Bariza Khiari, l’atout musulman de Macron pour (co) diriger En Marche !

Il y a quelques jours le mouvement En Marche ! a adopté ses nouveaux statuts avec un score de république bananière: plus de 90% des votants ont dit oui à ces nouveaux statuts. On notera que sur les 240 000 adhérents (l’adhésion est gratuite) du mouvement qui a submergé la France au dernières législatives, seuls 30% ont voté… ce qui en dit long sur le pseudo militantisme des troupes d’En Marche !

Ces nouveaux statuts, voulus par Macron, entérinent la création d’une direction collégiale: 3 personnes co-dirigeront le mouvement. 3 ex-socialistes: L’ex-député PS Arnaud Leroy, une ancienne conseillère municipale PS de Paris Astrid Panosyan qui rejoindra Macron à Bercy en 2014 et… tadam ! Bariza Khiari ! (Autant dire que le  » En Marche n’est ni de droite, ni de gauche  » a pris du plomb dans l’aile, nous sommes bien en terre socialiste)

Mais qui est donc Bariza Khiari ? Comme dirait la Méluche, mais oui,  » les gens « , il faut s’intéresser de près à ceux qui, à défaut d’avoir le pouvoir, deviennent le bras armé du pouvoir.

Bariza Khiari est une ancienne sénatrice PS de Paris, elle fut même vice-présidente du Sénat. Elle a la double nationalité: française et algérienne. Elle a présidé l’amicale sénatoriale France-Maroc et se revendique ouvertement musulmane et de culture musulmane, titre de gloire qui la fera élire  » sénatrice de l’année  » en 2004. Ancienne militante du MRAP, de la CFDT et de la FCPE, ancienne membre du Comité national de réflexion sur la laïcité à l’école, elle a donc tout le bagage de la parfaite apparatchik socialiste, mondialiste, « progressiste « , universaliste et vivrensemblesque. Elle s’oppose aux statistiques ethniques, défend, pour faire simple, la théorie du genre et sera très active avec Mam’ Taubira pour le mariage zinzin… En clair, Bariza aurait pu être la mère spirituelle de Belkacem ! C’est vous dire si on pourra compter sur elle pour défendre l’identité française.

Autres titres de gloire ?

– Selon le journal AgoraVox, les parents de Khiari étaient de fervents militants du FLN en Algérie ce qui serait à l’origine du militantisme pro-Islam de Bariza.

– Elle se dit elle-même proche du CCIF et de Marwan Muhammad.

– En 2011, alors que Sarkozy et Fillon essayaient de repenser la place de l’Islam en France, elle déclarera que  » le problème, ce n’est pas Tariq Ramadan mais le gouvernement « .

– En 2016, appuyée par 42  » intellectuels  » musulmans, elle lancera un appel en faveur d’une réflexion sur la place de l’Islam en France. Alors que cet appel débute par une énumération des différents attentats ayant ciblé notre territoire, l’épisode Merah et la tuerie de l’école Ozar Atorah de Toulouse seront sciemment omis. Le Crif parlera d’affront à la mémoire des huit victimes de Merah. Cet appel fut, entre autres, co-signé par Rhamene Azzouzi, admirateur de Tariq Ramadan. Rhamene Azzouzi publiera une tribune relayée par Médiapart dans laquelle il critiquera la place de la communauté juive en France.

– Elle fera voter une loi permettant aux étrangers certains emplois qui leur étaient auparavant fermés au prétexte que  » Les fondements de ces restrictions sont historiquement connotés, économiquement obsolètes et moralement condamnables, restrictions qui rappellent des heures malheureuses de xénophobie et d’intolérance, et à laquelle la République se doit donc de mettre un terme. Toute discrimination, parce qu’elle fait primer la différence, mine le vivre-ensemble. Quand on incite à opérer une distinction entre nationaux et étrangers, on renvoie ces derniers à leur condition première, ils voient ainsi leur situation s’aggraver par une relégation supplémentaire du fait de la loi « .

– En octobre 2013, elle inaugure le colloque au Sénat (Paris) sur l’islam des Lumières avec Reza, Tahar Ben Jelloun, Malek Chebel, Olivier Weber, Abdelkader Djemaï, Gilles Kepel et Barmak Akram. Le débat a été ensuite reproduit en novembre de la même année au Maroc lors d’une conférence sur la tolérance.

– Bariza Khiari sera, au sénat,l’une des plus farouche opposante à la déchéance de nationalité que voulait instaurer François Hollande.

– Pour elle aussi  » L’accueil [des migrants], c’est oui « . (voir sa page facebook).

– En avril 2016, elle est élue nouvelle présidente de l’Institut des cultures d’Islam (ICI), un établissement culturel de la ville de Paris.

– Le 29 août 2016, sur Itélé, elle déclare à Michael Darmon être favorable au burkini  » un nom de la liberté des femmes… « 

– En septembre 2016, elle soutient Libération qui demande le retrait d’Eric Zemmour des plateaux télés. (voir sa page facebook).

– A la tête de l’ICI, elle est accusée par Amine El Khatmi ( son livre  » Non, je ne me tairai plus  » paru en mars 2017) d’avoir, avec l’aide de Anne Hidalgo, organisé des montages financiers complexes afin de subventionner, sous couvert de  » culturel « , des lieux de culte musulman dans la capitale.

– Bousculée lors d’une interview menée par Bernard de la Villardière, elle reconnaîtra, acculée mais sans que cela fasse la moindre vague, que l’ICI, financée par la mairie de Paris, est  » la deuxième mosquée de Paris « .

– Le 3 mai 2017, elle déclare au journal Saphir News, et l’on comprend pourquoi:  » [Je soutiens Macron] il veut encourager la création d’une fédération nationale regroupant les associations cultuelles locales créées dans le cadre posé par la loi de 1905. Ces associations pourront recevoir des dons et des legs dans des conditions fiscales avantageuses et pourront ainsi contribuer à la rénovation et la construction de lieux de culte, ainsi qu’à une meilleure formation des imams, formation qui devra être validée par un diplôme universitaire. Il veut aussi encourager l’engagement de nouvelles générations de musulmans nés en France dans la gestion du culte musulman « .

– Dans le même journal, le 17 avril 2014, elle déclarait:  » Avec François Hollande, l’électeur musulman s’est senti trahi. Le PS ne pourra plus gagner sans l’électorat musulman « . Deux ans plus tard elle rejoint Macron et l’électorat musulman votera à plus de 90% pour lui.

Voilà donc qui va co-diriger En Marche ! Voilà donc la personne qu’Emmanuel Macron a choisi pour co-diriger son mouvement. Une fervente proselyte musulmane, une bi-nationale, une militante de la culture musulmane (voir sa page facebook), une ancienne du MRAP, une dingo de la laïcité, bref, autant dire une Belkacem puissance 10 qui ferait passer Vincent Peillon pour un gamin.

Et il y en aurait, j’en connais, pour penser que Macron pourrait nous protéger des méfaits de l’Islam et de la musulmanisation du pays. Les fous !

Tenez, je suis prêt à parier que sous peu reviendra, sans doute avant les prochaines élections municipales de 2020, le débat sur le droit de vote des étrangers aux élections locales et qui sait, peut-être son adoption… Après tout, encore vice-présidente du Sénat, Bariza Khiari y était favorable…

NB: Étonnamment, et alors que Bazira Khiari est l’un des premiers soutiens de Macron, ancienne déléguée nationale d’En Marche et maintenant co-dirigeante du mouvement, je n’ai trouvé aucune photo sur laquelle ils apparaîtraient ensemble.

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Ainsi depuis le mois de janvier, des terroristes musulmans ont commis une quinzaine d’attentats un peu partout en Europe. On ne doit pas être loin de la centaine de morts rien que pour les 8 premiers mois de l’année… Alors forcément, si bougies, ballons et nounours ressortent des placards, si les autorités et les noeuds-noeuds en appellent à l’unité et à la solidarité, de plus en plus sont nombreux les gens qui sentent la haine monter et qui appellent les autorités à plus de fermeté contre les muzz radicalisés, l’immigration sauvage, etc… Nombreux sommes-nous à dénoncer les impérities de nos autorités et le lèche-babouche de nos z’élites…

Bien, mais avons-nous au pouvoir des gens prêts à réagir et à stopper l’immigration et la musulmanisation de notre société, sources de nos malheurs ? Pouvons-nous compter sur Macron et sa clique pour sévir, expulser tous les fichés S étrangers ainsi que tous les clandos et autres migrants qui n’ont strictement rien à faire chez nous ?
Et bien je dis non. Et j’explique pourquoi sur un simple détail passé totalement inaperçu… ou volontairement tu. Au choix.
Il y a quelques jours le mouvement En Marche ! a adopté ses nouveaux statuts avec un score de république bananière: plus de 90% des votants ont dit oui à ces nouveaux statuts. On notera que sur les 240 000 adhérents (l’adhésion est gratuite) du mouvement qui a submergé la France au dernières législatives, seuls 30% ont voté… ce qui en dit long sur le pseudo militantisme des troupes d’En Marche !
Ces nouveaux statuts, voulus par Macron, entérinent la création d’une direction collégiale: 3 personnes co-dirigeront le mouvement. 3 ex-socialistes: L’ex-député PS Arnaud Leroy, une ancienne conseillère municipale PS de Paris Astrid Panosyan qui rejoindra Macron à Bercy en 2014 et… tadam ! Bariza Khiari ! (Autant dire que le  » En Marche n’est ni de droite, ni de gauche  » a pris du plomb dans l’aile, nous sommes bien en terre socialiste)
Mais qui est donc Bariza Khiari ? Comme dirait la Méluche, mais oui,  » les gens « , il faut s’intéresser de près à ceux qui, à défaut d’avoir le pouvoir, deviennent le bras armé du pouvoir.
Bariza Khiari est une ancienne sénatrice PS de Paris, elle fut même vice-présidente du Sénat. Elle a la double nationalité: française et algérienne. Elle a présidé l’amicale sénatoriale France-Maroc et se revendique ouvertement musulmane et de culture musulmane, titre de gloire qui la fera élire  » sénatrice de l’année  » en 2004. Ancienne militante du MRAP, de la CFDT et de la FCPE, ancienne membre du Comité national de réflexion sur la laïcité à l’école, elle a donc tout le bagage de la parfaite apparatchik socialiste, mondialiste, « progressiste « , universaliste et vivrensemblesque. Elle s’oppose aux statistiques ethniques, défend, pour faire simple, la théorie du genre et sera très active avec Mam’ Taubira pour le mariage zinzin… En clair, Bariza aurait pu être la mère spirituelle de Belkacem ! C’est vous dire si on pourra compter sur elle pour défendre l’identité française.

Autres titres de gloire ?

– Selon le journal AgoraVox, les parents de Khiari étaient de fervents militants du FLN en Algérie ce qui serait à l’origine du militantisme pro-Islam de Bariza.

– Elle se dit elle-même proche du CCIF et de Marwan Muhammad.

– En 2011, alors que Sarkozy et Fillon essayaient de repenser la place de l’Islam en France, elle déclarera que  » le problème, ce n’est pas Tariq Ramadan mais le gouvernement « .

– En 2016, appuyée par 42  » intellectuels  » musulmans, elle lancera un appel en faveur d’une réflexion sur la place de l’Islam en France. Alors que cet appel débute par une énumération des différents attentats ayant ciblé notre territoire, l’épisode Merah et la tuerie de l’école Ozar Atorah de Toulouse seront sciemment omis. Le Crif parlera d’affront à la mémoire des huit victimes de Merah. Cet appel fut, entre autres, co-signé par Rhamene Azzouzi, admirateur de Tariq Ramadan. Rhamene Azzouzi publiera une tribune relayée par Médiapart dans laquelle il critiquera la place de la communauté juive en France.

– Elle fera voter une loi permettant aux étrangers certains emplois qui leur étaient auparavant fermés au prétexte que «  Les fondements de ces restrictions sont historiquement connotés, économiquement obsolètes et moralement condamnables, restrictions qui rappellent des heures malheureuses de xénophobie et d’intolérance, et à laquelle la République se doit donc de mettre un terme. Toute discrimination, parce qu’elle fait primer la différence, mine le vivre-ensemble. Quand on incite à opérer une distinction entre nationaux et étrangers, on renvoie ces derniers à leur condition première, ils voient ainsi leur situation s’aggraver par une relégation supplémentaire du fait de la loi « .

– En octobre 2013, elle inaugure le colloque au Sénat (Paris) sur l’islam des Lumières avec Reza, Tahar Ben Jelloun, Malek Chebel, Olivier Weber, Abdelkader Djemaï, Gilles Kepel et Barmak Akram. Le débat a été ensuite reproduit en novembre de la même année au Maroc lors d’une conférence sur la tolérance.

– Bariza Khiari sera, au sénat,l’une des plus farouche opposante à la déchéance de nationalité que voulait instaurer François Hollande.

– Pour elle aussi  » L’accueil [des migrants], c’est oui  « . (voir sa page facebook).

– En avril 2016, elle est élue nouvelle présidente de l’Institut des cultures d’Islam (ICI), un établissement culturel de la ville de Paris.

– Le 29 août 2016, sur Itélé, elle déclare à Michael Darmon être favorable au burkini  » un nom de la liberté des femmes…  »

– En septembre 2016, elle soutient Libération qui demande le retrait d’Eric Zemmour des plateaux télés. (voir sa page facebook).

– A la tête de l’ICI, elle est accusée par Amine El Khatmi ( son livre  » Non, je ne me tairai plus  » paru en mars 2017) d’avoir, avec l’aide de Anne Hidalgo, organisé des montages financiers complexes afin de subventionner, sous couvert de  » culturel « , des lieux de culte musulman dans la capitale.

– Bousculée lors d’une interview menée par Bernard de la Villardière, elle reconnaîtra, acculée mais sans que cela fasse la moindre vague, que l’ICI, financée par la mairie de Paris, est  » la deuxième mosquée de Paris « .

– Le 3 mai 2017, elle déclare au journal Saphir News, et l’on comprend pourquoi:  » [Je soutiens Macron] il veut encourager la création d’une fédération nationale regroupant les associations cultuelles locales créées dans le cadre posé par la loi de 1905. Ces associations pourront recevoir des dons et des legs dans des conditions fiscales avantageuses et pourront ainsi contribuer à la rénovation et la construction de lieux de culte, ainsi qu’à une meilleure formation des imams, formation qui devra être validée par un diplôme universitaire. Il veut aussi encourager l’engagement de nouvelles générations de musulmans nés en France dans la gestion du culte musulman « .

– Dans le même journal, le 17 avril 2014, elle déclarait:  » Avec François Hollande, l’électeur musulman s’est senti trahi. Le PS ne pourra plus gagner sans l’électorat musulman « . Deux ans plus tard elle rejoint Macron et l’électorat musulman votera à plus de 90% pour lui.

Voilà donc qui va co-diriger En Marche ! Voilà donc la personne qu’Emmanuel Macron a choisi pour co-diriger son mouvement. Une fervente proselyte musulmane, une bi-nationale, une militante de la culture musulmane (voir sa page facebook), une ancienne du MRAP, une dingo de la laïcité, bref, autant dire une Belkacem puissance 10 qui ferait passer Vincent Peillon pour un gamin.

Et il y en aurait, j’en connais, pour penser que Macron pourrait nous protéger des méfaits de l’Islam et de la musulmanisation du pays. Les fous !

Tenez, je suis prêt à parier que sous peu reviendra, sans doute avant les prochaines élections municipales de 2020, le débat sur le droit de vote des étrangers aux élections locales et qui sait, peut-être son adoption… Après tout, encore vice-présidente du Sénat, Bariza Khiari y était favorable…

NB: Étonnamment, et alors que Bazira Khiari est l’un des premiers soutiens de Macron, ancienne déléguée nationale d’En Marche et maintenant co-dirigeante du mouvement, je n’ai trouvé aucune photo sur laquelle ils apparaîtraient ensemble.

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C’est une macronniste type, elle a toutes les qualités requises,
bravo, voilà qui fait chaud au coeur. Pas étonnant, tout de même
qu’on ne les voie pas ensemble,avec Macrouille, il n’a pas besoin
de s’afficher avec un tel boulet, il suffit de la coller là où elle
pourra nuire!
Quand je pense à tous ces corniauds qui ont voté Macron « pour éviter
le pire »!

Julian Assange demande pourquoi les États-Unis n’ont rien dit lorsque Obama a soutenu les néo-nazis ukrainiens

c’est pourtant simple :
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Il y a 3 jours

Bonne Question et elle ne devrait pas se limiter à la seule Ukraine? C’est toute la politique des Etats-Unis et de leurs alliés, toute la manière dont notre presse en rend compte.

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, a envoyé une série de Tweets très pertinents au sujet de la récente manifestation de droite contre les protestations de gauche à Charlottesville qui ont entraîné une mort et des blessures multiples. Il demande pourquoi il y aurait deux poids et deux mesures face à l’extrême-droite quand elle défile à Charlotteville ou en Ukraine et que les Etats-Unis la soutienne. la même très pertinente question pourrait être posée à nos belles âmes de la presse française, des politiciens et de tous ceux qui continuent à feindre de ne rien voir pour soutenir les menées de l’OTAN. Ou pire encore qui ont choisi de présenter les mêmes au Venezuela comme l’image d’un peuple se révoltant contre un tyran…

 

Jeremy Rifkin : “Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui”

Jeremy Rifkin
Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin, l’heure de la troisième révolution industrielle a sonné. La société va devoir s’adapter.

Il y a vingt-cinq ans, c’était la star du ring, le « boss », vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd’hui, le capitalisme est un champion usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de souffle. Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin, nous assistons, tout simplement, à son éclipse. Dans un livre passionnant – La Nouvelle Société du coût marginal zéro – en librairie le 24 septembre 2014, il raconte le basculement, inévitable, que nous avons déjà commencé à opérer vers un nouveau système de production et de consommation : les « communaux collaboratifs ». Cette troisième voie (au-delà du sempiternel binôme « capitalisme ou socialisme ») est une forme d’organisation sociale fondée sur l’intérêt de la communauté plutôt que sur la seule satisfaction des désirs individuels, et rendue possible par la troisième révolution industrielle, dans laquelle Internet nous a fait entrer. Un nouveau monde émerge, dynamisé par les réseaux sociaux, l’innovation et la culture du partage. Utopie, encore ? Pour Jeremy Rifkin, c’est déjà une réalité. Entretien.

Nous nous éveillons, dites-vous, à « une nouvelle réalité – celle des communaux collaboratifs ». Ce réveil ne risque-t-il pas d’être difficile pour les entreprises ?
L’économie des communaux collaboratifs est le premier système global à émerger depuis l’avènement du capitalisme et du socialisme au début du XIXe siècle. C’est dire comme l’événement que nous traversons est historique. Au début, le marché capitaliste et les communaux s’épanouiront côte à côte. Mais au fur et à mesure que les communaux gagneront du terrain, un combat terrible va s’engager. Pour survivre, le capitalisme devra se « reconditionner », retoquer son approche du monde et tenter de profiter de la montée en puissance des communaux plutôt que de s’y opposer.

Qu’est ce qui provoque ce changement de paradigme ?
C’est le coût marginal zéro. Le coût marginal, c’est le coût de production d’un objet ou d’un service additionnel une fois les coûts fixes absorbés. Or, j’ai découvert l’existence d’un paradoxe profondément enfoui au cœur du capitalisme, et qui n’avait pas encore été mis au jour : ce qui a permis le succès inouï du système va finalement se retourner contre lui.

Chaque entrepreneur, comme nous le savons, est en chasse de nouvelles technologies pour améliorer la productivité de son entreprise, réduire les coûts marginaux, mettre sur le marché des produits moins chers, attirer plus de consommateurs, gagner des parts de marché, et satisfaire les investisseurs.

Mais nous n’avions jamais anticipé la possibilité d’une révolution technologique tellement extrême qu’elle pourrait réduire ce coût marginal, pour un ensemble important de biens et de services, à presque zéro, rendant ces biens et services virtuellement gratuits et abondants. Et sapant au passage les bases mêmes du capitalisme.

C’est pourtant ce qu’il se passe ?
Nous avons déjà vu le coût marginal se réduire dans les économies traditionnelles, de façon phénoménale, dans les trente ou quarante dernières années. Et les dix dernières années ont encore vu le phénomène s’accélérer. Voyez l’industrie musicale : des centaines de millions de jeunes produisent et échangent de la musique sur Internet, à des coûts marginaux proches de zéro.

Une fois que vous possédez un téléphone mobile ou un ordinateur, échanger de la musique ne vous coûte plus rien, à part votre abonnement au service. La presse, l’édition, les films et bientôt la télévision, attaquée par Youtube, connaissent le même destin. Des millions d’internautes créent aujourd’hui leurs propres vidéos pour pas grand-chose et les postent gratuitement sur le Web.

L’industrie du savoir aussi est touchée : avec Wikipedia, des millions d’individus produisent de la connaissance et la diffusent à un coût marginal proche de zéro. Et je ne parle pas des Moocs : en deux ans, 6 millions d’étudiants se sont mis à suivre gratuitement des cours online, issus des meilleures universités du monde.

Mais il ne s’agit là que de biens et services « numériques »…
Le vrai virage est là : nous avions toujours pensé qu’il y aurait un « pare-feu », que la réduction à zéro du coût marginal ne toucherait pas les industries traditionnelles. Que le feu, si vous voulez, ne passerait pas des « bits » au monde physique des objets. Ce mur est tombé. Les grandes mutations économiques – et il n’y en a pas eu des centaines dans l’histoire de l’humanité – se produisent quand trois révolutions technologiques convergent au même moment pour construire une plateforme d’opération unique pour l’économie.

Si vous remontez à la révolution hydraulique, puis aux révolutions de la vapeur et de l’électricité, vous vous rendez compte que l’on assiste à chaque fois à la conjonction d’une révolution des communications (facilitation des échanges), d’une révolution énergétique (le « moteur » de l’économie) et d’une révolution des transports et de la logistique (fluidification de la circulation des biens à l’intérieur de cette économie). A chaque grande mutation, ces trois domaines convergent dans une nouvelle structure.

Exemple : au XIXe siècle, l’impression (de journaux, notamment) par des presses à vapeur remplace l’impression manuelle. Arrive le télégraphe. Ces deux moyens de communication profitent de la profusion de charbon à coût modéré, et l’invention de la locomotive permet d’élargir le marché et de fluidifier le commerce. Au XXe siècle, une nouvelle révolution se produit avec le téléphone et la radio, qui convergent avec l’arrivée du pétrole et de la voiture, et provoquent, couplées avec la construction du réseau routier, le boom de la grande mutation urbaine et « suburbaine ».

Illustration : Richard Niessen pour Télérama

Et aujourd’hui ?
Nous voyons émerger un nouveau complexe communications-énergie-transports, qui donne naissance à l’économie du partage. L’Internet de l’information, déjà largement répandue, commence à converger avec un très jeune Internet de l’énergie, et un début d’Internet des logistiques : trois Internets en un, dans un super « Internet des objets » !

Des compagnies comme Cisco, IBM, General Electric, ont anticipé cette connexion tous azimuts de tous les objets, et commencent à mettre des capteurs partout. Des capteurs, il y en a déjà dans les champs, pour suivre l’évolution de la récolte ; sur la route pour calculer le trafic en temps réel ; dans les entrepôts et centres de distribution, pour mesurer les problèmes de logistique à la seconde près ; dans les magasins de détail, de sorte que quand un client prend un article en main, le capteur peut dire s’il l’a essayé, reposé, au bout de combien de temps, etc. Et maintenant les capteurs connectent tous les objets de la maison, thermostats, machines à laver… Aux alentours de 2030, il y aura quelque chose comme cent trillions de capteurs qui connecteront tout et tous dans un gigantesque réseau « neuronal », construit un peu comme votre cerveau. Et ce Big Data sera disponible à tous.

A supposer que la structure du réseau reste neutre – j’ai conscience que c’est un très grand « si », car rien ne l’assure – et que tout le monde soit traité également, cela veut dire que n’importe qui pourra se connecter sur cet Internet des objets, depuis son mobile, comme il le fait sur l’Internet de l’information, et échanger l’énergie renouvelable qu’il aura lui-même produite…

Car chacun, demain, produira l’énergie dont il aura besoin ?
Des milliers de personnes produisent déjà leur énergie pour un coût marginal proche de zéro. En Allemagne, 27% de l’électricité est verte, et la chancelière Merkel avec qui je travaille sur ces questions, vise les 35%. Il faut savoir que les coûts fixes de production de ce type d’énergie vont suivre la même courbe que ceux des ordinateurs : une chute libre.

La source d’énergie, elle, n’est pas un problème : le soleil et le vent sont gratuits, il suffit de les capturer – et nous y arrivons de mieux en mieux. Quant au transport de l’énergie, nous avons vu ces dernières années le début de la transformation de la « grille » de l’énergie en Internet de l’énergie. Des millions de « prosumers » (à la fois producteurs et consommateurs) vont pouvoir vendre, ou échanger, l’énergie dont ils n’ont pas besoin, sur une plateforme internet, à travers tous les continents.

Et les objets physiques sont aussi concernés par la révolution de l’abondance…
Oui, grâce aux Fablabs et à l’impression 3D. Les logiciels d’imprimerie sont dans leur majorité en opensource, si bien que ça ne coûtera bientôt plus rien de les télécharger, éventuellement de les améliorer, et de fabriquer soit même de nombreux produits. Le prix du matériau de construction va lui aussi baisser, car il est de plus en plus souvent issu du recyclage de métaux, de plastiques, de bois, etc. Dans deux ou trois ans, il y aura des Fablabs partout.

Maintenant, conjuguez tous les atouts dont je viens de parler : nous parlons alors d’un monde où vous pourrez alimenter votre petite entreprise de production 3D par de l’énergie gratuite que vous aurez produite vous-même ou échangée sur Internet. Un monde dans lequel vous pourrez transporter votre produit 3D dans des véhicules électriques, qui eux-mêmes ont été alimentés par de l’énergie renouvelable. Et dans dix ans maximum, ces voitures seront sans chauffeur. Vous les réserverez sur votre mobile et elle vous localiseront toutes seules avec leur GPS…

Quid du bouleversement de la société et des comportements individuels ?
Deux phénomènes majeurs permettent de comprendre comment cette troisième révolution industrielle a déjà commencé à transformer les comportements. D’une part, les jeunes semblent de moins en moins obsédés par l’idée de posséder, d’être propriétaires. Une entreprise comme General Motors, aux Etats-Unis, peut légitimement s’interroger sur son avenir quand elle découvre que l’achat de voitures chez les 18-25 ans aux Etats-Unis est en chute libre.

Le second changement, c’est que, demain, dans une société d’abondance, le capital social deviendra beaucoup plus important que le capital économique ou financier. Et cette mutation radicale commencera dès le plus jeune âge. Prenez les jouets. Aujourd’hui, ils représentent le premier contact de l’être humain avec la propriété, donc avec le capitalisme. Ce jouet que ses parents lui ont offert, l’enfant découvre que c’est le sien, pas celui de son petit copain. Et personne ne le lui conteste. Mais demain – et en fait aujourd’hui déjà dans de nombreuses familles – les parents emprunteront des jouets pour leurs enfants sur un site internet dédié ; l’enfant l’utilisera pendant quelques semaines ou quelques mois en sachant pertinemment qu’il n’en est pas le propriétaire ; et quand il s’en lassera ses parents renverront le jouet au site web pour que d’autres l’utilisent. A quoi bon garder des dizaines de jouets au grenier, n’est-ce pas ?

Mais le grand bouleversement à l’œuvre dans cet exemple tout simple, ce n’est pas tant que l’enfant pourra, pendant toute sa jeunesse, profiter d’autres jouets mieux adaptés à son âge : c’est le changement qui se produit dans sa tête par rapport à ce que les générations qui l’ont précédé ont connu. Il apprend en effet « naturellement » que les jouets ne sont pas des objets que l’on possède mais des expériences auxquelles on accède pour un temps donné, et que l’on partage avec les autres. Il se prépare en fait, dès son plus jeune âge, à l’économie du partage qui l’attend. C’est une mutation complète de la société. J’ai presque 70 ans et je n’avais jamais, jamais anticipé qu’une chose pareille se produirait.

Illustration : Richard Niessen pour Télérama

Mais la société occidentale – aujourd’hui attachée à un modèle vertical et hiérarchique – peut-elle s’adapter rapidement à ce modèle « horizontal » ?
Certains s’y mettent, en particulier dans le domaine de l’énergie. Et mieux vaut ne pas trop tarder. Car, comme je l’ai dit aux cinq plus gros groupes énergétiques allemands devant la chancelière Angela Merkel, et aux dirigeants d’EDF : « vous allez changer de métier ».

Quand des millions d’individus produiront leur propre énergie gratuitement et l’échangeront sur Internet, ne comptez pas gagner de l’argent en fabriquant du courant électrique : votre job, ce sera de gérer le Big Data de l’énergie pour faciliter la circulation des flux entre particuliers et entreprises. En Allemagne, le message est passé. En France, il fait son chemin… même si l’on n’est pas encore prêt à quitter la seconde révolution industrielle et son parc nucléaire.

En fait, le changement de génération met beaucoup plus rapidement en branle ces mutations que nos systèmes politiques et économiques. Deux tiers de la génération du Millenium (celle qui a eu environ 18 ans en l’an 2000) se dit favorable à l’économie du partage et la pratique déjà. Et les pays d’Asie et du Pacifique sont encore plus ouverts que les pays occidentaux sur le sujet. La révolution est mondiale, et on ne mesure pas toujours l’ampleur de ses conséquences.

N’oubliez pas, par exemple, que pour chaque voiture partagée, quinze voitures sont éliminées de la chaîne de production. Or, une étude que je cite dans mon livre a montré que dans une petite ville américaine, en gérant bien le partage de voitures, vous pouvez garantir à chacun à la fois mobilité et fluidité tout en réduisant de 80% le nombre de véhicules sur la route. Il y a 1 milliard de véhicules en circulation dans le monde. Retirez 80% d’entre eux, et faites vous-mêmes le calcul.

Croyez-moi, l’industrie sent déjà le vent du boulet, et elle se prépare. Et d’autres le font aussi, bien avertis de ce qu’on appelle « l’effet 10% » : si les géants de l’industrie classique semblent invincibles, beaucoup d’entre eux ont en effet des marges très étroites. Si 10% de leurs clients quittent le navire et basculent dans l’économie du partage, cela peut suffire à faire tomber ces industries.

La société du coût marginal zéro, c’est un bienfait pour l’écologie ?
C’est la meilleure arme pour aller dans le sens d’une société durable. Pour reprendre l’exemple de l’automobile, le fait que les 20% de véhicules qui resteront en usage ne brûlent qu’une énergie non polluante, gratuite et renouvelable est une excellente nouvelle pour la planète.

Si on peut produire des biens et des services pour rien, cela veut dire que l’exploitation de ce que la planète peut encore nous offrir est faite avec une efficacité maximale, sans gâchis. En produisant à un coût marginal zéro et en le partageant dans une économie circulaire – outils, voitures, jouets, vêtements – nous obtenons des avantages immenses en termes de pollution et de dégradation de l’environnement !

Le changement est à la porte. Et la route la plus rapide pour basculer dans la société de l’après-gaz carbonique est sans doute l’introduction, aussi vite que possible, de l’Internet des objets. Je ne sais pas si nous y arriverons, mais je crois que si nous y allons, l’expérience qui attend l’humanité dans le siècle à venir sera beaucoup moins pénible que ce que nous voyons se profiler si nous continuons avec le système actuel.

A l’avenir, la gestion des flux sera donc le nerf de la guerre ?
Absolument. Et la grande question politique des années à venir devra porter sur le problème, essentiel, de la neutralité du Web – soit un accès libre et une gestion collective de ce dernier. Disons le clairement : les grandes compagnies du câble et des télécoms, et certains géants d’Internet, remettent en question cette neutralité, voulue par l’« inventeur » de la toile, Tim Berners-Lee. Quand ce dernier a imaginé le World Wide Web en 1990, il a souhaité que le système soit aussi simple d’utilisation que possible, pour que tout le monde puisse en profiter et que personne ne soit abandonné en chemin. Il a réussi, d’ailleurs : que vous soyez patron ou collégien, sur le Net, tout le monde est à égalité.

Mais aujourd’hui, les compagnies du câble rouspètent. Elles disent : « Nous avons mis beaucoup d’argent dans la mise en place des tuyaux, nous voulons gérer les flux autrement en faisant payer des tarifs différents en fonction de la qualité et des volumes des fichiers échangés. Pour nous rembourser de nos investissements, nous devrions pouvoir contrôler les données que nous récupérons, et les commercialiser ». Les cablo-opérateurs ne sont pas les seuls à vouloir le gâteau. En installant des capteurs intelligents sur leurs compteurs, par exemple, les fournisseurs d’énergie aimeraient bien faire remonter toutes les infos utiles sur les habitudes de consommation de leurs clients, et les commercialiser.

C’est donc bien autour du Big Data que se joueront les profits – et les grands débats politiques – dans les prochaines décennies. Songez que Google enregistre chaque jour 6 milliards de recherches, qu’un habitant sur trois ou quatre de la planète est sur Facebook, que Twitter a 160 millions d’utilisateurs, qu’Amazon est le supermarché du monde… Comment s’assurer que ces compagnies ne séquestrent pas les infos qu’elles récupèrent à chacune de nos opérations sur le Net, comment faire en sorte qu’elles n’occupent pas de position de monopole dans leur activité ? Personne ne doit dominer outrageusement la plateforme technologique de l’Internet des objets.

Les centaines de millions d’internautes que nous sommes devenus doivent s’organiser. Rien d’impossible ! Les syndicats sont bien apparus avec le début du capitalisme, parce que les individus isolés ne parvenaient pas à exiger leur part de la production… Je suspecte que, demain, de nouveaux mécanismes émergeront afin que chacun ait un droit de regard sur la façon dont les informations qu’il laisse sur le Web sont utilisées.

 

Le sortilège oligarchique

Un vieux papier mais qui vaux le coup d’être lu, il sera d’actualité pendant 5 longues années

Quand 31% des voix donnent 71 % des députés avec une abstention majoritaire… La France risque d’entrer dans l’ère du parti unique pour les 5 ans à venir avec une liberté quasi totale pour le gouvernement Macron qui obtiendra vraisemblablement la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale avec 13,4% des électeurs inscrits. Le tout dans le cadre d’irrégularités massives, de radiations de masse et de la privatisation du processus électoral.

12 juin 2017 / par Hervé Kempf (Reporterre)

La victoire du parti du président est massive, mais fragile, du fait d’une abstention majoritaire. Mais la société semble anesthésiée par l’étonnant hold-up politique mené par M. Macron.

On n’avait pas vu un tel hold-up sur l’Etat depuis que de Gaulle a pris le pouvoir en 1958 : Emmanuel Macron, sorti de l’inconnu, a réussi en moins de deux ans à créer un mouvement politique qui, après l’avoir porté à la présidence de la République, s’apprête à rafler la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale.

M. Macron est un pur produit de l’oligarchie : s’il est personnellement doté de qualités remarquables, elles n’ont cependant pu s’exprimer que parce qu’un réseau de cadors économiques et politiques l’a soutenu sans barguigner, parce que l’argent d’opulents donateurs a abondé dans ses caisses, parce que les médias dominés par les puissances financières l’ont popularisé sans recul – sans oublier la chance de voir un rival de ligne politique proche, François Fillon, se couler lui-même par sa médiocre corruption.

Et les Français, qui paraissaient dégoûtés de M. Hollande, ont désigné son continuateur, qui ne cache pas qu’il va approfondir la politique néo-libérale que tente d’imposer sans discontinuer, depuis plusieurs quinquennats, la classe dirigeante à une société toujours rétive. Anesthésiés, enjôlés par la jeunesse et l’aisance souriante du président inattendu, ou déçus des divisions de l’opposition de gauche, les électeurs sont restés majoritairement chez eux, donnant pour cinq ans les clés de tous les pouvoirs au gang de M. Macron – le mot « gang » désigne l’équipe d’efficaces compères de M. Macron qui a réalisé cet étonnant hold-up politique.

L’oligarchie parvient donc à se continuer, brillamment, envoûtant la France d’un sortilège qui lui fait croire qu’enfin, les problèmes vont s’évaporer. On voit assez, entre refonte du code du travail, normalisation des dispositions de l’état d’urgence, allègement des impôts sur les capitaux et recherche de la croissance, ce qui se dessine. N’empêche : la classe dirigeante paraît avoir les mains libres.

Mais la légitimité du nouveau pouvoir est discutable. « Quand 31 % des voix donnent à un parti 71 % des députés, est-on encore dans une ’démocratie représentative’ ? », interroge le journaliste Pascal Riché. La réponse est simple : non. On est passé dans un système oligarchique.

L’abstention a dépassé 51 % en ce premier tour des législatives, le 11 juin 2017, du jamais vu depuis… 1958. Et si l’on représente l’état des forces politiques en intégrant ce phénomène, on constate, comme l’a fait Yoann Ferret, que La République en marche, le mouvement de M. Macron, aura la majorité absolue avec… 13,4 % des électeurs inscrits.

Deuxième remarque : le couplage de l’élection présidentielle et de l’élection législative donne presque mécaniquement tous les pouvoirs au gagnant de la première, puisque ses candidats députés sont portés par la dynamique de sa victoire. Ce couplage, qui n’existait pas au début de la Ve République, en accroît les vices, puisqu’elle empêche que, pendant cinq ans, on remette en cause la politique choisie. Cela donne un pouvoir bien trop grand à l’exécutif.

La tentation sera grande, si la société n’adhère pas à la politique menée par ce pouvoir peu légitime, de dériver encore davantage vers l’autoritarisme. Après le sortilège viendra le temps des maléfices.

 

Des figurants payés pour «faire le show» lors de la convention de LREM ? Une militante l’affirme

Voilà qui peut raisonnablement questionner (et le pigeons vont encore payer avec toute la basse cour?):

« En raison de sa large victoire aux élections législatives qui lui assure 20 millions d’euros d’aides publiques par an, le parti peut se permettre de proposer une adhésion gratuite. Une inscription simplissime qui, selon elle, ne manquera pas à l’avenir de poser un problème de crédibilité au parti : «Il y a un adhérent qui m’a dit : « J’ai adhéré au nom d’Alain Juppé » […] et on lui a dit : « Merci Alain Juppé d’avoir voté pour le statut »». Le 8 juillet, le parti revendiquait 370 000 adhérents.
Des faux membres de LREM ?
Plus troublant encore, la porte-parole des Marcheurs en colère affirme avoir rencontré de faux membres de LREM, engagés pour contribuer à l’ambiance de la convention du parti du 8 juillet à la Villette, à Paris. «J’ai discuté avec des gens qui étaient là pour faire le show et qui m’ont dit avoir été payés», affirme Tiphaine Beaulieu à Sputnik, ce qu’elle juge «très grave». Elle ajoute : «Ce mélange des genres pourrait être perçu comme une énorme escroquerie et […] manipulation de masse». …

Des figurants payés pour «faire le show» lors de la convention de LREM ? Une militante l'affirme© Lucas RT France – Capture d’écran Twitter
Public durant la convention de LREM le 8 juillet 2017 à Paris

Dans un entretien téléphonique accordé à Sputnik, Tiphaine Beaulieu, porte-parole du collectif Les marcheurs en colère, a dressé un portrait du fonctionnement de LREM pour le moins éloigné des affirmations des responsables du parti présidentiel.

Interrogée par l’agence de presse russe Sputnik, la porte-parole du collectif «Les marcheurs en colère», composé de militants de La République en marche (LREM), dénonce le fonctionnement interne du parti de la majorité présidentielle ainsi que ses nouveaux status.

 

statuts.

« Katarina d’En Marche », tout le monde peut appeler en disant ça

Dénonçant un problème de «management au sein de La République en marche», la marcheuse finistérienne pointe notamment du doigt le manque de transparence de la formation politique. Les interlocuteurs des adhérents seraient, à l’en croire, difficilement identifiables : «On n’a pas d’interlocuteurs. Les interlocuteurs sont des salariés d’En marche !, responsables de pôles territoires mais ce ne sont pas des décideurs [ce sont] des gens qui nous appellent et nous présentent ni leur fonction [ni leur nom]. « Katarina d’En Marche ! », tout le monde peut appeler en disant ça». Les interlocuteurs auxquels peuvent s’adresser les adhérents du parti ne seraient que «deux, trois» par comité local.

Il y a un adhérent qui m’a dit : « J’ai adhéré au nom d’Alain Juppé »

Un autre élément dénoncé par la partisane mécontente est le manque de filtres à l’adhésion du parti qui se fait gratuitement par simple enregistrement en ligne. En raison de sa large victoire aux élections législatives qui lui assure 20 millions d’euros d’aides publiques par an, le parti peut se permettre de proposer une adhésion gratuite. Une inscription simplissime qui, selon elle, ne manquera pas à l’avenir de poser un problème de crédibilité au parti : «Il y a un adhérent qui m’a dit : « J’ai adhéré au nom d’Alain Juppé » […] et on lui a dit : « Merci Alain Juppé d’avoir voté pour le statut »». Le 8 juillet, le parti revendiquait 370 000 adhérents.

Des faux membres de LREM ?

Plus troublant encore, la porte-parole des Marcheurs en colère affirme avoir rencontré de faux membres de LREM, engagés pour contribuer à l’ambiance de la convention du parti du 8 juillet à la Villette, à Paris. «J’ai discuté avec des gens qui étaient là pour faire le show et qui m’ont dit avoir été payés», affirme Tiphaine Beaulieu à Sputnik, ce qu’elle juge «très grave». Elle ajoute : «Ce mélange des genres pourrait être perçu comme une énorme escroquerie et […] manipulation de masse».

Capture du 2017-08-05 19-25-21

Des accusations graves portées par la représentante d’adhérents qui se retrouveraient marginalisés en raison de leurs critiques adressées aux cadres du parti. Au sein de celui-ci, toutes les personnes émettant publiquement des réserves sur le fonctionnement interne seraient, à en croire Tiphaine Beaulieu, «systématiquement black-listés», et leur accès à leur espace privé du site de LREM retiré.

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Une grogne croissante parmi les troupes macronistes ?

Les voix dissonantes dénonçant le fonctionnement du parti se font de plus en plus nombreuses depuis le vote en ligne des nouveaux statuts du parti par les adhérents le 30 juillet 2017. Rémi Bouton, porte-parole du collectif «Démocratie en marche», avait ainsi dénoncé le fonctionnement «pyramidal» du parti. Le collectif a par ailleurs engagé des poursuites pour contester les nouveaux statuts qui, selon lui, n’ont pas été élaborés en collaboration avec les adhérents, contrairement à ce que les leaders macronistes affirment.

Capture du 2017-08-05 19-25-57

Jean-Pierre Mignard, avocat ayant participé à la rédaction des statuts du parti, avait justifié auprès de l’AFP le choix de cette structure comme un moyen d’«éviter des compétitions destructrices à l’intérieur du parti», en refusant la «structuration en courants». Une stratégie qui semble ne pas avoir rempli ses objectifs, comme le prouve ce vent de dissidence au sein du parti.

Bien fait pour eux! Ils ont cherché….. (Macron). A présent ils vont récolté ce qu’ils ont semé !!!

Lire aussi : Ils avaient voté Macron à 93% : les Français de l’étranger grandes victimes des coupes budgétaires ?

https://francais.rt.com/france/41653-figurants-auraient-ete-payes-pour-faire-show-convention-lrem-juillet

Blanrue écrit à BHL qui l’a honteusement accusé d’antisémitisme dans « Le Point ».

mardi 1 août 2017

Blanrue, Elsa Zylberstein et Yannou le 4 octobre 2009
Salut Bernard !
 
Tandis que je passe des vacances bien méritées sur les bords de la lagune, on m’informe que vous me qualifiez d’antisémite dans votre bloc-notes du Point.
 
Dans Le Point, Bernard ! Quelle idée ! 
 
Ce magazine a hébergé l’un de mes articles en 2012, consacré aux prophéties de saint Malachie. Rendez-vous compte : c’était il y a cinq ans à peine ! C’est-à-dire bien après la parution de l’article qu’Alain Gresch a consacré à mon livre Sarkozy, Israël et les juifs (Oser dire, 2009) sur le blog du Monde diplomatique, lequel article vous donne des boutons. 
 
Pensez-vous qu’au sein de la rédaction de cet excellent hebdomadaire qu’est Le Point se cachent des extrémistes désireux de promouvoir un ennemi juré des juifs qui aurait pour nom Blanrue ? C’est improbable, n’est-ce pas ? Je vous le dis comme je le pense, Bernard : stop au complotisme ! 
 
J’espère que vous ne lancez pas une telle accusation à mon endroit parce que je suis français, Bernard. J’ai appris que, depuis l’un de vos livres intitulé L’Idéologie française, vous aviez un problème avec mon pays que vous suspectez d’être d’essence fasciste et qu’il vous est même arrivé de vous réjouir en public qu’on « rabatte le caquet du coq gaulois ». 
 
Il serait donc important que vous me disiez, en toute franchise, si mes origines vous déplaisent, auquel cas je me verrais dans l’obligation de saisir une ligue de vertu afin qu’elle vous remette dans le droit chemin de l’amour universel.
 
Je sais que la vérité vous importe modérément, du moins tant qu’elle n’émane pas d’un ouvrage de Jean-Baptiste Botul, mais je tiens tout de même à vous faire remarquer, Bernard, que je ne suis pas antisémite pour un sou. Pour un sou, c’est le cas de le dire, car mon casier judiciaire est, sur ce point comme sur tous les autres, aussi vierge que sainte Marie, la mère du Christ, que votre sublime soeur Véronique tient, je crois, en très haute estime. 
 
Un ami commun, écrivant chez vous, à votre botte, pourrait vous montrer les nombreuses pages de ses livres qui ont en réalité été rédigées par mes soins, y compris celles d’un ouvrage ayant reçu récemment un prix prestigieux pour lequel vous l’avez félicité. Comment cela se pourrait-il si j’étais antisémite ? Réfléchissez deux minutes, Bernard ! Cela ne se peut !
 
Je pense aussi à notre copine d’origine brésilienne, Maria de Franca, rédactrice en chef de La Règle du Jeu depuis 2008 (blog où vous publiez également votre bloc-notes du Point), qui pourrait à son tour vous raconter par le menu, et en se tapant sur les cuisses, quel bon réveillon nous avons passé ensemble chez son vieux papa sympa, juste avant qu’elle n’entre dans votre boîte, et quel fut mon rôle dans son processus de naturalisation française à l’époque où elle faisait la navette entre São Paulo et la Porte de Clignancourt. 
 
Quelle rigolote, cette Maria ! Et quel être serviable, dévoué ! Vous l’appréciez beaucoup, paraît-il. Oh, je le comprends. 
 
J’allais oublier de vous dire que j’ai participé à l’écriture d’une chanson de votre dame, je parle d’Arielle Dombasle. Mais il est vrai qu’elle l’ignore car je n’étais que le ghostwriter de l’auteur des paroles, qui, épuisé d’avoir à pondre de mauvaises rimes pour une crécelle décrépite, fit appel à mes modestes services par une nuit de profond désespoir. Nous nous sommes bien amusés ! Le résultat dépassa toutes nos espérances ! Je ne me repasse jamais cette chanson sans sourire, car j’ai bien conscience que cette chère Arielle, plus évaporée que nature, ne sait pas du tout ce qu’elle miaule. 
 
En revanche, si vous voulez tout savoir, il est exact que je vous tiens pour un membre influent des réseaux israéliens en France et qu’à mes yeux vous êtes coresponsable de la politique belliqueuse qu’a menée mon pays en Libye et qu’il poursuit au Proche-Orient, ce qui nous vaut de vivre, jour et nuit, depuis des années, sous la menace terroriste islamiste.
 
Aussi, Bernard, j’espère qu’un jour vous serez jugé pour vos méfaits et condamné à la lourde peine que vous méritez. 
 
Recevez les sentiments que vos écrits et votre attitude suscitent en moi.
 
Paul-Éric Blanrue

Un nouveau nom pour le chasseur russe de cinquième génération

Formellement connu sous le nom de PAK FA, le Su-57 est un chasseur amélioré doté d’un nouveau moteur de pointe dont les caractéristiques dépassent celles de ses homologues américains.
Un T-50. Crédit : Evgeny Biyatov / RIA NovostiUn T-50. Crédit : Evgeny Biyatov / RIA Novosti

Le prototype de l’avion de combat fabriqué en Russie connu sous le nom de PAK FA (T-50) a été rebaptisé Su-57 après que son nouveau fuselage a réussi tous les tests. L’avion dernier cri doit encore subir des essais de ses armes et de ses moteurs avant que la production en série ne soit lancée.

Le neuvième prototype du T-50 a été équipé d’un moteur de cinquième génération Izdelie-30, qui sera testé en fin d’année.

Le moteur, une nouvelle version de l’Izdelie-117, a déjà été installé dans le dernier Su-57. L’Izdelie-117 est une version modernisée du propulseur AI-31 – le « cœur » du Su-27 original.

Quels sont les atouts du nouveau moteur ?

Le nouveau propulseur permettra au Su-57 de maintenir sa vitesse de croisière stable pendant le vol supersonique, ce qui signifie que le chausseur sera capable de voler constamment à 2 000 km/h.

Les matériaux composites utilisés pour fabriquer le nouveau fuselage boosteront également les capacités furtives de l’appareil, ce qui le rendra plus difficile à détecter par les radars ennemis.

Cependant, les huit premiers Su-57 qui sortiront de la chaîne de production « seront probablement dotés » des anciens moteurs, a confié à RBTH Viktor Mourakhovski, rédacteur en chef du magazine Arsenal de la Patrie.

Ce n’est qu’en 2019 que les Forces aériennes russes recevront les Su-57 entièrement dotés de la nouvelle technologie, Izdelie-30 compris. Le propulseur devra être soumis à une longue série de tests et sera monté sur le Su-57 au plus tôt en 2019 ou 2020, a ajouté Mourakhovski.

Deuxième série de tests

Contrairement aux précédents, le neuvième prototype du Su-57 est doté de l’ensemble de l’équipement radioélectrique destiné à être installé sur la version finale du chasseur. Cela permettra à l’appareil de passer inaperçu face à tous les systèmes modernes de défense antiaérienne, a expliqué Mourakhovski.

La première phase des tests du Su-57 a démontré un contrôle impressionnant lors des vols aux vitesses subsoniques et supersoniques, ainsi qu’à diverses altitudes. La production en série ne commencera que lorsque la deuxième étape des essais sera terminée (tests des armements). Selon le président de la Corporation aéronautique unifiée Youri Slioussar, l’armée de l’air russe recevra les 12 premiers Su-57 dès 2019.

Concurrence ? Même pas peur !

Les principaux concurrents du Su-57 seront les F-22 Raptor et F-35 Lightning, fabriqués aux États-Unis.

Vadim Koziouline, professeur de l’Académie des sciences militaires de Russie, a déclaré à RBTH que le Su-57 serait nettement moins onéreux que ses homologues américains.

La production en série du chasseur russe de cinquième génération débutera beaucoup plus tard que celle du F-22 Raptor, qui est déjà en service dans l’armée de l’air américaine depuis six ans.

Koziouline estime que ce retard est en réalité une bonne chose, car il donne plus de temps aux militaires russes pour évaluer les autres avions de chasse avant de finaliser leur propre appareil.

https://fr.rbth.com/defense/2017/08/03/un-nouveau-nom-pour-le-chasseur-russe-de-cinquieme-generation_815994