-to-its-giant-financial-sector-idUSKBN1DA12Q

Alors qu’ à première vue cela semble être une bonne chose, le Japon, la Corée du Sud et d’autres pays Asiatiques se souviennent comment les voleurs Khazarians ont causé la dévastation en balayant les compagnies financières locales dans le sillage de la crise financière de 1997 en Asie

Le marché immobilier résidentiel Chinois est maintenant dans une bulle qui est bien pire que celle du Japon.  Si la bulle immobilière éclate comme le stipulent les lois de la gravité financière, nous verrons peut-être des firmes Khazarianes se précipiter pour s’emparer de prêteurs Chinois en faillite au centime près du dollar.  Cette annonce fait se demander si la NSA avait raison lorsqu’elle a déclaré que le président Chinois Xi Jinping était un agent Rothschild.

N’oublions pas que la classe dirigeante Khazariane est responsable de dizaines de millions de morts depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.  Diverses autorités, y compris l’armée des États-Unis, ont reçu des preuves irréfutables que les Khazarians prévoyaient activement de tuer 90% de la population mondiale, soit 6,3 milliards de gens.

Nous devons les arrêter définitivement cette fois-ci.  Cela signifie qu’il faut leur enlever leur principale source de pouvoir – le contrôle du système financier.  Cela signifie que la BRI, la Banque Mondiale, le FMI, la Banque Centrale Européenne, la Réserve Fédérale, la Banque du Japon, etc. doivent être hors de leur contrôle.

Ils ne vont pas se contenter de remettre les clés, alors au bout du compte, il faudra des hommes armés pour faire le travail.  C’est pourquoi les forces militaires Américaines, Chinoises et Russes représentent le meilleur espoir de l’humanité.

https://benjaminfulford.net/register

http://stopmensonges.com/demantelement-de-la-mafia-khazariane-des-centaines-darrestations-en-arabie-saoudite-suivies-de-centaines-darrestations-aux-etats-unis/

Gaz russe : le droit de cuissage économique américain a bien failli encore frapper !

Gaz russe : le droit de cuissage économique américain a bien failli encore frapper !

By Marc Rousset, http://www.bvoltaire.com novembre 8, 2017

L’Europe a deux ennemis – l’islamisme et l’immigration – et deux adversaires – la Chine et les États-Unis.

Ces derniers pratiquent, par exemple, un impérialisme économique inadmissible envers l’Europe en imposant des sanctions ahurissantes aux banques (BNP-Paribas) et aux sociétés européennes qui ne respectent pas les sanctions imposées par les États-Unis, sous le seul prétexte que la monnaie utilisée dans les transactions commerciales, les investissements ou leurs financements est le dollar américain.

Ce droit de cuissage économique américain en Europe a failli se manifester encore de façon scandaleuse lorsque l’Amérique de Donald Trump a eu la prétention de faire sanctionner par le Congrès les entreprises européennes Engie, Shell, OMV, Uniper (groupe allemand E.ON) et Wintershall (groupe allemand BASF). Le prétexte évoqué était qu’en construisant le nouveau gazoduc Nord Stream 2 pour faire venir le gaz de Russie, l’Europe ne prendrait pas assez souci de son indépendance et de sa sécurité énergétique.

Nord Stream 2, détenu par le russe Gazprom et financé par les industriels européens, est un gazoduc qui longera le gazoduc Nord Stream 1 déjà existant entre la France et l’Allemagne en passant par la mer Baltique. Il augmentera, fin 2019, de 55 milliards de m3 (soit d’un tiers) la capacité d’exportation bienvenue du gaz russe en Europe.

Que ne feraient pas les États-Unis pour exporter leur gaz de schiste nouveau et contrer la puissance stratégique de la Russie aussi bien en Europe qu’au Moyen-Orient !

Le russe Gazprom (Газпро́м) veut construire un nouveau gazoduc (Nord Stream 2) de 9,5 milliards d’euros dans la Baltique, qui augmenterait d’un tiers en 2019, soit de 55 milliards de m3, le gazoduc sous-marin Nord Stream 1 déjà existant entre Vyborg (Выборг, Russie) et Greifswald (Allemagne).

Suite à l’opposition de l’Ukraine et de la Pologne, dont les gazoducs continentaux Yamal et Brotherhood passant par leurs territoires sont court-circuités, Gazprom a été amené à être le seul actionnaire du projet. Le français Engie, les allemands Uniper (ex-E.ON) et Wintershall (BASF) ainsi que l’anglo-néerlandais Shell ont décidé d’être seulement des financiers à hauteur de 10 % chacun, et non plus des actionnaires, ce qui était initialement prévu. Nord Stream, passant sous la mer, échappe à la juridiction de Bruxelles ; les Allemands considèrent ce projet comme strictement commercial.

Mais le 15 juin 2017, le Sénat américain a décidé, au grand dam de l’Europe, d’envisager des sanctions contre les entreprises européennes « du fait des effets préjudiciables de Nord Stream 2 sur la sécurité énergétique européenne ». Bref, l’Amérique est plus royaliste que le roi Europe, alors qu’il s’agirait bien au contraire de diminuer la sécurité énergétique de l’Europe et de nous obliger à acheter du gaz de schiste américain transporté sous forme liquéfiée à partir des États-Unis jusqu’à des ports terminaux européens. À noter qu’aux États-Unis mêmes, l’idée d’exporter du gaz de schiste est considérée par l’Industrial Energy Consumers of America comme stupide car contribuant à augmenter la cherté du gaz dans les industries manufacturières porteuses de valeur ajoutée.

Selon Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie, « il s’agit d’une ingérence spectaculaire et inacceptable dans les affaires européennes », après les sanctions financières des États-Unis contre BNP Paribas, Alstom et les contraintes imposées à Renault, PSA et Total pour investir en Iran. Cette implication est d’autant plus surréaliste, impérialiste et inacceptable que Nord Stream est un projet non américain avec des entreprises non américaines et un financement sans dollars américains.

L’Europe ne peut, au contraire, que se réjouir de diversifier son approvisionnement en gaz naturel pour 40 % en provenance de la Russie, pays frère continental européen, d’autant plus que la production chute au Royaume-Uni (mer du Nord) et au Pays-Bas.

 La vérité, c’est que le gaz russe constitue bien, au contraire, une source de diversification énergétique fiable et très bon marché pour l’Europe alors que ses autres sources d’approvisionnement (Norvège, Pays-Bas, Algérie) sont sur le déclin. 

Le gaz de schiste GNL américain n’est pas fiable quant à ses quantités produites fluctuantes trop dépendantes du prix du pétrole. De plus, le coût économique du transport par méthanier et de sa regazéification dans les ports européens n’est pas compétitif avec le gazoduc russe Nord Stream 2. Il faudrait, par exemple, 700 navires méthaniers pour fournir autant de gaz à l’Europe que Nord Stream 1. 

Dans cette affaire, la Pologne, prête à américaniser l’Europe, suite à sa haine et rivalité historique séculaire avec la Russie, a tout fait également pour faire capoter le projet Nord Stream 2. La Pologne a signé un contrat avec Donald Trump lors de sa visite à Varsovie, « trop content de signer dans le quart d’heure », pour construire un terminal de regazéification à Świnoujście, port de la Baltique. La Pologne souhaitait ramener à zéro en cinq ans les achats de gaz russe qui couvrent aujourd’hui les trois quarts de sa consommation. 

Le bouquet, c’est que le principal exportateur américain de gaz de schiste GNL (la société Cheniere) préfère vendre son gaz de schiste liquéfié 25 % plus cher en Asie qu’en Europe, suite à la concurrence du gaz russe. La société renâcle et n’a toujours pas signé, à ce jour, de contrat à long terme avec la Pologne. Même la Lituanie a préféré acheter du gaz russe avec un rabais exceptionnel de 25 %. 

L’Atlantique n’est pas une mare aux canards (« the pond »), comme le prétendent les Anglo-Saxons, mais un véritable océan à franchir, alors qu’on peut aller à pied de Brest à Vladivostok ! Le seul avenir face à tous les dangers, c’est la grande Europe avec ses matières premières en provenance de l’immense Sibérie et les exportations d’hommes, de savoir-faire, de produits industrialisés et de capitaux en provenance, comme disait Paul Valéry, de la péninsule du cap asiatique.

http://www.bvoltaire.com/gaz-russe-droit-de-cuissage-economique-americain-a-bien-failli-frapper/?mc_cid=0934758c04&mc_eid=b338f8bb5e

https://leblogalupus.com/2017/11/09/gaz-russe-le-droit-de-cuissage-economique-americain-a-bien-failli-encore-frapper/

Trump reprend le combat contre l’establishment US

Je suis étonné qu’ils n’essaient pas de le tuer …même un petit accident,  non ?

Depuis la fin juillet, le président des États-Unis a donné l’impression d’être un matamore mettant la paix mondiale en jeu par ses déclarations inconsidérées. Thierry Meyssan montre que derrière ces interventions à l’emporte-pièce, Donald Trump persiste discrètement dans sa politique étrangère malgré l’opposition presque unanime du Congrès. Il s’agit donc, selon lui, de ce que l’on appelle aujourd’hui un « artifice de communication » et autrefois, un « double-jeu ». Au demeurant, le président tente de faire prendre par ses amis le contrôle du Parti républicain, ce qui lui permettrait de rationaliser sa communication et de mettre en œuvre plus rapidement encore sa politique anti-impérialiste.

| Damas (Syrie)

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Donald Trump a songé à entrer en politique en réaction aux événements du 11-Septembre dont il conteste la version officielle. Ce n’est qu’après sa rencontre avec Steve Bannon qu’il a décidé de se présenter à la présidence US. Il en a fait son directeur de campagne, puis une fois élu, son conseiller spécial. Contraint par les membres du Congrès de le limoger, il le soutient en sous-main pour prendre le contrôle du Parti républicain. Les deux hommes entendent refaire des États-Unis une République.

Trump face à l’establishment

Au cours des trois derniers mois, la crise qui oppose Donald Trump à la classe dirigeante US n’a cessé de se durcir. Trahissant sans difficulté le président issu de ses rangs, le Parti républicain s’est allié avec son adversaire, le Parti démocrate, contre la Maison-Blanche. Les deux formations ont fait adopter par le Congrès, les 27 et 28 juillet, la Loi contrant les adversaires de l’Amérique au moyen de sanctions (Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act). Il s’agissait ni plus, ni moins, que de dessaisir le président de ses prérogatives en matière de politique étrangère [1].

Nous n’allons pas ici prendre position dans ce conflit, mais l’analyser pour comprendre les contradictions permanentes entre les paroles et les actes autant que les incohérences de la politique étrangère US.

Barack Obama était soutenu par son administration. Il utilisait donc sa communication pour faire admettre ses décisions par son peuple et par le monde. Ainsi, il a développé l’arsenal nucléaire tout en prétendant qu’il allait le démanteler. Il a mis à feu et à sang le Moyen-Orient élargi tout en annonçant un nouveau départ (reset) avec le monde musulman, etc. Au contraire, Donald Trump tente de reprendre les institutions de son pays à sa classe dirigeante et de les remettre au service de son peuple. Il communique donc en changeant d’avis comme de chemise, en semant le trouble et la confusion. Il occupe ses opposants avec ses gesticulations désordonnées tandis qu’il mène sa politique patiemment hors de leur vue.

Nous l’avons déjà oublié, mais dès son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump avait manifesté des positions contredisant certains de ses discours électoraux. Il était accusé de s’écarter systématiquement de la politique de son prédécesseur et d’être, dans la pratique, trop favorable à la Corée du Nord, à l’Iran, à la Russie et au Venezuela.

Les commentateurs l’avaient accusé d’être incapable d’utiliser la force et, en définitive, d’être isolationniste par faiblesse ; une interprétation qu’ils abandonnèrent le 7 avril, lors du bombardement de la base de Shayrat (Syrie) avec 59 missiles Tomahawks. Revenant un peu plus tard à la charge, les mêmes commentateurs reprirent leurs accusations de faiblesse, mais cette fois en soulignant son relativisme moral qui l’empêchait de voir la dangerosité des ennemis des États-Unis.

Lors du vote quasi-unanime du Congrès contre lui, le président semblait vaincu. Il se sépara brutalement de son conseiller spécial Steve Bannon et, semblant se réconcilier avec l’establishment, il s’engagea successivement contre la Corée du Nord, le Venezuela, la Russie et l’Iran.

Le 8 août, il lança une diatribe contre Pyongyang, annonçant que ses « menaces » rencontreraient « le feu, la fureur et la force comme jamais le monde n’en avait vu ». Il s’en suivit une escalade verbale de part et d’autre, laissant croire à une possible guerre nucléaire imminente, tandis que des Japonais descendaient aux abris anti-atomiques et que des habitants de Guam quittaient l’île.

Le 11 août, le président Trump déclarait ne plus exclure de recourir à « l’option militaire » face à la « dictature » du président vénézuélien Nicolas Maduro. Caracas répondit par une pleine page de publicité dans le New York Times accusant le président de préparer un changement de régime au Venezuela sur le mode du coup d’État réalisé contre Salvador Allende et appelant les citoyens US au secours [2].

Le 31 août, le département d’État ouvrit une crise diplomatique avec la Russie, ordonnant la fermeture de nombreux locaux diplomatique et la diminution de son personnel aux USA. Exerçant la réciproque, le ministère russe des Affaires étrangères fit fermer des locaux diplomatiques US et expulsa quantité de diplomates.

Le 13 octobre, Donald Trump prononça un discours accusant l’Iran d’être le sponsor mondial du terrorisme et remettant en question l’accord sur le nucléaire négocié par son prédécesseur, Barack Obama. Ce discours avait été précédé d’accusations de la même veine du département d’État contre le Hezbollah [3].

Pour les commentateurs, Donald Trump est enfin sur la bonne voie, mais il en fait trop et s’y prend mal. Certains le considèrent comme un malade mental d’autres espèrent qu’il reproduit la stratégie du « chien fou » déjà mise en œuvre par Richard Nixon : faire peur à l’ennemi en lui faisant croire que l’on est capable de tout.

Cependant, dans les faits, rien n’a changé. Rien face à la Corée du Nord. Rien face au Venezuela. Rien face à la Russie. Et rien non plus face à l’Iran. Au contraire, la politique de Trump contre la création d’États jihadistes se poursuit autant que possible. Les pays du Golfe ont cessé de soutenir Daesh qui a été vaincu à Mossoul et à Raqqa. Le jihadisme est en train de redescendre au niveau sous-étatique. Tout se passe comme si le président avait simplement joué la comédie et gagné du temps.

La carte Bannon

Le sommet des Values Voter s’est tenu du 13 au 15 octobre à l’Omni Shoreham Hotel de Washington. Cette conférence annuelle est organisée par un consortium d’associations familiales chrétiennes qualifiées de racistes et d’homophobes par la presse dominante. De nombreux orateurs ont succédé au président des États-Unis devant un parterre anti-establishment. Steve Bannon figurait au programme à la demande du président Trump, malgré les protestations des quelques organisateurs effectivement homophobes. En effet Bannon a popularisé le conférencier Milo Yiannopoulos, un jeune homosexuel qui lutte contre l’instrumentation des gays par les Démocrates.

Prenant la parole, l’ancien conseiller spécial de la Maison-Blanche s’est livré à une attaque en règle contre les intérêts des milliardaires globalisés. On sait que Bannon, bien que décrit comme étant d’extrême-droite par la presse dominante, milite pour imposer les super-riches à 44% de leurs revenus.

Il a dressé un réquisitoire contre les élites à la fois « corrompues et incompétentes » dont Hillary Clinton est l’égérie ; des gens qui, selon lui, ont trouvé un intérêt personnel à la destruction des emplois US et à leur délocalisation en Chine. Il les a accusés de tenter de détruire le président Trump, sa famille et ses amis. Il a mis en cause le sénateur Bob Corker pour avoir brocardé le commandant en chef en prétendant qu’il est incapable de gérer le pays sans provoquer une 3ème Guerre Mondiale et le leader de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell, pour organiser ce sabotage. Il a rappelé sa vision du nationalisme économique au service de la République états-unienne, égalitaire quelles que soit la race, la religion et la préférence sexuelle. Il a conclu que puisque le Parti républicain avait déclaré la guerre au Peuple états-unien, il allait la lui livrer.

Les amis de Bannon se sont immédiatement inscrits contre les caciques du Parti républicain pour obtenir l’investiture du parti à leur place à toutes les élections locales. Cette situation ne s’étant jamais présentée jusque là, nul ne sait s’ils y parviendront [4]. Mais à l’évidence le succès de Bannon lors de cette conférence augure en sa faveur.

Le double-jeu de la Maison-Blanche

Lors d’une réunion de cabinet, le président Trump a déclaré comprendre les frustrations de son ancien conseiller parce que « le Congrès ne fait pas son travail » alors qu’il est dominé par les Républicains. Puis il est allé s’afficher avec le sénateur McConnell en assurant qu’il calmerait Bannon… sur certains points.

Le président continue les déclarations extravagantes pour satisfaire le Congrès, tout en armant le bras de son ancien conseiller pour se débarrasser des dirigeants du Parti républicain.

Nous assistons à un combat qui n’est plus politicien, mais culturel. Il oppose la pensée puritaine et celle de la République (c’est-à-dire du Bien commun) [5].

D’un point de vue étranger, nous constatons que derrière ses déclarations à l’emporte-pièce, Donald Trump poursuit discrètement son action contre Daesh. Il a asséché l’État islamique et lui a repris ses capitales. Il a transformé l’Otan pour en faire aussi une organisation anti-jihadiste. Nous ne pouvons pas savoir pour le moment s’il continuera, une fois Daesh détruit, à lutter contre les autres groupes jihadistes et comment il réagira aux initiatives du Pentagone pour anéantir les structures étatiques du Nord-Ouest de l’Amérique latine et de l’Asie du Sud-Est. Il reste beaucoup de chemin à parcourir pour refaire de l’Empire décadent une République.

[1] « L’establishment US contre le reste du monde », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er août 2017.

[2] “Venezuelan Foreign Ministry Advertisement”, New York Times (United States) , Voltaire Network, 6 September 2017.

[3] « Faut-il prendre au sérieux la politique US contre l’Iran ? », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 17 octobre 2017.

[4] Le New York Times établit un parallèle avec la vaine tentative de Franklin Roosevelt de purger le Parti démocrate, en 1938. Le contexte était très différent. Voir cependant “Bannon Vows Purge of His Party. It Didn’t Work So Well for F.D.R.”, Peter Baker, October 23, 2017.

[5] « Les États-Unis vont-ils se réformer ou se déchirer ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 octobre 2016.

Thierry Meyssan

Thierry Meyssan Consultant politique, président-fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage en français : Sous nos yeux – Du 11-Septembre à Donald Trump.