Comment assurer la résorption des dettes publiques en zone euro ?

Ce document, sur lequel, je suis tombé ce matin fait froid dans le dos. France stratégie, administrativement appelé Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP), est une institution rattachée au Premier ministre. Organisme tout à fait officiel donne les directive à suivre pour régler les intérêts de la dette. 1°) suppression de l’argent liquide 2°) saisit sur compte bancaire personnel en totalité. 3°) vole des propriétés privées. Si avec ça il n’y a pas de tête coupée !

 

Note d’analyse
Date de publication :
Mercredi 11 octobre 2017
Les États doivent s’entendre sur l’architecture qu’ils souhaitent à terme pour la zone euro. Un obstacle important peut cependant se dresser devant eux : le niveau élevé des dettes publiques. Cette note explore les voies possibles pour traiter ce problème.

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Afin d’assurer la pérennité de la monnaie commune, les États doivent s’entendre sur l’architecture qu’ils souhaitent à terme pour la zone euro. Cependant, quel que soit le choix de la réforme retenu, un obstacle peut se dresser devant eux pour la mettre en oeuvre : le niveau élevé des dettes publiques et les écarts importants de ce point de vue entre pays européens, qui cristallisent les oppositions. Certes, les dettes publiques restent à des niveaux qu’une politique budgétaire rigoureuse permet de résorber. Mais cette stratégie n’est pas sans risque. En effet, elle ne peut porter pleinement ses fruits que dans quinze ou vingt ans, si bien qu’elle laisse vulnérables les États fortement endettés si un choc économique externe devait survenir d’ici là ; en cas de défaut d’un grand pays, les conséquences pour l’ensemble de la zone euro seraient démesurées. Parce que la résorption des dettes publiques constitue une condition nécessaire pour parvenir à une architecture saine, solide et durable pour la zone euro, elle risque de repousser de facto l’achèvement de cette réforme, pourtant indispensable, à un horizon lointain et incertain.

C’est pourquoi, tout en recommandant de poursuivre la consolidation engagée, cette note explore les voies complémentaires possibles pour traiter ce problème de dettes publiques élevées, si la situation exigeait un traitement plus rapide. L’exercice est difficile et il réclame sans aucun doute de sortir des sentiers battus. Ces nouvelles voies à explorer sont au nombre de trois et elles ne sont pas exclusives l’une de l’autre.

La première consiste à ce que les États de la zone euro s’engagent conjointement à soutenir un pays, en cas de conjoncture difficile, pendant que celui-ci procède aux efforts nécessaires pour assainir sa situation budgétaire. Cet effort de solidarité de tous, qui resterait circonscrit et conditionnel aux efforts accomplis par l’État aidé, renforcerait l’adhésion collective à la démarche de redressement des finances publiques et la crédibilité de la trajectoire de réduction de la dette.

Concomitamment à l’augmentation des dettes publiques, les vingt dernières années ont été marquées par une forte progression du patrimoine des ménages en Europe, en particulier immobilier, avec une distribution très inégale de cet enrichissement. Ceci ouvre une deuxième voie qui permettrait à un État excessivement endetté de décréter qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels à hauteur d’une fraction limitée de leur valeur. Il deviendrait ainsi créditeur d’une somme annuelle, correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol. Tout propriétaire pourrait différer son paiement, dont le montant cumulé interviendrait alors au moment de la vente ou de la transmission du bien.

Enfin, la troisième voie reposerait sur la recherche d’un soutien auprès de la Banque centrale européenne. Celle-ci rachèterait une partie de la dette obligataire des États européens trop endettés et garderait ces titres à son bilan en les transformant en obligations perpétuelles non porteuses d’intérêt.

Les trois voies explorées ici présentent inévitablement un caractère inédit et radical, que certains iront jusqu’à qualifier de dangereux. Elles soulèvent des difficultés politiques et juridiques évidentes. Le débat mérite néanmoins d’être abordé à froid, afin d’éviter d’avoir à prendre dans l’urgence des décisions non préparées en cas de choc économique d’envergure survenant dans la zone euro.

 

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Les opinions exprimées dans cette note engagent leurs auteurs
et n’ont pas vocation à refléter la position du gouvernement

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Rémunération des routiers : accord trouvé entre syndicats et patronat

BIENVENUE EN MACRONIE – Ch V

LÁ, ÇA RIGOLE MOINS !
D’un côté les fainéants, les illettrées et les fouteurs de bordel, de l’autre les routiers. Le dernier mouvement social des conducteurs routiers, qui n’a pas eu l’ampleur qu’on attendait, avait laissé croire au Club Emmanuel qu’on pouvait leur mettre profond en charcutant leurs frais de déplacement, lesquels représentent jusqu’ à 50% de leur rémunération nette, voire plus.
C’est alors que nos routiers sympas se sont rappelés au bon souvenir de ces messieurs dames en appelant, toutes organisations syndicales confondues, à un nouveau mouvement de grande ampleur: plus d’appros dans la grande distribution, ravitaillement des raffineries en berne, circulation bloquée… Un mouvement qui pouvait même durer parce qu’en général les routiers ont une bonne cote chez nos concitoyens en tant que vrais fouteurs de bordel.
Résultat des courses: un accord a été trouvé. Bizarre, non ?
Nous voici maintenant dans la Macronie à géométrie variable.
Avec un peu de chance, on pourrait arriver à lui arranger aussi son arithmétique, à la Macronie. Question de détermination, je pense…

Rémunération des routiers : accord trouvé entre syndicats et patronat

5 octobre 2017 Valérie CHRZAVZEZ Politique & réglementation

La semaine dernière, une réunion au ministère des transports avait permis aux syndicats de découvrir que leurs primes et autres avantages auraient pu être renégociés dans les TPE suite à publication des ordonnances sur la loi Travail. Ce ne sera finalement pas le cas. Un accord a été trouvé hier par les partenaires sociaux du transport routier. Travail de nuit, dimanche et jours fériés, 13eme mois, salaires, amplitude horaires et frais de routes ont été mis à l’abri.

L’accord signé permet de les sécuriser au niveau de la branche. Si ce protocole d’accord a été assez rapidement trouvé par les partenaires sociaux, tous signataires, restait à le faire accepter et valider par le gouvernement. Ce qui a mis un peu de temps, pour des raisons juridiques. Il s’agissait de donner son accord à la profession, sans créer une faille juridique dans les ordonnances, au risque que d’autres secteurs en profitent. Mais cela a été fait, et à 22h30, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et son homologue des Transports, Elisabeth Borne, se félicitaient que la profession soit parvenue à « intégrer dans un nouvel accord de branche, pleinement compatible avec les ordonnances, l’ensemble des règles auxquelles les organisations syndicales comme patronales ont manifesté leur attachement. »

Assurant que de son côté, « le gouvernement s’engage à confirmer dans le code des transports les spécificités du transport routier en matière de frais de déplacement. » Un observatoire de suivi de la branche et de ses accords sera d’ailleurs mis en place.

VC

http://www.transportinfo.fr/remuneration-routiers-accord-trouve-entre-syndicats-patronat/

 

Droit de suite Alstom : une affaire d’État ?

édifiant !!!! hier sur LCP , ou comment et pourquoi nos politiques ont laissés filer Alstom chez ces enfoirés d’américains !!! ce n’est ni plus ni moins de la haute trahison ! ripoublicain , socialistes ,la famille sarko , ils sont tous mouillés ces ordures !!

l’intégralité du film ci dessous

Comme il m’est impossible d’amené cette vidéo sur mon blog, je vous donne le liens pour aller voir ça, ici: http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/283004-droit-de-suite

Macron t’es foutu, les “vieux” sont dans la rue!!!

Que mes amis lecteurs et camarades “vieux” ne prennent pas ombrage de ce qualificatif peu flatteur, c’était juste pour faire un slogan de “manif”!

Alors oui, nos retraités râlent car ils vont prendre de plein fouet l’augmentation de la CSG ce qui revient en réalité à annoncer à nos seniors ni plus ni moins une baisse de leur pension.

Est-ce étonnant?

Non évidemment et je mets en garde depuis des années mes lecteurs qui dépendent de la dépense publique sur cette évolution qui est à mon sens inéluctable ce qui ne veut pas dire qu’elle est juste.

Bien évidemment toutes et tous ont “mérité” leur pension de retraite! Tous ont travaillé bien plus que 35h et sans RTT.

Aucun n’a “volé” sa pension, mais ce n’est hélas ni des arguments, ni même suffisant pour lutter contre les faits.

Les faits, c’est que la pyramide des âges rend totalement illusoire un financement digne des pensions.

Les pensions ne sont ni financées ni finançables. Elles seront donc… pas payées, partiellement payées ou diminuées.

Et comment? comme à chaque fois par le processus itératif de diminution. 1,7% cette année, puis 1 ou 2 l’année prochaine.

Dans 10 ans, tous nos seniors auront perdu 10% sous forme de baisse des pensions et au moins autant sous forme de non revalorisation, soit 20 à 25% de perte nette.

Personne ne vous le dira, et quand je m’y colle, il se trouve toujours quelques anciens “outrés” pour venir me hurler dessus, pensant que je suis content du sort qu’est le leur. L’un des derniers souhaitait même plein de malheur à mes “vieux” parents.

Pourtant, depuis l’antiquité, on ne coupe plus la tête du messager, le message fut-il funeste.

Mes amis, vous devez vous préparer à une baisse du pouvoir d’achat de vos pensions.

Quant aux manifestations, sans cassage d’abribus, point de salut (et non ce n’est pas une incitation au lançage de pavé mais de l’humour, mon point de vue c’est que les manifs ne servent à rien du tout!!!)…. et le problème de nos seniors c’est qu’ils n’ont pas une grande propension à la rébellion face aux CRS….

Non, la meilleure arme de nos anciens c’est évidemment le bulletin de vote, mais dites-moi, combien d’anciens ont voté Macron?

Charles SANNAT

Source Boursier.com ici

Référendum en Catalogne : la police charge des manifestants à Barcelone, plusieurs blessés

Des relents de franquisme remonte à la surface. Et cette Europe ne saura jamais gérer cela.

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La police a chargé des manifestants et tiré des projectiles en caoutchouc devant des bureaux de vote de Barcelone, en Catalogne. Il y aurait au moins 38 blessés, dont 3 graves. Le président Puigdemont dénonce une « violence injustifiée ».

Par Fabrice Dubault

Les heurts ont fait des blessés, selon des témoins, à Barcelone. La police a tiré des balles en caoutchouc.
Des violences aussi à Gérone.

Les services d’urgence de Catalogne ont annoncé avoir soigné 38 personnes blessées dans des interventions de la police pour empêcher la tenue d’un référendum d’autodétermination interdit.

« Sur le total des blessés, 35 l’ont été légèrement, trois plus gravement. Neuf d’entre eux ont dû être transportés vers un centre médical. Il s’agit essentiellement de contusions, de vertiges et d’attaques de panique », ont précisé les services dans deux tweets successifs.

Madrid a fait saisir des urnes dans plusieurs bureaux de vote de Catalogne, bloquant les accès de certains d’entre eux, dimanche matin. Notamment à Barcelone et Gérone, fief du président de la Generalitat Carles Puigdemont.

Le président catalan dénonce la « violence injustifiée » de l’Etat espagnol.

Catalogne : 38 blessés à Barcelone et Gérone dans des charges de police
La police a chargé des manifestants et tiré des projectiles en caoutchouc devant des bureaux de vote de Barcelone, en Catalogne. Il y aurait au moins 38 blessés, dont 3 graves. Le président Puigdemont dénonce une « violence injustifiée ». – F3 LR – Récit : E.Terpereau

A Gérone, des heurts ont éclaté avec la foule, lorsque des policiers anti-émeutes ont fait irruption dans le bureau où devait se rendre Carles Puigdemont. Celui-ci a cependant contourné la mesure en allant voter dans un autre bureau de vote proche de Gérone, selon le gouvernement catalan.

 

Catalogne : vote du président Carles Puigdemont près de Gérone

« Nous pouvons tenir un référendum d’autodétermination assorti de garanties comme nous nous y étions engagés », a déclaré le porte-parole du gouvernement régional Jordi Turull.
Il a affirmé que l’exécutif catalan disposait d’un « recensement universel » qui permettrait aux électeurs de voter dans n’importe quel bureau de la région.
Mais dans un bureau de vote de Figueras, une journaliste a constaté un blocage du système informatique.

Le gouvernement indépendantiste de la région a appelé 5,3 millions d’électeurs à participer au référendum d’autodétermination de la région, ce dimanche, malgré l’interdiction du scrutin par Madrid.

  

Arrêt de la Centrale de Tricastin

Merci pour l’info. On savait déjà que ce site nucléaire était l’un des plus exposés à un risque majeur en cas d’inondation catastrophique, et a fortiori de séisme suivi d’inondation.

Ce document ne fait que conforter les craintes et nous oblige collectivement à faire pression sur les pouvoirs publics pour que les « poubelles » dénoncées ci-dessus par Clojea – à juste titre – soient définitivement mises à l’arrêt, quel qu’en soit le coût pour la collectivité.

J’ai hâte de voir ce qu’ils vont faire de cette poubelle immonde…

Pendant que toute la presse bien pensante, et ses lecteurs, se moque des cheveux violets de Mélenchon, j’ai juste une nouvelle à vous faire passer, et comme je n’aime pas me répéter à l’infini, je n’ai pas de commentaire à faire !

Je vous en souhaite bonne lecture

 

Tricastin-Danger : l’ASN impose à EDF d’arrêter la centrale nucléaire et à Areva de ne pas relancer deux de ses installations

Par rédaction le jeudi 28 septembre 2017, 15:06 – TricastinLien permanent

tricatin-1-2.jpg Par décision du 27 septembre 2017, l’ASN vient d’imposer à EDF la mise à l’arrêt provisoire des quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin dans les délais les plus courts. Il en va de la sécurité et de la survie de toute une région face à la menace atomique. C’est une première en France. Si l’actuelle injonction de l’Autorité de Sûreté Nucléaire s’appuie sur un risque de rupture d’une partie de la digue du canal de Donzère-Mondragon qui protège en théorie le site atomique, une autre décision vise aussi deux des installations d’Areva implantées sur le même site. Et là ne réside pas toute la menace.

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Alors qu’il y a un mois, le 18 août 2017, EDF avait déclaré à l’ASN un « événement significatif pour la sûreté » concernant un risque de rupture en cas de séisme de la digue du canal de Donzère-Mondragon bordant le site du Tricastin sur une longueur de près de 400 mètres : l’ASN feint de découvrir cette menace permanente sur toute la région.

Vue_Generale_site_nucleaire_Tricastin_France_800_copie.jpg Or ce n’est pas d’aujourd’hui qu’une inondation – liée ou pas à un séisme – conduirait inéluctablement à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale atomique et rendrait impossible toute mise en œuvre de moyens de gestion d’urgence qu’ils soient internes ou externes. En effet l’ensemble du site atomique du Tricastin se trouve sous le niveau du canal de Donzère. Six mètres en dessous ! L’ensemble des huit autres installations nucléaires d’Areva implantées au Tricastin tout comme les deux du Commissariat à l’Energie Atomique ou l’installation nucléaire secrète militaire ne résisteraient pas non plus.

Ce 26 septembre 2017 les éléments complémentaires apportés par EDF – qui n’en est pas à son premier mensonge – à l’ASN pour la rassurer ont visiblement plutôt fait trembler. Le risque à court terme existe réellement. C’est ce que dit et démontre depuis plus de cinq ans la CAN-SE et le CAN-Vaucluse. La digue n’est qu’une illusion et des infiltrations pénètrent jusque dans les sous-bassement d’au moins un des réacteurs nucléaires. Si en plus, la digue constituée de remblais sablo-graveleux présente en plus des signes inquiétant de fragilité et rupture…

L’ASN met donc à l’arrêt la centrale atomique du Tricastin. Provisoirement. C’est une première en France. EDF est sommé de compléter ses « investigations géotechniques afin de caractériser plus finement la constitution de la partie de la digue concernée et procéder, avant le redémarrage des réacteurs, aux renforcements nécessaires pour assurer la résistance de la digue au séisme maximal retenu dans la démonstration de sûreté nucléaire ».

Un état de délabrement qui doit conduire à l’intransigeance

Tricastin_reacteur_fissure.jpg Qu’on y prenne gare : la digue n’est qu’un des aspects menaçant la vie et la sécurité de toute la région car c’est tout l’état de délabrement de la centrale atomique qui est en cause. La centrale atomique n’a pas été conçue pour être reliée au réseau électrique mais pour fournir aux installations d’uranium d’Areva l’énergie dont elles avaient besoin pour produire leur produits de fission atomique, les réacteurs 1 et 3 sont au bout du rouleau, les autres ne vont pas mieux. Les enceintes béton sont fissurées, un des réacteurs repose sur une marne glauque sans stabilité ce qui impose un pompage permanent de l’eau en sous-sol, la tuyauterie est constamment sous tensions à l’image des salariés qui n’en peuvent plus (près de 30% sont sous médicaments tranquillisants ou ont consulté un médecin selon une enquête interne), les réacteurs sont gorgés du « Mox » instable d’Areva comme à Fukushima.

Areva aussi dans le viseur

La digue du canal de Donzère-Montdragon menace aussi les installations d’Areva qui menacent elles-mêmes et contaminent l’ensemble de la région. Ici Areva manipule jusqu’à 2000 tonnes d’uranium par an.

Areva qui a aussi été auditionnée par l’ASN le 26 septembre 2017 sur les conséquences d’une rupture d’une partie de la digue sur les 8 installations nucléaires (6 INB et 2 ICPE) qu’elle exploite sur le site du Tricastin est également visée par une décision similaire à celle de EDF.

Ainsi l’installation nucléaire ComurhexI-Areva est aussi dans le viseur de l’ASN. Elle est pour le moment en « arrêt technique ». Là le nucléariste transforme le tétrafluorure d’uranium/UF4 (en provenance du site de Malvési dans l’Aude), en hexafluorure d’uranium/UF6, destiné à être ensuite traité dans l’usine Georges-Besse/Eurodif-Production pour produire de l’uranium enrichi destiné soit à l’armement soit à la fabrication de produits de fission atomique pour les réacteurs dit civil.

La reprise de l’activité de Comurhex 1-Areva est conditionnée elle aussi aux mises à niveau de sécurité indispensables. Mais pas que, car l’ASN lui prescrit aussi d’autres mesures telles la mise à niveau des moyens de limitation des conséquences des rejets chimiques tant pour Comurhex1 que pour une de ses autres installations, la « W » qui transforme l’hexafluorure d’uranium naturel appauvri en provenance de l’usine Georges Besse et de la SET/Georges Besse II, en oxyde d’uranium stable permettant un entreposage de longue durée. Mais là encore on a l’impression que l’ASN s’accommode de faire les gros yeux pour laisser ensuite carte blanche et toute latitude aux exploitants atomiques. Ainsi dans sa décision n° 2015-DC-0489 du 8 janvier 2015 l’ASN n’avait-elle pas déjà fixé à Areva les prescriptions à appliquer dare-dare au vue de ses inspections qui révélaient qu’on était bien loin d’une conformité de l’installation aux obligations minimales de sécurité ?

Alors  » l’arrêt – très provisoire pour un mois – de la centrale atomique du Tricastin est-il pour l’ASN une manière de se redorer le blason alors qu’elle s’apprête à valider par ailleurs la cuve défectueuse de l’EPR de Flamanville ? »

les décisions de l’ASN :

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le communiqué commun de la Coordination antinucléaire du sud-est et du Collectif antinucléaire de Vaucluse :

L’ASN impose à EDF d’arrêter la centrale nucléaire du Tricastin et à Areva de ne pas remettre en services deux de ses installations du site du Tricastin (Vaucluse-Drôme). La Coordination antinucléaire du sud-est (CAN-SE) et le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) se réjouissent que l’ASN confirme par sa décision le bien fondé de leur lutte pour l’arrêt immédiat et inconditionnel du nucléaire.

Par décision du 27 septembre 2017, l’ASN vient d’imposer à EDF la mise à l’arrêt provisoire des quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin dans les délais les plus courts. Il en va de la sécurité et de la survie de toute une région face à la menace atomique. C’est une première en France.

L’actuelle injonction de l’Autorité de Sûreté Nucléaire s’appuie sur un risque de rupture d’une partie de la digue du canal de Donzère-Mondragon qui protège (en théorie) le site atomique. Cette menace conduit à une autre décision de l’ASN qui vise aussi des installations d’Areva implantées sur le même site.

L’état de la digue est tel qu’il pourrait conduire par inondation ou séisme à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale atomique et qu’il rendrait impossible la mise en œuvre des moyens de gestion d’urgence internes et externes

2011-03-19_Rassemblement-Tricastin_2.jpg La Coordination antinucléaire du sud-est (CAN-SE) et le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) se réjouissent, alors qu’elles dénoncent depuis plus de cinq ans les contaminations radioactives générées au quotidien par les installations atomiques du site du Tricastin et la menace qu’elles représentent sur la vie et le territoire, que l’ASN confirme par sa décision le bien fondé de leur lutte pour l’arrêt immédiat et inconditionnel du nucléaire.

Pour autant le danger demeure tant que le site atomique du Tricastin n’est pas définitivement mis à l’arrêt et fermé.

En effet le Tricastin (Vaucuse-Drôme) qui s’étend sur 650 hectares se compose non seulement de la centrale nucléaire de EDF mais aussi d’une autre installation EDF de matériels contaminés, de 8 installations nucléaires d’uranium de Areva – dont deux font l’objet aussi d’un refus de redémarrage de la part de l’ASN -, d’une installation nucléaire secrète militaire, de deux installations du Commissariat à l’Energie Atomique dont un tumulus de déchets radioactifs.

De fait : la zone Rhône-Durance/Paca est la région la plus nucléarisée d’Europe avec les sites atomiques du Tricastin (Areva-CEA-EDF), de Marcoule dans le Gard (Areva et CEA ), de Cadarache dans les Bouches du Rhône (Areva et CEA), de Cruas en Ardèche (centrale atomique de EDF). Ces quatre sites atomiques du sud-est regroupent à eux seuls près de 40 installations nucléaires (INB).

La CAN-SE appelle la population à exiger l’arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire partout en France. Il en va de la survie du pays, de nos territoires, des générations présentes et à venir.

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http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/09/28/Danger-%3A-l-ASN-impose-%C3%A0-EDF-d-arr%C3%AAter-la-centrale-nucl%C3%A9aire-du-Tricastin

 

Vous trouverez d’autres articles sur le web

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/09/28/edf-sommee-d-arreter-provisoirement-la-centrale-nucleaire-du-tricastin_5192946_3234.html

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/arret-de-la-centrale-de-tricastin-197249