Debriefing de l’état-major général russe sur les frappes occidentales en Syrie

Debriefing de l’état-major général russe sur les frappes occidentales en Syrie

Le chef de la principale direction opérationnelle de l’état-major général russe, le général Sergei Rudskoy, a réalisé ce briefing le 14 avril pour les médias.


https://player.vimeo.com/video/264772611

 

Transcription :

Bonjour.

Les États-Unis et leurs alliés ont mené une attaque de missiles par leurs transporteurs aériens et navals ciblant des installations militaires et civiles de la République Arabe Syrienne le 14 avril dans la période de 3h42 à 5h10 (heure de Moscou).

Les systèmes de défense aérienne russes présents sur la base aérienne de Khmeimim et de Tartous ont localisé et contrôlé en direct tous les lancements navals et aériens effectués par les États-Unis et le Royaume-Uni.

Les avions français annoncés n’ont pas été enregistrés par les systèmes de défense aérienne russes.

Il a été signalé que des avions B-1B, F-15 et F-16 de l’aviation américaine ainsi que des avionsTornado de la Royal Air Force britannique au-dessus de la mer Méditerranée, ainsi que le destroyer USS Laboon et le porte-avions USS Monterey, localisés dans la mer Rouge, ont été utilisés durant l’opération.

Les bombardiers stratégiques B-1B ont approché des installations sur le territoire syrien près d’Al-Tanf, illégalement occupée par les Etats-Unis, pour effectuer leurs frappes.

Un certain nombre d’aérodromes militaires et d’installations industrielles et de recherche syriens ont subi la frappe de missiles.

Selon nos informations, il n’y a pas de victimes civiles ni de pertes parmi l’Armée Arabe Syrienne. Des informations plus détaillées seront rendues publiques par la suite.

Comme l’indiquent les données disponibles, 103 missiles de croisière ont été lancés, y compris des missiles navals Tomahawk ainsi que des bombes aériennes guidées GBU-38 tirées du B-1B. Les avions F-15 et F-16 ont lancé des missiles air-sol.

Les avions Tornado de la RAF britannique ont lancé huit missiles Scalp-EG.

Les systèmes de défense antiaérienne syriens, qui sont principalement des systèmes de défense antiaérienne fabriqués par l’URSS, ont contré avec succès les frappes aériennes et navales.

Au total, 71 missiles de croisière ont été interceptés. Les systèmes de défense antiaérienne syriens  S-125, S-200, Buk, Kvadrat et Osa ont été impliqués pour contrer l’attaque.

Cela prouve la haute efficacité de l’armement syrien et les compétences professionnelles des militaires syriens formés par les spécialistes russes.

Au cours des dix-huit derniers mois, la Russie a complètement restauré les systèmes de défense antiaérienne syriens, et leur développement se poursuit.

Il convient de souligner qu’il y a plusieurs années, étant donné la requête pressante de nos partenaires occidentaux, la Russie a choisi de ne pas fournir de systèmes de défense anti-aérienne S-300 à la Syrie. Compte tenu de cet incident, la Russie estime qu’il est possible de reconsidérer cette question non seulement en ce qui concerne la Syrie, mais également pour d’autres pays.

La frappe a également visé des bases aériennes syriennes. La Russie a enregistré les données suivantes.

Quatre missiles ont visé l’aéroport international de Damas, et douze missiles ont visé l’aérodrome d’Al-Dumayr : tous ces missiles ont été interceptés.

Dix-huit missiles ont visé l’aérodrome de Blai, et tous ont été interceptés.

Douze missiles ont visé la base aérienne de Shayrat, et tous ont été interceptés. Les bases aériennes n’ont pas été affectées par les frappes.

Cinq missiles sur neuf ciblant l’aérodrome inoccupé de Mazzeh ont été interceptés.

Treize missiles sur seize ciblant l’aérodrome de Homs ont été interceptés. Il n’y a pas de destructions sérieuses.

Au total, trente missiles ont ciblé des installations près de Barzah et de Jaramana. Sept d’entre eux ont été interceptés. Ces installations prétendument liées au « programme chimique militaire de Damas » ont été partiellement détruites. Cependant, elles n’ont pas été utilisées depuis longtemps, et il n’y avait donc ni personnels ni équipements sur les lieux.

Les systèmes de défense antiaérienne russes ont été alertés. Les avions de combat sont maintenant en patrouille aérienne de combat.

Aucun missile de croisière n’a pénétré dans la zone de responsabilité de défense antiaérienne russe. Les systèmes de défense antiaérienne russes n’ont pas été utilisés.

La Russie considère que les frappes constituent une réponse au succès des forces armées syriennes dans la lutte contre le terrorisme international et à la libération de leur territoire, plutôt que comme une réponse à la prétendue attaque chimique.

En outre, l’attaque a eu lieu le jour où la mission spéciale de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) devait commencer à enquêter sur un incident survenu dans la ville de Douma où une attaque chimique aurait eu lieu.

Il convient de souligner qu’il n’y a pas d’installations de production d’armes chimiques en Syrie, ce que l’OIAC a documenté.

L’agression américaine prouve que les Etats-Unis n’ont aucun intérêt à l’objectivité de l’enquête en cours et cherchent à détruire le règlement pacifique de la situation  en Syrie et à déstabiliser l’environnement au Moyen-Orient, et tout cela n’a rien à voir avec les objectifs déclarés de lutte contre le terrorisme international.

Actuellement, la situation à Damas et dans les autres lieux habités est jugée stable. Vous pouvez le voir en temps réel sur les écrans [derrière moi]. L’environnement est surveillé.

Je vous remercie de votre attention.


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Dernières nouvelles à propos de la possible attaque occidentale

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Événements survenus le 11 avril 2018

• L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a exigé d’avoir un accès immédiat aux victimes de l’attaque chimique supposée de la Ghouta. Selon les Casques blancs, plus de 500 civils en auraient été victimes.

• L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a informé les compagnies exerçant en Europe de possibles tirs de missiles de croisières vers la Syrie dans les 72 heures. La plupart des compagnies modifient leurs plans de vols vers Israël, le Liban et Chypre.

• Le président Donald Trump a tweeté : « La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et ’intelligents !’ Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela ».

• Alors que l’Organisation internationale sur les armes chimiques (OIAC) a annoncé envoyer sous peu des inspecteurs dans la Ghouta orientale, la porte-parole du gouvernement russe, Maria Zakharova, a ironisé sur la possible destruction de toute preuve de cette manipulation occidentale qu’offre le tir de missiles sur la Syrie.

• Le Premier ministre turc, Binali Yıldırım, a mis en cause l’attitude des États-Unis et de la Russie se menaçant mutuellement à propos d’une possible intervention en Syrie.

• L’Armée arabe syrienne évacue les principaux aéroports et les bases aériennes militaires du pays.

• L’armée russe annonce que la situation est stabilisée dans la Douma. Les derniers jihadistes sont en train de se déplacer vers Idleb conformément aux accords conclus. Une unité de police militaire russe sera déployée dans la zone dès demain afin d’assurer la sécurité des civils.

• À l’issue de la conférence de presse de l’armée russe, le général Viktor Poznikhir a accusé les Casques blancs d’avoir mis en scène la fausse attaque chimique de la Ghouta.

• Dans un discours retransmis à la télévision, le président Vladimir Poutine a déclaré : « La situation dans le monde devient de plus en plus chaotique. Néanmoins, nous espérons que le bon sens finira par l’emporter et que les relations internationales prendront une direction constructive, que le système mondial deviendra plus stable et prévisible ».

• Le Premier ministre britannique, Theresa May, assure que « tout indique la responsabilité du régime syrien » dans l’attaque chimique présumée de la Ghouta.

• Le secrétaire US à la Défense, le général James Mattis, assure que le Pentagone est prêt. Cependant, il est encore en train d’évaluer l’attaque chimique supposée de la Ghouta.

http://www.voltairenet.org/article200638.html

Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète

« Et à ceux qui, au cours des 15 dernières années, ont essayé d’accélérer une course aux armements et cherché un avantage unilatéral contre la Russie, ont introduit des restrictions et des sanctions illégales du point de vue du droit international visant à restreindre le développement de notre nation, y compris dans le domaine militaire, je dirai ceci : tout ce que vous avez essayé d’empêcher par une telle politique est déjà advenu. Personne n’a réussi à brider la Russie. (…) Toute utilisation d’armes nucléaires contre la Russie ou ses alliés, arme de courte, moyenne ou de portée quelconque, sera considérée comme une attaque nucléaire contre notre pays. Les représailles seront immédiates, avec toutes les conséquences qui en découlent. »

Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète

Mars 2018 restera dans l’Histoire comme un mois véritablement historique.

Le 1er mars, Vladimir Poutine prononce son discours historique à l’Assemblée fédérale russe.

Le 4 mars, Sergueï Skripal, un ancien espion britannique, est prétendûment empoisonné en Grande-Bretagne.

Le 8 mars, des membres du gouvernement britanniques accusent la Russie d’avoir utilisé du gaz innervant pour tenter d’assassiner Sergueï Skripal.

Le 12 mars, Theresa May accuse officiellement la Russie de l’empoisonnement et donne à la Russie un ultimatum de 24 heures pour se justifier ; les Russes ignorent cet ultimatum. Le même jour, le représentant des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU menace d’attaquer la Syrie même sans autorisation de ce même Conseil de sécurité.

Le 13 mars, le chef de l’état-major général russe Valery Gerasimov a averti qu’« au cas où la vie de nos soldats serait menacée, les forces armées russes prendront des mesures de représailles sur les missiles et sur les navires qui les lanceront ». Le même jour, le chef de l’état-major des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une conversation téléphonique avec le général du corps des Marines Joseph Dunford, président des chefs d’état-major inter-armées américain.

Le 15 mars, la Grande-Bretagne bloque le projet de déclaration du Conseil de sécurité proposé par la Russie sur le cas de l’empoisonnement de Skripal, demandant une « enquête urgente et civilisée » à ce sujet. Les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne publient une déclaration soutenant le Royaume-Uni et accusant la Russie. Le ministre britannique de la Défense dit à la Russie de « se taire et de s’en aller ».

Le 16 mars, le général de division Igor Konachenkov traite le ministre de la Défense Britannique de « mégère grossière » et d’« impuissant intellectuel ».

Le 17 mars, les généraux russes avertissent que les États-Unis préparent une attaque chimique sous faux drapeau en Syrie.

Le 18 mars, Poutine gagne l’élection présidentielle haut la main. Le même jour, le général Votel, commandant du CENTCOM, déclare dans un témoignage devant la Commission des services armés que les différends avec la Russie devraient être réglés « par des voies politiques et diplomatiques ». Lorsqu’on lui a demandé s’il serait exact de dire qu’« avec l’aide de la Russie et de l’Iran, Assad a gagné la guerre civile en Syrie » le général Votel a répondu : « Je ne pense pas que c’est trop – que c’est une déclaration trop forte. Je pense qu’ils lui ont donné les moyens de – d’être ascendant à ce stade. »

Le 19 mars, le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne publie une déclaration soutenant totalement le Royaume-Uni.

Le 21 mars, le ministère russe des Affaires étrangères convoque tous les ambassadeurs à une réunion sur le cas Skripal. Le langage utilisé par le représentant russe à cette réunion est peut-être le plus brutal utilisé par un responsable russe (ou même soviétique) à l’égard de l’Occident depuis la Seconde Guerre mondiale. Les représentants français, suédois et américain à la réunion se sont tous levés pour déclarer leur « solidarité » avec le Royaume-Uni.

Le 22 mars, le chef de l’état-major général des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une nouvelle conversation téléphonique avec le général de Marine Joseph Dunford, président des chefs d’état-major interarmées américains. Le même jour, le général Gerasimov a également eu une conversation téléphonique avec le commandant du Commandement américain en Europe et commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, le général Curtis Scaparrotti.

Donc qu’est-ce qui se passe vraiment ici ? Assurément, personne ne croit sérieusement que les British pensent vraiment que les Russes avaient un mobile pour essayer de tuer Skripal ou, d’ailleurs, s’ils en avaient un, qu’ils le feraient d’une manière aussi stupide. Et qu’en est-il de la Syrie, de toute façon ? Les États-Unis sont-ils en train d’exécuter leur faux drapeau et de bombarder ?

Je pense qu’à ce stade, nous ne devrions pas nous perdre dans les détails. Il y a une forêt derrière ces arbres. Ce qui importe le plus maintenant, c’est que les factions les plus puissantes des élites dirigeantes de l’Empire anglo-sioniste font un effort concerté pour créer une coalition antirusse unifiée. À cet égard, il est assez révélateur que les États-Unis, la France et l’Allemagne aient publié une déclaration le 15 mars sans même se donner la peine de consulter leurs soi-disant « alliés » de l’OTAN ou de l’Union européenne. On peut immédiatement dire « qui est le patron »dans ces situations de crises lorsque le reste des « euro-cancres » ne compte tout simplement pas (pauvres Européens de l’Est, avec leurs illusions d’être appréciés ou même respectés par l’Occident !). En plus, il est assez clair que dans ce cas, la composante « anglo » de l’Empire anglosioniste est beaucoup plus impliquée que la composante sioniste, du moins dans la mesure où le devant de la scène est concerné (en coulisses, les néocons sont en ébullition à cause de Trump qui appelle Poutine pour le féliciter et proposer des négociations). Je pense qu’un certain nombre de développements cruciaux ont contraint les États-Unis et la Grande-Bretagne à tordre le bras des autres pays occidentaux pour qu’ils fassent « un cercle de chariots » autour de l’Empire :

  1. Les États-Unis ont échoué de manière humiliante dans leurs tentatives de faire peur à la RPDC et de la contraindre à se soumettre ;
  2. Les Anglosionistes ont perdu la guerre civile en Syrie ;
  3. La Grande-Bretagne et les autres de l’OTAN deviennent militairement sans importance ;
  4. L’Ukraine s’est effondrée et brûle, et une attaque ukronazie sur le Donbass est plus que probable ;
  5. Les forces politiques en Europe qui s’opposaient aux politiques antirusses sont en train de monter en puissance ;
  6. Les Russes gagnent de nombreux pays de l’UE à leur cause par des moyens économiques, y compris le North Stream, alors que les sanctions font beaucoup plus de mal à l’UE qu’à la Russie ;
  7. La campagne anti-Poutine a misérablement échoué et la Russie est totalement unie dans sa position contre l’Empire.

Ce que tout cela signifie est très simple : l’Empire a besoin de se coucher ou de doubler la mise et se coucher n’est pas quelque chose que les élites impériales sont prêtes à envisager. Elles utilisent par conséquent les outils qu’elles pensent les plus efficaces :

  1. Les attaques sous faux drapeaux : c’est vraiment une tradition ancestrale utilisée par à peu près toutes les puissances occidentales. Comme le grand public a le cerveau lavé et ne peut la plupart du temps commencer même à imaginer que « les démocraties qui aiment la liberté » pourraient utiliser des méthodes habituellement attribuées à des régimes dictatoriaux maléfiques et sanguinaires, les attaques sous faux drapeaux sont un moyen idéal pour amener l’opinion publique dans l’état d’esprit adéquat pour approuver les politiques agressives, hostiles et même violentes contre une menace apparente ou un obstacle à l’hégémonie.
  2. Le soft power : avez-vous remarqué comment les Oscars ou le festival de Cannes choisissent toujours exactement le genre d’« artistes » que l’Empire arrive à promouvoir politiquement ? Eh bien, ce n’est pas vrai seulement pour les Oscars ou le festival de Cannes mais pour presque toute la vie culturelle, sociale et politique en Occident. C’est particulièrement vrai des prétendues organisations de défense des « droits de l’homme » et de la « paix » qui sont tout simplement des pit-bulls qui peuvent être malsains pour tout pays en besoin de subversion et/ou d’intervention. La Russie n’a jamais développé ce genre de boîte à outils politique.
  3. L’escalade verbale : cette tactique est extrêmement grossière mais très efficace. On commence par proclamer avec véhémence quelque mensonge. Le fait qu’il ait été proclamé de manière si véhémente et hyperbolique atteint deux résultats immédiats : il envoie à vos amis et alliés un message clair « Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous » ce qui ne laisse aucun espace à la nuance ou à l’analyse, et il ne permet pas aux politiciens, assez mous par ailleurs, de revenir en arrière, renforçant ainsi leur « résolution ».
  4. Le troupeau : la sécurité est dans le nombre. Donc lorsqu’on affronte un ennemi potentiellement dangereux, comme la Russie, tous les petits gars se rassemblent pour paraître plus grands ou, au moins, plus difficiles à distinguer. Quand tout le monde est responsable, personne ne l’est. Donc le troupeau est également opportun. Finalement, il a changé la dynamique inter-relationnelle passant d’une dynamique d’amis ou alliés à une autre typiquement présente chez les complices d’un crime.
  5. Les menaces directes : l’Empire s’en est sorti en proférant des menaces directes à gauche et à droite depuis des décennies, et c’est une habitude difficile à briser. Des gens comme Nikki Haley ou Hillary Clinton croient probablement sincèrement que les États-Unis sont quasi omnipotents ou, à l’inverse, qu’ils pourraient être terrifiés par le soupçon rampant que ce n’est peut-être pas le cas. Les menaces sont aussi un substitut facile, quoique inefficace, à la diplomatie et aux négociations, en particulier quand votre position est objectivement fausse et que l’autre camp est simplement beaucoup plus intelligent que vous.

Le grand problème est qu’aucune de ces méthodes ne fonctionne contre la Russie ou, permettez-moi de corriger, ne fonctionne plus (elles semblaient assurément le faire dans le passé). L’opinion publique russe est tout à fait consciente de ces méthodes (grâce à une presse russe NON contrôlée par les Anglosionistes) et Margarita Simonian a superbement résumé les sentiments que tout cela suscite dans la population russe :

« Toute votre injustice et votre cruauté, votre hypocrisie inquisitoriale et vos mensonges nous ont contraints de cesser de vous respecter. Vous et vos prétendues « valeurs ». Nous ne voulons pas vivre comme vous. Pendant cinquante ans, secrètement et ouvertement, nous avons voulu vivre comme vous, mais plus maintenant. Nous n’avons plus de respect pour vous, et pour ceux d’entre nous que vous soutenez, et pour tous les gens qui vous soutiennent (…). Pour cela, vous ne devez vous en prendre qu’à vous-même. (…) Notre peuple est capable de pardonner beaucoup. Mais nous ne pardonnons pas l’arrogance et aucune nation normale ne le ferait. Le seul Empire qui vous reste serait sage d’apprendre l’histoire de ses alliés, tous sont d’anciens empires. Apprendre comment ils ont perdu leurs empires. Uniquement à cause de leur arrogance. Le fardeau de l’homme blanc, mon cul ! ». (cette dernière phrase était écrite en anglais dans le texte original).

La dure vérité est que loin de vouloir envahir, apaiser ou plaire à l’Occident, la Russie n’en a absolument aucun besoin, ni même intérêt. Aucun. Pendant des siècles, les élites russes se sont focalisées sur l’Occident à un degré ou à un autre et aucune d’elles ne pouvait imaginer une Russie sans Occident. C’est toujours vrai aujourd’hui, les « élites » russes veulent encore vivre comme des (très riches) Britanniques ou Allemands et elles détestent toujours le peuple russe ordinaire et Vladimir Poutine. Mais ces élites russes ont aujourd’hui été écrasées par l’ampleur de la victoire de Poutine aux élections présidentielles. Normalement, cela devrait entraîner un exil encore plus important des « hommes d’affaires » russes en Grande-Bretagne, en France ou en Israël, mais le problème est que les Britanniques font du bruit pour les punir – eh bien, du fait qu’ils sont Russes (même des « Russes » russophobes, pro-occidentaux). Résultat, ces pauvres libéraux pro-occidentaux ne peuvent que geindre sur les réseaux sociaux et dans les rares médias pro-occidentaux qui restent en Russie (non, pas à cause de la répression, mais à cause de leur insignifiance politique, puisqu’ils sont soutenus, quand ils le sont, par quelque chose entre 2% et 5% de la population).

Mais si on met de côté pour un moment les « élites » riches, la Russie en tant que pays et que nation n’a tout simplement que faire de l’Occident et de ce qu’il représente. Ceux qui fantasment sur le fait que la Russie serait intéressée à l’« Europe » à l’« identité blanche » ou au « christianisme occidental » se leurrent eux-mêmes. Ils espèrent que la renaissance culturelle et spirituelle actuelle en Russie se répercutera sur eux et leur permettra de s’extraire du caniveau dans lequel ils sont présentement prostrés. Ils ne le feront pas. Lisez seulement ce que Simonian a dit sur les « valeurs » occidentales dans la citation ci-dessus. Pour la plupart des Russes, l’« Europe » empeste Napoléon, l’« identité blanche » pue Hitler et le « christianisme occidental » a des relents d’Ukraine et de « croisades orientales ». Non, la Russie n’a aucun intérêt à se venger de tout cela, elle n’a simplement ni respect ni intérêt pour ce que ces concepts représentent. (La Pologne est peut-être le dernier pays où toutes ces choses sont prises au sérieux et dont on se souvient avec affection). Pourtant, les Russes sont toujours désireux de négocier afin d’instaurer une coexistence viable entre les les civilisations occidentale et russe. Poutine l’a clairement exprimé dans son discours.

« Il n’y a pas besoin de créer plus de menaces pour le monde. Au lieu de cela, asseyons-nous à la table des négociations et imaginons ensemble un système nouveau et pertinent de sécurité internationale et de développement durable pour la civilisation humaine. Nous disons cela depuis le début. Toutes ces propositions sont toujours valables. La Russie est prête pour cela. »

Mais si les Anglosionistes sont fermement décidés à dominer le monde au moyen de la guerre, alors la Russie est prête pour ça aussi. Pas à une guerre d’agression, bien sûr, même pas contre les mini-États baltes, Poutine l’a clairement exprimé lorsqu’il a dit : « Nous ne menaçons personne, nous n’attaquerons personne et nous ne saisirons rien à qui que ce soit sous la menace des armes. Nous n’avons besoin de rien. C’est exactement le contraire. » (C’est moi qui souligne.) Mais si elle est attaquée, la Russie est aujourd’hui prête à se défendre :

« Et à ceux qui, au cours des 15 dernières années, ont essayé d’accélérer une course aux armements et cherché un avantage unilatéral contre la Russie, ont introduit des restrictions et des sanctions illégales du point de vue du droit international visant à restreindre le développement de notre nation, y compris dans le domaine militaire, je dirai ceci : tout ce que vous avez essayé d’empêcher par une telle politique est déjà advenu. Personne n’a réussi à brider la Russie. (…) Toute utilisation d’armes nucléaires contre la Russie ou ses alliés, arme de courte, moyenne ou de portée quelconque, sera considérée comme une attaque nucléaire contre notre pays. Les représailles seront immédiates, avec toutes les conséquences qui en découlent. »

Pourquoi la question nucléaire est-elle si centrale ? Parce que les Russes sont pleinement conscients du fait que les Anglosionistes ne peuvent pas gagner une guerre conventionnelle avec la Russie. Il est donc crucial pour les Russes de convaincre les Anglosionistes qu’ils ne sont ni militairement supérieurs ni invulnérables (voir icipour une analyse complète de ces deux mythes). Mais une fois une sorte de modus vivendi établi avec l’Occident, la Russie concentrera ses efforts dans des directions différentes : les réformes et le développement intérieurs, le travail avec la Chine sur la création d’une zone eurasienne unique de sécurité, la paix et la prospérité, la restauration de la paix au Moyen-Orient, le développement de l’Extrême-Orient et du Nord russes – pour n’en nommer que quelques-uns. La Russie a beaucoup de travail à accomplir, qui doit être fait, mais aucun n’implique l’Occident à quelque titre que ce soit.

Et ça, bien sûr, c’est ce qui est totalement inacceptable pour l’Occident.

D’où les développements historiques de ce mois qui ont placé la Russie et l’Occident sur une trajectoire de collision directe. Comme je l’ai dit plus haut, l’Empire peut maintenant soit se soumettre soit doubler la mise. S’il décide de se soumettre, la guerre sera évitée et des négociations sérieuses finiront par commencer. S’il double la mise, quelque chose que les néocons font toujours, cela signifie la guerre avec la Russie. C’est un choix pénible et très difficile (non, pas pour des gens normaux, mais pour les psychopathes qui gouvernent l’Occident). Et il n’y a pas grand chose que la Russie puisse ou doive faire à ce stade. Comme c’est le cas chaque fois qu’une crise grave se produit, les élites apparemment unies qui gouvernent l’Occident vont se diviser en diverses factions, et chacune poursuivra et promouvra ses propres intérêts étroits. Il y aura une lutte intense, principalement en coulisse, entre ceux qui voudront doubler la mise ou même déclencher une guerre contre la Russie et ceux qui seront horrifiés à cette idée (pas nécessairement pour des raisons morales profondes, uniquement par intérêt personnel de base et un sain instinct de conservation).

Quant à savoir qui l’emportera, votre supposition vaut la mienne. Mais le fait qu’aujourd’hui Trump ait remplacé McMaster par un psychopathe belliciste comme John Bolton est un signe clair que les néocons sont à la manœuvre aux États-Unis et que l’Axe de la Gentillesse est sur le point de faire plein de «gentillesses ».

The Saker

Article original en anglais :

A Truly Historical Month for the Future of Our Planet

 

http://resistancisrael.com/un-mois-vraiment-historique-pour-lavenir-de-notre-planete/

La Corée du Nord ne veut pas dialoguer avec les États-Unis

Kim jong-Un se souvient du traitement réservé aux autres dictatures dépourvues de l’arme nucléaire…
Pourtant la stratégie diplomatique est excellente : on commence par menacer d’anéantissement le pays et son peuple, puis l’on insulte le leader en face du monde entier et ensuite on lance les pourparlers. Qu’est ce qui pourrait aller de travers ?

Washington dispose de « lignes de communications » avec Pyongyang et « sonde » la Corée du nord pour l’ouverture d’éventuels pourparlers, mais le régime de Kim Jong-Un ne manifeste pour le moment « aucun signe d’intérêt » pour un dialogue, a fait savoir samedi la diplomatie américaine.

"Sondé" par Washington, Pyongyang ne montre "aucun intérêt" pour un dialogue

« Nous posons des questions. Nous avons des lignes de communication avec Pyongyang, nous ne sommes pas dans le noir complet », a assuré le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, à des journalistes à Pékin, à la suite d’une rencontre avec le président chinois Xi Jinping.

STR / KCNA via KNS / AFP

Washington dispose de « lignes de communications » avec Pyongyang et « sonde » la Corée du nord pour l’ouverture d’éventuels pourparlers, mais le régime de Kim Jong-Un ne manifeste pour le moment « aucun signe d’intérêt » pour un dialogue, a fait savoir samedi la diplomatie américaine. « Nous posons des questions. Nous avons des lignes de communication avec Pyongyang, nous ne sommes pas dans le noir complet », a assuré le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, à des journalistes à Pékin, à la suite d’une rencontre avec le président chinois Xi Jinping.

« Nous avons deux ou trois canaux ouverts avec Pyongyang (…) Nous pouvons leur parler, nous leur parlons », a assuré M. Tillerson, alors que les deux pays n’ont pas de relations diplomatiques. Mais la Corée du Nord n’a encore manifesté « aucun signe d’intérêt » à ce jour pour des pourparlers avec les Etats-Unis, indiquait peu après le département d’Etat américain.

« Les officiels nord-coréens n’ont montré aucun signe d’intérêt pour des pourparlers sur la dénucléarisation », a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert dans un communiqué, tout en rappelant elle aussi l’existence de « plusieurs canaux pour communiquer avec des officiels au sein du régime nord-coréen ». Rex Tillerson a déclaré que les Etats-Unis étaient en train de « sonder » la volonté du régime de Kim Jong-Un d’engager des discussions sur son programme nucléaire.

« Pressions pacifiques »

Sur fond d’escalade verbale entre président Donald Trump et Kim Jong-Un, Rex Tillerson s’est fait en revanche le chantre de « pressions pacifiques » sur Pyongyang, via un durcissement des sanctions internationales et en travaillant avec la Chine pour resserrer l’étau autour du régime nord-coréen. Les Etats-Unis ont répété à plusieurs reprises ne pas écarter « l’option militaire » contre la Corée du Nord, le président Donald Trump brandissant même la menace d’une « destruction totale » de ce pays.

Mais de hauts responsables du gouvernement américain reconnaissent qu’une intervention militaire dans la péninsule serait compliquée et périlleuse, mettant en danger la population sud-coréenne à portée de l’artillerie du Nord. Washington mise ouvertement sur les effets de la nouvelle batterie de sanctions adoptées par le Conseil de Sécurité de l’ONU après le puissant essai nucléaire de Pyongyang début septembre.

Alors que les Etats-Unis fustigeaient le manque de fermeté de la Chine, lui reprochant de ne pas faire suffisamment pression sur son turbulent voisin, ils ont applaudi les « progrès » des autorités chinoises à mesure qu’elles mettaient en musique la résolution onusienne. La Chine a annoncé jeudi que les entreprises nord-coréennes établies sur son territoire devraient fermer d’ici à janvier. Et le géant asiatique a confirmé qu’il limiterait de manière drastique ses exportations de produits pétroliers raffinés.

« Enormes » pas chinois

« Des pas énormes dans la bonne direction », s’est félicité le Département d’Etat américain. Si la Chine assure appliquer « complètement » les sanctions onusiennes, elle s’oppose farouchement à toute intervention militaire dans la péninsule et plaide sans relâche pour une solution « pacifique » via des « pourparlers ». Pékin défend également l’idée d’un « double moratoire » -l’arrêt simultané des essais balistiques et nucléaires de Pyongyang et des manoeuvres militaires américano-sud-coréennes : une solution dont Washington ne veut pas entendre parler.

Peu avant les propos du chef de la diplomatie américaine, une organisation étatique nord-coréenne chargée de la propagande extérieure avait lancé samedi de nouvelles insultes à l’adresse de Donald Trump, le qualifiant de « vieux psychopathe » en « mission suicide pour provoquer un désastre nucléaire qui réduira l’Amérique en océan de flammes ». Ces derniers jours, l’hôte de la Maison Blanche avait qualifié d' »homme-fusée » embarqué dans une « mission suicide » le numéro un nord-coréen, qui lui avait rétorqué: « Gâteux mentalement dérangé ».

Cette spirale verbale alarme la communauté internationale et refait planer le spectre d’un essai nucléaire nord-coréen dans le Pacifique, susceptible d’entraîner une réaction des forces armées américaines. Rex Tillerson s’est montré samedi peu empressé de défendre les tweets belliqueux du président Trump: « La situation est un peu surchauffée en ce moment. Je pense que tout le monde voudrait que ça se calme ».

Pas de « lignes rouges »

« Si la Corée du Nord cessait de tirer des missiles, cela apaiserait déjà pas mal les choses », avait-t-il cependant plaidé. Une éventuelle intervention militaire dépend du seul Donald Trump, mais « autant que je sache, le commandant en chef n’a pas tracé de lignes rouges », a-t-il également commenté.

Rex Tillerson rencontrait samedi le président Xi Jinping ainsi que son homologue Wang Yi, au cours d’une visite destinée à préparer le premier voyage du président Trump en Chine, prévu pour novembre. « Je suis convaincu que sa visite sera spéciale, merveilleuse et réussie », a assuré M. Xi samedi, mettant en avant son « amitié personnelle » avec son homologue américain.

(Avec AFP)

https://www.challenges.fr/monde/asie-pacifique/sonde-par-washington-pyongyang-ne-montre-aucun-interet-pour-un-dialogue_503265

 La pourriture journalistique  avec comme 1 er de la classe….. vous découvrirez dans le papier et surtout, lisez lez commentaires

.Pourquoi ce désespoir de la presse française face à la libération de Deir Ezzor?

Pourquoi ce désespoir de la presse française face à la libération de Deir Ezzor?

Le 5 septembre, l’armée régulière syrienne, aidée par l’armée russe, libère la ville stratégique de Deir Ezzor d’une occupation par l’Etat islamique depuis 2014. Pourtant, les réactions dans la presse françaises sont mitigées. Et pour cause, la victoire de Bashar el-Assad s’approche. En la matière, la palme du déshonneur journalistique revient à Libération qui nous gratifie d’un article de propagande de toute beauté. Voyons cela en détail.

Après un blocus de près de 4 ans, l’armée syrienne, aidée par la Russie, a libéré la ville de Deir Ezzor, dernier gros bastion de l’état islamique, dont la fin est désormais proche. Mais cette victoire signifie également celle du Président légitime syrien, celui tant détesté par l’Occident. Et le dernier article de Libération à ce sujet dépasse toutes les bornes.

Voici déjà le titre:

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Non, vraiment, quelle honte. Le « régime », autrement dit l’armée régulière nationale syrienne, pas les groupuscules « d’opposition », ni la coalition américaine baptisée internationale pour les besoins de la cause, n’ont « tiré » les premiers, non, ce fichu « Régime » l’a fait et a gagné. Depuis quand une armée régulière a-t-elle le droit, sans l’accord de la coalition américaine, de défendre son territoire? Mais où cela existe-t-il encore? C’est un archaïsme des plus déplacé.

Que finalement l’état islamique ait été battu, est manifestement secondaire. Car, on vous le dit, la population n’en peut plus des bombardements russes (à Rakka, les bombes démocratiques de la coalition ne tuent que les extrémistes et les victimes collatérales – ou plutôt les victimes collatérales et parfois aussi des extrémistes – sachant que les victimes collatérales sont êtres abstraits, pas vraiment des êtres d’ailleurs). Un beau témoignage recueilli par Libération:

On a survécu à l’oppression des jihadistes, puis aux bombardements russes et du régime. C’était devenu l’enfer là-bas. Il pleut des obus, jour et nuit. On ne sait jamais quelle sera la prochaine cible.

Il faut que vous compreniez correctement: les jihadistes, les russes et le régime, représentent la même chose: le mal qui oppresse la population et l’empêchent d’arriver au bonheur démocratique apporté par la coalition américaine.

Maintenant que vous avez bien compris cela, vous saisirez ce qui suit. Les Etats Unis avaient tracé une ligne, qui était censée bloquer l’avancée des forces régulières et favoriser les groupes dits d’opposition, financés, armés et tenus par l’Occident. On rappellera juste que la Syrie ne fait pas partie des Etats Unis, au cas où quelqu’un aurait un doute, et que la Syrie n’a jamais demandé aux Etats Unis d’intervenir, que l’ONU ne leur a pas non plus donné mandat. Juste un rappel. C’est justement au nom de cette fameuse ligne que les Etats Unis ont déjà frontalement attaqué l’armée syrienne et tué plusieurs centaines de ses soldats, sur le territoire de la Syrie, dans le respect le plus complet de la souveraineté du pays … Passons. Et bizarrement, les Etats Unis, qui tenaient cette ligne, ne donnaient pas les moyens à leurs pions d’aller attaquer l’état islamique:

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Pourquoi? Soyons certains que nos chers journalistes, certainement même de Libération, nous éclaireront très rapidement sur ce point.

Au lieu d’une population désespérée, comme le laisse entendre la presse française, une population qui en veut au « Régime » et attendait la venue des Etats Unis, c’est une foule en liesse qui accueille les libérateurs et ne veut qu’une chose, vivre comme avant. Finalement, la population ne semble pas si opposée à Assad …

La fin de l’état islamique n’implique pas la fin du conflit en Syrie, mais son changement de forme, avec les risques d’une guerre des partisans, qui semble se préparer dans l’ouest du pays avec la recomposition de groupes terroristes à partir de l’opposition dite modérée (voir notre article ici). Ce conflit va aussi se transformer sur le plan politique, et c’est ce qui chagrine nos bienpensants. Car Assad sort renforcé politiquement de ses victoires militaires sur le terrain et moralement de sa victoire contre l’état islamique. Il serait toutefois surprenant que nos dirigeants si bien intentionnés baissent si facilement les bras. Nous attendons donc de nouveaux articles de leurs ouvriers de la presse, sur le thème du « tyran Assad » et de son « régime ».

Karine Bechet-Golovko

source: http://russiepolitics.blogspot.fr/2017/09/pourquoi-ce-desespoir-de-la-presse.html#more

 

10 commentaires

  1. Avatar

    Thomas MORE 08 septembre 2017
    Merci Karine, je lis régulièrement vos papiers. Karine, il faut être plus brutale, la Syrie c’était la dernière colonie de la France. Nous allions mettre la main sur les ressources de son sous-sol, et essayer de récupérer un bout de gras sachant que le copain yankee-sion allait nous le piquer dans le bouche. En mettant la main sur la Syrie, nous étions des petits rois du M-Orient, dans le jeu du Mossad, MI6 et de la CIA. Nos petits young leaders de 39 ans (Sc. Po + ENA) pouvaient s’afficher avec nos juifs de Tel-Aviv et ceux de Washington, devant toutes les caméras du Monde!!
    ***
    Patatrac!!!!, tout s’écroule avec la Route de la Soie, la constitution de l’Axe Chiite, le Port de Guerre de Tartous, le port de Guerre de la Chine à Djibouti et le renforcement de l’Armée d’Assad…qui seule peut laminer au sol nos 100,000 gamins de Tsahal.
    ****
    Karine, le Hezbollah peut rayer Tsahal de la carte si la frontière sud du Liban et de la Syrie sont bouclées!
    Karine, tous les Media de la petite France sioniste sont dans les mains des fils des rédacteurs du Protocole des Sages de Sion!
    Regardez bien les privatisations annoncées et la tête des nouveaux actionnaires….On risque de voir une flopée de kippas sur nos écrans de TV!
    Bonne chance Karine!
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      Nordin 08 septembre 2017
      Encore l’axe chiite
      phoenix et gunsgurg ont vu juste .
      Bye bye
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      Bérangère 08 septembre 2017
      En répétant jour après jour «l’axe chiite» dans chacun de vos commentaires, vous vous prêtez au jeu des américano-sionistes. Soit vous le faites exprès, soit vous faites l’imbécile. Dasn un cas comme dans l’autre, vous n’êtes pas sur le site de Paris-Match ou de Libération ici.
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        jojo 08 septembre 2017
        En s insurgeant devant les massacres en Birmanie,l Iran et l Arabie seoudite sont les premiers contestataires des massacres de musulmans.Je vois pas d axe chiite ici.Ces musulmans tues sont ni chiites ni sunnites.Simplement des musulmans.
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    jojo 08 septembre 2017
    Ciel protégé?Apparement toujours pas!les chasseurs israéliens ont bombarde a Hama mercredi soir.
    Donc la Russie ne peut toujours rien faire contre israël qui ose toujours.
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    KONGO Kinshasa 08 septembre 2017
    Une guerre de l’information va débuter maintenant que le gouvernement légitime de la Syrie a remporté la victoire militaire sur le terrain. Elle sera féroce ! La diabolisation de la personne de Bashar Al Assad s’intensifie avec le thème « Bashar a massacré son peuple avec du gaz sarin » ! Cela a déjà commencé sur France 24 le siomédia de propagande du Quai d’Orsay ! Les commentateurs et les « experts » invités sur le plateau de cette télé de merde rivalisent de talent pour dénigrer le gouvernement syrien et le rendre responsable de toutes les victimes civiles de la guerre ! Aussitôt qu’on allume la télé, si on est en bonne santé mentale, on l’éteint tout de suite après, tellement la propagande y est nauséabonde !
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    ayoune 08 septembre 2017
    Avec la libération de Deir-Ezzor par l’armée régulière, la France et bien d’autres, ont réalisé dans la douleur, l’échec de toute la campagne guerrière souhaitée et planifiée par le duo Israël -USA, soutenue par leurs alliés européens trainards, financée par les enturbanés serviles du Golfe, et menée tambour battant par les chiens de guerre de Daech. Pas le moindre dividende. La France n’est pas seule à se mordre les doigts, au demeurant.
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    le moine obscur 08 septembre 2017
    Que les journaleux et journalopes fransionistes soient au désespoir quoi de plus jouissif ? Et quoi une défaite de Daesh les réjouit moins que les déboires du peuple syrien. S’ils aiment tant Daesh qu’ils aillent les soutenir physiquement et qu’ils y emmènent BHL et BK (Bernard Kouchner). A chaque fois que les journaleux et journalopes fransionistes pleurent nous devons rire car c’est que cela annonce une bonne nouvelle !
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    jojo 08 septembre 2017
    La France,marginalisée dans le conflit,depuis le retrait de la scène dr ses vaches laitières,Qatar et saoud continue a gesticuler en vain.Elle ne désespère pas de prouver ,ne serait ce qu un indice d armes chimiques.Quoique il en soit elle a toujours le Yémen a se mettre sous la dent.Et peut être,le porte parole des saoud en Birmanie,pourvu au il y ait du fric a volonté.
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    GHOZLAN 08 septembre 2017
    Par contre la majorité de la Presse Française avait vivement médiatisée l’agression Israélienne sur la position de l’Armée Syrienne à proximité de Hama , mais un » Black Out » de la presse avait été décrété sur le Siège brisé par l’Axe de resistance sur Deir Ezzour ???

La seule menace crédible c’est celle de la machine merdiatique mondiale qui multiplie quotidiennement les menaces apocalyptiques imaginaires, plus virtuelles que réelles.

Pyongyang

L’arsenal balistique et nucléaire nord-coréen, menace imminente pour la planète?

© AFP 2017 Ed Jones
Lu dans la presse

URL courte
Nezavissimaïa gazeta
Traduction de la presse russe (septembre 2017) (20)
149802

Le lancement le 29 août du missile nord-coréen (survolant le Japon) qui est tombé dans l’océan Pacifique et qui, selon la version officielle, a parcouru 2.700 km à l’altitude maximale de 550 km, n’a ajouté pratiquement aucune nouvelle information sur le développement du programme balistique de la Corée du Nord.

Hormis le fait que le vol du missile Hwasong a été une réussite. Cela pourrait donner l’impression que ce missile a toutes les chances de passer l’étape des essais de vol et d’être mis en service. Selon le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Le dernier essai nucléaire nord-coréen souterrain peut être perçu comme un nouveau défi provocateur désespéré de Pyongyang lancé avant tout à Washington pour pousser à un contact direct.

Indéniablement, le niveau d’élaboration, c’est-à-dire de fiabilité de nombreux missiles, et pas seulement de grande portée, des systèmes de bord et terrestres de contrôle, ainsi que des systèmes de lancement reste bas, comme en témoignent, par exemple, les trois récents lancements ratés de missiles déjà en service. Ce qui représente une menace supplémentaire lors d’un lancement de missiles nord-coréens car on ignore si les spécialistes locaux sont capables de contrôler les vols avec des défaillances qui entraînent d’importants changements de trajectoire, s’il existe des systèmes de destruction ou d’autodestruction en cas d’incident, s’il existe des systèmes de prévention de lancements non autorisés, etc.

Il existe une incertitude extrêmement significative quant à la possibilité de doter les missiles nord-coréens d’ogives nucléaires. D’un côté, selon certaines informations, la Corée du Nord possède 8, voire 10 ou 12 ogives pour être installées sur les missiles; de l’autre, selon d’autres informations, Pyongyang ne peut pas encore les utiliser sur les missiles, mais uniquement sur des bombes aériennes. Tout en sachant que même les missiles de classe Scud et Nodon-1, et les générations suivantes, peuvent embarquer une charge utile d’environ 1.000 kg. Toute l’histoire relativement récente de création dans les Etats nucléaires d’ogives nucléaires avec l’usage de l’uranium ou du plutonium militaire confirme la possibilité de créer des ogives de ce poids. Dans ces conditions d’incertitude il est parfaitement logique de compter sur le pire des scénarios, qui plus est vu la détérioration permanente de la situation militaro-politique dans la région.

Corée du Nord : Trump se dit prêt à frapper, Pyongyang évoque une « guerre nucléaire »

Il ne s’agit pas de jouer les pacifistes mais tout simplement de s’apercevoir que lorsque des fous sont à la tête d’un pays ils sont capables d’embraser le monde et de le détruire. Je crois qu’avec ces loustics la planète et ses habitants ont du soucis à se faire et ceci sans tomber dans le catastrophisme.

Corée du Nord : Trump se dit prêt à frapper, Pyongyang évoque une "guerre nucléaire"
Donald Trump le 10 août 2017 lors d’un briefing de sécurité. ((Nicholas Kamm / AFP))

L’escalade verbale entre Washington et Pyongyang s’enveniment en dépit des appels à la retenue de la Chine.

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Il n’y a personne pour éteindre le « feu et la fureur ». Et l’inquiétude internationale grandit. Donald Trump a proféré de nouvelles menaces contre la Corée du Nord, ce vendredi 11 août. L’escalade verbale entre Washington et Pyongyang s’enveniment en dépit des appels à la retenue de la Chine.

« Les solutions militaires sont maintenant complètement en place, et prêtes à l’emploi, si la Corée du Nord se comporte imprudemment », a déclaré le président américain sur son compte Twitter, une fois de plus.

« J’espère que Kim Jong-Un trouvera une autre voie ! »

Capture du 2017-08-11 19-21-19

« Odieux fanatique de la guerre nucléaire »

Pyongyang, dans le même temps, qualifiait Donald Trump d' »odieux fanatique de la guerre nucléaire » par la voix de l’agence officielle nord-coréenne KCNA. Et d’ajouter :

« Trump est en train de mener la situation dans la péninsule coréenne au bord d’une guerre nucléaire« .

Face à une surenchère sans précédent entre Washington et Pyongyang, la Chine a tenté

 

« Nous appelons toutes les parties à faire preuve de prudence dans leurs mots et leurs actions, et à agir davantage pour apaiser les tensions », a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Comment éviter la guerre avec la Corée du Nord ?

La Russie « très inquiète »

Cette montée des tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord pèse sur les marchés financiers et inquiète de nombreux dirigeants mondiaux. « Je ne vois pas de solution militaire à ce conflit », a mis en garde vendredi la chancelière allemande Angela Merkel.

La nervosité a également gagné Moscou où le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est dit « très inquiet » des risques de conflit « très élevés » entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Loin de chercher l’apaisement, le président américain a au contraire multiplié ces derniers jours les déclarations bellicistes. Jeudi, Donald Trump a défendu sa formule controversée promettant « le feu et la colère » à Pyongyang estimant qu’elle n’était « peut-être pas assez dure ». Depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe des vacances, Potus assure : .

« Si la Corée du Nord fait quoi que ce soit – ne serait-ce qu’en songeant à attaquer des gens que nous aimons, ou nos alliés, ou nous-mêmes – ils devront vraiment s’inquiéter ».

Un responsable de la Maison-Blanche a toutefois indiqué qu’il ne fallait pas voir dans les propos de Donald Trump le signe d’une action militaire imminente.

« Il y a des plans militaires pour à peu près toutes les crises du globe […] Ces plans sont continuellement mis à jour et présentent des options au président. Il n’y a rien de nouveau », a dit ce responsable sous couvert d’anonymat.

Corée du Nord : quelles sont les options militaires de Donald Trump ?

L’armée américaine « prête à combattre »

L’armée américaine a indiqué vendredi être « prête à combattre » si le président américain en donnait l’ordre.

« Nous maintenons un état de préparation optimum pour faire face à la menace nord-coréenne conjointement avec nos alliés et partenaires dans la région », a déclaré le porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning à l’AFP.

Face au changement de ton à Washington, la Corée du Nord a menacé de lancer une attaque contre l’île américaine de Guam, avant-poste stratégique des forces américaines dans le Pacifique.

Ile de Guam : « On aurait 40 minutes avant qu’un missile nord-coréen nous touche »

L’armée doit présenter au jeune dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un un plan d’offensive contre Guam d’ici la mi-août, selon les militaires nord-coréens.

Quatre missiles seront tirés simultanément, a expliqué l’armée. Les engins, passant au-dessus du Japon, « voleront 17 minutes et 45 secondes sur une distance de 3.356,7 km, et s’écraseront en mer à 30 ou 40 km de Guam ». Ils s’abîmeraient ainsi à l’extérieur des eaux territoriales américaines.

Pour Donald Trump, la Chine « doit faire plus »

Selon les analystes, des tirs vers Guam placeraient Washington dans une position délicate : si les Etats-Unis ne tentaient pas de les intercepter, leur crédibilité en prendrait un coup et Pyongyang se sentirait pousser des ailes pour mener un test d’ICBM grandeur nature.

Donald Trump s’est également une nouvelle fois montré agacé par l’attitude de la Chine, principal partenaire économique de Pyongyang, qui doit « faire beaucoup plus » pour mettre la pression sur son turbulent voisin. « Cela ne va pas continuer comme ça », avait-il tonné jeudi.

Pékin prône une résolution « négociée » du dossier nord-coréen, renvoyant dos à dos Washington et Pyongyang.

Le Chine avait ainsi proposé à plusieurs reprises, pour désamorcer la crise, un double « moratoire »: l’arrêt simultané des essais nucléaires et balistiques nord-coréens d’une part et celui des manoeuvres militaires conjointes des Etats-Unis et de la Corée du Sud d’autre part.

La Chine a également approuvé samedi à l’ONU une septième volée de sanctions économiques internationales contre la Corée du Nord, en réponse au tir par ce pays de tirs de missiles intercontinentaux. Ces sanctions étaient proposées par Washington, mais Donald Trump a dit craindre que leur effet ne soit limité.

Avec AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170811.OBS3302/coree-du-nord-trump-se-dit-pret-a-frapper-pyongyang-evoque-une-guerre-nucleaire.htmlhttp://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170811.OBS3302/coree-du-nord-trump-se-dit-pret-a-frapper-pyongyang-evoque-une-guerre-nucleaire.html