LES MASQUES SONT TOMBÉS !

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LES MASQUES SONT TOMBÉS !

Dans le dossier syrien des masques sont tombés :
– ceux des « rebelles modérés »
– ceux de la « coalition antiterrorite »
– et maintenant celui de l’ONU

On peut certes critiquer la lenteur procédurière russe (et je ne suis pas le dernier à me plaindre sa bureaucratie inertielle) mais force est de constater que lentement mais sûrement Moscou sait imposer la Vérité comme en Syrie où l’aide russe, en aidant le Président Assad a débarasser son pays des métastases terroriste, a évité un chaos de type irakien ou libyen et a dévoiler les vrais visages hideux des « démocratures » occidentales.

Moscou balise sa riposte en dévoilant l’envers du décor de ce théâtre droitdelhommiste de la marchandise qui est joué par les médias propagandes pour couvrir les crimes de guerre d’un Nouvel Ordre Mondial aux abois.

Ainsi le masque des « rebelles modérés » auxiliaires terroristes wahabites est tombé mais aussi celui d’une stratégie occidentale qui leur fournit depuis le début soutien politico-mediatique, assistance militaire et logistique, tout en jouant la tragédie dans un théâtre anti-terroriste médiatique.

Furieux de voir échouer leur stratégie du chaos les occidentaux ont donc lancé une nouvelle opération sous faux drapeau (après celle de la Goutha en 2013) pour tenter de relancer l’assaut contre ce pays non aligné qui refuse obstinément de se soumettre à leur dictature de la marchandise.
Je ne reviens pas sur cette « attaque chimique » dont le contexte, le scénario et les rapporteurs suffisent à démontrer qu’il s’agit d’une supercherie criminelle organisée sur une accusation partiale et des preuves imvisibles pour servir de prétexte à une intervention directe occidentale

Nous assistons à un nouvel épisode d’une politique occidentale colonialiste: celle du fait accompli via la méthode de la sanction arbitraire sans jugement et avant enquête, technique inquisitoriale qui dénonce à elle seule l’imposture criminelle des accusateurs.

En Occident, une pensée augustinienne sécularisée a fait que le droit à la guerre (jus ad bellum) a supplanté progressivement le droit de la guerre (jus in bello) donnant force loi aux intérêts idéologiques puis économiques plutôt qu’au droit international et règles d’engagement militaire.

Et cette attaque américano-anglo-française qui a eu lieu dans la nuit du 13 au 14 avril va achever définitivement de faire tomber les masques de cette « coalition internationale » antiterroriste.
En réalité c’est une stratégie de préemption territoriale menée par les USA mais aussi la France et la Grande Bretagne, ces 2 « anciennes » puissances coloniales de la région qui, en s’appuyant sur leurs succubes régionaux (Arabie Saoudite et Israel) veulent y restaurer leurs intérêts et poursuivre l’encerclement de l’Iran et l’asphyxie de la Russie.

Mais comme le montre la carte, l’agression militaire est un nouvel échec pour les occidentaux car plus de 70 % des missiles lancés principalement contre des aéroports militaires ont été interceptés par la défense syrienne.

Aujourd’hui les occidentaux qui ne veulent avouer leur échec s’enfoncent dans leurs délires mensongers en pérorant avoir détruit des sites d’armes chimiques syriens ! S’il y avait eu un gramme de vérité dans les déclarations occidentales, des centaines ou des milliers de morts confirmeraient aujourd’hui que le bombardement volontaire de sites chimiques est un crime de guerre génocidaire.

Nous avons donc affaire à une bande de criminels mafieux et inaptes qui veulent juste réanimer le feu mourant qu’ils ont allumé en Syrie.

La Russie, restant calme et retenant ses coups, a aujourd’hui poursuivi la fermeture du sanglant carnaval occidental à l’ONU lors de sa convocation du conseil de sécurité.

Alors que l’agression de la Syrie lancée par les USA, la Grande Bretagne et la France, tous trois membres permanents de L’ONU, constitue une grave violation du Droit international qu’elle est censée protéger, la résolution russe soulignant cette incohetence criminelle a été rejetée.

Cependant, ce rejet de la résolution russe n’est pas un échec pour Moscou mais bien plutôt une victoire dans laquelle le masque de l’ONU, que le général de Gaulle appelait « le grand machin », est tombé définitivement !

En effet L’ONU qui reflète déjà dans sa conception l’ambition universaliste d’une pensée unique occidentale est devenue au fil des années le cheval de Troie international de l’hégémonie militaro-industrielle de la marchandise.

En effet, depuis la Yougoslavie, l’ONU soutient soit par des mandats ou des vetos les conquêtes néocoloniales criminelles de la ploutocratie internationale.

En refusant de reconnaître l’illégitimité évidente des bombardements occidentaux en Syrie, l’ONU avoue ainsi sa complicite avec le terrorisme internatonal et trahit les valeurs humanistes qu’elle prétend défendre.

Ce faisant, l’ONU donne surtout un blanc seing factuel à la poursuite d’opérations militaires occidentales en Syrie. Je pense que l’échec de ce premier bombardement et le maintien de la commission d’enquête sur la prétendue attaque chimique vont inciter les occidentaux à poursuivre leurs opérations pour tenter de sauver la face et noyer leurs mensonges et leurs crimes dans le renversement du régime syrien.

Car même s’il a le goût du sang et du fiel « quand le vin est tiré il faut le boire » même si c’est suicidaire !

Erwan Castel

 

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«Il s’agit de crimes de guerre»: la Toile dénonce les frappes occidentales en Syrie

Sharmine Narwani, spécialiste en politique du Proche-Orient, a indiqué dans son tweet que les frappes avaient été menées par le Royaume-Uni, la France et les États-Unis la veille du début de la mission de l’OIAC qui doit enquêter sur l’attaque chimique présumée à Douma.

«Cela en dit beaucoup», a-t-elle résumé.

 

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© Sputnik . Hassan Hashem
International

URL courte
Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (62)
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Les frappes effectuées par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni n’ont pas laissé de marbre les internautes. Ils ont dénoncé cette attaque «contestable du point de vue juridique» qui a été basée sur une attaque chimique présumée toujours dans l’attente de preuves.

La Toile a vivement réagi à une série de frappes menées par les États-Unis dans la nuit du 13 au 14 avril contre la Syrie. De nombreux hommes politiques, experts, journalistes et internautes ordinaires ont fait part de leur avis concernant cette action militaire.

Jeremy Corbyn, leader du Parti travailliste britannique, a dénoncé cette «action contestable du point de vue juridique».

«Les bombes ne sauveront pas les vies et n’amèneront pas la paix. Cette action contestable du point de vue juridique risque d’agraver davantage […] un conflit qui est déjà épouvantable et rend la responsabilité pour les crimes de guerre et l’utilisation d’armes chimiques moins probable», a-t-il écrit sur sa page Facebook en ajoutant que le Royaume-Uni ne devait pas obéir aux instructions américaines et risquer la vie des militaires britanniques.

La suite, est composé de tweet et je n’arrive pas a les captés alors… suivre le lien: https://fr.sputniknews.com/international/201804141035947121-toile-frappes-syrie/?utm_source=https://t.co/McFJTLOwsI&utm_medium=short_url&utm_content=hpMb&utm_campaign=URL_shortening

ANALYSE. L’expulsion de la Zad de Notre-Dame-des-Landes vire au fiasco

Macron abonné aux fiasco, après le Syrie NDDL, on espère la suite.
Il doit avoir du mal à dormir.*

ANALYSE. L’expulsion de la Zad de Notre-Dame-des-Landes vire au fiasco

Les barricades ont été rapidement redressées.
Les barricades ont été rapidement redressées. | FRANCK DUBRAY / OUEST-FRANCE

Emmanuel Macron avait promis de faire revenir l’état de droit dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Une semaine plus tard, la situation s’est, au contraire, aggravée.

Dès le premier jour de l’opération, la grosse boulette. Et, du même coup, la renaissance d’un bourbier incommensurable. Les zadistes de la ferme des 100-Noms, « très modérés et prêts à se mettre dans les clous de la légalité » selon de multiples sources, sont expulsés. Leur bergerie et leurs cabanes démolies.

Anecdotique ? Non, le lieu est trop emblématique pour nombre de militants écolos et opposants historiques. Une trahison, crie la délégation, composée notamment de zadistes, qui négocie depuis des semaines, des projets d’installations agricoles alternatifs avec la préfète. La révolte gronde. La pluie de grenades de toutes sortes n’arrange rien.

Promesse tenue

Qu’importe pour le président de la république et le gouvernement. Les images, qui tournent en boucle sur les chaînes télévisées, envoient le message tant souhaité. Celui du retour à l’état de droit dans la Zad. Enfin ! La promesse jupitérienne est tenue.

La preuve que, lui, Emmanuel Macron, ne s’est pas cassé les dents sur la Zad, contrairement à son prédécesseur, qui avait lancé une opération d’évacuation en 2012. En deux temps trois mouvements, la Zad est – presque- revenu un espace agricole totalement apaisé. En provoquant certes de multiples blessés de part et d’autre. Mais sans aucun mort. La bataille médiatique est gagnée.

Sauf que, loin des images et paroles d’éditorialistes, le fin tacticien Emmanuel Macron, qui pilote l’opération en coulisse, s’est bel et bien pris les pieds dans le tapis en avalisant l’expulsion de la ferme des 100-Noms. Improvisation, méprise, volonté délibérée de montrer les muscles face à ces paysans-zadistes refusant de déposer un projet à leur nom ? Dans tous les cas, une erreur stratégique.

Il reste 68 squats illégaux

Le mouvement, divisé ces dernières semaines, se ressoude illico presto. Modérés et anarchistes refont front commun. Les militants écolos, en sommeil depuis l’abandon du projet, rappliquent dans la zone. Dans le même temps, les 250 zadistes, qui restent dans la zone, sont rejoints par cinq cents autres, au bas mot. Dont plusieurs centaines d’activistes. Prêts à ferrailler durement face aux gendarmes mobiles, voyant dans une blessure une « médaille de guerre ».

La tension monte. Les affrontements se font plus violents. En particulier mercredi. À tel point qu’Emmanuel Macron décide de stopper les expulsions et les évacuations.

A Notre-Dame-des-Landes. | FRANCK DUBRAY / OUEST-FRANCE

Une semaine d’opération pour quel résultat ? Si vingt-neuf squats ont été détruits, il en reste près de 70. Tout aussi illégaux. Les chicanes de la RD281 ont certes disparu. Mais désormais une autre route départementale est bloquée par des barricades, réinstallées juste après avoir été déblayées.

Le rapport de confiance entre l’État et la délégation chargée de négocier l’avenir de la Zad est aussi bien entamé. Face à la pression, la préfète a finalement proposé à ceux qui désirent créer un projet agricole un formulaire simplifié, bien moins complexe que le précédent. Et a repoussé la date butoir au 23 avril.

Au bout du compte, après plus 4 000 grenades tirées, la situation ne s’est non seulement pas arrangée d’un iota. Mais, au contraire, s’est aggravée par rapport à lundi matin, début de l’opération. Il faudra du temps, beaucoup de temps, pour faire revenir l’état de droit dans la Zad.

Dès ce dimanche, une nouvelle manifestation

L’appel a été lancé par les zadistes et relayé par des mouvements anti-aéroport, écologistes, de gauche… Il s’agit de venir, ce dimanche midi, « défendre ce qui s’est construit ici en termes d’habitats, de vie collective, de soin apporté à la biodiversité de la zone », résume la Coordination des opposants, dont fait parti l’Acipa, l’association forte de nombreux comités locaux à travers la France.

« L’objectif est que ce rassemblement soit large et pacifique, dit une porte-parole de la Zad. Il ne faut pas que les gens se laissent impressionner par le dispositif militaire. C’est le droit de manifester qui est en jeu. »

Samedi, les gendarmes mobiles contrôlaient les routes d’accès à la Zad, ne laissant passer que les piétons. Notamment pour empêcher des véhicules amenant du matériel pour reconstruire les cabanes et autres logements de bois. Ce dimanche, la RD281 (route des Chicanes), devrait être interdite la circulation. Le rassemblement a lieu sur le chemin de Suez, à l’écart des zones d’affrontements.

https://www.ouest-france.fr/environnement/amenagement-du-territoire/nddl/analyse-l-expulsion-de-la-zad-de-notre-dame-des-landes-tourne-au-fiasco-5698257

Comment des journalistes peuvent provoquer des guerres

Comment des journalistes peuvent provoquer des guerres

Le bombardement de la Syrie, le 14 avril 2018, restera aussi dans les annales comme un exemple des conséquences du journalisme à scandale. Thierry Meyssan revient ici sur l’emploi du sensationnalisme dans la propagande de guerre.

| Damas (Syrie)

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En décembre 2016, les Casques blancs co-signèrent cette revendication des jihadistes qui assiègérent Damas et lui coupèrent l’eau. Priver des civils d’accès à l’eau est un crime de guerre.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont bombardé la Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril 2018. Cette opération, qui constitue une agression en Droit international, a été présentée comme une réponse alliée à l’emploi supposé d’armes chimiques par la République arabe syrienne.

Le secrétaire à la Défense US, le général James Mattis, a déclaré ne pas disposer de preuve de cette accusation, mais se fonder sur « des articles de presse crédibles ». En 2011, le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo, s’était également fondé sur des articles de presse —aujourd’hui tous démentis— pour lancer un mandat d’arrêt international contre Mouamar Kadhafi, justifiant ainsi l’intervention de l’Otan.

En 1898, le gouvernement US s’était identiquement fondé sur les « articles de presse crédibles » des journaux de William Randolph Hearst [1] pour lancer la guerre hispano-américaine. Par la suite, ces articles se révélèrent totalement mensongers [2].

Les « articles de presse crédibles » auquel James Mattis fait référence, quant à lui, se basent sur les déclarations de l’ONG britannique « Casques blancs » (White Helmets). Celle-ci, qui se présente comme une « association humanitaire », est en réalité partie au conflit. Elle a officiellement participé à plusieurs opérations de guerre, dont la coupure d’eau des 5,6 millions d’habitants de Damas durant une quarantaine de jours [3].

Quelques heures avant le bombardement des alliés, la Russie et la Syrie avaient rendus publics les témoignages de deux hommes, présents à l’hôpital de Douma durant la prétendue attaque chimique. Ils attestaient que celle-ci était une mise en scène et n’a jamais eu lieu [4].

Comme au XIXème siècle, il serait donc possible aujourd’hui pour des journalistes de manipuler des États et un tribunal international, de les pousser à renverser un régime ou à bombarder d’autres États.

C’est pourquoi, en démocratie, une partie de la presse revendique constituer un « Quatrième Pouvoir », quoi qu’illégitime car non élu.

Les médias qui disposent de cette capacité appartiennent à de grands capitalistes qui, par ailleurs, entretiennent des liens étroits avec les responsables politiques qui prétendent par la suite avoir été intoxiqués par leurs « articles crédibles ». William Randolph Hearst était par exemple un proche du président US, William McKinley, qui ambitionnait de lancer la guerre hispano-américaine et qui la déclara.

À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, l’Union soviétique et la France firent adopter par l’Assemblée générale des Nations unies diverses résolutions condamnant la propagande de guerre [5]. Elles furent transcrites en droit national par les États membres. Théoriquement, les journalistes qui se livrent à cette activité devraient donc être poursuivis. Pourtant ce n’est pas le cas, car dans la pratique seuls les États ont la capacité d’enclencher ce type d’action judiciaire. La propagande de guerre est donc interdite, mais pour le moment seuls des journalistes d’opposition qui n’ont pas la capacité de mener des guerres peuvent en être jugés coupables en droit national, pas les États qui les conduisent.

[1] Citizen Hearst : A Biography of William Randolph Hearst, W. A. Swanberg, Scribner’s, 1961.

[2] Public Opinion and the Spanish-American War : a Study in War Propaganda, Marcus Wilkerson, Russell and Russell, 1932. The Yellow Journalism USA, David R. Spencer, Northwestern University Press, 2007.

[3] « Une « ONG humanitaire » prive d’eau 5,6 millions de civils », Réseau Voltaire, 6 janvier 2017.

[4] « Les témoignages qui infirment l’accusation des Casques blancs », Réseau Voltaire, 13 avril 2018.

[5] « Les journalistes qui pratiquent la propagande de guerre devront rendre des comptes », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 août 2011.

LA RUSSIE EST PRÊTE POUR LA GUERRE NUCLEAIRE: Le Fakemmanuel Macron, le tordu de la Ripoublique, le roquet du Touquet, l’ami du Fouquet’s et de Sarkozi son conseiller particulier, s’est cru bon de déclarer la Guerre à la Russie et au Président Vladimir Poutine, de toutes les Russies, sur simple présomption de culpabilité.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : LA RUSSIE EST PRÊTE POUR LA GUERRE NUCLEAIRE : Le Fakemmanuel Macron, le tordu de la Ripoublique, le roquet du Touquet, l’ami du Fouquet’s et de Sarkosy son conseiller particulier, s’est cru bon de déclarer la Guerre à la Russie et au Président Vladimir Poutine, de toutes les Russies, sur simple présomption de culpabilité. Macron tient toujours à voir Poutine en Mai, sur son terrain, pour lui parler des droits de l’homme en Tchétchénie, et des Gaz mortels utilisés par le BOUCHER DE DAMAS. LES FOUS DE L’ELYSEE ET DE MATIGNON NE RESPECTENT PLUS LE DROIT INTERNATIONAL. LA RUSSIE EST PRÊTE POUR LA GUERRE NUCLEAIRE.

Le Premier ministre Edouard Philippe s’est exprimé devant l’Assemblée nationale sur la question syrienne. Il persiste et signe concernant le supposé usage d’arme chimique à Douma, qu’il a attribué à Damas, Edouard Philippe a promis une réaction française. «Je veux dire que les alliés du régime [syrien de Bachar Al-Assad] ont une responsabilité particulière dans ce massacre», a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe le 10 avril devant l’Assemblée nationale, évoquant la supposée attaque chimique à Douma, dans la Ghouta orientale, qu’il a ainsi attribué à l’armée syrienne. Edouard Philippe a également accusé Damas de «violation de la trêve» prévue par le Conseil de sécurité de l’ONU. Promettant une «réaction» française, il a déclaré: «Ce recours à ces armes [chimiques] n’est pas neutre, il dit des choses sur le régime et notre réaction à l’usage de ces armes dira des choses de ce que nous sommes.»

MACRON DONC PAS LE SEUL FOU DE LA REPUBLIQUE

Les États-Unis s’exposent à de graves conséquences en cas de recours à la force contre la Syrie, selon l’ambassadeur russe à l’Onu, Vassili Nebenzia. La Russie serait obligée de répliquer sur le territoire des protagonistes en Syrie, c’est à dire bombarder les USA ou la FRANCE.

L’Iran a averti Israël que son opération de frappes contre l’aéroport militaire Tiyas en Syrie, qui a provoqué la mort de quatre citoyens iraniens, «ne restera pas sans réponse», a déclaré un responsable du pays, en visite à Damas ce mardi, selon Al Mayadeen.

Le problème palestinien est le principal obstacle à l’établissement de bonnes relations entre Israël et tous les autres États du monde arabe et islamique, selon l’ancien diplomate israélien Yakov Kedmi qui en parle à Sputnik. Commentant les relations entre l’Iran et Israël qui sont loin d’être amicales et ont un impact sur plusieurs problèmes du Proche-Orient, l’ex-directeur de l’organisation israélienne Nativ Yakov Kedmi a noté que la paix entre ces deux pays pourrait advenir si le pouvoir en place dans la République islamique changeait son attitude envers l’État hébreu. C’est ce qu’a déclaré le spécialiste à Sputnik en marge de la 7e Conférence de Moscou sur la sécurité internationale.

Depuis longtemps, l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007 fait couler beaucoup d’encre, moins pour celui de MACRON car les milliardaires de la publicité ont payé directement les factures. Plusieurs questions restent en suspens: quelle motivation guidait le colonel? Pourquoi Sarkozy lui a-t-il tourné le dos? Dans une interview à Sputnik, l’interprète de Kadhafi, Moftah Missouri, livre des détails exclusifs.(fin de page)

Bien entendu la présomption d’innocence n’existe pas pour la Russie qui a perdu tous ses droits internationaux. 

Par deux fois Le Président des Français élu à 10% des voix dont 56% par opposition à la famille LE PEN, se permet de mettre en danger de mort les Français par des frappes Nucléaires de riposte ou de prévention, venant de la Russie, sur simple allégation sans preuve de la famille SKRIPA, empoisonnée soit disant au Novishock, par les Russes et la Russie et son KGB-SFB.

Il s’avère dans cette affaire que le Novishock n’est pas en cause, ni les Russes, ni le KGB-SFB, ni d’un empoisonnement mais d’un restaurant que la famille SKRIPAL a fréquenté à Londres, famille dont la fille va très bien, et dont le père se remet. On notera quand même, une très faible virulence pour ce poison supposé militaire et Novishock professionnel qui tue immédiatement ses victimes. Un laboratoire Anglais a par ailleurs, écarté définitivement le Novichock incriminé.

Olivier Lepick, un expert en armes chimiques, biologiques et nucléaires, s’est entretenu avec RT pour discuter de la puissance des agents neurotoxiques suite au rétablissement des Skirpals. Lepick, de la Fondation pour la recherche stratégique, a déclaré à Daniel Hawkins de RT que Novichok est « très toxique » et « cinq à huit fois plus toxique que VX » – mieux connu sous le nom d’agent venimeux X, une arme chimique tueuse découverte à Porton Down en Angleterre au début des années 1950. « Une petite quantité [de Novichok] aurait dû tuer M. Skripal, » a déclaré Lepick.

La seconde fois, qui n’est pas la moindre où MACRON a failli nous faire tuer aux Gaz toxiques de la Ghouta orientale, c’est par l’annonce de 48 Morts et de bébés qui ne respiraient plus, et des mères éplorées qui avaient cessé d’exister tant le mélodrame était poignant, d’image et de télévisions diffusées par les casques blanc, organisme d’aide officiel financés par le Royaume Uni et les Etats-Unis, qui ont leur propre studio de cinéma, et qui ont publiés de fausses images et de fausses scènes de crimes, de façon à faire croire qu’il y avait eu massacre au Gaz, pour de nouvelles interventions de bombardement sur la Syrie et sur l’Animal d’Assad, le Boucher de DAMAS.

Deux faux en très peu de temps, la Loi sur les FAKES NEWS n’est pas prête de continuer à nous enfumer, sur la réalité, des intentions, et des comportements abjects du Président Macron, à la fois irresponsable et incompétent. Son Conseiller de l’Elyssée, en la personne de Nicolas Sarlozy, l’homme aux 246 non lieux à poursuivre, dans son épopée judiciaire, en tant qu’avocat marron, comme le sont 99% de la profession, ne va guerre mieux, et la joyeuse équipe devrait donné lieu de la part du public des citoyens médusés, d’un profond rejet, et d’un appel à témoins pour crier très haut MACRON DEMISSION, LE PEUPLE AUA TA PEAU, AVANT QUE TU AIES LA NÔTRE. Il faut se dépêcher, car notre vie est endanger, et les risques que nous font courir, cet équipe de Pieds Nickelés, et pire que l’arme Nucléaire, dont MACRON TOUT FIER DIT « L’ARME NUCLEAIRE C’EST MOI« 

A ce moment du constat, n’importe quel psychiatre vous le dira, il ne faut plus tarder sur les solution, quittez la France et réfugiez-vous aux antipodes en vous mettant sous terre.

Ce constat est fait également par l’Eglise Catholique, qui est éberluée dans le lien ci-dessus, qu’il s’appelle du nom de la Bomme Atomique et qui se pose des questions. Aux dernières nouvelles, ils seraient prêt à l’accueillir chez les Bernardins avec Sarkozy qui ne vas pas bien. Le Siège de l’Elysée est donc libre comme celui des Cathos Sédévacantistes ou sede vacante. 

L’ancien président français François Hollande publie ce 11 avril Les leçons du pouvoir où il revient sur son quinquennat. L’ancien chef de l’Etat consacre un chapitre à Emmanuel Macron, un homme qui «ne s’inscrit pas dans l’histoire de la gauche et qui est à son compte pour dépouiller la France et les Français». Pour Thierry Meyssan, c’est la Fin du Droit International, et l’envoi de missiles sans savoir d’où ils viennent.

Nicolas Sarkozy serait soigné pour troubles du comportement, et Macron également !

Une équipe internationale de médecins se relaierait jours et nuits, 7 jours sur 7, autour du chevet de l’ancien chef d’État, le diagnostic est sévère. Le stress après une troisième mise en examen serait à l’origine de ses troubles. Plus que jamais, l’avenir de Nicolas Sarkozy semble durablement compromis, en tout cas très incertain.

Certains s’en doutaient, d’autres le craignaient, aujourd’hui le diagnostic est clairement posé : l’ancien président de la République souffrirait de troubles du comportement.

Sa dernière mise en examen dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007 aurait déclenché une « crise paroxystique » que les médecins qui se succèdent  autour de lui n’arrivent toujours pas à juguler, tous se déclarent « impuissants ».

Il vivrait un « véritable enfer » d’après une de ses proches, électrice dans les Alpes-Maritimes et militante de longue date du L.R avec qui nous sommes en contact régulier.

Trop de pression, trop de stress, suite, sans doute, à l’accumulation de ces mises en examen.

C’est humain, qui peut prétendre, en effet,  avoir suffisamment de ressources psychologiques pour faire face sereinement aux multiples menaces judiciaires en cours quand on sait qu’on est directement impliqué dans une bonne douzaine d’affaires qui pourraient se conclure par 53 ans d’emprisonnement (cumulés), condamnation assortie d’amendes  dont le montant pourrait s’élever à un total de  7 560 500 € ?

D’après notre informatrice, la dimension pécuniaire serait de « second ordre », ce que semble d’ailleurs confirmer Carla Bruni, elle ajoute, en sanglotant bruyamment ,  « il a quand même plus de 63 ans » ce qui n’a strictement rien à voir avec sa richesse financière.

Hyperactivité, agressivité, agitations diverses, instabilité, troubles obsessionnels compulsifs –toc– sont les principaux symptômes identifiés par l’équipe de psychiatres qataris et nord-américains qui s’affairent au chevet de l’ancien président, jour et nuit, 7 jours sur 7.

Ces troubles psychiatriques touchent toutes les populations, sans distinction de sexe ou d’âge (ni de fonctions…) ils peuvent être chroniques ou permanents, malheureusement permanents dans le cas de Nicolas Sarkozy.

Le fait de choisir des médecins étrangers n’est pas aussi innocent qu’il n’y parait, Sarkozy serait également atteint par un syndrome paranoïaque aigu…il se méfie de la presse, de la justice et maintenant de la médecine française, il est sujet à ce que les spécialistes appellent la « complotite ».

C’est une maladie psychiatrique gravissime faisant partie des psychoses, dans lesquelles la personne atteinte ne se rend pas compte de sa maladie, ce qui est le cas de Nicolas Sarkozy, on le sait bien, c’est même ce qui le caractérise le mieux.

Écoutons ce qu’en disent les médecins spécialistes :

« L’apparition des troubles peut être progressive. Des changements d’attitude, des propos bizarres, un retrait du groupe familial, l’éloignement des amis, la perte d’intérêt pour les activités habituelles.
D’abord, on ne comprend pas ou on ne veut pas comprendreon donne à ces comportements une cause extérieure : crise d’adolescence, chagrin amoureux, échec scolaire, peur des examens, ou prise de drogues . Il arrive aussi que le début des troubles soit brutal (c’est notamment le cas au cours des schizophrénies) et entraîne un risque réel pour la personne et pour son entourage : tentative de suicide, extrême agitation, violence, fugues. »

On donne à ces comportements une cause extérieure : est-il nécessaire de rappeler ici les arguments de Sarkozy ? ce n’est pas lui, il n’était pas là, c’est un complot politique…passons !

Apparition progressive des symptômes : pour qui se souvient du parcours de Nicolas Sarkozy il est incontestable qu’il présentait des signes inquiétants depuis très longtemps déjà, depuis la mairie de Neuilly sur Seine, l’épisode « Human bomb » l’aurait marqué, Sarkozy se serait pris pour Kurt Russel dans le film Backdraft, début d’un dédoublement de la personnalité.

Des propos bizarres : Nicolas Sarkozy en tiendrait tous les jours, paraît-il, sur Edwy Plenel, sur Médiapart, sur Fabrice Arfi…une véritable obsession ! mais rien, curieusement, sur Laurent Mauduit, pourtant cofondateur, lui aussi, de Médiapart.

L’éloignement des amis : toujours selon notre source niçoise, Nicolas Sarkozy aurait pris ses distances vis-à-vis de Claude Guéant et de Brice Hortefeux, ce qui assez cocasse quand on sait que son contrôle judiciaire l’empêche précisément d’entrer en contact avec eux…encore plus cocasse quand on sait que l’ex a décidé de faire appel de son contrôle judiciaire.

On ne sait plus qui se méfie de quoi, de qui…

La confusion et l’incohérence semblent accompagner les symptômes déjà identifiés, accompagner et aggraver.

Extrême agitation, violence : la seule évocation de Médiapart ou d’Edwy Plenel, plonge Nicolas Sarkozy dans un état catatonique.

Pour information « La catatonie est un syndrome psychiatrique s’exprimant à la fois dans la sphère psychique et motrice. Elle constitue notamment une forme d’expression de nombreuses pathologies autant neurologiques que psychiatriques. Elle était considérée autrefois comme une forme exclusive de la schizophrénie »

On notera au passage que cette définition (…s’exprimant à la fois dans la sphère psychique et motrice) jette un éclairage nouveau sur les tics tête-coup-épaules qui accablent Sarkozy depuis plusieurs dizaines d’années. Personnellement, je m’interrogeais, maintenant je comprends mieux.

Nicolas Sarkozy est sur le point de devenir « le cas Sarkozy », sorte de référence et de point de départ pour la recherche scientifique en matière de maladies dégénératives, il y avait un « avant Sarkozy » il y aura un « après Sarkozy ».

C’est certain.

Un « cas » atypique, mais grave, très grave.  

La fugue : que dire…il serait tenté de quitter le territoire français, de fuir, on parle de Doha, au Qatar, l’ancien président y compterait de nombreux amis, « de vrais amis » ajoute notre niçoise dans un sourire doré qui en dit long…

À l’heure où nous imprimons, nous ne savons pas si le juge Tournaire a été informé de cette possibilité de fuite, le secret professionnel risque de compliquer une fois de plus le bon déroulement de la justice.

Un détail m’intrigue tout de même, la présence d’un médecin qatari  d’origine sud-américaine,  un certain Paulo Bismuto, qui se déclare Chef de Service et responsable coordinateur de toute l’équipe médicale qui a diagnostiqué les affections dont souffre l’ancien président.

De là à ce que toute cette histoire de troubles comportementaux soit créée de toutes pièces dans le seul objectif de plaider l’irresponsabilité pénale…

P.S : Je tiens à la disposition de ceux et de celles qui me le demanderaient (gentiment) la liste précise voire exhaustive de tous les symptômes liés à ces troubles comportementaux, plus de 35 manifestations pathologiques identifiées, NS atteint le score très remarquable de 91%, 33 exactement sur 37 !

a voir

Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète

« Et à ceux qui, au cours des 15 dernières années, ont essayé d’accélérer une course aux armements et cherché un avantage unilatéral contre la Russie, ont introduit des restrictions et des sanctions illégales du point de vue du droit international visant à restreindre le développement de notre nation, y compris dans le domaine militaire, je dirai ceci : tout ce que vous avez essayé d’empêcher par une telle politique est déjà advenu. Personne n’a réussi à brider la Russie. (…) Toute utilisation d’armes nucléaires contre la Russie ou ses alliés, arme de courte, moyenne ou de portée quelconque, sera considérée comme une attaque nucléaire contre notre pays. Les représailles seront immédiates, avec toutes les conséquences qui en découlent. »

Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète

Mars 2018 restera dans l’Histoire comme un mois véritablement historique.

Le 1er mars, Vladimir Poutine prononce son discours historique à l’Assemblée fédérale russe.

Le 4 mars, Sergueï Skripal, un ancien espion britannique, est prétendûment empoisonné en Grande-Bretagne.

Le 8 mars, des membres du gouvernement britanniques accusent la Russie d’avoir utilisé du gaz innervant pour tenter d’assassiner Sergueï Skripal.

Le 12 mars, Theresa May accuse officiellement la Russie de l’empoisonnement et donne à la Russie un ultimatum de 24 heures pour se justifier ; les Russes ignorent cet ultimatum. Le même jour, le représentant des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU menace d’attaquer la Syrie même sans autorisation de ce même Conseil de sécurité.

Le 13 mars, le chef de l’état-major général russe Valery Gerasimov a averti qu’« au cas où la vie de nos soldats serait menacée, les forces armées russes prendront des mesures de représailles sur les missiles et sur les navires qui les lanceront ». Le même jour, le chef de l’état-major des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une conversation téléphonique avec le général du corps des Marines Joseph Dunford, président des chefs d’état-major inter-armées américain.

Le 15 mars, la Grande-Bretagne bloque le projet de déclaration du Conseil de sécurité proposé par la Russie sur le cas de l’empoisonnement de Skripal, demandant une « enquête urgente et civilisée » à ce sujet. Les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne publient une déclaration soutenant le Royaume-Uni et accusant la Russie. Le ministre britannique de la Défense dit à la Russie de « se taire et de s’en aller ».

Le 16 mars, le général de division Igor Konachenkov traite le ministre de la Défense Britannique de « mégère grossière » et d’« impuissant intellectuel ».

Le 17 mars, les généraux russes avertissent que les États-Unis préparent une attaque chimique sous faux drapeau en Syrie.

Le 18 mars, Poutine gagne l’élection présidentielle haut la main. Le même jour, le général Votel, commandant du CENTCOM, déclare dans un témoignage devant la Commission des services armés que les différends avec la Russie devraient être réglés « par des voies politiques et diplomatiques ». Lorsqu’on lui a demandé s’il serait exact de dire qu’« avec l’aide de la Russie et de l’Iran, Assad a gagné la guerre civile en Syrie » le général Votel a répondu : « Je ne pense pas que c’est trop – que c’est une déclaration trop forte. Je pense qu’ils lui ont donné les moyens de – d’être ascendant à ce stade. »

Le 19 mars, le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne publie une déclaration soutenant totalement le Royaume-Uni.

Le 21 mars, le ministère russe des Affaires étrangères convoque tous les ambassadeurs à une réunion sur le cas Skripal. Le langage utilisé par le représentant russe à cette réunion est peut-être le plus brutal utilisé par un responsable russe (ou même soviétique) à l’égard de l’Occident depuis la Seconde Guerre mondiale. Les représentants français, suédois et américain à la réunion se sont tous levés pour déclarer leur « solidarité » avec le Royaume-Uni.

Le 22 mars, le chef de l’état-major général des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une nouvelle conversation téléphonique avec le général de Marine Joseph Dunford, président des chefs d’état-major interarmées américains. Le même jour, le général Gerasimov a également eu une conversation téléphonique avec le commandant du Commandement américain en Europe et commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, le général Curtis Scaparrotti.

Donc qu’est-ce qui se passe vraiment ici ? Assurément, personne ne croit sérieusement que les British pensent vraiment que les Russes avaient un mobile pour essayer de tuer Skripal ou, d’ailleurs, s’ils en avaient un, qu’ils le feraient d’une manière aussi stupide. Et qu’en est-il de la Syrie, de toute façon ? Les États-Unis sont-ils en train d’exécuter leur faux drapeau et de bombarder ?

Je pense qu’à ce stade, nous ne devrions pas nous perdre dans les détails. Il y a une forêt derrière ces arbres. Ce qui importe le plus maintenant, c’est que les factions les plus puissantes des élites dirigeantes de l’Empire anglo-sioniste font un effort concerté pour créer une coalition antirusse unifiée. À cet égard, il est assez révélateur que les États-Unis, la France et l’Allemagne aient publié une déclaration le 15 mars sans même se donner la peine de consulter leurs soi-disant « alliés » de l’OTAN ou de l’Union européenne. On peut immédiatement dire « qui est le patron »dans ces situations de crises lorsque le reste des « euro-cancres » ne compte tout simplement pas (pauvres Européens de l’Est, avec leurs illusions d’être appréciés ou même respectés par l’Occident !). En plus, il est assez clair que dans ce cas, la composante « anglo » de l’Empire anglosioniste est beaucoup plus impliquée que la composante sioniste, du moins dans la mesure où le devant de la scène est concerné (en coulisses, les néocons sont en ébullition à cause de Trump qui appelle Poutine pour le féliciter et proposer des négociations). Je pense qu’un certain nombre de développements cruciaux ont contraint les États-Unis et la Grande-Bretagne à tordre le bras des autres pays occidentaux pour qu’ils fassent « un cercle de chariots » autour de l’Empire :

  1. Les États-Unis ont échoué de manière humiliante dans leurs tentatives de faire peur à la RPDC et de la contraindre à se soumettre ;
  2. Les Anglosionistes ont perdu la guerre civile en Syrie ;
  3. La Grande-Bretagne et les autres de l’OTAN deviennent militairement sans importance ;
  4. L’Ukraine s’est effondrée et brûle, et une attaque ukronazie sur le Donbass est plus que probable ;
  5. Les forces politiques en Europe qui s’opposaient aux politiques antirusses sont en train de monter en puissance ;
  6. Les Russes gagnent de nombreux pays de l’UE à leur cause par des moyens économiques, y compris le North Stream, alors que les sanctions font beaucoup plus de mal à l’UE qu’à la Russie ;
  7. La campagne anti-Poutine a misérablement échoué et la Russie est totalement unie dans sa position contre l’Empire.

Ce que tout cela signifie est très simple : l’Empire a besoin de se coucher ou de doubler la mise et se coucher n’est pas quelque chose que les élites impériales sont prêtes à envisager. Elles utilisent par conséquent les outils qu’elles pensent les plus efficaces :

  1. Les attaques sous faux drapeaux : c’est vraiment une tradition ancestrale utilisée par à peu près toutes les puissances occidentales. Comme le grand public a le cerveau lavé et ne peut la plupart du temps commencer même à imaginer que « les démocraties qui aiment la liberté » pourraient utiliser des méthodes habituellement attribuées à des régimes dictatoriaux maléfiques et sanguinaires, les attaques sous faux drapeaux sont un moyen idéal pour amener l’opinion publique dans l’état d’esprit adéquat pour approuver les politiques agressives, hostiles et même violentes contre une menace apparente ou un obstacle à l’hégémonie.
  2. Le soft power : avez-vous remarqué comment les Oscars ou le festival de Cannes choisissent toujours exactement le genre d’« artistes » que l’Empire arrive à promouvoir politiquement ? Eh bien, ce n’est pas vrai seulement pour les Oscars ou le festival de Cannes mais pour presque toute la vie culturelle, sociale et politique en Occident. C’est particulièrement vrai des prétendues organisations de défense des « droits de l’homme » et de la « paix » qui sont tout simplement des pit-bulls qui peuvent être malsains pour tout pays en besoin de subversion et/ou d’intervention. La Russie n’a jamais développé ce genre de boîte à outils politique.
  3. L’escalade verbale : cette tactique est extrêmement grossière mais très efficace. On commence par proclamer avec véhémence quelque mensonge. Le fait qu’il ait été proclamé de manière si véhémente et hyperbolique atteint deux résultats immédiats : il envoie à vos amis et alliés un message clair « Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous » ce qui ne laisse aucun espace à la nuance ou à l’analyse, et il ne permet pas aux politiciens, assez mous par ailleurs, de revenir en arrière, renforçant ainsi leur « résolution ».
  4. Le troupeau : la sécurité est dans le nombre. Donc lorsqu’on affronte un ennemi potentiellement dangereux, comme la Russie, tous les petits gars se rassemblent pour paraître plus grands ou, au moins, plus difficiles à distinguer. Quand tout le monde est responsable, personne ne l’est. Donc le troupeau est également opportun. Finalement, il a changé la dynamique inter-relationnelle passant d’une dynamique d’amis ou alliés à une autre typiquement présente chez les complices d’un crime.
  5. Les menaces directes : l’Empire s’en est sorti en proférant des menaces directes à gauche et à droite depuis des décennies, et c’est une habitude difficile à briser. Des gens comme Nikki Haley ou Hillary Clinton croient probablement sincèrement que les États-Unis sont quasi omnipotents ou, à l’inverse, qu’ils pourraient être terrifiés par le soupçon rampant que ce n’est peut-être pas le cas. Les menaces sont aussi un substitut facile, quoique inefficace, à la diplomatie et aux négociations, en particulier quand votre position est objectivement fausse et que l’autre camp est simplement beaucoup plus intelligent que vous.

Le grand problème est qu’aucune de ces méthodes ne fonctionne contre la Russie ou, permettez-moi de corriger, ne fonctionne plus (elles semblaient assurément le faire dans le passé). L’opinion publique russe est tout à fait consciente de ces méthodes (grâce à une presse russe NON contrôlée par les Anglosionistes) et Margarita Simonian a superbement résumé les sentiments que tout cela suscite dans la population russe :

« Toute votre injustice et votre cruauté, votre hypocrisie inquisitoriale et vos mensonges nous ont contraints de cesser de vous respecter. Vous et vos prétendues « valeurs ». Nous ne voulons pas vivre comme vous. Pendant cinquante ans, secrètement et ouvertement, nous avons voulu vivre comme vous, mais plus maintenant. Nous n’avons plus de respect pour vous, et pour ceux d’entre nous que vous soutenez, et pour tous les gens qui vous soutiennent (…). Pour cela, vous ne devez vous en prendre qu’à vous-même. (…) Notre peuple est capable de pardonner beaucoup. Mais nous ne pardonnons pas l’arrogance et aucune nation normale ne le ferait. Le seul Empire qui vous reste serait sage d’apprendre l’histoire de ses alliés, tous sont d’anciens empires. Apprendre comment ils ont perdu leurs empires. Uniquement à cause de leur arrogance. Le fardeau de l’homme blanc, mon cul ! ». (cette dernière phrase était écrite en anglais dans le texte original).

La dure vérité est que loin de vouloir envahir, apaiser ou plaire à l’Occident, la Russie n’en a absolument aucun besoin, ni même intérêt. Aucun. Pendant des siècles, les élites russes se sont focalisées sur l’Occident à un degré ou à un autre et aucune d’elles ne pouvait imaginer une Russie sans Occident. C’est toujours vrai aujourd’hui, les « élites » russes veulent encore vivre comme des (très riches) Britanniques ou Allemands et elles détestent toujours le peuple russe ordinaire et Vladimir Poutine. Mais ces élites russes ont aujourd’hui été écrasées par l’ampleur de la victoire de Poutine aux élections présidentielles. Normalement, cela devrait entraîner un exil encore plus important des « hommes d’affaires » russes en Grande-Bretagne, en France ou en Israël, mais le problème est que les Britanniques font du bruit pour les punir – eh bien, du fait qu’ils sont Russes (même des « Russes » russophobes, pro-occidentaux). Résultat, ces pauvres libéraux pro-occidentaux ne peuvent que geindre sur les réseaux sociaux et dans les rares médias pro-occidentaux qui restent en Russie (non, pas à cause de la répression, mais à cause de leur insignifiance politique, puisqu’ils sont soutenus, quand ils le sont, par quelque chose entre 2% et 5% de la population).

Mais si on met de côté pour un moment les « élites » riches, la Russie en tant que pays et que nation n’a tout simplement que faire de l’Occident et de ce qu’il représente. Ceux qui fantasment sur le fait que la Russie serait intéressée à l’« Europe » à l’« identité blanche » ou au « christianisme occidental » se leurrent eux-mêmes. Ils espèrent que la renaissance culturelle et spirituelle actuelle en Russie se répercutera sur eux et leur permettra de s’extraire du caniveau dans lequel ils sont présentement prostrés. Ils ne le feront pas. Lisez seulement ce que Simonian a dit sur les « valeurs » occidentales dans la citation ci-dessus. Pour la plupart des Russes, l’« Europe » empeste Napoléon, l’« identité blanche » pue Hitler et le « christianisme occidental » a des relents d’Ukraine et de « croisades orientales ». Non, la Russie n’a aucun intérêt à se venger de tout cela, elle n’a simplement ni respect ni intérêt pour ce que ces concepts représentent. (La Pologne est peut-être le dernier pays où toutes ces choses sont prises au sérieux et dont on se souvient avec affection). Pourtant, les Russes sont toujours désireux de négocier afin d’instaurer une coexistence viable entre les les civilisations occidentale et russe. Poutine l’a clairement exprimé dans son discours.

« Il n’y a pas besoin de créer plus de menaces pour le monde. Au lieu de cela, asseyons-nous à la table des négociations et imaginons ensemble un système nouveau et pertinent de sécurité internationale et de développement durable pour la civilisation humaine. Nous disons cela depuis le début. Toutes ces propositions sont toujours valables. La Russie est prête pour cela. »

Mais si les Anglosionistes sont fermement décidés à dominer le monde au moyen de la guerre, alors la Russie est prête pour ça aussi. Pas à une guerre d’agression, bien sûr, même pas contre les mini-États baltes, Poutine l’a clairement exprimé lorsqu’il a dit : « Nous ne menaçons personne, nous n’attaquerons personne et nous ne saisirons rien à qui que ce soit sous la menace des armes. Nous n’avons besoin de rien. C’est exactement le contraire. » (C’est moi qui souligne.) Mais si elle est attaquée, la Russie est aujourd’hui prête à se défendre :

« Et à ceux qui, au cours des 15 dernières années, ont essayé d’accélérer une course aux armements et cherché un avantage unilatéral contre la Russie, ont introduit des restrictions et des sanctions illégales du point de vue du droit international visant à restreindre le développement de notre nation, y compris dans le domaine militaire, je dirai ceci : tout ce que vous avez essayé d’empêcher par une telle politique est déjà advenu. Personne n’a réussi à brider la Russie. (…) Toute utilisation d’armes nucléaires contre la Russie ou ses alliés, arme de courte, moyenne ou de portée quelconque, sera considérée comme une attaque nucléaire contre notre pays. Les représailles seront immédiates, avec toutes les conséquences qui en découlent. »

Pourquoi la question nucléaire est-elle si centrale ? Parce que les Russes sont pleinement conscients du fait que les Anglosionistes ne peuvent pas gagner une guerre conventionnelle avec la Russie. Il est donc crucial pour les Russes de convaincre les Anglosionistes qu’ils ne sont ni militairement supérieurs ni invulnérables (voir icipour une analyse complète de ces deux mythes). Mais une fois une sorte de modus vivendi établi avec l’Occident, la Russie concentrera ses efforts dans des directions différentes : les réformes et le développement intérieurs, le travail avec la Chine sur la création d’une zone eurasienne unique de sécurité, la paix et la prospérité, la restauration de la paix au Moyen-Orient, le développement de l’Extrême-Orient et du Nord russes – pour n’en nommer que quelques-uns. La Russie a beaucoup de travail à accomplir, qui doit être fait, mais aucun n’implique l’Occident à quelque titre que ce soit.

Et ça, bien sûr, c’est ce qui est totalement inacceptable pour l’Occident.

D’où les développements historiques de ce mois qui ont placé la Russie et l’Occident sur une trajectoire de collision directe. Comme je l’ai dit plus haut, l’Empire peut maintenant soit se soumettre soit doubler la mise. S’il décide de se soumettre, la guerre sera évitée et des négociations sérieuses finiront par commencer. S’il double la mise, quelque chose que les néocons font toujours, cela signifie la guerre avec la Russie. C’est un choix pénible et très difficile (non, pas pour des gens normaux, mais pour les psychopathes qui gouvernent l’Occident). Et il n’y a pas grand chose que la Russie puisse ou doive faire à ce stade. Comme c’est le cas chaque fois qu’une crise grave se produit, les élites apparemment unies qui gouvernent l’Occident vont se diviser en diverses factions, et chacune poursuivra et promouvra ses propres intérêts étroits. Il y aura une lutte intense, principalement en coulisse, entre ceux qui voudront doubler la mise ou même déclencher une guerre contre la Russie et ceux qui seront horrifiés à cette idée (pas nécessairement pour des raisons morales profondes, uniquement par intérêt personnel de base et un sain instinct de conservation).

Quant à savoir qui l’emportera, votre supposition vaut la mienne. Mais le fait qu’aujourd’hui Trump ait remplacé McMaster par un psychopathe belliciste comme John Bolton est un signe clair que les néocons sont à la manœuvre aux États-Unis et que l’Axe de la Gentillesse est sur le point de faire plein de «gentillesses ».

The Saker

Article original en anglais :

A Truly Historical Month for the Future of Our Planet

 

http://resistancisrael.com/un-mois-vraiment-historique-pour-lavenir-de-notre-planete/

Au-delà du cynisme : l’Amérique s’effondre en un château de Kafka

La servitude volontaire de LaBoetie éclaire le comportement actuel d’une partie de la population mondiale……dire que ce monsieur vivait il y a un demi millénaire. …et imaginez une seconde si Aristote était de ce monde……ce monde est désespérant de médiocrité intellectuel…

Par James Howard Kunstler – Le 21 décembre 2017 – Source The American Conservative
Crédit : alisafarov/Shutterstock

direct

« Personne ne sait, d’un océan à l’autre, pourquoi nous avons tous ces problèmes avec notre république. » – Tom McGuane

Un peuple peut-il se remettre d’une excursion dans l’irréalité ? Le séjour des États-Unis vers un univers alternatif de l’esprit s’est fortement accéléré après que Wall Street a presque fait exploser le système financier mondial en 2008. Cette débâcle n’était qu’une manifestation d’une série de menaces accumulées sur l’ordre postmoderne, incluant les fardeaux de l’empire ; le dépassement de population ; la fracture de la globalisation ; les inquiétudes au sujet de l’énergie ; les technologies perturbatrices ; les ravages écologiques et le spectre du changement climatique.

Un sentiment de crise, que j’appelle la « longue urgence » persiste. C’est systémique et existentiel. Cela remet en question notre capacité à mener une vie « normale » beaucoup plus longtemps lors de ce siècle, et toute l’angoisse qui l’accompagne est difficile à traiter pour le public. Il s’est manifesté d’abord dans la finance parce que c’était la plus abstraite et la plus fragile de toutes les grandes activités dont nous dépendons pour la vie quotidienne, et donc la plus facilement altérée et mise en danger par un groupe d’opportunistes irresponsables à Wall Street. En effet, beaucoup de ménages ont été définitivement détruits après la soi-disant Grande Crise financière de 2008, malgré les sonneries officielles de trompettes annonçant le « retour de la croissance » et le pompage malhonnête et organisé sur les marchés de capitaux depuis lors.

Avec l’élection de 2016, les symptômes de la « longue urgence » se sont infiltrés dans le système politique. La désinformation est devenue la règle. Il n’y a pas de consensus cohérent sur ce qui se passe et pas de proposition cohérente pour faire quoi que ce soit à ce sujet. Les deux partis sont embourbés entre paralysie et dysfonctionnement et la confiance du public à leur égard est à des niveaux épiquement bas. Donald Trump est perçu comme une sorte de président pirate, un fripon élu par hasard, un « perturbateur » du statu quo, au mieux, et au pire, un dangereux incompétent jouant avec le feu nucléaire. Un état de guerre existe entre la Maison Blanche, la bureaucratie permanente à Washington DC et les médias traditionnels. Le leadership authentique est aux abonnés absents. Les institutions chancellent. Le FBI et la CIA se comportent comme des ennemis du peuple.

Les mauvaises idées s’épanouissent dans ce milieu nutritif de crise non résolue. Ces jours-ci elles dominent réellement la scène de tous les côtés. Une espèce de vœu pieux qui ressemble à un culte du cargo primitif 1saisit la classe technocratique, attendant des remèdes magiques qui promettent d’étendre le régime du Happy Motoring, du consumérisme et de la banlieue qui constitue l’armature de la vie « normale » aux USA. Elles parlent des flottes de voitures électriques sans conducteur, de services de drones de livraison à domicile et de modes de production d’énergie encore peu développés pour remplacer les combustibles fossiles problématiques, tout en ignorant les contraintes évidentes en ressources et en capitaux et même les lois de la physique, notamment l’entropie, la deuxième loi de la thermodynamique. Leur bloc mental principal est leur croyance en la croissance industrielle infinie sur une planète finie, une idée si puissamment idiote qu’elle remet en cause leur compétence de technocrates.

La cohorte non technocratique de la classe pensante gaspille ses heures de veille en une campagne don-quichottesque pour détruire le reste d’une culture commune américaine et, par extension, une civilisation occidentale vilipendée qu’elle blâme pour l’échec de notre temps à établir une utopie sur terre. Selon la logique du jour, l’« inclusion » et la « diversité » sont obtenues en interdisant la transmission d’idées, en fermant le débat et en créant de nouveaux dortoirs pour les étudiants organisant la ségrégation raciale. La sexualité est déclarée non biologiquement déterminée, mais les personnes dites « sexuées » (dont l’identité de genre correspond à leur sexe telle que détectée à la naissance) sont vilipendées pour ne pas être « d’un autre sexe » – contrecarrant ainsi la recherche du bonheur des personnes s’identifiant comme étant d’autres sexes. Quelqu’un parle de casuistique ?

Les universités pondent une classe de ce que Nassim Taleb appelait farouchement des « intellectuels-mais-idiots » des hiérophantes qui trafiquent des lubies et des mensonges, véhiculés dans un jargon ésotérique encadré d’un psychoverbiage pour soutenir une croisade crypto-gnostique thérapeutique visant à transformer la nature humaine en un modèle utopique d’un monde où tout est permis. En fait, ils n’ont produit qu’un nouveau despotisme intellectuel digne de Staline, Mao Zedong et Pol Pot.

Au cas où vous n’auriez pas prêté attention aux attentats récents sur les campus ; les attaques contre la raison ; l’équité et la décence commune ; les tribunaux populaires ; les tribunaux de la diversité ; les attaques contre des discours publics et les orateurs eux-mêmes, voici la clé perdue : il ne s’agit pas d’idées ni d’idéologies ; il s’agit purement de plaisirs autour de la coercition, pour écarter les autres. La coercition est amusante et excitante ! En fait, c’est enivrant, et récompensé par des bons points et de l’avancement de carrière. Il est plutôt pervers que cette passion pour la tyrannie soit soudainement si populaire au sein de la gauche libérale.

Jusqu’à récemment, le Parti démocrate n’était pas concerné par ces méthodes. Ce sont les Républicains de droite qui ont essayé d’interdire les livres, de censurer la musique pop et d’étouffer la liberté d’expression. Au contraire, les Démocrates défendaient vigoureusement le premier amendement, y compris le principe selon lequel des idées impopulaires et inconfortables devaient être tolérées afin de protéger tous les discours. En 1977, l’ACLU a défendu le droit des néo-nazis à marcher pour leur cause (Parti national-socialiste d’Amérique c. Village de Skokie, 432 U.S. 43).

L’idée nouvelle et fausse que quelque chose étiqueté « discours de haine » – étiqueté par qui ? – est équivalent à la véritable violence et elle a flotté hors des écoles supérieures sur un nuage toxique d’hystérie intellectuelle concoctée dans le laboratoire de philosophie dite « post-structuraliste » où des parties du corps de Michel Foucault, Jacques Derrida, Judith Butler et Gilles Deleuze ont été cousues en un seul cerveau composé d’un tiers de Thomas Hobbes, Saul Alinsky et Tupac Shakur pour créer un parfait monstre de la pensée à la Frankenstein. Tout se résumait à la proposition que la volonté de puissance annulait tous les autres pulsions et valeurs humaines, en particulier la recherche de la vérité. Dans ce schéma, toutes les relations humaines étaient réduites à une dramatis personae des opprimés et de leurs oppresseurs, les premiers étant généralement des « gens de couleur » et des femmes, toutes subjuguées par les Blancs, en majorité des hommes. Les mouvements tactiques en politique parmi ces « opprimés » et « marginalisés » autoproclamés sont basés sur le credo que les fins justifient les moyens (le modèle d’Alinsky).

C’est la recette de ce que nous appelons la politique identitaire, dont le but principal aujourd’hui, la quête de la « justice sociale », est de fomenter un procès contre le privilège du mâle blanc et, dirons-nous, le cheval sur lequel il est monté : la civilisation occidentale. Une caractéristique particulière du programme de justice sociale est le désir d’ériger des limites strictes autour des identités raciales tout en effaçant les frontières comportementales, les frontières sexuelles et les limites éthiques. Comme une grande partie de cette pensée monstrueuse est en fait promulguée par des professeurs et des administrateurs de collèges blancs, et des militants politiques blancs, contre des gens comme eux, les motifs de cette campagne concertée pourraient sembler déconcertants pour un observateur occasionnel.

J’en rends compte comme le remplacement psychologique chez cette cohorte politique pour leur honte, leur déception et leur désespoir face à l’issue de la campagne pour les droits civils qui a commencé dans les années 1960 et qui a formé le noyau de l’idéologie progressiste. Cela n’a pas provoqué l’utopie espérée. La fracture raciale en Amérique est plus forte que jamais, même après deux mandats d’un président noir. Aujourd’hui, il y a plus de griefs et de ressentiment, et moins d’espoir pour un avenir meilleur, que lorsque Martin Luther King a plaidé en faveur du progrès sur les marches du Lincoln Memorial en 1963. Les récents points chauds du conflit racial à Ferguson, avec la police de Dallas ou le massacre dans cet église à Charleston, etc., font ressortir qu’il y a beaucoup de mauvais sentiments dans tout le pays, et beaucoup d’activisme des deux côtés.

La sous-classe noire est plus grande, plus dysfonctionnelle et plus aliénée qu’elle ne l’était dans les années 1960. Ma théorie, pour ce qu’elle vaut, est que la législation sur les droits civils de 1964 et 1965, qui éliminait les barrières légales à la pleine participation à la vie nationale, a suscité chez les citoyens noirs une anxiété considérable sur la nouvelle disposition des choses, pour une raison ou une autre. Et c’est précisément pourquoi un mouvement séparatiste noir est apparu comme une alternative à l’époque, menée initialement par des personnages aussi charismatiques que Malcolm X et Stokely Carmichael. Une partie de ce mouvement était sans doute un produit de la même énergie juvénile qui a conduit le reste de la contre-culture des années 60 : la rébellion adolescente. Mais le reste du mouvement Black Power est toujours présent dans l’ambivalence généralisée pour faire alliance au sein d’une culture commune. Cela a été seulement exacerbé par une croisade récente de « multiculturalisme et de diversité » qui à long terme annule effectivement le concept d’une culture commune nationale.

Ce qui découle de ces dynamiques est l’affaiblissement de toutes les idées qui ne nourrissent pas un récit autour des relations de pouvoir entre les oppresseurs et les victimes, les victimes auto-identifiées étant de plus en plus désireuses d’exercer leur pouvoir pour contraindre, punir et humilier les oppresseurs, les « privilégiés » qui condescendent à être abusés à un scandaleux degré de masochisme. Personne ne résiste à cette absurdité cérémonielle organisée. Les punitions sont trop sévères, y compris la perte de vos moyens de subsistance, votre statut et votre réputation, en particulier à l’université. Une fois qualifié de « raciste »vous êtes socialement mort. Et s’aventurer à se joindre à une « conversation honnête sur la race » est un ticket certain pour votre effacement médiatique.

La globalisation a agi, quant à elle, comme un grand niveleur. Elle a détruit ce qui restait de la classe ouvrière – la classe moyenne inférieure – qui comprenait un grand nombre d’Américains blancs, autrefois capables de subvenir aux besoins d’une famille avec un simple travail. Pendue pour être asséchée économiquement, cette classe de Blancs est tombée dans beaucoup des mêmes comportements que les Noirs pauvres ont eus avant eux : les pères absents, les naissances hors mariage, la toxicomanie. Puis la Grande crise financière de 2008 a effacé la classe moyenne au-dessus d’eux, subtilisant leurs maisons et leurs futurs, et dans leur désespoir beaucoup de ces personnes sont devenues des électeurs de Trump, bien que je doute que Trump lui-même comprenne vraiment ce qui s’est passé là exactement. Cependant, il a vu que la classe moyenne blanche en était arrivée à s’identifier comme un autre groupe de victimes, lui permettant de se faire passer pour leur champion.

La matrice évolutive des rackets qui a provoqué la débâcle de 2008 n’a fait que se développer de manière plus élaborée et lâche à mesure que l’ancienne économie du réel meurt et qu’elle est remplacée par une économie financiarisée basée sur l’escroquerie et la fraude. Presque plus rien dans la vie financière de l’Amérique n’est à niveau, des déclarations mensongères de la Réserve fédérale aux statistiques économiques officielles des agences fédérales, à la manipulation de tous les marchés, aux manigances fiscales, à la fraude comptable omniprésente qui sous-tend tout cela. Ironiquement, le dépeçage systématique de la classe moyenne est le plus visible de tous les rackets et s’organise autour de la médecine et de l’éducation, deux activités qui étaient auparavant consacrées à ne pas nuire et à chercher la vérité !

La vie dans ce milieu immergé dans la malhonnêteté pousse les citoyens au-delà du cynisme et les met dans un état d’esprit encore plus désespéré. Le public, qui souffre, finit par ne plus avoir aucune idée de ce qui se passe réellement. La boîte à outils des Lumières – la raison, l’empirisme – ne fonctionne pas très bien dans cette salle de miroirs socio-économiques. Donc tout ce bagage est rejeté en faveur de l’idée que la réalité n’est qu’une construction sociale, quelle que soit l’histoire que vous avez envie de raconter. À droite, Karl Rove a exprimé ce point de vue il y a quelques années en se vantant, depuis la Maison Blanche dans l’équipe Bush II, que « nous fabriquons notre propre réalité ». La gauche dit à peu près la même chose dans le bouillon de culture post-structuraliste du monde universitaire : « Vous fabriquez votre propre réalité. » À la fin, les deux côtés ressassent beaucoup de mauvais sentiments et la conviction que seul le pouvoir brut a un sens.

L’effacement des limites psychologiques est une chose dangereuse. Quand les rackets finissent par tomber en poussière comme cela va arriver parce que leurs opérations ne s’additionnent pas, et que le calcul de la vraie découverte des prix recommencera à opérer à l’échelle macro-économique, les Américains se retrouveront dans une détresse encore plus grande que celle qu’ils ont endurée jusqu’ici. Ce sera le moment où personne n’a d’argent, ou alors il y a beaucoup d’argent sans valeur pour tout le monde. De toute façon, la faillite fonctionnelle de la nation sera complète, et rien ne fonctionnera plus, y compris obtenir assez à manger. C’est exactement le moment où les Américains de tous les partis prieront quelqu’un d’intervenir pour les pousser à refaire fonctionner leur monde. Et même cela peut ne pas suffire.

James Howard Kunstler

http://lesakerfrancophone.fr/au-dela-du-cynisme-lamerique-seffondre-en-un-chateau-de-kafka