Statut de Jérusalem: Trump contre le reste du monde

Trump vient d’ouvrir les portes de l’enfer….

Mais que peut ont attendre de mieux de ce pays et de ses politiques

Statut de Jérusalem: Trump contre le reste du monde

Actualité Monde Proche et Moyen-Orient

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 07/12/2017 à 10:34 , mis à jour à 11:05

Le président américain Donald Trump lors de son discours de reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, le 6 décembre 2017, à Washington.

Le président américain Donald Trump lors de son discours de reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, le 6 décembre 2017, à Washington.

afp.com/MANDEL NGAN

La décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël isole encore un peu plus sur la scène internationale les États-Unis de Donald Trump.

Un seul pays a emboîté le pas des États-Unis après l’annonce par Donald Trump de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. La République tchèque a reconnu dans un communiqué « Jérusalem ouest » comme la capitale de fait d’Israël. Elle a également promis le déménagement de son ambassade, mais « seulement sur la base des résultats des négociations [de paix israélo-palestinienne] avec les partenaires clés de la région et du monde ».

LIRE AUSSI >> Jérusalem: qui sont les chrétiens sionistes derrière la décision de Trump

Les préparatifs de transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem font fit en revanche d’hypothétiques avancées en faveur d’une paix négociée entre dirigeants Israéliens et Palestiniens. Ces derniers, basés à Ramallah, revendiquent Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël en 1967, comme la capitale de l’État auquel ils aspirent.

Les États-Unis peuvent-ils encore être un partenaire de négociation? Le président palestinien Mahmoud Abbas a dénoncé des choix « déplorables », jugeant que Washington, tout en prétendant le contraire, ne pouvait plus jouer son rôle historique de médiateur de paix avec les Israéliens. Et pour cause: le geste de Donald Trump fait perdre aux Américains une neutralité tout autant historique.

« Un cercle de feu »

A l’instar des autorités palestiniennes, de nombreuses chancelleries considèrent que cette décision unilatérale du milliardaire éloigne le moment d’une véritable paix, négociée, en Palestine. A l’exception du communiqué émis par Prague, pas un pays, en dehors d’Israël, n’a salué la décision de Donald Trump. La condamnation est d’autant plus unanime qu’elle apparaît comme une étincelle dans une poudrière, une explosion de violence étant redoutée dans les territoires occupés de Cisjordanie.

Des manifestants palestiniens brûlent un portrait du président américain Donald Trump et montrent une banderole disant "Jérusalem capitale de la Palestine", dans la ville de Rafah, dans la bande de Gaza, le 6 décembre 2017.

Des manifestants palestiniens brûlent un portrait du président américain Donald Trump et montrent une banderole disant « Jérusalem capitale de la Palestine », dans la ville de Rafah, dans la bande de Gaza, le 6 décembre 2017.

afp.com/SAID KHATIB

Les réactions les plus fortes sont logiquement venues des pays musulmans, en particulier ceux du Moyen-Orient. L’esplanade des Mosquées, à Jérusalem, abrite en effet le troisième lieu saint de l’islam, la mosquée al-Aqsa. L’Arabie saoudite, qui abrite les deux premiers dit espérer « voir l’administration américaine revenir sur cette décision », précisant qu’il s’agit « d’un recul dans les efforts en faveur du processus de paix et d’une violation de la position américaine historiquement neutre sur Jérusalem ».

« Prendre une telle décision met le monde, et spécialement la région, dans un cercle de feu », a déclaré Recep Tayyip Erdogan ce mercredi. Le président turc avait averti mercredi que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Washington « ferait le jeu des groupes terroristes ». Il a invité les dirigeants des 57 pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) pour un sommet à Istanbul le 13 décembre axé sur la question de Jérusalem.

« Une nouvelle intifada »

« Cette décision pousse à plus de tensions et représente une provocation pour les sentiments des arabes et des musulmans », a souligné le ministère des Affaires étrangères de Tunisie. Elle « va provoquer une nouvelle intifada et pousser à des comportements plus radicaux et à davantage de colère et de violence », a réagi son homologue d’Iran. Le Hamas a d’ailleurs ouvertement appelé ce jeudi à cette nouvelle intifada.

LIRE AUSSI >> Jérusalem: la décision historique de Trump risque d’embraser la région

La plupart des chancelleries européennes soulignent combien cette décision mine un processus de paix depuis longtemps moribond. « Nous devons privilégier l’apaisement et le dialogue », a réagi Emmanuel Macron. « L’Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l’annonce aujourd’hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix », a affirmé la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué.

 

Publicités

Démantèlement de la mafia Khazariane: des centaines d’arrestations en Arabie Saoudite suivies de centaines d’arrestations aux États-Unis Publié par

 

23754962_10155991219794759_1652031144726771548_n

Laurent Freeman – Nov 13, 2017 14 11260

Finance internationale et corruption – 842 mises en accusation scellées contre de hauts criminels de l’élite mondialiste aux États-Unis, le tout confirmé par le Pentagone, la CIA et d’autres sources. H. Clinton sous bracelet électronique!

Des sources du Pentagone ont envoyé les photos ci-dessous montrant Hillary Clinton et le Sénat Américain John « Daesh » McCain « en garde à vue portant des bottes orthopédiques pour cacher le bracelet de cheville GPS à leur jambe droite. »

Le fait est que la plupart des politiciens de Washington, D. C. sont devenus très riches depuis leur entrée en politique, et ce, d’une manière qui ne peut être justifiée par leurs salaires.

Cela signifie que la plupart d’entre eux ont été achetés, et c’est pourquoi la plupart d’entre eux vont aller en prison.  Nancy Pelosi, leader de la minorité à la Chambre des représentants, a délibérément agi comme une sénile en public récemment, afin d’avoir une excuse médicale pour éviter l’arrestation, disent des sources de la NSA.

Ces mêmes sources de la NSA affirment maintenant que les fusillades qui ont eu lieu à Las Vegas le 1er octobre ont été une tentative, par des mercenaires travaillant pour la compagnie de sécurité G4S, http://www.g4s.com/  embauché par George Bush Sr. pour créer une distraction afin de tuer le président des États-Unis Donald Trump et le prince héritier Saoudien Muhammad Bin Sultan (MBS).

Trump et MBS discutaient en secret dans les suites de l’hôtel Mandalay Bay, propriété de MBS, pour discuter de l’arrestation massive des auteurs des attentats terroristes du 11 septembre, selon ces sources.

Trump et MBS ont tous deux été évacués en toute sécurité et les arrestations ont maintenant commencé d’une manière qui ne peut plus être niée par les médias de propagande corporative, confirment de multiples sources.

Alors que les arrestations étaient en cours, Trump a eu une réunion secrète au Vietnam avec le président Vladimir Poutine de Russie et le président Chinois Xi Jinping.  Voici ce qu’une source de la CIA, qui avait des yeux et des oreilles à la réunion, a dit.

Il s’agit de beaucoup plus que des « réunions de passage et de brèves poignées de main » que les médias ont dépeintes. Les trois leaders mondiaux (Trump, Poutine et Xi Jinping) se sont rencontrés officiellement. Le président de la République d’Indonésie, M. Jokowi, était également présent (en tant que représentant de la société aurifère Soekarno M1).  Trump a été informé que le mois prochain, Poutine et/ou la Banque Centrale de Russie vont annoncer officiellement la nouvelle monnaie soutenue par l’or.  Elle est soutenue par la Russie, la Chine et l’Inde avec leurs avoirs aurifères.  L’Indonésie utilisera l’or des comptes de garantie pour adosser la nouvelle monnaie.  Cette décision exercera beaucoup de pression sur le dollar Américain et le système bancaire mondial Rothschild.  Les participants ont également convenu qu’il était temps de désamorcer la situation Nord-Coréenne. »

On ne sait pas encore très bien dans quelle mesure le plan Russe réussira, mais il ne fait aucun doute qu’une alternative au système actuel du pétrodollar Américain est nécessaire.

Le gouvernement de Corporation des États-Unis du district spécial de Washington, D. C. (non une partie de la République des États-Unis) est définitivement en faillite.

Cela se voit dans le fait que la dette du gouvernement des États-Unis a augmenté de 640 milliards de dollars depuis le 30 septembre.  De plus, les États-Unis ont affiché un déficit commercial de 539 milliards de dollars et un déficit Satanique de 666 milliards de dollars au cours de l’exercice financier qui a pris fin à cette date.

Ce n’est probablement pas une coïncidence si le gouvernement de la Corporation des États-Unis dit qu’il obtiendra 800 milliards de dollars des princes Saoudiens qui ont été arrêtés et 250 milliards de dollars des nouvelles ventes de produits en Chine.

Cela rapporterait 1,05 trillion de dollars, soit presque assez pour payer la nouvelle dette de 1,205 trillion de dollars accumulée au cours de l’exercice 2017.

Ils espèrent probablement extorquer le reste aux pays clients comme le Japon, la Corée du Sud et le Qatar (d’où les annonces de ventes d’armes lourdes).  Cependant, ces chiffres sont presque certainement basés en grande partie sur des rêves.

Un membre du cabinet du Premier Ministre esclave du Japon, Shinzo Abe, par exemple, a contacté la Société du Dragon Blanc la semaine dernière pour se plaindre de toutes les demandes d’argent des Américains qui se sont produites lorsque Trump s’est rendu au Japon la semaine dernière et a déclaré : « Le Japon n’a plus d’argent à donner ».

Le gouvernement Japonais a récemment institué un « mon système de numérotation » qui donne un numéro unique à chaque citoyen pour forcer la sortie de l’argent qui était caché dans plusieurs comptes bancaires sous des noms différents.

Cela a réussi à faire exploser 1 trillion de yens ou 8,8 milliards de dollars qui ont été remis aux Américains lors de la visite de Trump, selon cette source.  C’est beaucoup d’argent selon les normes des gens ordinaires (ou du gouvernement), mais très loin de ce que la Corporation des États-Unis avait besoin pour continuer comme d’habitude.

Les Arabes Saoudiens. Obéissant à leurs maîtres Khazarians, ont apparemment tenté la semaine dernière d’utiliser les menaces de guerre contre l’Iran pour tenter en vain de sauver le pétrodollar en lançant l’illusion apocalyptique de la Troisième Guerre Mondiale toujours envisagée par les fanatiques Khazarians.

Des sources du Pentagone affirment que les Saoudiens ont transporté des F15 à Chypre dans un « mouvement désespéré qui n’effraie plus personne, puisque les pilotes Saoudiens sont nuls et que les pilotes Pakistanais et Israéliens ne risquent pas de se faire écraser ou abattre par la Russie ».

Au lieu de cela, l’Arabie Saoudite subit des pressions pour renvoyer le Premier Ministre [Libanais], [Saad] Hariri, lequel selon les sources, aurait  été enlevé.

De plus, le tremblement de terre du 13 novembre à la frontière Iran-Iraq « semble montrer que l’Iran a peut-être déjà des armes nucléaires », précise la source.  C’était peut-être aussi une attaque secrète des Israéliens contre l’Iran, selon les sources Égyptiennes.

Quoi qu’il en soit, la purge Saoudienne s’est maintenant emparée de l’ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite aux États-Unis et proche allié de la famille Bush, Bandar Bin Sultan. Bandar et le Crown Prince MBS «peuvent être des témoins vedettes de ce qu’Israël a fait le 11 septembre», disent les sources du Pentagone.  Bien sûr, le sentier menant à Israël conduira ensuite aux Rothschild se terrant dans leur complexe de Zoug, en Suisse.

Pour l’instant, ce sont leurs activités aux États-Unis qui ont été fermées.  Sur ce front, des sources de la NSA disent que le haut gradé John Podesta, homme de main de Clinton/Bush (tortionnaire d’enfants et adorateur de Satan), a été intercepté par des avions de chasse Américains et arrêté.

L’effondrement de la Cabale Bush/Clinton est maintenant publiquement visible, même dans les médias corporatifs, sous la forme d’informations selon lesquelles les compagnies de Podesta ont fermé leurs portes.  En outre, la semaine dernière, Trump a publié 13 213 autres dossiers non expurgés sur l’assassinat de Kennedy.

https://www.archives.gov/research/jfk/2017-release

Les Khazarians et leurs esclaves de médias mainstream sont toujours dans l’illusion que le conseillé spécial Robert Mueller va éventuellement arrêter Trump pour “Interférence Russe dans les élections”.

Cependant, des sources du Pentagone disent que même si Mueller a été impliqué dans le camouflage des attentats du 11 septembre, il « est toujours un Marine qui reçoit des ordres des généraux de la Marine (John) Kelly et (James) Mattis, en tant que mouchard parfait pour abattre la Cabale Bush-Israël. »

De plus, si vous pensez que le Président Trump est vraiment en charge, veuillez lire l’article dans le lien ci-dessous, où le Chef d’État-Major de la Maison-Blanche, le général John Kelly, dit qu’il ne lit pas les tweets de Trump et que son travail consiste à « s’assurer que le président est informé de ce qu’il va faire ».

http://time.com/5020743/donald-trump-john-kelly-tweets/

Les sources du Pentagone disent que des tests du système américain de radiodiffusion d’urgence (EBS) ont été effectués afin que les citoyens puissent être informés même si Google et les médias d’entreprise contrôlés par les Khazarians continuent de leur mentir.

Il est à espérer que la liste des personnes à arrêter comprend les dirigeants de Google, Facebook, etc. afin que l’Internet puisse redevenir une véritable source d’information.

Enfin, il semble y avoir quelque chose d’inquiétant à propos de la Chine.  La semaine dernière, le gouvernement Chinois a annoncé que les étrangers seraient autorisés à acquérir une participation majoritaire (51%) dans les sociétés financières Chinoises.

http://www.reuters.com/article/us-china-investment/china-widens-foreign-access-to-its-giant-financial-sector-idUSKBN1DA12Q

Alors qu’ à première vue cela semble être une bonne chose, le Japon, la Corée du Sud et d’autres pays Asiatiques se souviennent comment les voleurs Khazarians ont causé la dévastation en balayant les compagnies financières locales dans le sillage de la crise financière de 1997 en Asie

Le marché immobilier résidentiel Chinois est maintenant dans une bulle qui est bien pire que celle du Japon.  Si la bulle immobilière éclate comme le stipulent les lois de la gravité financière, nous verrons peut-être des firmes Khazarianes se précipiter pour s’emparer de prêteurs Chinois en faillite au centime près du dollar.  Cette annonce fait se demander si la NSA avait raison lorsqu’elle a déclaré que le président Chinois Xi Jinping était un agent Rothschild.

N’oublions pas que la classe dirigeante Khazariane est responsable de dizaines de millions de morts depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.  Diverses autorités, y compris l’armée des États-Unis, ont reçu des preuves irréfutables que les Khazarians prévoyaient activement de tuer 90% de la population mondiale, soit 6,3 milliards de gens.

Nous devons les arrêter définitivement cette fois-ci.  Cela signifie qu’il faut leur enlever leur principale source de pouvoir – le contrôle du système financier.  Cela signifie que la BRI, la Banque Mondiale, le FMI, la Banque Centrale Européenne, la Réserve Fédérale, la Banque du Japon, etc. doivent être hors de leur contrôle.

Ils ne vont pas se contenter de remettre les clés, alors au bout du compte, il faudra des hommes armés pour faire le travail.  C’est pourquoi les forces militaires Américaines, Chinoises et Russes représentent le meilleur espoir de l’humanité.

https://benjaminfulford.net/register

http://stopmensonges.com/demantelement-de-la-mafia-khazariane-des-centaines-darrestations-en-arabie-saoudite-suivies-de-centaines-darrestations-aux-etats-unis/

Gaz russe : le droit de cuissage économique américain a bien failli encore frapper !

Gaz russe : le droit de cuissage économique américain a bien failli encore frapper !

By Marc Rousset, http://www.bvoltaire.com novembre 8, 2017

L’Europe a deux ennemis – l’islamisme et l’immigration – et deux adversaires – la Chine et les États-Unis.

Ces derniers pratiquent, par exemple, un impérialisme économique inadmissible envers l’Europe en imposant des sanctions ahurissantes aux banques (BNP-Paribas) et aux sociétés européennes qui ne respectent pas les sanctions imposées par les États-Unis, sous le seul prétexte que la monnaie utilisée dans les transactions commerciales, les investissements ou leurs financements est le dollar américain.

Ce droit de cuissage économique américain en Europe a failli se manifester encore de façon scandaleuse lorsque l’Amérique de Donald Trump a eu la prétention de faire sanctionner par le Congrès les entreprises européennes Engie, Shell, OMV, Uniper (groupe allemand E.ON) et Wintershall (groupe allemand BASF). Le prétexte évoqué était qu’en construisant le nouveau gazoduc Nord Stream 2 pour faire venir le gaz de Russie, l’Europe ne prendrait pas assez souci de son indépendance et de sa sécurité énergétique.

Nord Stream 2, détenu par le russe Gazprom et financé par les industriels européens, est un gazoduc qui longera le gazoduc Nord Stream 1 déjà existant entre la France et l’Allemagne en passant par la mer Baltique. Il augmentera, fin 2019, de 55 milliards de m3 (soit d’un tiers) la capacité d’exportation bienvenue du gaz russe en Europe.

Que ne feraient pas les États-Unis pour exporter leur gaz de schiste nouveau et contrer la puissance stratégique de la Russie aussi bien en Europe qu’au Moyen-Orient !

Le russe Gazprom (Газпро́м) veut construire un nouveau gazoduc (Nord Stream 2) de 9,5 milliards d’euros dans la Baltique, qui augmenterait d’un tiers en 2019, soit de 55 milliards de m3, le gazoduc sous-marin Nord Stream 1 déjà existant entre Vyborg (Выборг, Russie) et Greifswald (Allemagne).

Suite à l’opposition de l’Ukraine et de la Pologne, dont les gazoducs continentaux Yamal et Brotherhood passant par leurs territoires sont court-circuités, Gazprom a été amené à être le seul actionnaire du projet. Le français Engie, les allemands Uniper (ex-E.ON) et Wintershall (BASF) ainsi que l’anglo-néerlandais Shell ont décidé d’être seulement des financiers à hauteur de 10 % chacun, et non plus des actionnaires, ce qui était initialement prévu. Nord Stream, passant sous la mer, échappe à la juridiction de Bruxelles ; les Allemands considèrent ce projet comme strictement commercial.

Mais le 15 juin 2017, le Sénat américain a décidé, au grand dam de l’Europe, d’envisager des sanctions contre les entreprises européennes « du fait des effets préjudiciables de Nord Stream 2 sur la sécurité énergétique européenne ». Bref, l’Amérique est plus royaliste que le roi Europe, alors qu’il s’agirait bien au contraire de diminuer la sécurité énergétique de l’Europe et de nous obliger à acheter du gaz de schiste américain transporté sous forme liquéfiée à partir des États-Unis jusqu’à des ports terminaux européens. À noter qu’aux États-Unis mêmes, l’idée d’exporter du gaz de schiste est considérée par l’Industrial Energy Consumers of America comme stupide car contribuant à augmenter la cherté du gaz dans les industries manufacturières porteuses de valeur ajoutée.

Selon Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie, « il s’agit d’une ingérence spectaculaire et inacceptable dans les affaires européennes », après les sanctions financières des États-Unis contre BNP Paribas, Alstom et les contraintes imposées à Renault, PSA et Total pour investir en Iran. Cette implication est d’autant plus surréaliste, impérialiste et inacceptable que Nord Stream est un projet non américain avec des entreprises non américaines et un financement sans dollars américains.

L’Europe ne peut, au contraire, que se réjouir de diversifier son approvisionnement en gaz naturel pour 40 % en provenance de la Russie, pays frère continental européen, d’autant plus que la production chute au Royaume-Uni (mer du Nord) et au Pays-Bas.

 La vérité, c’est que le gaz russe constitue bien, au contraire, une source de diversification énergétique fiable et très bon marché pour l’Europe alors que ses autres sources d’approvisionnement (Norvège, Pays-Bas, Algérie) sont sur le déclin. 

Le gaz de schiste GNL américain n’est pas fiable quant à ses quantités produites fluctuantes trop dépendantes du prix du pétrole. De plus, le coût économique du transport par méthanier et de sa regazéification dans les ports européens n’est pas compétitif avec le gazoduc russe Nord Stream 2. Il faudrait, par exemple, 700 navires méthaniers pour fournir autant de gaz à l’Europe que Nord Stream 1. 

Dans cette affaire, la Pologne, prête à américaniser l’Europe, suite à sa haine et rivalité historique séculaire avec la Russie, a tout fait également pour faire capoter le projet Nord Stream 2. La Pologne a signé un contrat avec Donald Trump lors de sa visite à Varsovie, « trop content de signer dans le quart d’heure », pour construire un terminal de regazéification à Świnoujście, port de la Baltique. La Pologne souhaitait ramener à zéro en cinq ans les achats de gaz russe qui couvrent aujourd’hui les trois quarts de sa consommation. 

Le bouquet, c’est que le principal exportateur américain de gaz de schiste GNL (la société Cheniere) préfère vendre son gaz de schiste liquéfié 25 % plus cher en Asie qu’en Europe, suite à la concurrence du gaz russe. La société renâcle et n’a toujours pas signé, à ce jour, de contrat à long terme avec la Pologne. Même la Lituanie a préféré acheter du gaz russe avec un rabais exceptionnel de 25 %. 

L’Atlantique n’est pas une mare aux canards (« the pond »), comme le prétendent les Anglo-Saxons, mais un véritable océan à franchir, alors qu’on peut aller à pied de Brest à Vladivostok ! Le seul avenir face à tous les dangers, c’est la grande Europe avec ses matières premières en provenance de l’immense Sibérie et les exportations d’hommes, de savoir-faire, de produits industrialisés et de capitaux en provenance, comme disait Paul Valéry, de la péninsule du cap asiatique.

http://www.bvoltaire.com/gaz-russe-droit-de-cuissage-economique-americain-a-bien-failli-frapper/?mc_cid=0934758c04&mc_eid=b338f8bb5e

https://leblogalupus.com/2017/11/09/gaz-russe-le-droit-de-cuissage-economique-americain-a-bien-failli-encore-frapper/

Trump reprend le combat contre l’establishment US

Je suis étonné qu’ils n’essaient pas de le tuer …même un petit accident,  non ?

Depuis la fin juillet, le président des États-Unis a donné l’impression d’être un matamore mettant la paix mondiale en jeu par ses déclarations inconsidérées. Thierry Meyssan montre que derrière ces interventions à l’emporte-pièce, Donald Trump persiste discrètement dans sa politique étrangère malgré l’opposition presque unanime du Congrès. Il s’agit donc, selon lui, de ce que l’on appelle aujourd’hui un « artifice de communication » et autrefois, un « double-jeu ». Au demeurant, le président tente de faire prendre par ses amis le contrôle du Parti républicain, ce qui lui permettrait de rationaliser sa communication et de mettre en œuvre plus rapidement encore sa politique anti-impérialiste.

| Damas (Syrie)

+
JPEG - 30.1 ko
Donald Trump a songé à entrer en politique en réaction aux événements du 11-Septembre dont il conteste la version officielle. Ce n’est qu’après sa rencontre avec Steve Bannon qu’il a décidé de se présenter à la présidence US. Il en a fait son directeur de campagne, puis une fois élu, son conseiller spécial. Contraint par les membres du Congrès de le limoger, il le soutient en sous-main pour prendre le contrôle du Parti républicain. Les deux hommes entendent refaire des États-Unis une République.

Trump face à l’establishment

Au cours des trois derniers mois, la crise qui oppose Donald Trump à la classe dirigeante US n’a cessé de se durcir. Trahissant sans difficulté le président issu de ses rangs, le Parti républicain s’est allié avec son adversaire, le Parti démocrate, contre la Maison-Blanche. Les deux formations ont fait adopter par le Congrès, les 27 et 28 juillet, la Loi contrant les adversaires de l’Amérique au moyen de sanctions (Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act). Il s’agissait ni plus, ni moins, que de dessaisir le président de ses prérogatives en matière de politique étrangère [1].

Nous n’allons pas ici prendre position dans ce conflit, mais l’analyser pour comprendre les contradictions permanentes entre les paroles et les actes autant que les incohérences de la politique étrangère US.

Barack Obama était soutenu par son administration. Il utilisait donc sa communication pour faire admettre ses décisions par son peuple et par le monde. Ainsi, il a développé l’arsenal nucléaire tout en prétendant qu’il allait le démanteler. Il a mis à feu et à sang le Moyen-Orient élargi tout en annonçant un nouveau départ (reset) avec le monde musulman, etc. Au contraire, Donald Trump tente de reprendre les institutions de son pays à sa classe dirigeante et de les remettre au service de son peuple. Il communique donc en changeant d’avis comme de chemise, en semant le trouble et la confusion. Il occupe ses opposants avec ses gesticulations désordonnées tandis qu’il mène sa politique patiemment hors de leur vue.

Nous l’avons déjà oublié, mais dès son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump avait manifesté des positions contredisant certains de ses discours électoraux. Il était accusé de s’écarter systématiquement de la politique de son prédécesseur et d’être, dans la pratique, trop favorable à la Corée du Nord, à l’Iran, à la Russie et au Venezuela.

Les commentateurs l’avaient accusé d’être incapable d’utiliser la force et, en définitive, d’être isolationniste par faiblesse ; une interprétation qu’ils abandonnèrent le 7 avril, lors du bombardement de la base de Shayrat (Syrie) avec 59 missiles Tomahawks. Revenant un peu plus tard à la charge, les mêmes commentateurs reprirent leurs accusations de faiblesse, mais cette fois en soulignant son relativisme moral qui l’empêchait de voir la dangerosité des ennemis des États-Unis.

Lors du vote quasi-unanime du Congrès contre lui, le président semblait vaincu. Il se sépara brutalement de son conseiller spécial Steve Bannon et, semblant se réconcilier avec l’establishment, il s’engagea successivement contre la Corée du Nord, le Venezuela, la Russie et l’Iran.

Le 8 août, il lança une diatribe contre Pyongyang, annonçant que ses « menaces » rencontreraient « le feu, la fureur et la force comme jamais le monde n’en avait vu ». Il s’en suivit une escalade verbale de part et d’autre, laissant croire à une possible guerre nucléaire imminente, tandis que des Japonais descendaient aux abris anti-atomiques et que des habitants de Guam quittaient l’île.

Le 11 août, le président Trump déclarait ne plus exclure de recourir à « l’option militaire » face à la « dictature » du président vénézuélien Nicolas Maduro. Caracas répondit par une pleine page de publicité dans le New York Times accusant le président de préparer un changement de régime au Venezuela sur le mode du coup d’État réalisé contre Salvador Allende et appelant les citoyens US au secours [2].

Le 31 août, le département d’État ouvrit une crise diplomatique avec la Russie, ordonnant la fermeture de nombreux locaux diplomatique et la diminution de son personnel aux USA. Exerçant la réciproque, le ministère russe des Affaires étrangères fit fermer des locaux diplomatiques US et expulsa quantité de diplomates.

Le 13 octobre, Donald Trump prononça un discours accusant l’Iran d’être le sponsor mondial du terrorisme et remettant en question l’accord sur le nucléaire négocié par son prédécesseur, Barack Obama. Ce discours avait été précédé d’accusations de la même veine du département d’État contre le Hezbollah [3].

Pour les commentateurs, Donald Trump est enfin sur la bonne voie, mais il en fait trop et s’y prend mal. Certains le considèrent comme un malade mental d’autres espèrent qu’il reproduit la stratégie du « chien fou » déjà mise en œuvre par Richard Nixon : faire peur à l’ennemi en lui faisant croire que l’on est capable de tout.

Cependant, dans les faits, rien n’a changé. Rien face à la Corée du Nord. Rien face au Venezuela. Rien face à la Russie. Et rien non plus face à l’Iran. Au contraire, la politique de Trump contre la création d’États jihadistes se poursuit autant que possible. Les pays du Golfe ont cessé de soutenir Daesh qui a été vaincu à Mossoul et à Raqqa. Le jihadisme est en train de redescendre au niveau sous-étatique. Tout se passe comme si le président avait simplement joué la comédie et gagné du temps.

La carte Bannon

Le sommet des Values Voter s’est tenu du 13 au 15 octobre à l’Omni Shoreham Hotel de Washington. Cette conférence annuelle est organisée par un consortium d’associations familiales chrétiennes qualifiées de racistes et d’homophobes par la presse dominante. De nombreux orateurs ont succédé au président des États-Unis devant un parterre anti-establishment. Steve Bannon figurait au programme à la demande du président Trump, malgré les protestations des quelques organisateurs effectivement homophobes. En effet Bannon a popularisé le conférencier Milo Yiannopoulos, un jeune homosexuel qui lutte contre l’instrumentation des gays par les Démocrates.

Prenant la parole, l’ancien conseiller spécial de la Maison-Blanche s’est livré à une attaque en règle contre les intérêts des milliardaires globalisés. On sait que Bannon, bien que décrit comme étant d’extrême-droite par la presse dominante, milite pour imposer les super-riches à 44% de leurs revenus.

Il a dressé un réquisitoire contre les élites à la fois « corrompues et incompétentes » dont Hillary Clinton est l’égérie ; des gens qui, selon lui, ont trouvé un intérêt personnel à la destruction des emplois US et à leur délocalisation en Chine. Il les a accusés de tenter de détruire le président Trump, sa famille et ses amis. Il a mis en cause le sénateur Bob Corker pour avoir brocardé le commandant en chef en prétendant qu’il est incapable de gérer le pays sans provoquer une 3ème Guerre Mondiale et le leader de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell, pour organiser ce sabotage. Il a rappelé sa vision du nationalisme économique au service de la République états-unienne, égalitaire quelles que soit la race, la religion et la préférence sexuelle. Il a conclu que puisque le Parti républicain avait déclaré la guerre au Peuple états-unien, il allait la lui livrer.

Les amis de Bannon se sont immédiatement inscrits contre les caciques du Parti républicain pour obtenir l’investiture du parti à leur place à toutes les élections locales. Cette situation ne s’étant jamais présentée jusque là, nul ne sait s’ils y parviendront [4]. Mais à l’évidence le succès de Bannon lors de cette conférence augure en sa faveur.

Le double-jeu de la Maison-Blanche

Lors d’une réunion de cabinet, le président Trump a déclaré comprendre les frustrations de son ancien conseiller parce que « le Congrès ne fait pas son travail » alors qu’il est dominé par les Républicains. Puis il est allé s’afficher avec le sénateur McConnell en assurant qu’il calmerait Bannon… sur certains points.

Le président continue les déclarations extravagantes pour satisfaire le Congrès, tout en armant le bras de son ancien conseiller pour se débarrasser des dirigeants du Parti républicain.

Nous assistons à un combat qui n’est plus politicien, mais culturel. Il oppose la pensée puritaine et celle de la République (c’est-à-dire du Bien commun) [5].

D’un point de vue étranger, nous constatons que derrière ses déclarations à l’emporte-pièce, Donald Trump poursuit discrètement son action contre Daesh. Il a asséché l’État islamique et lui a repris ses capitales. Il a transformé l’Otan pour en faire aussi une organisation anti-jihadiste. Nous ne pouvons pas savoir pour le moment s’il continuera, une fois Daesh détruit, à lutter contre les autres groupes jihadistes et comment il réagira aux initiatives du Pentagone pour anéantir les structures étatiques du Nord-Ouest de l’Amérique latine et de l’Asie du Sud-Est. Il reste beaucoup de chemin à parcourir pour refaire de l’Empire décadent une République.

[1] « L’establishment US contre le reste du monde », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er août 2017.

[2] “Venezuelan Foreign Ministry Advertisement”, New York Times (United States) , Voltaire Network, 6 September 2017.

[3] « Faut-il prendre au sérieux la politique US contre l’Iran ? », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 17 octobre 2017.

[4] Le New York Times établit un parallèle avec la vaine tentative de Franklin Roosevelt de purger le Parti démocrate, en 1938. Le contexte était très différent. Voir cependant “Bannon Vows Purge of His Party. It Didn’t Work So Well for F.D.R.”, Peter Baker, October 23, 2017.

[5] « Les États-Unis vont-ils se réformer ou se déchirer ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 octobre 2016.

Thierry Meyssan

Thierry Meyssan Consultant politique, président-fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage en français : Sous nos yeux – Du 11-Septembre à Donald Trump.

La Corée du Nord ne veut pas dialoguer avec les États-Unis

Kim jong-Un se souvient du traitement réservé aux autres dictatures dépourvues de l’arme nucléaire…
Pourtant la stratégie diplomatique est excellente : on commence par menacer d’anéantissement le pays et son peuple, puis l’on insulte le leader en face du monde entier et ensuite on lance les pourparlers. Qu’est ce qui pourrait aller de travers ?

Washington dispose de « lignes de communications » avec Pyongyang et « sonde » la Corée du nord pour l’ouverture d’éventuels pourparlers, mais le régime de Kim Jong-Un ne manifeste pour le moment « aucun signe d’intérêt » pour un dialogue, a fait savoir samedi la diplomatie américaine.

"Sondé" par Washington, Pyongyang ne montre "aucun intérêt" pour un dialogue

« Nous posons des questions. Nous avons des lignes de communication avec Pyongyang, nous ne sommes pas dans le noir complet », a assuré le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, à des journalistes à Pékin, à la suite d’une rencontre avec le président chinois Xi Jinping.

STR / KCNA via KNS / AFP

Washington dispose de « lignes de communications » avec Pyongyang et « sonde » la Corée du nord pour l’ouverture d’éventuels pourparlers, mais le régime de Kim Jong-Un ne manifeste pour le moment « aucun signe d’intérêt » pour un dialogue, a fait savoir samedi la diplomatie américaine. « Nous posons des questions. Nous avons des lignes de communication avec Pyongyang, nous ne sommes pas dans le noir complet », a assuré le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, à des journalistes à Pékin, à la suite d’une rencontre avec le président chinois Xi Jinping.

« Nous avons deux ou trois canaux ouverts avec Pyongyang (…) Nous pouvons leur parler, nous leur parlons », a assuré M. Tillerson, alors que les deux pays n’ont pas de relations diplomatiques. Mais la Corée du Nord n’a encore manifesté « aucun signe d’intérêt » à ce jour pour des pourparlers avec les Etats-Unis, indiquait peu après le département d’Etat américain.

« Les officiels nord-coréens n’ont montré aucun signe d’intérêt pour des pourparlers sur la dénucléarisation », a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert dans un communiqué, tout en rappelant elle aussi l’existence de « plusieurs canaux pour communiquer avec des officiels au sein du régime nord-coréen ». Rex Tillerson a déclaré que les Etats-Unis étaient en train de « sonder » la volonté du régime de Kim Jong-Un d’engager des discussions sur son programme nucléaire.

« Pressions pacifiques »

Sur fond d’escalade verbale entre président Donald Trump et Kim Jong-Un, Rex Tillerson s’est fait en revanche le chantre de « pressions pacifiques » sur Pyongyang, via un durcissement des sanctions internationales et en travaillant avec la Chine pour resserrer l’étau autour du régime nord-coréen. Les Etats-Unis ont répété à plusieurs reprises ne pas écarter « l’option militaire » contre la Corée du Nord, le président Donald Trump brandissant même la menace d’une « destruction totale » de ce pays.

Mais de hauts responsables du gouvernement américain reconnaissent qu’une intervention militaire dans la péninsule serait compliquée et périlleuse, mettant en danger la population sud-coréenne à portée de l’artillerie du Nord. Washington mise ouvertement sur les effets de la nouvelle batterie de sanctions adoptées par le Conseil de Sécurité de l’ONU après le puissant essai nucléaire de Pyongyang début septembre.

Alors que les Etats-Unis fustigeaient le manque de fermeté de la Chine, lui reprochant de ne pas faire suffisamment pression sur son turbulent voisin, ils ont applaudi les « progrès » des autorités chinoises à mesure qu’elles mettaient en musique la résolution onusienne. La Chine a annoncé jeudi que les entreprises nord-coréennes établies sur son territoire devraient fermer d’ici à janvier. Et le géant asiatique a confirmé qu’il limiterait de manière drastique ses exportations de produits pétroliers raffinés.

« Enormes » pas chinois

« Des pas énormes dans la bonne direction », s’est félicité le Département d’Etat américain. Si la Chine assure appliquer « complètement » les sanctions onusiennes, elle s’oppose farouchement à toute intervention militaire dans la péninsule et plaide sans relâche pour une solution « pacifique » via des « pourparlers ». Pékin défend également l’idée d’un « double moratoire » -l’arrêt simultané des essais balistiques et nucléaires de Pyongyang et des manoeuvres militaires américano-sud-coréennes : une solution dont Washington ne veut pas entendre parler.

Peu avant les propos du chef de la diplomatie américaine, une organisation étatique nord-coréenne chargée de la propagande extérieure avait lancé samedi de nouvelles insultes à l’adresse de Donald Trump, le qualifiant de « vieux psychopathe » en « mission suicide pour provoquer un désastre nucléaire qui réduira l’Amérique en océan de flammes ». Ces derniers jours, l’hôte de la Maison Blanche avait qualifié d' »homme-fusée » embarqué dans une « mission suicide » le numéro un nord-coréen, qui lui avait rétorqué: « Gâteux mentalement dérangé ».

Cette spirale verbale alarme la communauté internationale et refait planer le spectre d’un essai nucléaire nord-coréen dans le Pacifique, susceptible d’entraîner une réaction des forces armées américaines. Rex Tillerson s’est montré samedi peu empressé de défendre les tweets belliqueux du président Trump: « La situation est un peu surchauffée en ce moment. Je pense que tout le monde voudrait que ça se calme ».

Pas de « lignes rouges »

« Si la Corée du Nord cessait de tirer des missiles, cela apaiserait déjà pas mal les choses », avait-t-il cependant plaidé. Une éventuelle intervention militaire dépend du seul Donald Trump, mais « autant que je sache, le commandant en chef n’a pas tracé de lignes rouges », a-t-il également commenté.

Rex Tillerson rencontrait samedi le président Xi Jinping ainsi que son homologue Wang Yi, au cours d’une visite destinée à préparer le premier voyage du président Trump en Chine, prévu pour novembre. « Je suis convaincu que sa visite sera spéciale, merveilleuse et réussie », a assuré M. Xi samedi, mettant en avant son « amitié personnelle » avec son homologue américain.

(Avec AFP)

https://www.challenges.fr/monde/asie-pacifique/sonde-par-washington-pyongyang-ne-montre-aucun-interet-pour-un-dialogue_503265

Le Conseil de l’Europe demande à la Russie l’autorisation d’interférer dans leurs élections

L’occident ne veut que la Russie intervienne dans ces élections, mais par contre ils voudraient interfèrés pour placé leur pion qui n’est rien d’autre qu’un voyou


« Hé Poutine, tu nous autorises à mettre le bordel chez toi ? ». Pour ceux qui savent lire entre les lignes, c’est à peu de choses près en langage clair la demande du Conseil de l’Europe à la Russie.

Ne cherchez pas ailleurs, seul Ouest-France a pour le moment relayé cette information pour le moins comique, tout du moins pour ceux assez bien informés sur le sujet. Plus exactement, l’organisation demande vendredi 22 septembre à la Russie de permettre à l’opposant de Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, de se présenter à la présidentielle en mars 2018 et d’annuler son inéligibilité. Rien que ça !

On peut lire en effet sur l’article que

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, devrait être autorisé à se présenter à la présidentielle de mars prochain, ont plaidé les représentants des 47 gouvernements du Conseil de l’Europe dans une résolution publiée vendredi.

Le Comité des ministres de l’organisation, réuni cette semaine à Strasbourg, a « invité les autorités » russes à revenir sur « l’interdiction pour M. Navalny de se présenter à une élection ».

Mais pourquoi est-il inéligible ce brave garçon allez-vous me dire ? « Poutine est un dictateur, il fait assassiner ou emprisonner tous ses opposants » vont chanter en chœur tous les trolls russophobes privés du moindre sens d’analyse objective. Niet !

Dans les faits, il est reproché à l’opposant politique (et candidat au poste de maire de Moscou) Alexeï Navalny, et son co-prévenu Petr Ofitserov, d’avoir à grande échelle, détourné 16 millions de roubles (environ 400.000 euros) au détriment d’une exploitation forestière, Kirovles, alors qu’il était assistant du gouverneur de la région et un tribunal de Kirov l’a condamné le jeudi 18 juillet 2013 à cinq ans de camp pour ce crime.

En France, nous serions pourtant nombreux à applaudir une décision de justice consistant à rendre inéligible toute personne coupable de ce genre d’agissement. Une promesse de Macron passée aux oubliettes, mais passons, ce n’est pas le sujet ici.

Chose pour le moins étonnante (ou pas), les États-Unis tout comme l’Union européenne n’ont pas cherché à vérifier de la véracité des accusations qui sont portées contre Alexeï Navalny. Politiser une décision judiciaire est bien plus profitable et possède l’avantage de détourner l’esprit des badauds.

La Cour européenne des droits de l’homme condamne alors en février 2016 la Russie à verser 79 000 € à Navalny et à son associé Piotr Ofitserov car le procès « n’aurait pas été équitable ». Suite à cela, la Cour suprême de Russie annule en novembre 2016 le premier jugement et ordonne qu’un nouveau procès ait lieu. Celui-ci se déroule en janvier et février 2017 et Navalny est de nouveau condamné à cinq ans de prison avec sursis pour détournement de fonds et à 500 000 roubles d’amende.

Par la suite, ce personnage fait face à d’autres condamnations liées à ses diverses activités politiques, tel que diffamation, manifestations violant les règles encadrant leur organisation, infraction à sa liberté surveillée issue d’un jugement rendu précédemment, et heurts avec les forces de l’ordre. il est également condamné à trois ans et demi de prison avec sursis par le tribunal de Moscou pour avoir détourné selon l’accusation, près de 400 000 euros appartenant à une filiale russe du groupe français Yves Rocher. Certains y verront les conséquences logiques des actes d’insubordination de ce « combattant contre la corruption », alors que d’autres hurleront au complot.

Fait intéressant, le président du Parti libéral-démocrate, Vladimir Jirinovski, a demandé par la suite au ministère de l’Intérieur l’ouverture d’une enquête sur le financement de la campagne électorale de Navalny. Celui-ci aurait récolté de l’argent de la part de donateurs anonymes étrangers via un système de paiement sur Internet, pratique interdite par la loi russe.

Bien entendu Navalny crie au complot politique et est soutenu par les pays européens ainsi que les États-Unis. Il faut savoir qu’il a étudié à l’université de Yale aux États-Unis, et a bénéficié du programme du « Yale World Fellows ». En d’autres termes, il a été sélectionné pour faire partie « d’un réseau de leaders émergeants » jouissant « d’une large compréhension mondiale ».

En octobre 2011, la correspondance électronique est rendue publique par un hacker dans le but de montrer que « Navalny est un ultranationaliste corrompu financé par les autorités américaines ». Évidemment, l’intéressé nie l’authenticité de ces mails. D’après ces mêmes mails, le mouvement politique DA! dont Navalny a participé à la création aurait obtenu en 2006 un financement de la fondation américaine National Endowment for Democracy. Pour un « anti-corruption », ça la fout mal, non ?

En 2010, Alexeï Navalny part étudier à l’université Yale. Selon le média officiel russe, Russia Today, cette bourse a été obtenue grâce à Michael Mc Faul, un membre de la NED et aurait été financée par la NED dans le but de préparer une révolution orange en Russie. Sans surprise, la quasi-totalité des médias qualifie cela de « propagande russe diffusant des théories du complot ».

Pourtant, même l’économiste et journaliste américain Paul Craig Roberts dit que

La Russie a toutes les raisons d’avoir des doutes sur l’opposition politique qui semble être réunie autour d’Alexeï Navalny. Tout comme les « révolutions de couleur » dans l’espace post-soviétique, l’opposition russe est financée avec des moyens américains. Washington ne veut pas que la Russie puisse contredire sa volonté

Une phrase de Paul Craig Roberts qui prend tout son sens au vu du désappointement profond de l’establishment américain sur le dossier Syrien, alors que la reconquête de ce pays par les forces armées gouvernementales, épaulées en cela par l’armée russe, sont sur le point d’achever l’éradication des forces terroristes, dont on sait désormais clairement que ces dernières sont armées, entrainées et financées par la CIA et Washington.

On peut également observer la main américaine dans le récent coup d’état au Brésil, la tentative destructrice, mais heureusement déjouée, du renversement de Nicolas Maduro et de son régime chaviste au Venezuela, pourtant source de nombreuses avancées sociales dans le pays.

Mais dans l’affaire qui nous intéresse, quoi de mieux qu’un de leur larbins puisse « démocratiquement » accéder au pouvoir et supplanter Vladimir Poutine, permettant ainsi aux États-Unis ayant échoués à se débarrasser définitivement de la Russie lors de leur collaboration avec Mikhaïl Gorbatchev prévalant dans l’effondrement de l’ex URSS ? L’oncle Sam pourrait donc ainsi faire main basse sur les gigantesques ressources de la Russie, et qui ne se limitent pas au pétrole ou au gaz, loin de la.

Une fois encore, le « Cui bono » s’impose pour y voir clair…

L’actuelle Russie, avec Vladimir Poutine à sa tête, a su déjouer les nombreux pièges qui lui étaient tendus par l’occident, tout en augmentant son influence ainsi que ses alliés. Toute force militaire n’étant pas envisageable par l’Otan (ou qui-que ce soit d’autre), seule la possibilité d’une déstabilisation de l’intérieur est envisageable, ce que tente d’appuyer le Conseil de L’Europe.

C’est de plus une démarche hypocrite, et ce à plus d’un titre, de la part du Conseil de L’Europe quand on sait que celui-ci a longtemps refusé d’inclure la Russie en son sein avant d’accepter son adhésion le 28 février 1996. Le 30 juin 2017 survient un nouveau coup de théâtre, puisque la Russie annonce qu’elle suspend sa participation au budget du Conseil de l’Europe sous fond de tensions liées à des sanctions à son encontre.

Dénonçant une dégradation de la situation ainsi qu’une campagne de persécution frénétique visant les députés d’autres pays cherchant à normaliser les relations avec la Russie, le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, prévient le président du Conseil de l’Europe, Thorbjorn Jagland, que la Russie

ne contribuera[it] pas au budget du Conseil de l’Europe jusqu’à la restauration totale des droits de la délégation russe

Sur ce point, il faut savoir que les dix-huit députés russes de l’APCE qui siège à Strasbourg sont privés de droit de vote depuis avril 2014, et ce en prétexte à la soit-disant « annexion » de la péninsule de Crimée, qui n’est en fait que le résultat du choix du peuple Criméen à l’issue d’un référendum. (alors que la situation s’envenime dangereusement dans une Ukraine qui subit un coup d’état dans lequel la responsabilité des États-Unis ne fait plus le moindre doute.)

Nous sommes donc face à une démarche de la part du Conseil de l’Europe qui, sous le paravent usé de la « protection des droits de l’homme », demande à la Russie qu’elle autorise à ses propres élections la participation d’un criminel déjà condamné à maintes reprises, et qui n’est autre qu’un agent infiltré travaillant en sous-main pour les États-Unis. C’est un peu comme si Georges Soros lui même demandait à Poutine les clés du Kremlin.

Les amères loques ne doutent décidément de rien !

A Pour finir, je vous laisse découvrir qui est Alexeï Navalny dans une analyse de Xavier Moreau.

Le Veilleur

Etats-Unis: une société de crédit piratée, jusqu’à 143 millions de clients concernés

Enfin, quelques jours après la confirmation interne de la fuite (29 juillet), trois responsables de l’entreprise (dont le directeur financier John Gamble) ont revendu pour environ 1,8 million d’actions. Selon Bloomberg, Equifax a affirmé qu’aucun d’entre eux n’avait été informé de la fuite, et qu’il ne peut donc pas s’agir d’une réaction s’apparentant à un délit d’initié.
lol.
Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier

afp, le 08/09/2017 à 10h15

Une grosse société de crédit américaine, spécialisée dans l'analyse et la protection de données personnelles, a annoncé jeudi avoir subi un gigantesque piratage informatique de sa base de données, qui pourrait concerner potentiellement environ 143 millions de clients américains / AFP/Archives

Une grosse société de crédit américaine, spécialisée dans l’analyse et la protection de données personnelles, a annoncé jeudi avoir subi un gigantesque piratage informatique de sa base de données, qui pourrait concerner potentiellement environ 143 millions de clients américains / AFP/Archives

Une grosse société de crédit américaine, spécialisée dans l’analyse et la protection de données personnelles, a annoncé jeudi avoir subi un gigantesque piratage informatique de sa base de données, qui pourrait concerner potentiellement environ 143 millions de clients américains, soit près de la moitié de la population du pays.

Equifax a détecté le problème le 29 juillet et a « immédiatement agi » en demandant une enquête à une société de sécurité informatique pour évaluer les dommages, a indiqué l’entreprise dans un communiqué.

Ironie du sort, Equifax est spécialisée dans la protection et l’analyse de données personnelles et financières de clients qui sollicitent un crédit auprès d’une banque ou d’un organisme de crédit, dans le monde entier. Equifax promet sur son site internet de prémunir ses clients contre « le vol d’identité ».

« Les criminels ont exploité une faille informatique d’un site internet américain pour accéder à certains dossiers » entre « mi-mai et juillet », précise Equifax, selon laquelle « l’incident concerne potentiellement environ 143 millions de clients aux Etats-Unis ».

Selon l’entreprise, les pirates ont obtenu les noms, numéros de sécurité sociale, dates de naissance, adresses et, dans certains cas, les numéros de permis de conduire. Autant d’informations pouvant servir à des usurpations d’identité.

Equifax, qui dit collaborer avec les autorités, révèle aussi que les numéros de cartes de crédit de 209.000 clients américains ont été piratés ainsi que les documents sensibles relatifs aux crédits de 182.000 personnes.

L’entreprise ajoute que des clients, dans une moindre mesure, sont concernés au Canada et au Royaume-Uni. Selon elle, l’attaque n’aurait pas touché d’autre pays.

« C’est évidemment un événement décevant pour notre entreprise, qui touche le cœur de notre identité et de notre activité », a regretté le PDG d’Equifax Richard Smith, cité dans le communiqué.

« Je présente mes excuses aux clients pour l’inquiétude et la frustration causées » par cette attaque, poursuit le dirigeant, assurant que l’entreprise procède à un examen de toute sa sécurité informatique.

Equifax a mis en place un site internet et un numéro de téléphone pour ses clients et leur promet « gratuitement » une aide contre l’usurpation d’identité.

« Le fait que ce soit une société de crédit, rémunérée pour protéger ses clients de brèches de sécurité, qui soit piratée…donne l’impression que leur confiance a été trahie, d’une certaine façon », a réagi auprès de l’AFP Brian Markus, à la tête d’Aires Security, spécialisée dans la cybersécurité. Selon lui, la brèche est « gigantesque ».

En outre, selon des documents financiers disponibles sur le site internet d’Equifax, trois hauts cadres de l’entreprise, dont le directeur financier, ont vendu des titres pour un montant total d’1,8 million de dollars les 1er et 2 août, soit après la découverte de l’intrusion.

Selon l’agence Bloomberg, ces transactions n’étaient pas annoncées dans les documents boursiers précédemment publiés par l’entreprise.

Sollicitée par l’AFP, Equifax a indiqué que les intéressés « qui ont vendu une petite proportion de leurs actions Equifax le mardi 1er août et le mercredi 2 août, n’avaient aucune connaissance de l’intrusion au moment de la vente de leurs titres ».

Equifax, basée à Atlanta (Géorgie, sud-est), « analyse les données de plus de 820 millions de consommateurs et plus de 91 millions d’entreprises dans le monde », selon son site internet. Elle est présente dans 24 pays et emploie environ 9.900 personnes.

Ce piratage de grande ampleur est loin d’être le premier. Le groupe Yahoo avait annoncé l’an dernier qu’un milliard de comptes avaient été piratés tandis que d’autres entreprises américaines ont elles aussi été victimes de piratages, comme le site de rencontres Adult Friend Finder, ou encore le groupe de distribution Target.

afp