La politique étrangère du président Macron

La politique étrangère du président Macron

Selon le président Macron, « France is back » (en anglais dans le texte). Elle entendrait jouer à nouveau un rôle international, après dix années de déshérence. Cependant Emmanuel Macron n’a jamais expliqué quelle politique il entend mener. Reprenant des éléments qu’il a déjà développés dans ces colonnes et les resituant à la fois dans le contexte européen et dans l’Histoire de ce pays, Thierry Meyssan analyse le virage qui vient d’être amorcé.

| Damas (Syrie)

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Lorsqu’Emmanuel Macron s’est présenté à la présidence de la République française, il ignorait tout des Relations internationales. Son mentor, le chef de l’Inspection générale des Finances (un corps de 300 hauts-fonctionnaires), Jean-Pierre Jouyet, lui fit dispenser une formation accélérée.

Le prestige de la France avait été considérablement affaibli par les deux précédents présidents, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Du fait de son absence de priorité et de ses innombrables retournements, la position française était désormais perçue comme « inconsistante ». Aussi débuta-t-il son mandat en rencontrant le plus grand nombre de chefs d’État et de gouvernement, montrant que la France se repositionnait comme une puissance médiatrice, capable de parler avec tous.

Après avoir serré des mains et invité à dîner, il lui fallu donner un contenu à sa politique. Jean-Pierre Jouyet [1] proposa de rester dans le camp atlantique, tout en misant sur les Démocrates états-uniens qui, selon lui, devraient revenir à la Maison-Blanche peut-être même avant les élections de 2020. Alors que les Britanniques quittent l’Union européenne, la France resserrerait étroitement son alliance avec Londres tout en conservant des rapports avec Berlin. L’Union devrait être recentrée sur la gouvernance de l’euro. Elle mettrait un terme au libre-échange avec les partenaires qui ne le respectent pas et créerait de grandes entreprises sur Internet capables de rivaliser avec celles du GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). Elle devrait également se doter d’une défense commune contre le terrorisme. Avec ses alliés, elle s’engagerait dans la lutte contre l’influence russe. Enfin, la France poursuivrait son action militaire au Sahel et au Levant.

En septembre 2017, Jean-Pierre Jouyet fut nommé ambassadeur de France à Londres. En janvier 2018, la France et le Royaume-Uni relançaient leur coopération diplomatique et militaire [2]. Toujours en janvier, les deux États formaient une instance secrète, le « Petit Groupe », pour relancer la colonisation franco-britannique du Levant [3].

Cette politique, qui n’a jamais été discutée en public, ignore à la fois l’Histoire de France et la demande allemande de jouer un rôle politique international plus important. La quatrième économie du monde est en effet, soixante dix ans après sa défaite, toujours maintenue dans un rôle secondaire [4].

Concernant le monde arabe, le président Macron —énarque et ancien de Rothschild & Cie— a adopté le point de vue de ses deux consultants en la matière : le franco-tunisien Hakim El Karoui —un autre ancien de Rothschild & Cie— pour le Maghreb et l’ancien ambassadeur à Damas Michel Duclos —un énarque— pour le Levant. El Karoui n’est pas un produit de l’intégration républicaine, mais de la haute bourgeoisie transnationale. Il alterne un discours républicain au plan international et un autre communautaire au plan intérieur. Duclos est un authentique néoconservateur, formé aux États-Unis sous George W. Bush par Jean-David Levitte [5]

Or, El Karoui n’a toujours pas compris que les Frères musulmans sont un instrument du MI6 britannique, et Duclos que Londres n’a pas digéré les accords Sykes-Picot-Sazonov qui lui ont fait perdre la moitié de son empire au Moyen-Orient [6]. Les deux hommes ne voient donc pas de problème dans la nouvelle « entente cordiale » avec Theresa May.

On peut d’ores et déjà mesurer certaines incohérences de cette politique. En application des décisions du « Petit Groupe », la France a repris l’habitude de l’équipe du président Hollande de relayer à l’Onu les positions de ses employés de l’opposition syrienne (ceux qui se réclament du drapeau du mandat français sur la Syrie [7]). Mais les temps ont changé. La lettre de l’actuel président de la « Commission syrienne de négociation », Nasr al-Hariri, transmise au nom de la France au Conseil de sécurité injurie non seulement la Syrie, mais aussi la Russie [8]. Elle accuse l’une des deux principales puissances militaires au monde [9] de perpétrer des crimes contre l’Humanité ce qui contrevient à la position « médiatrice » d’un membre permanent du Conseil. Si Moscou a préféré ignorer cet écart de langage, Damas y a sèchement répondu [10].

En définitive, la politique d’Emmanuel Macron ne diffère guère de celles de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, même si, du fait de la présence de Donald Trump à la Maison-Blanche, elle s’appuie plus sur le Royaume-Uni que sur les États-Unis. L’Élysée poursuit l’idée d’un relèvement économique pour ses multinationales non pas en France, mais dans son ancien Empire colonial. Il s’agit des mêmes choix que ceux du socialiste Guy Mollet, un des fondateurs du Groupe de Bilderberg [11]. En 1956, le président du Conseil français fit alliance avec Londres et Tel-Aviv pour conserver ses parts dans le Canal de Suez nationalisé par le président Gamal Abdel Nasser. Il proposa à son homologue britannique, Anthony Eden, que la France intègre le Commonwealth, qu’elle fasse allégeance à la Couronne, et que les Français adoptent le même statut de citoyenneté que les Irlandais du Nord [12]. Ce projet d’abandon de la République et d’intégration de la France au sein du Royaume-Uni sous l’autorité de la reine Élisabeth II ne fut jamais discuté publiquement.

Peu importent l’idéal d’égalité en Droit exposé en 1789 et le rejet du colonialisme exprimé par le Peuple français face au coup d’État avorté de 1961 [13], aux yeux du Pouvoir, la politique étrangère ne ressort pas de la démocratie.

[1] « De la Fondation Saint-Simon à Emmanuel Macron », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 avril 2017.

[2] « L’ »Entente cordiale » franco-britannique », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie) , Réseau Voltaire, 30 janvier 2018.

[3] « Syrieleaks : un câble diplomatique britannique dévoile la « stratégie occidentale » », par Richard Labévière, Observatoire géostratégique, Proche&Moyen-Orient.ch, 17 février 2018.

[4] C’est également le cas du Japon.

[5] Jean-David Levitte, alias « Diplomator », fut représentant permanent de la France aux Nations unies à New York (2000-02), puis ambassadeur à Washington (2002-07).

[6] D’un point de vue britannique, les accords Sykes-Picot-Sazonov de 1916 ne sont pas un partage équitable du monde entre les trois empires, mais une concession du Royaume-Uni pour s’assurer le soutien de la France et de la Russie (Triple Entente) contre le Reich allemand, l’Autriche-Hongrie et l’Italie (Triplice).

[7] « La France à la recherche de son ancien mandat en Syrie », par Sarkis Tsaturyan, Traduction Avic, Oriental Review (Russie), Réseau Voltaire, 6 octobre 2015. En 1932, la France octroie à la Syrie mandataire un nouveau drapeau. Il est composé de trois bandes horizontales représentant les dynasties Fatimides (vert), Omeyyades (blanc) et Abbasides (noir), symboles des musulmans chiites pour la première et sunnites pour les deux suivantes. Les trois étoiles rouges représentent les trois minorités chrétienne, druze et alaouite. Ce drapeau restera en vigueur au début de la République arabe syrienne et reviendra, en 2011, avec l’Armée syrienne libre.

[8] « Accusation de la Syrie et de la Russie par la France », par François Delattre, Réseau Voltaire, 9 février 2018.

[9] « Le nouvel arsenal nucléaire russe rétablit la bipolarité du monde », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 mars 2018.

[10] « Réponse de la Syrie à la France », par Bachar Ja’afari, Réseau Voltaire, 28 février 2018.

[11] « Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda (Russie) , Réseau Voltaire, 9 avril 2011.

[12] “When Britain and France nearly married”, Mike Thomson, BBC, January 15, 2007. « Frangland ? UK documents say France proposed a union with Britain in 1950s : LONDON : Would France have been better off under Queen Elizabeth II ? », Associated Press, January 15, 2007. Guy Mollet ne reprenait pas là la proposition d’Union franco-britannique, formulée par Winston Churchill et Anthony Eden en 1940, de fusion provisoire des deux nations après la défaite française pour lutter face au Reich nazi. Il s’inspirait en fait, dans le contexte de la crise de Suez et l’espoir de sauver l’Empire français, de la proposition d’Ernest Bevin onze ans plus tôt de créer un troisième bloc face aux USA et à l’URSS, en joignant les empires britannique, français et néerlandais au sein d’une Union occidentale. Ce projet fut abandonné par Londres au profit de la CECA (ancêtre de l’Union européenne) au plan économique et de l’Otan au plan militaire.

[13] En 1961, un coup d’État militaire, organisé en sous-main par l’Otan, tenta de renverser le général-président Charles De Gaulle et de maintenir la politique coloniale française. Massivement, les Français refusèrent de s’y rallier. « Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001.

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Macron dénonce « l’obscurantisme » en inaugurant le Louvre Abu Dhabi

« Faire reculer l’obscurantisme ». Ça, c’est un comble : il ferait mieux d’ouvrir sa loge. L’origine de ses positions serait moins obscure !

Toutes les valeurs Françaises sont soldés il ne reste plus rien dans ce pays plus de vrais entreprises plus d agriculture plus de culture la France est laminé par vos comportements honteux que vont trouvé les jeunes rien que leurs yeux pour pleurer

Dommage sur la photo on ne voit pas les gambettes de Brigitte en mini jupe c’était pourtant le moment de lutter contre l’obscurantisme

Macron dénonce "l'obscurantisme" en inaugurant le Louvre Abu Dhabi
@ ludovic MARIN / AFP
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Le président a traité de « menteurs » ceux qui « veulent faire croire que l’islam se construit en détruisant les autres » religions.

Le président français Emmanuel Macron a dénoncé « l’obscurantisme » et traité de « menteurs » ceux qui « veulent faire croire que l’islam se construit en détruisant les autres » religions, en inaugurant mercredi le Louvre Abu Dhabi, premier musée universel dans le monde arabe. « Ceux qui veulent faire croire où que ce soit dans le monde que l’islam se construit en détruisant les autres monothéismes sont des menteurs et vous trahissent », a-t-il dit lors d’un discours devant des dignitaires, notamment du monde arabo-musulman, réunis au musée.

« Ici commence le combat d’une génération pour notre jeunesse. » Il a qualifié le musée de « chef d’oeuvre d’architecture », et en s’adressant à l’architecte Jean Nouvel, il a dit « vous avez construit un temple pour la beauté ». Le chef de l’Etat a affirmé que les Emirats arabes unis, qui accueillent le Louvre Abu Dhabi, « ce musée du désert et de la lumière », était « le point d’équilibre entre les continents européen, africain et asiatique ».

Évoquant les artistes ayant marqué l’Histoire, il a affirmé qu’ils étaient des « esprits rebelles » qui ont « méprisé la bêtise » et ont « cru dans la raison contre l’obscurantisme ». Il a alors évoqué « un combat de l’humain contre les discours de haine ». « Ici commence le combat d’une génération pour notre jeunesse », a-t-il ajouté. Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte, doit rencontrer jeudi les troupes françaises stationnées aux Emirats, avant de se rendre à Dubaï où il clôturera un forum économique et s’exprimer devant la communauté française.

http://www.europe1.fr/politique/macron-denonce-lobscurantisme-en-inaugurant-le-louvre-abu-dhabi-3487190

Fin de l’euphorie, l’effet Macron sur les ménages retombe

« Fin de l’euphorie » ?!? Mais ou ont ils vu de l’euphorie depuis l’élection de Macron ?!? (A part ds la rédac du Figaro, bien sur)

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Signal inquiétant pour le gouvernement ? Le moral des ménages français a continué de se dégrader en octobre pour le quatrième mois consécutif, retournant à son niveau de mai, mois de l’élection d’Emmanuel Macron. L’indicateur de confiance des ménages dans la situation économique, calculé sur la base de soldes d’opinion (différences entre proportion de réponses positives et négatives), a perdu en octobre un point pour s’établir à 100 points, a annoncé vendredi l’Insee dans un communiqué. Il revient ainsi à sa moyenne de longue période, un niveau au-dessus duquel il évoluait depuis mai dernier. « Il y a eu un petit effet de bulle, que l’on observe assez classiquement pendant les élections », commente Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), interrogé par l’AFP. « On voit maintenant un effet de retournement », explique-t-il.

À l’origine de ce recul : les ménages sont nettement moins optimistes sur leur situation financière future. Le solde d’opinion à ce sujet, déjà négatif, perd en effet trois points, autant qu’en septembre. De fait, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants diminue aussi de trois points. Par ailleurs, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future recule fortement, de 5 points, après en avoir perdu deux en septembre. En parallèle, « la part de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner chute en octobre », de huit points. Pour Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas, la dégradation du moral des ménages relevait, jusqu’au mois de septembre, d’une « correction technique de la forte hausse en mai et en juin, typiquement observée lors des scrutins présidentiels ». Mais la nouvelle baisse constatée en octobre soulève des interrogations.

– « Un sentiment de méfiance » des Français –

« Il est possible que cela constitue un signal d’alerte », dit-elle à l’AFP, soulignant que « l’actualité budgétaire très riche », avec la présentation du projet de loi de finances pour 2018, pouvait avoir joué en octobre. Suppression de l’impôt sur la fortune, mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique de 30% sur les revenus du capital, hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), baisse progressive de la taxe d’habitation… Toute une série de mesures fiscales ont été annoncées depuis fin septembre, provoquant des controverses et d’intenses débats, sur une politique présentée comme favorable aux plus riches par l’opposition. Or, « il n’est pas forcément facile de s’y retrouver dans toutes ces discussions », constate Mme Baudchon. Même si plusieurs de ces mesures aboutiront à des baisses d’impôt, elles sont ciblées sur certaines catégories, suscitant un sentiment mitigé du côté des ménages. Plus qu’un signe annonciateur d’un retournement économique, la baisse du moral des ménages, constante depuis juillet, est un avertissement politique à l’attention du gouvernement, qui témoigne d’un « sentiment de méfiance » des Français face à la politique économique et budgétaire, estime Mathieu Plane. D’autant plus que ce recul intervient, à la différence de 2012, dans une « période de reprise économique » qui se confirme, rappelle-t-il.

Une impression à nuancer, toutefois, au regard des craintes des ménages concernant le chômage : celles-ci se stabilisent en octobre, ce qui est un « bon signe » et « en ligne avec la dynamique favorable sur le marche du travail », observe auprès de l’AFP, Alexandre Vincent, économiste à l’institut Coe-Rexecode. Reste à savoir si cette dégradation se poursuivra dans les prochains mois ou si le sentiment de méfiance s’estompera, une fois le débat budgétaire passé.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/10/27/97002-20171027FILWWW00165-fin-de-l-euphorie-l-effet-macron-sur-les-menages-retombe.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1509289591

Emmanuel Macron et le déni du réel

Le déni de réalité et le politiquement correct « en marche ». Chez Macron ce n’est même plus du terrorisme, c’est une « tragique attaque ». Les mêmes mots creux, « unis et déterminés »,
que ses prédécesseurs. Unis pour quoi faire? Pour pleurer? Déterminés à quoi? À ne rien faire?
Macron, un cocktail maison: 1/2 verre de Sarkozy, 1/2 verre de Hollande, un peu de colorant napoléonien… et voilà!

Ça se passe maintenant sous nous yeux et rien ne semble pouvoir freiner Emmanuel Macron dans le but qu’il s’est fixé.C’est SA mission. Il en tire une fierté et il est de ceux qui ne craignent pas l’impopularité tant ils sont convaincus du bien fondé de leur idéologie. Souvent, on trouve cette disposition d’esprit chez les dictateurs mais ses partisans vous diront qu’Emmanuel Macron a été élu démocratiquement. La plupart des dictateurs l’ont d’ailleurs été aussi .

Inutile de revenir sur les conditions calamiteuses de son élection, car il faut être de bien mauvaise foi pour prétendre qu’il a vraiment enchanté les électeurs. Mais Emmanuel Macron est là pour cinq ans. Il va bien falloir faire avec. Les ordonnances sur le Code du travail ne sont qu’un avant goût de ce qui nous attend . Le pire reste à venir. La mobilisation liée à cette réforme n’est elle aussi qu’un préambule à des réactions plus fortes quand les gens subiront réellement les effets de la politique d’Emmanuel Macron d’ici un ou deux ans. Je peux me tromper mais les gens bougent rarement par anticipation de ce qui les attend.

Il faut dire que les médias continuent à nous servir sur un plateau les avis des experts qui pour justifier la politique du gouvernement citent à tout va les huit millions de gens sans emploi : comme si cette loi qui va favoriser la précarité et les licenciements, allait régler la question non pas du chômage en tant que courbes (car ce ne sont pas les chiffres du chômage qui sont à considérer ) mais celle de la pauvreté.

Ce que s’apprête à faire Emmanuel Macron donne le vertige. C’est un grand saut dans le vide. Il suffit de lire son interview dans le Point.

Comme justification des mesures il propose des chimères. La baisse des A.PL. devrait faire baisser le montant des loyers. D’ailleurs, il va jusqu’à demander aux propriétaires de baisser leurs loyers de 5 €. Ou bien, il se moque du monde, ou alors, c’est qu’il ne connaît rien en matière de logement. Dans les grandes villes où l’offre de logements locatifs (notamment sociaux) est insuffisante, les bailleurs loueront aux gens qui peuvent payer.

On doit aussi comprendre que mener la politique demandée par le Medef va créer de l’emploi et peu importe si ce sont des emplois précaires.

Réduire les dépenses de santé permet sans doute d’être mieux soigné. Après tout ,pourquoi ne pas rembourser moins les soins et demander aux médecins d’être moins payés? Baisser les remboursements et demander aux pharmaciens de baisser le prix des médicaments ?

Faudrait peut-être commencer par exiger des laboratoires qu’ils cessent la dérive de leurs tarifs sur les médicaments innovants.

De toute façon, tout va être privatisé. Dur dur d’être malade, vieux ou pauvre.

Ilva falloir attendre la catastrophe produite par ses mesures choc pour apporter un démenti cinglant à ces veux pieux. Mais avant d’en arriver à l’heure de vérité, c’est une souffrance sociale sans précédent pour des milliers de gens . Bien sûr, il y aura toujours quelques miraculés de la politique d’Emmanuel Macron, que nous présenteront les chaînes de TV complaisantes quelques jeunes des quartiers sachant mener leur barque et montant une start-up.

Mais pour combien de personnes expulsées fauté de pouvoir payer des loyers, des personnes décédant de maladies que l’on sait pourtant soigner, de chômeurs privés de droits pour n’avoir pas accepté un poste qu’ils n’étaient pas en mesure de prendre.
Macron ne s’intéresse pas aux losers, ces gens qui ne sont rien et s’ils ne son rien ,ils disparaissent des écrans radars des politiques

Un grand nombre d’emplois public vont disparaître. On apprend avec stupeur que les emplois aidés ne servent à rien. A force d’avoir mis l’accent sur l’aide apportée au chômeur qui en bénéficie lus que sur l’utilité sociale de ces emplois, Emmanuel Macron s’était imaginé qu’il s’agissait de bonnes œuvres, n’offrant pas de formation à la personne qui l’occupe.

Évidemment si l’on considère que travailler pour une association comme les restos du cœur, être rural, ça ne sert à rien, on peut supprimer ces emplois.

Mais que veut-il ? Que les animateurs péri-scolaires deviennent micro entrepreneurs payés à la vacation par une entreprise privée ?

Que l’on crée surtout des emplois dans la vente, le numérique ou la finance au détriment des besoins humains et du service public ?Aujourd’hui ce sont des parents bénévoles qui pallient le manque d’emploi aidé dans certaines cantines.

Emmanuel Macron veut gouverner la France comme une entreprise. Il a montré l’exemple en recrutant les députés de République en marche sur CV, des gens en grande partie sans la moindre expérience politique. Une entreprise qui recruterait des gens qui n’ont ni les compétences ni l’expérience exigée par la fonction irait droit dans le mur. Mais il est vrai que vu le rôle qui incombe désormais aux députés de REM, ça n’a plus grande importance.

Une entreprise a pour vocation de faire des bénéfices, faute de quoi elle ne peut perdurer.

Ce n’est pas le rôle de l’Etat. Riches ou pauvres, les électeurs sont des citoyens et bien entendu, ça fait partie du rôle de l’état de financer les besoin humains.

Le libéralisme sur le modèle anglo-saxon ne fait pas partie de l’histoire de notre pays.

Mais avons-nous encore le droit d’avoir des repères historiques et culturels pour les chantres de la mondialisation ?

Chaque jour les médias nous conditionnent pour nous préparer à l’avènement de catastrophes en série. Guerre nucléaire entre la Corée du Nord et les USA, réchauffement climatique. Certaines sont déjà amorcées comme les guerres et la misère qui provoquent des vagues migratoires que rien ne pourra arrêter. La peur fait accepter la fatalité. Nous sommes encouragés pour culpabiliser pour une dette qui est loin de laisser les banques sur la paille. A-t-on déjà vu des banques prêter de l’argent sans y trouver avantage?

Comme dans le syndrome de l’esclave consentant, beaucoup de gens s’identifient à une politique qui détruit le socle de valeurs sur lequel ils ont pu construire leur vie et en même temps ils se lamentent que les temps soient plus durs pour leurs enfants.

Emmanuel Macron fait peur parce qu’il n’est que le produit de l’idéologie qui l’a façonnée.

Sa révolution proposée consiste à sortir d’une culture politique jugée par lui obsolète. Il y a certes une crise du politique mais notre modèle s’est construit de génération en génération et toute table rase revient à une forme de totalitarisme.

Tous les présidents de la République précédents étaient issus du monde politique dont ils comprenaient et maîtrisaient tous les rouages. Si Nicolas Sarkozy n’a pas réformé à la façon d’un bulldozer comme on pouvait s’y attendre, c’est parce qu’il avait trente ans de politique derrière, lui. Il connaissait les forces en présence, ce qui n’est pas le cas d’Emmanuel Macron. Mais il se pourrait qu’il soit bientôt rattrapé par le réel.

https://marcha3200.wordpress.com/2017/09/05/emmanuel-macron-et-le-deni-du-reel/

Laissez tomber la Syrie, M. Macron, vous êtes « out »

Qui écoute encore la présidence française, au juste ?

Si Assad tuait son peuple, les réfugiés seraient les premiers à aller voter contre lui. Les sondages ont pû démontrer au contraire, que les réfugiés allaient massivement voter pour Assad..
Alors nos belles démocraties les ont empêché d’aller voter …

L’Allemagne et la France ont fermé les ambassades syriennes, pour que les réfugiés ne puissent pas aller voter…

par Bruno Guigue

Devant l’assemblée générale de l’ONU, vous avez traité M. Bachar Al-Assad de “criminel” et déclaré qu’il devrait rendre des comptes à la “justice internationale”. Infligeant un démenti à ceux qui s’obstinaient à voir un tournant dans votre politique, vous avez proféré cette accusation gravissime à l’encontre du chef d’Etat légitime d’un Etat-membre de l’ONU. Quelle juridiction, M. Macron, vous a-t-elle habilité à lancer des mandats d’arrêt à l’encontre de dirigeants étrangers qui, soit dit en passant, pourraient vous en apprendre un bout ? De quel droit un chef d’Etat européen, représentant l’ancienne puissance coloniale en Syrie (1920-1946), se permet-il de décerner des certificats de bonne ou de mauvaise conduite à ses homologues du Proche-Orient ?

Cette ingérence est d’autant plus consternante que vous persévérez, comme vos prédécesseurs, dans la complaisance à l’égard de ces pétromonarchies auxquelles vous vendez des armes qui leur servent à massacrer le courageux peuple yéménite. Vous dénoncez les crimes que vous imputez au président syrien, mais vous détournez les yeux devant ceux des coupeurs de têtes, ces chouchous fortunés de l’Occident. Les 10 000 morts du Yémen, les 500 000 enfants souffrant de malnutrition, l’effroyable épidémie de choléra provoqués par les bombardements saoudiens ne vous troublent pas, ne vous arrachent aucun remords, et vous voudriez qu’on prenne au sérieux votre indignation à propos de la Syrie ?

Que le drame syrien ait fait des milliers de victimes innocentes, que ce bain de sang n’ait que trop duré et qu’il faille trouver une solution politique une fois éliminé le conglomérat terroriste, tout le monde le sait. Pendant que vous parlez, les Russes, les Iraniens et les Turcs réunis à Astana y travaillent. Mais lorsque vous imputez des crimes à M. Assad, de quoi parlez-vous au juste ? Dès le printemps 2011, les manifestations contre le gouvernement ont été polluées par des insurgés ouvrant le feu sur la police. La “Mission des observateurs arabes en Syrie” s’est rendue sur place du 24 décembre 2011 au 18 janvier 2012 à la demande de la Ligue arabe. Malgré les pressions saoudiennes, son rapport dénonce les violences exercées par les deux camps. En Syrie, il n’y a ni bons ni méchants, M. Macron. Le mythe d’une “révolution pacifique” a fait long feu, et il serait temps de dire adieu à cette version romanesque.

Préméditée par les sponsors de l’opposition, cette guerre résulta d’une tentative de subversion de l’Etat syrien. Le régime baasiste avait ses défauts, mais la Syrie était un pays désendetté, productif, où coexistaient populations et confessions d’origines diverses. Les manifestations les plus imposantes, en 2011, furent en faveur du gouvernement et des réformes. Imputer la responsabilité de la guerre à un gouvernement confronté à une insurrection armée soutenue par l’étranger, c’est tordre le cou à la réalité. C’est retenir certains faits parce qu’ils servent la narration qu’on veut défendre. Cessez, M. Macron, de faire le tri parmi les faits comme vous le faites parmi les victimes ! Cruelle comme toutes les guerres, celle-ci a connu son lot d’exactions. Mais qui en porte la responsabilité, sinon ceux qui voulaient prendre Damas pour y instaurer la charia wahhabite avec l’aide des USA, de la France, de la Grande-Bretagne et des rois du pétrole ?

Même dans les bilans publiés par l’OSDH, organisme proche de l’opposition, 40% des victimes – dès l’été 2011 – appartenaient aux forces de sécurité, 35% aux groupes armés et 25% aux civils pris au piège d’un affrontement généralisé. Si une guerre pouvait épargner les civils, cela se saurait. La guerre que la France soutient au Yémen ne le fait guère, pas plus que les bombardements occidentaux sur Mossoul ou Raqqa. Mais accuser l’armée syrienne de commettre délibérément des crimes contre sa propre population est une insulte au bon sens. Cette armée est une armée de conscrits qui défend le territoire national contre des hordes de fanatiques. Pendant que vous pérorez à l’ONU, M. Macron, les “soldats de M. Assad” franchissent l’Euphrate pour régler son compte à Daech.

Bien sûr, en guise de carte maîtresse dans ce jeu d’illusionnistes, il vous reste encore le “false-flag” chimique pour faire tourner les rotatives de la manipulation. Exploitant ce roman-feuilleton made in CIA, vous avez même prétendu fixer une “ligne rouge” ! Qu’une expertise du prestigieux MIT ait démontré que l’attaque du 21 août 2013 ne pouvait venir que de la zone rebelle vous importe peu. Que les mêmes experts américains aient dénoncé la vacuité du dossier accusant Damas à propos de Khan Cheikhoun (avril 2017) ne vous ébranle pas davantage. Pas plus que vous n’avez lu la remarquable enquête publiée par le meilleur journaliste américain, Seymour Hersch, qui met en pièces la version d’une attaque chimique de l’armée syrienne.

Méfiez-vous, M. Macron, car cette farce chimique, véritable mantra de la propagande occidentale, finit par donner la nausée. Elle détrône au palmarès du mensonge d’Etat le précédent de Colin Powell brandissant sa fiole au Conseil de sécurité de l’ONU. Chaque jour qui passe, elle perd son pouvoir d’ensorcellement. Ceux qui y croient encore sont ceux qui veulent y croire, ou qui pensent que les gouvernements occidentaux ne mentent jamais. Mais la majorité du peuple syrien n’y croit pas, et c’est l’essentiel. Lorsqu’une zone est libérée par l’armée, les réfugiés s’y réinstallent, la vie reprend, l’espoir renaît. Faire des moulinets avec vos petits bras à la tribune de l’ONU n’y changera rien, et ce bavardage inutile se perd déjà dans le brouhaha médiatique. Votre “groupe de contact”, M. Macron, est un gadget mort-né dont on ne parlera plus sous huit jours.

Car qui écoute encore la présidence française, au juste ? Cette présidence – peu importe le titulaire – qui dès 2011 a diabolisé le gouvernement syrien, qui a porté aux nues les traîtres à leur pays déguisés en opposants, qui a cautionné la violence de l’opposition armée, qui a encouragé les départs de terroristes vers la Syrie, qui a fermé le Lycée français de Damas, qui a refusé la coopération sécuritaire avec les services syriens, qui a livré des armes aux groupes extrémistes, qui a refusé de combattre Daech quand Daech combattait Damas, qui a appelé au meurtre d’un chef d’Etat légitime, qui a infligé au peuple syrien un embargo sur les médicaments, cette présidence qui a bafoué le droit international et renoué avec le pire des néo-colonialismes, en effet, qui l’écoute encore ? En choisissant de s’immiscer dans les affaires des autres, la France s’est mise hors jeu. Laissez tomber, M. Macron, vous êtes “out”.

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/laissez-tomber-la-syrie-m-macron-196986

Emmanuel Macron n’aime pas les journalistes français qu’il trouve trop

La culture française n’existe pas, la Guyanne serait une île, les Français seraient des fainéants, sans compter ceux qui ne seraient rien, autant de manières d’apprécier le pays qu’Emmanuel Macron a été appelé à présider.Certes élu a minima, mais élu tout de même, qui représente-t-il tandis qu’il nie la culture de ses citoyens, ignore la géographie et méprise les plus désemparés et démunis?A Genève, sur la façade d’un grand magasin construit dans les années 1960 à l’emplacement de l’une des maisons où a vécu Jean-Jacques Rousseau, figure en sa mémoire cette citation:Mon père, en m’embrassant, fut saisi d’un tressaillement que je crois sentir et partager encore: Jean-Jacques, me disait-il, aime ton pays.On ignore quel amour de son pays a porté Emmanuel Macron à en briguer la fonction suprême tandis qu’il n’en est pas à sa première déclaration pour en déconsidérer le peuple qui, bon an mal an, l’a porté au pouvoir.

Emmanuel Macron n'aime pas les journalistes français qu'il trouve trop

Emmanuel Macron n’aime pas les journalistes français qu’il trouve trop « narcissiques ».

REUTERS

Lors d’une conférence de presse à l’ONU, le président a dit tout le mal qu’il pensait des journalistes de son pays. Ce n’est pas la première fois.

Emmanuel Macron a beau bénéficier des lumières de Mimi Marchand – reine de la presse people – pour gérer sa communication, il ne porte pas dans son coeur les journalistes français.

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Après avoir accordé mardi sa première interview internationale à CNN avec la célèbre journaliste américaine Christiane Amanpour, le président s’est exprimé lors d’une conférence de presse organisée à l’ONU.

L’occasion pour lui de répondre aux questions des journalistes du monde entier. Parmi eux, Alison Tassin, journaliste de la chaîne française LCI, qui a interrogé Emmanuel Macron sur les raisons l’ayant convaincu d’accorder cet entretien à un média américain plutôt que français. « Je vous remercie pour cette question de fond, a-t-il ironisé. Parce que, peut-être, les médias français s’intéressent trop à la communication et pas assez au contenu. Je m’exprimerai devant les médias français. Mais quand je vois le temps passé depuis quatre mois à ne commenter que mes silences ou mes dires, je me dis que ça devient un système totalement narcissique. »

Les journalistes « ne l’intéressent pas »

Narcissique, le mot est dur. Mais c’est loin d’être la première fois qu’Emmanuel Macron se montre aussi véhément envers les journalistes de son pays depuis qu’il a été élu à l’Elysée. Au début du mois de septembre, par exemple, ce sont des journalistes de France 2, qui le suivent dans une école de Forbach pour la rentrée scolaire, qui l’agacent en lui parlant de son mode de communication, très verrouillé.

Agacé , Emmanuel Macron reproche à des journalistes de France 2 de

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« Les journalistes ne m’intéressent pas, ce sont les Français qui m’intéressent, c’est ça qu’il faut comprendre, rétorque Emmanuel Macron. Quand les journalistes passent leur temps à s’interroger sur la communication, ils ne parlent pas des Français, ils parlent d’eux! C’est ce que vous êtes en train de faire. » Les accusations de narcissisme ne sont, là encore, pas si loin. « Les journalistes ont un problème. Ils s’intéressent trop à eux-mêmes et pas assez au pays. Parlez-moi des Français! Ça fait cinq minutes que vous me parlez et vous ne me parlez que des problèmes de communication et de problèmes de journalistes, vous ne me parlez pas de la France. »

« Non, je ne veux pas ‘jouer’ avec eux »

L’écrivain Philippe Besson, qui a suivi Emmanuel Macron lors de sa campagne, retranscrit des propos similaires dans son livre Un personnage de roman. Le président y affirme de nouveau que les journalistes « ne l’intéressent pas. » « Ils s’intéressent trop à eux-mêmes et pas assez au pays », affirme-t-il. « Ils disent à mon sujet: ‘Il ne veut pas jouer avec nous.’ Eh bien non, je ne veux pas jouer avec eux. Franchement, il y en a qui sont à la déontologie ce que Mère Teresa était aux stups. Ils me donnent des leçons de morale alors qu’ils sont dans le copinage et le coquinage depuis des années. »

Mais si les journalistes sont sa cible privilégiée, qu’ils se rassurent: le président n’aime pas tellement non plus les intellectuels et les éditorialistes qui arpentent les plateaux télé. Finkielkraut et Onfray? « Des esprits tristes englués dans l’invective permanente », juge le président.

L’interview du 14 juillet annulée

Dès son élection, Emmanuel Macron a donné le ton. Il a indiqué vouloir être suivi par des journalistes « rubriqués » lors de ses déplacements [s’il se rend dans une école, le président français aimerait bien être accompagné de journalistes spécialisés en éducation, par exemple], provoquant la fureur des rédactions. Plusieurs sociétés des journalistes de médias nationaux [dont L’Express] ont interpellé le président dans un communiqué: « Ce n’est pas au président de la République, ou à ses services, de décider du fonctionnement interne des rédactions, du choix de leurs traitements et de leurs regards, ont-elles répondu. Ce choix relève des directions des rédactions et des journalistes qui la composent, qu’ils soient permanents ou pigistes, JRI ou reporters, photographes ou dessinateurs. »

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Si l’Elysée a tenté de rassurer les journalistes français, assurant ne pas vouloir choisir qui pourrait, ou non, suivre Emmanuel Macron dans ses voyages, le président français a peu après passé outre une tradition en annulant la fameuse interview du 14 juillet, évoquant sa « pensée trop complexe » pour les questions des journalistes.

Une façon de couper les ponts avec la presse? « Il remplace une interview de journalistes avec de vraies questions et une possibilité de contradiction avec une déclaration aux Français [avec son discours devant le Congrès de Versailles], expliquait à l’époque à L’Express Philippe Moreau-Chevrolet, expert en communication politique. Il s’éloigne de la presse, comme pour se construire en opposition à François Hollande, qui parlait beaucoup, voire trop, aux journalistes. Pour lui, les médias ne sont pas des interlocuteurs du président. Ceux qui parlent aux journalistes, ce sont ses ministres. »

Cette relation particulière avec la presse ne l’empêche pas de s’ériger en défenseur de la profession. Dans son discours à l’ONU mardi, Emmanuel Macron a assuré que « rien ne saurait justifier la réduction de la liberté de la presse. » Il a même réclamé la nomination d’un représentant des Nations unies pour défendre la liberté d’informer.

« Les journalistes ne sont pas des amis »

Emmanuel Macron a toujours prévenu: hors de question qu’il se montre aussi bavard que son prédécesseur. À une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, il explique à L’Obs: « Je ne laisserai pas les journalistes entrer dans les cuisines. Les journalistes ne sont pas des amis. Je les respecte. Mais si je deviens trop proche d’eux, ils finiront par s’en vouloir car ils ont une conscience. Et bientôt ils m’en voudront de s’en vouloir. »

Même volonté de verrouillage annoncée dans L’Émission Politique, sur France 2, en avril dernier. « Un président préside et j’aurai cette distance avec la vie médiatique, insiste Emmanuel Macron. Je considère que le problème des derniers quinquennats a été une trop grande proximité avec les journalistes. Je pense qu’en particulier, quand on préside, on n’est pas le copain des journalistes. »

Le président français entretiendrait cependant des liens avec quelques-uns. Selon Le Parisien, il échange régulièrement des SMS avec des journalistes économiques français. « Il ne leur donne pas de détails, contrairement à Hollande. Mais il les ambiance pour les influencer et maintenir un lien avec eux, au cas où… », indique un ami d’Emmanuel Macron au quotidien.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/pourquoi-macron-meprise-les-journalistes-francais_1945170.html

Et Sarah, Monsieur le Président l’entendra-t-il aussi?

La séparation des pouvoirs, grosse tarte à la crème de nos démocraties d’opérette, n’est qu’une aimable plaisanterie pour enfants de chœur naïfs. A part ça, dans le monde de Macron, l’humain n’est qu’une marchandise et se vend au même titre, idem pour les enfants! Un moment donné de son discours que je n’ai pas regardé (juste un résumé au journal), la caméra fait une panoramique sur la cour des cire-pompes de sa majesté et qu’y voit-on? Cohn-Bendit, le pédophile assumé par son livre…la boucle est bouclée…

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Tandis que le Président français s’exaltait à la Sorbonne, la Justice de son pays a estimé qu’une enfant de onze ans, abordée par un homme de vingt-huit ans qui va lui apprendre à embrasser ou plus n’a pas été victime de viol.

Alors, oui, se projeter vers un avenir européen, c’est bien mais se rappeler qu’il se joue à tous les niveaux de la société civile serait aussi bien

On songe au poète et à sa vision de la femme comme avenir de l’homme. Il n’avait sans doute pas prévu qu’elle devrait inclure, un jour, la tolérance à son harcèlement et à l’abus de son innocence.

Cependant voilà, le Président a d’autres soucis, il veut aussi aider les victimes de guerres dont les responsables sont pointés du doigt pour être, un jour, jugés.

Emmanuel Macron l’a dit dans son discours à l’ONU, il a entendu, par exemple, Bana, citoyenne d’Alep et d’autres auxquels il a su prêter l’oreille.

A quelle fin plus utile que celle de se soucier de tant de celles que compte son propre pays?

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2017/09/27/et-sarah-monsieur-le-president-l-entendra-t-il-aussi.html