Debriefing de l’état-major général russe sur les frappes occidentales en Syrie

Debriefing de l’état-major général russe sur les frappes occidentales en Syrie

Le chef de la principale direction opérationnelle de l’état-major général russe, le général Sergei Rudskoy, a réalisé ce briefing le 14 avril pour les médias.


https://player.vimeo.com/video/264772611

 

Transcription :

Bonjour.

Les États-Unis et leurs alliés ont mené une attaque de missiles par leurs transporteurs aériens et navals ciblant des installations militaires et civiles de la République Arabe Syrienne le 14 avril dans la période de 3h42 à 5h10 (heure de Moscou).

Les systèmes de défense aérienne russes présents sur la base aérienne de Khmeimim et de Tartous ont localisé et contrôlé en direct tous les lancements navals et aériens effectués par les États-Unis et le Royaume-Uni.

Les avions français annoncés n’ont pas été enregistrés par les systèmes de défense aérienne russes.

Il a été signalé que des avions B-1B, F-15 et F-16 de l’aviation américaine ainsi que des avionsTornado de la Royal Air Force britannique au-dessus de la mer Méditerranée, ainsi que le destroyer USS Laboon et le porte-avions USS Monterey, localisés dans la mer Rouge, ont été utilisés durant l’opération.

Les bombardiers stratégiques B-1B ont approché des installations sur le territoire syrien près d’Al-Tanf, illégalement occupée par les Etats-Unis, pour effectuer leurs frappes.

Un certain nombre d’aérodromes militaires et d’installations industrielles et de recherche syriens ont subi la frappe de missiles.

Selon nos informations, il n’y a pas de victimes civiles ni de pertes parmi l’Armée Arabe Syrienne. Des informations plus détaillées seront rendues publiques par la suite.

Comme l’indiquent les données disponibles, 103 missiles de croisière ont été lancés, y compris des missiles navals Tomahawk ainsi que des bombes aériennes guidées GBU-38 tirées du B-1B. Les avions F-15 et F-16 ont lancé des missiles air-sol.

Les avions Tornado de la RAF britannique ont lancé huit missiles Scalp-EG.

Les systèmes de défense antiaérienne syriens, qui sont principalement des systèmes de défense antiaérienne fabriqués par l’URSS, ont contré avec succès les frappes aériennes et navales.

Au total, 71 missiles de croisière ont été interceptés. Les systèmes de défense antiaérienne syriens  S-125, S-200, Buk, Kvadrat et Osa ont été impliqués pour contrer l’attaque.

Cela prouve la haute efficacité de l’armement syrien et les compétences professionnelles des militaires syriens formés par les spécialistes russes.

Au cours des dix-huit derniers mois, la Russie a complètement restauré les systèmes de défense antiaérienne syriens, et leur développement se poursuit.

Il convient de souligner qu’il y a plusieurs années, étant donné la requête pressante de nos partenaires occidentaux, la Russie a choisi de ne pas fournir de systèmes de défense anti-aérienne S-300 à la Syrie. Compte tenu de cet incident, la Russie estime qu’il est possible de reconsidérer cette question non seulement en ce qui concerne la Syrie, mais également pour d’autres pays.

La frappe a également visé des bases aériennes syriennes. La Russie a enregistré les données suivantes.

Quatre missiles ont visé l’aéroport international de Damas, et douze missiles ont visé l’aérodrome d’Al-Dumayr : tous ces missiles ont été interceptés.

Dix-huit missiles ont visé l’aérodrome de Blai, et tous ont été interceptés.

Douze missiles ont visé la base aérienne de Shayrat, et tous ont été interceptés. Les bases aériennes n’ont pas été affectées par les frappes.

Cinq missiles sur neuf ciblant l’aérodrome inoccupé de Mazzeh ont été interceptés.

Treize missiles sur seize ciblant l’aérodrome de Homs ont été interceptés. Il n’y a pas de destructions sérieuses.

Au total, trente missiles ont ciblé des installations près de Barzah et de Jaramana. Sept d’entre eux ont été interceptés. Ces installations prétendument liées au « programme chimique militaire de Damas » ont été partiellement détruites. Cependant, elles n’ont pas été utilisées depuis longtemps, et il n’y avait donc ni personnels ni équipements sur les lieux.

Les systèmes de défense antiaérienne russes ont été alertés. Les avions de combat sont maintenant en patrouille aérienne de combat.

Aucun missile de croisière n’a pénétré dans la zone de responsabilité de défense antiaérienne russe. Les systèmes de défense antiaérienne russes n’ont pas été utilisés.

La Russie considère que les frappes constituent une réponse au succès des forces armées syriennes dans la lutte contre le terrorisme international et à la libération de leur territoire, plutôt que comme une réponse à la prétendue attaque chimique.

En outre, l’attaque a eu lieu le jour où la mission spéciale de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) devait commencer à enquêter sur un incident survenu dans la ville de Douma où une attaque chimique aurait eu lieu.

Il convient de souligner qu’il n’y a pas d’installations de production d’armes chimiques en Syrie, ce que l’OIAC a documenté.

L’agression américaine prouve que les Etats-Unis n’ont aucun intérêt à l’objectivité de l’enquête en cours et cherchent à détruire le règlement pacifique de la situation  en Syrie et à déstabiliser l’environnement au Moyen-Orient, et tout cela n’a rien à voir avec les objectifs déclarés de lutte contre le terrorisme international.

Actuellement, la situation à Damas et dans les autres lieux habités est jugée stable. Vous pouvez le voir en temps réel sur les écrans [derrière moi]. L’environnement est surveillé.

Je vous remercie de votre attention.


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Dernières nouvelles à propos de la possible attaque occidentale

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Événements survenus le 11 avril 2018

• L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a exigé d’avoir un accès immédiat aux victimes de l’attaque chimique supposée de la Ghouta. Selon les Casques blancs, plus de 500 civils en auraient été victimes.

• L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a informé les compagnies exerçant en Europe de possibles tirs de missiles de croisières vers la Syrie dans les 72 heures. La plupart des compagnies modifient leurs plans de vols vers Israël, le Liban et Chypre.

• Le président Donald Trump a tweeté : « La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et ’intelligents !’ Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela ».

• Alors que l’Organisation internationale sur les armes chimiques (OIAC) a annoncé envoyer sous peu des inspecteurs dans la Ghouta orientale, la porte-parole du gouvernement russe, Maria Zakharova, a ironisé sur la possible destruction de toute preuve de cette manipulation occidentale qu’offre le tir de missiles sur la Syrie.

• Le Premier ministre turc, Binali Yıldırım, a mis en cause l’attitude des États-Unis et de la Russie se menaçant mutuellement à propos d’une possible intervention en Syrie.

• L’Armée arabe syrienne évacue les principaux aéroports et les bases aériennes militaires du pays.

• L’armée russe annonce que la situation est stabilisée dans la Douma. Les derniers jihadistes sont en train de se déplacer vers Idleb conformément aux accords conclus. Une unité de police militaire russe sera déployée dans la zone dès demain afin d’assurer la sécurité des civils.

• À l’issue de la conférence de presse de l’armée russe, le général Viktor Poznikhir a accusé les Casques blancs d’avoir mis en scène la fausse attaque chimique de la Ghouta.

• Dans un discours retransmis à la télévision, le président Vladimir Poutine a déclaré : « La situation dans le monde devient de plus en plus chaotique. Néanmoins, nous espérons que le bon sens finira par l’emporter et que les relations internationales prendront une direction constructive, que le système mondial deviendra plus stable et prévisible ».

• Le Premier ministre britannique, Theresa May, assure que « tout indique la responsabilité du régime syrien » dans l’attaque chimique présumée de la Ghouta.

• Le secrétaire US à la Défense, le général James Mattis, assure que le Pentagone est prêt. Cependant, il est encore en train d’évaluer l’attaque chimique supposée de la Ghouta.

http://www.voltairenet.org/article200638.html

Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète

« Et à ceux qui, au cours des 15 dernières années, ont essayé d’accélérer une course aux armements et cherché un avantage unilatéral contre la Russie, ont introduit des restrictions et des sanctions illégales du point de vue du droit international visant à restreindre le développement de notre nation, y compris dans le domaine militaire, je dirai ceci : tout ce que vous avez essayé d’empêcher par une telle politique est déjà advenu. Personne n’a réussi à brider la Russie. (…) Toute utilisation d’armes nucléaires contre la Russie ou ses alliés, arme de courte, moyenne ou de portée quelconque, sera considérée comme une attaque nucléaire contre notre pays. Les représailles seront immédiates, avec toutes les conséquences qui en découlent. »

Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète

Mars 2018 restera dans l’Histoire comme un mois véritablement historique.

Le 1er mars, Vladimir Poutine prononce son discours historique à l’Assemblée fédérale russe.

Le 4 mars, Sergueï Skripal, un ancien espion britannique, est prétendûment empoisonné en Grande-Bretagne.

Le 8 mars, des membres du gouvernement britanniques accusent la Russie d’avoir utilisé du gaz innervant pour tenter d’assassiner Sergueï Skripal.

Le 12 mars, Theresa May accuse officiellement la Russie de l’empoisonnement et donne à la Russie un ultimatum de 24 heures pour se justifier ; les Russes ignorent cet ultimatum. Le même jour, le représentant des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU menace d’attaquer la Syrie même sans autorisation de ce même Conseil de sécurité.

Le 13 mars, le chef de l’état-major général russe Valery Gerasimov a averti qu’« au cas où la vie de nos soldats serait menacée, les forces armées russes prendront des mesures de représailles sur les missiles et sur les navires qui les lanceront ». Le même jour, le chef de l’état-major des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une conversation téléphonique avec le général du corps des Marines Joseph Dunford, président des chefs d’état-major inter-armées américain.

Le 15 mars, la Grande-Bretagne bloque le projet de déclaration du Conseil de sécurité proposé par la Russie sur le cas de l’empoisonnement de Skripal, demandant une « enquête urgente et civilisée » à ce sujet. Les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne publient une déclaration soutenant le Royaume-Uni et accusant la Russie. Le ministre britannique de la Défense dit à la Russie de « se taire et de s’en aller ».

Le 16 mars, le général de division Igor Konachenkov traite le ministre de la Défense Britannique de « mégère grossière » et d’« impuissant intellectuel ».

Le 17 mars, les généraux russes avertissent que les États-Unis préparent une attaque chimique sous faux drapeau en Syrie.

Le 18 mars, Poutine gagne l’élection présidentielle haut la main. Le même jour, le général Votel, commandant du CENTCOM, déclare dans un témoignage devant la Commission des services armés que les différends avec la Russie devraient être réglés « par des voies politiques et diplomatiques ». Lorsqu’on lui a demandé s’il serait exact de dire qu’« avec l’aide de la Russie et de l’Iran, Assad a gagné la guerre civile en Syrie » le général Votel a répondu : « Je ne pense pas que c’est trop – que c’est une déclaration trop forte. Je pense qu’ils lui ont donné les moyens de – d’être ascendant à ce stade. »

Le 19 mars, le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne publie une déclaration soutenant totalement le Royaume-Uni.

Le 21 mars, le ministère russe des Affaires étrangères convoque tous les ambassadeurs à une réunion sur le cas Skripal. Le langage utilisé par le représentant russe à cette réunion est peut-être le plus brutal utilisé par un responsable russe (ou même soviétique) à l’égard de l’Occident depuis la Seconde Guerre mondiale. Les représentants français, suédois et américain à la réunion se sont tous levés pour déclarer leur « solidarité » avec le Royaume-Uni.

Le 22 mars, le chef de l’état-major général des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une nouvelle conversation téléphonique avec le général de Marine Joseph Dunford, président des chefs d’état-major interarmées américains. Le même jour, le général Gerasimov a également eu une conversation téléphonique avec le commandant du Commandement américain en Europe et commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, le général Curtis Scaparrotti.

Donc qu’est-ce qui se passe vraiment ici ? Assurément, personne ne croit sérieusement que les British pensent vraiment que les Russes avaient un mobile pour essayer de tuer Skripal ou, d’ailleurs, s’ils en avaient un, qu’ils le feraient d’une manière aussi stupide. Et qu’en est-il de la Syrie, de toute façon ? Les États-Unis sont-ils en train d’exécuter leur faux drapeau et de bombarder ?

Je pense qu’à ce stade, nous ne devrions pas nous perdre dans les détails. Il y a une forêt derrière ces arbres. Ce qui importe le plus maintenant, c’est que les factions les plus puissantes des élites dirigeantes de l’Empire anglo-sioniste font un effort concerté pour créer une coalition antirusse unifiée. À cet égard, il est assez révélateur que les États-Unis, la France et l’Allemagne aient publié une déclaration le 15 mars sans même se donner la peine de consulter leurs soi-disant « alliés » de l’OTAN ou de l’Union européenne. On peut immédiatement dire « qui est le patron »dans ces situations de crises lorsque le reste des « euro-cancres » ne compte tout simplement pas (pauvres Européens de l’Est, avec leurs illusions d’être appréciés ou même respectés par l’Occident !). En plus, il est assez clair que dans ce cas, la composante « anglo » de l’Empire anglosioniste est beaucoup plus impliquée que la composante sioniste, du moins dans la mesure où le devant de la scène est concerné (en coulisses, les néocons sont en ébullition à cause de Trump qui appelle Poutine pour le féliciter et proposer des négociations). Je pense qu’un certain nombre de développements cruciaux ont contraint les États-Unis et la Grande-Bretagne à tordre le bras des autres pays occidentaux pour qu’ils fassent « un cercle de chariots » autour de l’Empire :

  1. Les États-Unis ont échoué de manière humiliante dans leurs tentatives de faire peur à la RPDC et de la contraindre à se soumettre ;
  2. Les Anglosionistes ont perdu la guerre civile en Syrie ;
  3. La Grande-Bretagne et les autres de l’OTAN deviennent militairement sans importance ;
  4. L’Ukraine s’est effondrée et brûle, et une attaque ukronazie sur le Donbass est plus que probable ;
  5. Les forces politiques en Europe qui s’opposaient aux politiques antirusses sont en train de monter en puissance ;
  6. Les Russes gagnent de nombreux pays de l’UE à leur cause par des moyens économiques, y compris le North Stream, alors que les sanctions font beaucoup plus de mal à l’UE qu’à la Russie ;
  7. La campagne anti-Poutine a misérablement échoué et la Russie est totalement unie dans sa position contre l’Empire.

Ce que tout cela signifie est très simple : l’Empire a besoin de se coucher ou de doubler la mise et se coucher n’est pas quelque chose que les élites impériales sont prêtes à envisager. Elles utilisent par conséquent les outils qu’elles pensent les plus efficaces :

  1. Les attaques sous faux drapeaux : c’est vraiment une tradition ancestrale utilisée par à peu près toutes les puissances occidentales. Comme le grand public a le cerveau lavé et ne peut la plupart du temps commencer même à imaginer que « les démocraties qui aiment la liberté » pourraient utiliser des méthodes habituellement attribuées à des régimes dictatoriaux maléfiques et sanguinaires, les attaques sous faux drapeaux sont un moyen idéal pour amener l’opinion publique dans l’état d’esprit adéquat pour approuver les politiques agressives, hostiles et même violentes contre une menace apparente ou un obstacle à l’hégémonie.
  2. Le soft power : avez-vous remarqué comment les Oscars ou le festival de Cannes choisissent toujours exactement le genre d’« artistes » que l’Empire arrive à promouvoir politiquement ? Eh bien, ce n’est pas vrai seulement pour les Oscars ou le festival de Cannes mais pour presque toute la vie culturelle, sociale et politique en Occident. C’est particulièrement vrai des prétendues organisations de défense des « droits de l’homme » et de la « paix » qui sont tout simplement des pit-bulls qui peuvent être malsains pour tout pays en besoin de subversion et/ou d’intervention. La Russie n’a jamais développé ce genre de boîte à outils politique.
  3. L’escalade verbale : cette tactique est extrêmement grossière mais très efficace. On commence par proclamer avec véhémence quelque mensonge. Le fait qu’il ait été proclamé de manière si véhémente et hyperbolique atteint deux résultats immédiats : il envoie à vos amis et alliés un message clair « Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous » ce qui ne laisse aucun espace à la nuance ou à l’analyse, et il ne permet pas aux politiciens, assez mous par ailleurs, de revenir en arrière, renforçant ainsi leur « résolution ».
  4. Le troupeau : la sécurité est dans le nombre. Donc lorsqu’on affronte un ennemi potentiellement dangereux, comme la Russie, tous les petits gars se rassemblent pour paraître plus grands ou, au moins, plus difficiles à distinguer. Quand tout le monde est responsable, personne ne l’est. Donc le troupeau est également opportun. Finalement, il a changé la dynamique inter-relationnelle passant d’une dynamique d’amis ou alliés à une autre typiquement présente chez les complices d’un crime.
  5. Les menaces directes : l’Empire s’en est sorti en proférant des menaces directes à gauche et à droite depuis des décennies, et c’est une habitude difficile à briser. Des gens comme Nikki Haley ou Hillary Clinton croient probablement sincèrement que les États-Unis sont quasi omnipotents ou, à l’inverse, qu’ils pourraient être terrifiés par le soupçon rampant que ce n’est peut-être pas le cas. Les menaces sont aussi un substitut facile, quoique inefficace, à la diplomatie et aux négociations, en particulier quand votre position est objectivement fausse et que l’autre camp est simplement beaucoup plus intelligent que vous.

Le grand problème est qu’aucune de ces méthodes ne fonctionne contre la Russie ou, permettez-moi de corriger, ne fonctionne plus (elles semblaient assurément le faire dans le passé). L’opinion publique russe est tout à fait consciente de ces méthodes (grâce à une presse russe NON contrôlée par les Anglosionistes) et Margarita Simonian a superbement résumé les sentiments que tout cela suscite dans la population russe :

« Toute votre injustice et votre cruauté, votre hypocrisie inquisitoriale et vos mensonges nous ont contraints de cesser de vous respecter. Vous et vos prétendues « valeurs ». Nous ne voulons pas vivre comme vous. Pendant cinquante ans, secrètement et ouvertement, nous avons voulu vivre comme vous, mais plus maintenant. Nous n’avons plus de respect pour vous, et pour ceux d’entre nous que vous soutenez, et pour tous les gens qui vous soutiennent (…). Pour cela, vous ne devez vous en prendre qu’à vous-même. (…) Notre peuple est capable de pardonner beaucoup. Mais nous ne pardonnons pas l’arrogance et aucune nation normale ne le ferait. Le seul Empire qui vous reste serait sage d’apprendre l’histoire de ses alliés, tous sont d’anciens empires. Apprendre comment ils ont perdu leurs empires. Uniquement à cause de leur arrogance. Le fardeau de l’homme blanc, mon cul ! ». (cette dernière phrase était écrite en anglais dans le texte original).

La dure vérité est que loin de vouloir envahir, apaiser ou plaire à l’Occident, la Russie n’en a absolument aucun besoin, ni même intérêt. Aucun. Pendant des siècles, les élites russes se sont focalisées sur l’Occident à un degré ou à un autre et aucune d’elles ne pouvait imaginer une Russie sans Occident. C’est toujours vrai aujourd’hui, les « élites » russes veulent encore vivre comme des (très riches) Britanniques ou Allemands et elles détestent toujours le peuple russe ordinaire et Vladimir Poutine. Mais ces élites russes ont aujourd’hui été écrasées par l’ampleur de la victoire de Poutine aux élections présidentielles. Normalement, cela devrait entraîner un exil encore plus important des « hommes d’affaires » russes en Grande-Bretagne, en France ou en Israël, mais le problème est que les Britanniques font du bruit pour les punir – eh bien, du fait qu’ils sont Russes (même des « Russes » russophobes, pro-occidentaux). Résultat, ces pauvres libéraux pro-occidentaux ne peuvent que geindre sur les réseaux sociaux et dans les rares médias pro-occidentaux qui restent en Russie (non, pas à cause de la répression, mais à cause de leur insignifiance politique, puisqu’ils sont soutenus, quand ils le sont, par quelque chose entre 2% et 5% de la population).

Mais si on met de côté pour un moment les « élites » riches, la Russie en tant que pays et que nation n’a tout simplement que faire de l’Occident et de ce qu’il représente. Ceux qui fantasment sur le fait que la Russie serait intéressée à l’« Europe » à l’« identité blanche » ou au « christianisme occidental » se leurrent eux-mêmes. Ils espèrent que la renaissance culturelle et spirituelle actuelle en Russie se répercutera sur eux et leur permettra de s’extraire du caniveau dans lequel ils sont présentement prostrés. Ils ne le feront pas. Lisez seulement ce que Simonian a dit sur les « valeurs » occidentales dans la citation ci-dessus. Pour la plupart des Russes, l’« Europe » empeste Napoléon, l’« identité blanche » pue Hitler et le « christianisme occidental » a des relents d’Ukraine et de « croisades orientales ». Non, la Russie n’a aucun intérêt à se venger de tout cela, elle n’a simplement ni respect ni intérêt pour ce que ces concepts représentent. (La Pologne est peut-être le dernier pays où toutes ces choses sont prises au sérieux et dont on se souvient avec affection). Pourtant, les Russes sont toujours désireux de négocier afin d’instaurer une coexistence viable entre les les civilisations occidentale et russe. Poutine l’a clairement exprimé dans son discours.

« Il n’y a pas besoin de créer plus de menaces pour le monde. Au lieu de cela, asseyons-nous à la table des négociations et imaginons ensemble un système nouveau et pertinent de sécurité internationale et de développement durable pour la civilisation humaine. Nous disons cela depuis le début. Toutes ces propositions sont toujours valables. La Russie est prête pour cela. »

Mais si les Anglosionistes sont fermement décidés à dominer le monde au moyen de la guerre, alors la Russie est prête pour ça aussi. Pas à une guerre d’agression, bien sûr, même pas contre les mini-États baltes, Poutine l’a clairement exprimé lorsqu’il a dit : « Nous ne menaçons personne, nous n’attaquerons personne et nous ne saisirons rien à qui que ce soit sous la menace des armes. Nous n’avons besoin de rien. C’est exactement le contraire. » (C’est moi qui souligne.) Mais si elle est attaquée, la Russie est aujourd’hui prête à se défendre :

« Et à ceux qui, au cours des 15 dernières années, ont essayé d’accélérer une course aux armements et cherché un avantage unilatéral contre la Russie, ont introduit des restrictions et des sanctions illégales du point de vue du droit international visant à restreindre le développement de notre nation, y compris dans le domaine militaire, je dirai ceci : tout ce que vous avez essayé d’empêcher par une telle politique est déjà advenu. Personne n’a réussi à brider la Russie. (…) Toute utilisation d’armes nucléaires contre la Russie ou ses alliés, arme de courte, moyenne ou de portée quelconque, sera considérée comme une attaque nucléaire contre notre pays. Les représailles seront immédiates, avec toutes les conséquences qui en découlent. »

Pourquoi la question nucléaire est-elle si centrale ? Parce que les Russes sont pleinement conscients du fait que les Anglosionistes ne peuvent pas gagner une guerre conventionnelle avec la Russie. Il est donc crucial pour les Russes de convaincre les Anglosionistes qu’ils ne sont ni militairement supérieurs ni invulnérables (voir icipour une analyse complète de ces deux mythes). Mais une fois une sorte de modus vivendi établi avec l’Occident, la Russie concentrera ses efforts dans des directions différentes : les réformes et le développement intérieurs, le travail avec la Chine sur la création d’une zone eurasienne unique de sécurité, la paix et la prospérité, la restauration de la paix au Moyen-Orient, le développement de l’Extrême-Orient et du Nord russes – pour n’en nommer que quelques-uns. La Russie a beaucoup de travail à accomplir, qui doit être fait, mais aucun n’implique l’Occident à quelque titre que ce soit.

Et ça, bien sûr, c’est ce qui est totalement inacceptable pour l’Occident.

D’où les développements historiques de ce mois qui ont placé la Russie et l’Occident sur une trajectoire de collision directe. Comme je l’ai dit plus haut, l’Empire peut maintenant soit se soumettre soit doubler la mise. S’il décide de se soumettre, la guerre sera évitée et des négociations sérieuses finiront par commencer. S’il double la mise, quelque chose que les néocons font toujours, cela signifie la guerre avec la Russie. C’est un choix pénible et très difficile (non, pas pour des gens normaux, mais pour les psychopathes qui gouvernent l’Occident). Et il n’y a pas grand chose que la Russie puisse ou doive faire à ce stade. Comme c’est le cas chaque fois qu’une crise grave se produit, les élites apparemment unies qui gouvernent l’Occident vont se diviser en diverses factions, et chacune poursuivra et promouvra ses propres intérêts étroits. Il y aura une lutte intense, principalement en coulisse, entre ceux qui voudront doubler la mise ou même déclencher une guerre contre la Russie et ceux qui seront horrifiés à cette idée (pas nécessairement pour des raisons morales profondes, uniquement par intérêt personnel de base et un sain instinct de conservation).

Quant à savoir qui l’emportera, votre supposition vaut la mienne. Mais le fait qu’aujourd’hui Trump ait remplacé McMaster par un psychopathe belliciste comme John Bolton est un signe clair que les néocons sont à la manœuvre aux États-Unis et que l’Axe de la Gentillesse est sur le point de faire plein de «gentillesses ».

The Saker

Article original en anglais :

A Truly Historical Month for the Future of Our Planet

 

http://resistancisrael.com/un-mois-vraiment-historique-pour-lavenir-de-notre-planete/

La diplomatie russe promet «un cadeau historique» pour Londres

Attendons jeudi, je vous promets de dévoiler un cadeau historique lors d’un point presse. Le cadeau est destiné à Boris Johnson et à tout le monde. J’espère que nous aurons le temps de préparer tous les documents. Nous avons une surprise pour tous ceux qui osent faire l’amalgame entre la Russie et le Troisième Reich. Nous avons une bonne réponse et un cadeau. C’est une surprise», a indiqué Mme Zakharova à la chaîne de télévision Rossiya 1.
Maria Zakharova

La diplomatie russe promet «un cadeau historique» pour Londres

© Sputnik. Ekaterina Chesnokova
International

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Affaire Skripal (89)
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Le ministère russe des Affaires étrangères réserve «un cadeau-surprise» à Londres et à tous ceux qui osent comparer la Russie au Troisième Reich dans le cadre de l’affaire de l’ex-agent double Skripal, d’après la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

La Russie offrira jeudi un «cadeau historique» au Royaume-Uni en réponse à la «provocation colossale» de Londres qui accuse gratuitement Moscou d’être impliqué dans l’affaire de l’empoisonnement de l’ex-agent double Skripal, a déclaré dimanche la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.

«Attendons jeudi, je vous promets de dévoiler un cadeau historique lors d’un point presse. Le cadeau est destiné à Boris Johnson et à tout le monde. J’espère que nous aurons le temps de préparer tous les documents. Nous avons une surprise pour tous ceux qui osent faire l’amalgame entre la Russie et le Troisième Reich. Nous avons une bonne réponse et un cadeau. C’est une surprise», a indiqué Mme Zakharova à la chaîne de télévision Rossiya 1.

La porte-parole a dénoncé la campagne lancée par Londres qui «démonise la Russie et les Russes» sans aucune preuve.

«Les actions actuelles du Royaume-Uni constituent une campagne de diffamation d’envergure mondiale. Les Britanniques n’ont rien à l’appui de leurs accusations. Ils ne peuvent pas le faire avaler en utilisant leurs arguments. Ils sont ainsi passés au concept de diffamation […]. C’est une provocation colossale. Je dirais même que c’est une aventure colossale de Londres», a noté Mme Zakharova.

Un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, Sergueï Skripal, et sa fille Ioulia, ont été retrouvés inconscients le 4 mars dernier aux abords d’un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d’être derrière l’empoisonnement des Skripal par un agent toxique A234, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations, avant d’expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni. Dans le même temps, Londres refuse d’informer Moscou sur le déroulement de l’enquête sans aucune explication.

Selon le directeur du département du ministère russe des Affaires étrangères pour la non-prolifération, Vladimir Ermakov, Moscou considère l’attaque contre les citoyens russes sur le sol britannique comme un attentat. D’après lui, Londres a soit organisé cette attaque contre les Skripal, soit s’est montré incapable de protéger les personnes se trouvant au Royaume-Uni contre les attentats.

Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995 et condamné en Russie à 13 ans de prison pour trahison, M.Skripal a obtenu l’asile au Royaume-Uni en 2010 après un échange d’agents de renseignement entre la Russie et les États-Unis.

Les 3 M….. de l’Europe, cherchez l’erreur.
Euh non il n’y en a pas!
La cheftaine a bien pris la place centrale entre ses marionnettes.

La M Merkel a l’aire d’un gros tas rempli de kartofeln. La M May trône en majesté, élégante  et la notre à l’air de ce qu’elle est.

Les 28 pays de l’UE parviennent à s’accorder… sur la «très probable» culpabilité de la Russie

Les 28 pays de l'UE parviennent à s'accorder... sur la «très probable» culpabilité de la Russie© François Lenoir Source: AFP
Angela Merkel, Emmanuel Macron et Theresa May en marge du sommet européen du 22 mars

L’affaire Skripal permet très avantageusement à Londres de se rapprocher momentanément des autres Etats européens, alors que les tensions liées au Brexit avaient refroidi leurs rapports : les 28 pays ont uni leur voix pour accuser la Russie.

Les dirigeants de l’Union européenne ont unanimement annoncé le 22 mars qu’ils tenaient la Russie pour «très probablement responsable» de l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal le 4 mars à Salisbury en Angleterre. C’est le président du Conseil européen Donald Tusk qui a fait part de cette position commune des Etats membres, en solidarité avec le Royaume-Uni.

«Les dirigeants de l’Union européenne se sont entendus pour considérer, avec le gouvernement britannique, que la Russie est très probablement derrière l’attaque de Salisbury et qu’il n’y a pas d’autre explication possible», a écrit Donald Tusk sur son compte Twitter.

Dans une déclaration, les chefs d’Etat et de gouvernement des 28 Etats-membres, réunis en sommet à Bruxelles, ont affirmé que l’implication de la Russie était la «seule explication plausible» pour l’attaque chimique de Salisbury. Persévérant dans la voie suivie jusque là par Londres, ils n’ont cependant pas étayé leur accusation d’éléments concrets la justifiant.

Le Premier ministre britannique Theresa May avait auparavant exhorté ses partenaires européens à faire preuve de solidarité et à lui apporter un soutien unanime pour condamner le rôle attribué à Moscou dans l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars.

La déclaration des 28 est sensiblement plus vigoureuse que le projet de conclusion initial, dans lequel ils disaient prendre «très au sérieux l’évaluation du gouvernement britannique selon laquelle il est très probable que la Fédération de Russie est responsable». Alors que Londres et Bruxelles sont en grande délicatesse, ce dossier tombe à point nommé pour afficher une volonté de collaboration entre l’île et le continent, malgré les tensions causées par les négociations du Brexit.

Gaz russe : le droit de cuissage économique américain a bien failli encore frapper !

Gaz russe : le droit de cuissage économique américain a bien failli encore frapper !

By Marc Rousset, http://www.bvoltaire.com novembre 8, 2017

L’Europe a deux ennemis – l’islamisme et l’immigration – et deux adversaires – la Chine et les États-Unis.

Ces derniers pratiquent, par exemple, un impérialisme économique inadmissible envers l’Europe en imposant des sanctions ahurissantes aux banques (BNP-Paribas) et aux sociétés européennes qui ne respectent pas les sanctions imposées par les États-Unis, sous le seul prétexte que la monnaie utilisée dans les transactions commerciales, les investissements ou leurs financements est le dollar américain.

Ce droit de cuissage économique américain en Europe a failli se manifester encore de façon scandaleuse lorsque l’Amérique de Donald Trump a eu la prétention de faire sanctionner par le Congrès les entreprises européennes Engie, Shell, OMV, Uniper (groupe allemand E.ON) et Wintershall (groupe allemand BASF). Le prétexte évoqué était qu’en construisant le nouveau gazoduc Nord Stream 2 pour faire venir le gaz de Russie, l’Europe ne prendrait pas assez souci de son indépendance et de sa sécurité énergétique.

Nord Stream 2, détenu par le russe Gazprom et financé par les industriels européens, est un gazoduc qui longera le gazoduc Nord Stream 1 déjà existant entre la France et l’Allemagne en passant par la mer Baltique. Il augmentera, fin 2019, de 55 milliards de m3 (soit d’un tiers) la capacité d’exportation bienvenue du gaz russe en Europe.

Que ne feraient pas les États-Unis pour exporter leur gaz de schiste nouveau et contrer la puissance stratégique de la Russie aussi bien en Europe qu’au Moyen-Orient !

Le russe Gazprom (Газпро́м) veut construire un nouveau gazoduc (Nord Stream 2) de 9,5 milliards d’euros dans la Baltique, qui augmenterait d’un tiers en 2019, soit de 55 milliards de m3, le gazoduc sous-marin Nord Stream 1 déjà existant entre Vyborg (Выборг, Russie) et Greifswald (Allemagne).

Suite à l’opposition de l’Ukraine et de la Pologne, dont les gazoducs continentaux Yamal et Brotherhood passant par leurs territoires sont court-circuités, Gazprom a été amené à être le seul actionnaire du projet. Le français Engie, les allemands Uniper (ex-E.ON) et Wintershall (BASF) ainsi que l’anglo-néerlandais Shell ont décidé d’être seulement des financiers à hauteur de 10 % chacun, et non plus des actionnaires, ce qui était initialement prévu. Nord Stream, passant sous la mer, échappe à la juridiction de Bruxelles ; les Allemands considèrent ce projet comme strictement commercial.

Mais le 15 juin 2017, le Sénat américain a décidé, au grand dam de l’Europe, d’envisager des sanctions contre les entreprises européennes « du fait des effets préjudiciables de Nord Stream 2 sur la sécurité énergétique européenne ». Bref, l’Amérique est plus royaliste que le roi Europe, alors qu’il s’agirait bien au contraire de diminuer la sécurité énergétique de l’Europe et de nous obliger à acheter du gaz de schiste américain transporté sous forme liquéfiée à partir des États-Unis jusqu’à des ports terminaux européens. À noter qu’aux États-Unis mêmes, l’idée d’exporter du gaz de schiste est considérée par l’Industrial Energy Consumers of America comme stupide car contribuant à augmenter la cherté du gaz dans les industries manufacturières porteuses de valeur ajoutée.

Selon Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie, « il s’agit d’une ingérence spectaculaire et inacceptable dans les affaires européennes », après les sanctions financières des États-Unis contre BNP Paribas, Alstom et les contraintes imposées à Renault, PSA et Total pour investir en Iran. Cette implication est d’autant plus surréaliste, impérialiste et inacceptable que Nord Stream est un projet non américain avec des entreprises non américaines et un financement sans dollars américains.

L’Europe ne peut, au contraire, que se réjouir de diversifier son approvisionnement en gaz naturel pour 40 % en provenance de la Russie, pays frère continental européen, d’autant plus que la production chute au Royaume-Uni (mer du Nord) et au Pays-Bas.

 La vérité, c’est que le gaz russe constitue bien, au contraire, une source de diversification énergétique fiable et très bon marché pour l’Europe alors que ses autres sources d’approvisionnement (Norvège, Pays-Bas, Algérie) sont sur le déclin. 

Le gaz de schiste GNL américain n’est pas fiable quant à ses quantités produites fluctuantes trop dépendantes du prix du pétrole. De plus, le coût économique du transport par méthanier et de sa regazéification dans les ports européens n’est pas compétitif avec le gazoduc russe Nord Stream 2. Il faudrait, par exemple, 700 navires méthaniers pour fournir autant de gaz à l’Europe que Nord Stream 1. 

Dans cette affaire, la Pologne, prête à américaniser l’Europe, suite à sa haine et rivalité historique séculaire avec la Russie, a tout fait également pour faire capoter le projet Nord Stream 2. La Pologne a signé un contrat avec Donald Trump lors de sa visite à Varsovie, « trop content de signer dans le quart d’heure », pour construire un terminal de regazéification à Świnoujście, port de la Baltique. La Pologne souhaitait ramener à zéro en cinq ans les achats de gaz russe qui couvrent aujourd’hui les trois quarts de sa consommation. 

Le bouquet, c’est que le principal exportateur américain de gaz de schiste GNL (la société Cheniere) préfère vendre son gaz de schiste liquéfié 25 % plus cher en Asie qu’en Europe, suite à la concurrence du gaz russe. La société renâcle et n’a toujours pas signé, à ce jour, de contrat à long terme avec la Pologne. Même la Lituanie a préféré acheter du gaz russe avec un rabais exceptionnel de 25 %. 

L’Atlantique n’est pas une mare aux canards (« the pond »), comme le prétendent les Anglo-Saxons, mais un véritable océan à franchir, alors qu’on peut aller à pied de Brest à Vladivostok ! Le seul avenir face à tous les dangers, c’est la grande Europe avec ses matières premières en provenance de l’immense Sibérie et les exportations d’hommes, de savoir-faire, de produits industrialisés et de capitaux en provenance, comme disait Paul Valéry, de la péninsule du cap asiatique.

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Le Conseil de l’Europe demande à la Russie l’autorisation d’interférer dans leurs élections

L’occident ne veut que la Russie intervienne dans ces élections, mais par contre ils voudraient interfèrés pour placé leur pion qui n’est rien d’autre qu’un voyou


« Hé Poutine, tu nous autorises à mettre le bordel chez toi ? ». Pour ceux qui savent lire entre les lignes, c’est à peu de choses près en langage clair la demande du Conseil de l’Europe à la Russie.

Ne cherchez pas ailleurs, seul Ouest-France a pour le moment relayé cette information pour le moins comique, tout du moins pour ceux assez bien informés sur le sujet. Plus exactement, l’organisation demande vendredi 22 septembre à la Russie de permettre à l’opposant de Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, de se présenter à la présidentielle en mars 2018 et d’annuler son inéligibilité. Rien que ça !

On peut lire en effet sur l’article que

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, devrait être autorisé à se présenter à la présidentielle de mars prochain, ont plaidé les représentants des 47 gouvernements du Conseil de l’Europe dans une résolution publiée vendredi.

Le Comité des ministres de l’organisation, réuni cette semaine à Strasbourg, a « invité les autorités » russes à revenir sur « l’interdiction pour M. Navalny de se présenter à une élection ».

Mais pourquoi est-il inéligible ce brave garçon allez-vous me dire ? « Poutine est un dictateur, il fait assassiner ou emprisonner tous ses opposants » vont chanter en chœur tous les trolls russophobes privés du moindre sens d’analyse objective. Niet !

Dans les faits, il est reproché à l’opposant politique (et candidat au poste de maire de Moscou) Alexeï Navalny, et son co-prévenu Petr Ofitserov, d’avoir à grande échelle, détourné 16 millions de roubles (environ 400.000 euros) au détriment d’une exploitation forestière, Kirovles, alors qu’il était assistant du gouverneur de la région et un tribunal de Kirov l’a condamné le jeudi 18 juillet 2013 à cinq ans de camp pour ce crime.

En France, nous serions pourtant nombreux à applaudir une décision de justice consistant à rendre inéligible toute personne coupable de ce genre d’agissement. Une promesse de Macron passée aux oubliettes, mais passons, ce n’est pas le sujet ici.

Chose pour le moins étonnante (ou pas), les États-Unis tout comme l’Union européenne n’ont pas cherché à vérifier de la véracité des accusations qui sont portées contre Alexeï Navalny. Politiser une décision judiciaire est bien plus profitable et possède l’avantage de détourner l’esprit des badauds.

La Cour européenne des droits de l’homme condamne alors en février 2016 la Russie à verser 79 000 € à Navalny et à son associé Piotr Ofitserov car le procès « n’aurait pas été équitable ». Suite à cela, la Cour suprême de Russie annule en novembre 2016 le premier jugement et ordonne qu’un nouveau procès ait lieu. Celui-ci se déroule en janvier et février 2017 et Navalny est de nouveau condamné à cinq ans de prison avec sursis pour détournement de fonds et à 500 000 roubles d’amende.

Par la suite, ce personnage fait face à d’autres condamnations liées à ses diverses activités politiques, tel que diffamation, manifestations violant les règles encadrant leur organisation, infraction à sa liberté surveillée issue d’un jugement rendu précédemment, et heurts avec les forces de l’ordre. il est également condamné à trois ans et demi de prison avec sursis par le tribunal de Moscou pour avoir détourné selon l’accusation, près de 400 000 euros appartenant à une filiale russe du groupe français Yves Rocher. Certains y verront les conséquences logiques des actes d’insubordination de ce « combattant contre la corruption », alors que d’autres hurleront au complot.

Fait intéressant, le président du Parti libéral-démocrate, Vladimir Jirinovski, a demandé par la suite au ministère de l’Intérieur l’ouverture d’une enquête sur le financement de la campagne électorale de Navalny. Celui-ci aurait récolté de l’argent de la part de donateurs anonymes étrangers via un système de paiement sur Internet, pratique interdite par la loi russe.

Bien entendu Navalny crie au complot politique et est soutenu par les pays européens ainsi que les États-Unis. Il faut savoir qu’il a étudié à l’université de Yale aux États-Unis, et a bénéficié du programme du « Yale World Fellows ». En d’autres termes, il a été sélectionné pour faire partie « d’un réseau de leaders émergeants » jouissant « d’une large compréhension mondiale ».

En octobre 2011, la correspondance électronique est rendue publique par un hacker dans le but de montrer que « Navalny est un ultranationaliste corrompu financé par les autorités américaines ». Évidemment, l’intéressé nie l’authenticité de ces mails. D’après ces mêmes mails, le mouvement politique DA! dont Navalny a participé à la création aurait obtenu en 2006 un financement de la fondation américaine National Endowment for Democracy. Pour un « anti-corruption », ça la fout mal, non ?

En 2010, Alexeï Navalny part étudier à l’université Yale. Selon le média officiel russe, Russia Today, cette bourse a été obtenue grâce à Michael Mc Faul, un membre de la NED et aurait été financée par la NED dans le but de préparer une révolution orange en Russie. Sans surprise, la quasi-totalité des médias qualifie cela de « propagande russe diffusant des théories du complot ».

Pourtant, même l’économiste et journaliste américain Paul Craig Roberts dit que

La Russie a toutes les raisons d’avoir des doutes sur l’opposition politique qui semble être réunie autour d’Alexeï Navalny. Tout comme les « révolutions de couleur » dans l’espace post-soviétique, l’opposition russe est financée avec des moyens américains. Washington ne veut pas que la Russie puisse contredire sa volonté

Une phrase de Paul Craig Roberts qui prend tout son sens au vu du désappointement profond de l’establishment américain sur le dossier Syrien, alors que la reconquête de ce pays par les forces armées gouvernementales, épaulées en cela par l’armée russe, sont sur le point d’achever l’éradication des forces terroristes, dont on sait désormais clairement que ces dernières sont armées, entrainées et financées par la CIA et Washington.

On peut également observer la main américaine dans le récent coup d’état au Brésil, la tentative destructrice, mais heureusement déjouée, du renversement de Nicolas Maduro et de son régime chaviste au Venezuela, pourtant source de nombreuses avancées sociales dans le pays.

Mais dans l’affaire qui nous intéresse, quoi de mieux qu’un de leur larbins puisse « démocratiquement » accéder au pouvoir et supplanter Vladimir Poutine, permettant ainsi aux États-Unis ayant échoués à se débarrasser définitivement de la Russie lors de leur collaboration avec Mikhaïl Gorbatchev prévalant dans l’effondrement de l’ex URSS ? L’oncle Sam pourrait donc ainsi faire main basse sur les gigantesques ressources de la Russie, et qui ne se limitent pas au pétrole ou au gaz, loin de la.

Une fois encore, le « Cui bono » s’impose pour y voir clair…

L’actuelle Russie, avec Vladimir Poutine à sa tête, a su déjouer les nombreux pièges qui lui étaient tendus par l’occident, tout en augmentant son influence ainsi que ses alliés. Toute force militaire n’étant pas envisageable par l’Otan (ou qui-que ce soit d’autre), seule la possibilité d’une déstabilisation de l’intérieur est envisageable, ce que tente d’appuyer le Conseil de L’Europe.

C’est de plus une démarche hypocrite, et ce à plus d’un titre, de la part du Conseil de L’Europe quand on sait que celui-ci a longtemps refusé d’inclure la Russie en son sein avant d’accepter son adhésion le 28 février 1996. Le 30 juin 2017 survient un nouveau coup de théâtre, puisque la Russie annonce qu’elle suspend sa participation au budget du Conseil de l’Europe sous fond de tensions liées à des sanctions à son encontre.

Dénonçant une dégradation de la situation ainsi qu’une campagne de persécution frénétique visant les députés d’autres pays cherchant à normaliser les relations avec la Russie, le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, prévient le président du Conseil de l’Europe, Thorbjorn Jagland, que la Russie

ne contribuera[it] pas au budget du Conseil de l’Europe jusqu’à la restauration totale des droits de la délégation russe

Sur ce point, il faut savoir que les dix-huit députés russes de l’APCE qui siège à Strasbourg sont privés de droit de vote depuis avril 2014, et ce en prétexte à la soit-disant « annexion » de la péninsule de Crimée, qui n’est en fait que le résultat du choix du peuple Criméen à l’issue d’un référendum. (alors que la situation s’envenime dangereusement dans une Ukraine qui subit un coup d’état dans lequel la responsabilité des États-Unis ne fait plus le moindre doute.)

Nous sommes donc face à une démarche de la part du Conseil de l’Europe qui, sous le paravent usé de la « protection des droits de l’homme », demande à la Russie qu’elle autorise à ses propres élections la participation d’un criminel déjà condamné à maintes reprises, et qui n’est autre qu’un agent infiltré travaillant en sous-main pour les États-Unis. C’est un peu comme si Georges Soros lui même demandait à Poutine les clés du Kremlin.

Les amères loques ne doutent décidément de rien !

A Pour finir, je vous laisse découvrir qui est Alexeï Navalny dans une analyse de Xavier Moreau.

Le Veilleur