La Corée du Nord ne veut pas dialoguer avec les États-Unis

Kim jong-Un se souvient du traitement réservé aux autres dictatures dépourvues de l’arme nucléaire…
Pourtant la stratégie diplomatique est excellente : on commence par menacer d’anéantissement le pays et son peuple, puis l’on insulte le leader en face du monde entier et ensuite on lance les pourparlers. Qu’est ce qui pourrait aller de travers ?

Washington dispose de « lignes de communications » avec Pyongyang et « sonde » la Corée du nord pour l’ouverture d’éventuels pourparlers, mais le régime de Kim Jong-Un ne manifeste pour le moment « aucun signe d’intérêt » pour un dialogue, a fait savoir samedi la diplomatie américaine.

"Sondé" par Washington, Pyongyang ne montre "aucun intérêt" pour un dialogue

« Nous posons des questions. Nous avons des lignes de communication avec Pyongyang, nous ne sommes pas dans le noir complet », a assuré le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, à des journalistes à Pékin, à la suite d’une rencontre avec le président chinois Xi Jinping.

STR / KCNA via KNS / AFP

Washington dispose de « lignes de communications » avec Pyongyang et « sonde » la Corée du nord pour l’ouverture d’éventuels pourparlers, mais le régime de Kim Jong-Un ne manifeste pour le moment « aucun signe d’intérêt » pour un dialogue, a fait savoir samedi la diplomatie américaine. « Nous posons des questions. Nous avons des lignes de communication avec Pyongyang, nous ne sommes pas dans le noir complet », a assuré le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, à des journalistes à Pékin, à la suite d’une rencontre avec le président chinois Xi Jinping.

« Nous avons deux ou trois canaux ouverts avec Pyongyang (…) Nous pouvons leur parler, nous leur parlons », a assuré M. Tillerson, alors que les deux pays n’ont pas de relations diplomatiques. Mais la Corée du Nord n’a encore manifesté « aucun signe d’intérêt » à ce jour pour des pourparlers avec les Etats-Unis, indiquait peu après le département d’Etat américain.

« Les officiels nord-coréens n’ont montré aucun signe d’intérêt pour des pourparlers sur la dénucléarisation », a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert dans un communiqué, tout en rappelant elle aussi l’existence de « plusieurs canaux pour communiquer avec des officiels au sein du régime nord-coréen ». Rex Tillerson a déclaré que les Etats-Unis étaient en train de « sonder » la volonté du régime de Kim Jong-Un d’engager des discussions sur son programme nucléaire.

« Pressions pacifiques »

Sur fond d’escalade verbale entre président Donald Trump et Kim Jong-Un, Rex Tillerson s’est fait en revanche le chantre de « pressions pacifiques » sur Pyongyang, via un durcissement des sanctions internationales et en travaillant avec la Chine pour resserrer l’étau autour du régime nord-coréen. Les Etats-Unis ont répété à plusieurs reprises ne pas écarter « l’option militaire » contre la Corée du Nord, le président Donald Trump brandissant même la menace d’une « destruction totale » de ce pays.

Mais de hauts responsables du gouvernement américain reconnaissent qu’une intervention militaire dans la péninsule serait compliquée et périlleuse, mettant en danger la population sud-coréenne à portée de l’artillerie du Nord. Washington mise ouvertement sur les effets de la nouvelle batterie de sanctions adoptées par le Conseil de Sécurité de l’ONU après le puissant essai nucléaire de Pyongyang début septembre.

Alors que les Etats-Unis fustigeaient le manque de fermeté de la Chine, lui reprochant de ne pas faire suffisamment pression sur son turbulent voisin, ils ont applaudi les « progrès » des autorités chinoises à mesure qu’elles mettaient en musique la résolution onusienne. La Chine a annoncé jeudi que les entreprises nord-coréennes établies sur son territoire devraient fermer d’ici à janvier. Et le géant asiatique a confirmé qu’il limiterait de manière drastique ses exportations de produits pétroliers raffinés.

« Enormes » pas chinois

« Des pas énormes dans la bonne direction », s’est félicité le Département d’Etat américain. Si la Chine assure appliquer « complètement » les sanctions onusiennes, elle s’oppose farouchement à toute intervention militaire dans la péninsule et plaide sans relâche pour une solution « pacifique » via des « pourparlers ». Pékin défend également l’idée d’un « double moratoire » -l’arrêt simultané des essais balistiques et nucléaires de Pyongyang et des manoeuvres militaires américano-sud-coréennes : une solution dont Washington ne veut pas entendre parler.

Peu avant les propos du chef de la diplomatie américaine, une organisation étatique nord-coréenne chargée de la propagande extérieure avait lancé samedi de nouvelles insultes à l’adresse de Donald Trump, le qualifiant de « vieux psychopathe » en « mission suicide pour provoquer un désastre nucléaire qui réduira l’Amérique en océan de flammes ». Ces derniers jours, l’hôte de la Maison Blanche avait qualifié d' »homme-fusée » embarqué dans une « mission suicide » le numéro un nord-coréen, qui lui avait rétorqué: « Gâteux mentalement dérangé ».

Cette spirale verbale alarme la communauté internationale et refait planer le spectre d’un essai nucléaire nord-coréen dans le Pacifique, susceptible d’entraîner une réaction des forces armées américaines. Rex Tillerson s’est montré samedi peu empressé de défendre les tweets belliqueux du président Trump: « La situation est un peu surchauffée en ce moment. Je pense que tout le monde voudrait que ça se calme ».

Pas de « lignes rouges »

« Si la Corée du Nord cessait de tirer des missiles, cela apaiserait déjà pas mal les choses », avait-t-il cependant plaidé. Une éventuelle intervention militaire dépend du seul Donald Trump, mais « autant que je sache, le commandant en chef n’a pas tracé de lignes rouges », a-t-il également commenté.

Rex Tillerson rencontrait samedi le président Xi Jinping ainsi que son homologue Wang Yi, au cours d’une visite destinée à préparer le premier voyage du président Trump en Chine, prévu pour novembre. « Je suis convaincu que sa visite sera spéciale, merveilleuse et réussie », a assuré M. Xi samedi, mettant en avant son « amitié personnelle » avec son homologue américain.

(Avec AFP)

https://www.challenges.fr/monde/asie-pacifique/sonde-par-washington-pyongyang-ne-montre-aucun-interet-pour-un-dialogue_503265

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La seule menace crédible c’est celle de la machine merdiatique mondiale qui multiplie quotidiennement les menaces apocalyptiques imaginaires, plus virtuelles que réelles.

Pyongyang

L’arsenal balistique et nucléaire nord-coréen, menace imminente pour la planète?

© AFP 2017 Ed Jones
Lu dans la presse

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Nezavissimaïa gazeta
Traduction de la presse russe (septembre 2017) (20)
149802

Le lancement le 29 août du missile nord-coréen (survolant le Japon) qui est tombé dans l’océan Pacifique et qui, selon la version officielle, a parcouru 2.700 km à l’altitude maximale de 550 km, n’a ajouté pratiquement aucune nouvelle information sur le développement du programme balistique de la Corée du Nord.

Hormis le fait que le vol du missile Hwasong a été une réussite. Cela pourrait donner l’impression que ce missile a toutes les chances de passer l’étape des essais de vol et d’être mis en service. Selon le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Le dernier essai nucléaire nord-coréen souterrain peut être perçu comme un nouveau défi provocateur désespéré de Pyongyang lancé avant tout à Washington pour pousser à un contact direct.

Indéniablement, le niveau d’élaboration, c’est-à-dire de fiabilité de nombreux missiles, et pas seulement de grande portée, des systèmes de bord et terrestres de contrôle, ainsi que des systèmes de lancement reste bas, comme en témoignent, par exemple, les trois récents lancements ratés de missiles déjà en service. Ce qui représente une menace supplémentaire lors d’un lancement de missiles nord-coréens car on ignore si les spécialistes locaux sont capables de contrôler les vols avec des défaillances qui entraînent d’importants changements de trajectoire, s’il existe des systèmes de destruction ou d’autodestruction en cas d’incident, s’il existe des systèmes de prévention de lancements non autorisés, etc.

Il existe une incertitude extrêmement significative quant à la possibilité de doter les missiles nord-coréens d’ogives nucléaires. D’un côté, selon certaines informations, la Corée du Nord possède 8, voire 10 ou 12 ogives pour être installées sur les missiles; de l’autre, selon d’autres informations, Pyongyang ne peut pas encore les utiliser sur les missiles, mais uniquement sur des bombes aériennes. Tout en sachant que même les missiles de classe Scud et Nodon-1, et les générations suivantes, peuvent embarquer une charge utile d’environ 1.000 kg. Toute l’histoire relativement récente de création dans les Etats nucléaires d’ogives nucléaires avec l’usage de l’uranium ou du plutonium militaire confirme la possibilité de créer des ogives de ce poids. Dans ces conditions d’incertitude il est parfaitement logique de compter sur le pire des scénarios, qui plus est vu la détérioration permanente de la situation militaro-politique dans la région.

La Corée du Nord annonce avoir testé avec succès une bombe H

États-Unis, Russie, France, Chine, Royaume-Uni, Israël, Inde, Pakistan possèdent déjà l’arme atomique. Arme de dissuasion, basée sur un équilibre de la terreur. Tous ne sont pas des démocraties à l’Occidentale mais tous sont reconnues. La course en avant de la Corée du Nord est provoquée plus par sa peur et sa non reconnaissance que par un esprit de conquête. Les sanctions sont donc contre-productives, il n’y a plus aucune d’alternative, hormis l’apocalypse pour tous, à sa reconnaissance et/donc a sa réintroduction dans le concert des nations. Le plus tôt serait le mieux.

Monde

Pyongyang a testé ce dimanche une bombe H. Un essai qui s’est révélé être une « réussite », selon les médias officiels qui ajoutent que l’engin peut être monté sur ses missiles à longue portée.

Kim Jong-un a bel et bien procédé à un nouveau test en vue d’une frappe nucléaire, dimanche 3 septembre, en Corée du Nord. Lors d’une annonce matinale rapportée par les médias officiels du pays, Pyongyang a confirmé avoir testé une bombe H.

Les bombes à hydrogène sont beaucoup plus puissantes que les bombes atomiques ordinaires.

Ainsi, quelques heures après le sixième essai nucléaire nord-coréen, une présentatrice de la Télévision centrale coréenne a déclaré :

Le test de la bombe à hydrogène était une réussite parfaite.

Une bombe très puissante

Les autorités ont également assuré que la bombe H en question pouvait être montée sur un missile à longue portée. Ceux-là même que Kim Jong-un menace d’envoyer sur les États-Unis.

En parallèle, l’institut géologique américain USGS dit avoir enregistré, aux alentours de 12 heures (heures locales), une secousse tellurique de magnitude 6,3. Signalant une possible « explosion » dans une mine nord-coréenne.

Selon l’institut, la déflagration a été localisée à 24 kilomètres au nord-est de la ville de Sungjibaegam, dans la province de Hamgyeong Nord. Soit à proximité du lieu où la première secousse a été détectée par l’armée sud-coréenne.

C’est une explosion plutôt qu’un séisme.

A déclaré Jana Pursely, chercheuse à l’USGS.

Le séisme a été ressenti jusque dans des régions frontalières du nord-est de la Chine, ont rapporté des médias officiels chinois et des internautes locaux.

Les villes frontalières de Yanji et de Baishan ont été touchées. Mais le séisme a également été perçu dans la capitale provinciale Changchun. Soit à plus de 400 kilomètres du fleuve séparant les deux pays.

Une avancée technologique mise en doute

Néanmoins, il est encore trop tôt pour déterminer s’il s’agit bien d’une bombe thermonucléaire.

En outre, l’objectif est de savoir si cet engin a été suffisamment miniaturisé pour pouvoir être placé au sommet d’un missile. Tel que l’affirme les médias officiels.

Cependant, l’explosion de ce dimanche montre que la Corée du Nord dispose d’une capacité de dissuasion nucléaire de plus en plus crédible.

En effet, si la Corée du Nord était effectivement capable de monter une tête nucléaire sur un missile, cela pourrait accroître considérablement les inquiétudes internationales face aux menaces de frappes qu’émet régulièrement Pyongyang.

Alors que l’heure était à l’indignation au Japon, la Corée du Sud émettait de vives inquiétudes :

Si la Corée du Nord a réalisé un essai nucléaire, c’est absolument inacceptable.

A réagi le Premier ministre japonais Shinzo Abe. Peu avant que le gouvernement japonais ne confirme qu’il s’agissait bien d’un essai nucléaire.

De son côté, le président sud-coréen a demandé « la punition la plus forte » contre son voisin du Nord.

De plus, Moon Jae-In a convoqué le Conseil de sécurité nationale pour une réunion d’urgence alors que l’armée sud-coréenne  relevait son niveau d’alerte.

https://www.minutenews.fr/actualite/monde/coree-nord-annonce-teste-succes-bombe-h-220630.html

La Corée du Nord : un potentiel minier exceptionnel

US vs Corée… BON SANG, L’EXPLICATION ÉTAIT POURTANT SI SIMPLE!…
« la Corée du Nord, avec toutes ces ressources, pourraient commencer à ressembler de plus en plus aux riches États pétroliers du Golfe….La Corée devrait également se tourner avec d’autres pays qui ont notamment la technologie des métaux rares.

Ça explique beaucoup de choses, ces salopards voudraient bien mettre la main sur le pactole

Après le lancement par la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) du satellite Unha-2, la Korea Mining and Development Corporation figure parmi les trois sociétés nord-coréennes soumises à des sanctions du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Un choix logique au regard de la stratégie américaine de pressions économiques sur Pyongyang, qui rappelle par ailleurs une donnée essentielle : les mines constituent une richesse majeure de la RPD de Corée.

Avec des ressources minières estimées à 24 fois celles de la Corée du Sud, la République populaire démocratique de Corée possède un atout économique majeur, notamment dans la perspective d’une réunification de la péninsule, puisqu’elle rétablirait une complémentarité entre le Nord (où étaient implantées la majorité des industries lourdes en 1945) et le Sud, qui abrite traditionnellement les meilleures terres agricoles.

Selon la Banque de Corée (du Sud), le secteur minier représentait 8,7 % du produit intérieur brut de la RPDC en 2004 : si les ressources énergétiques (charbon) forment la principale ressource dans la production minière, devant le fer, le sous-sol nord-coréen est également riche en plusieurs minerais stratégiques : ses réserves de magnésite, tungstène, graphite (production 2006 : 32.000 tonnes ; 6 % des réserves mondiales), or (production 2006 : 2 tonnes) et molybdène placent la RPDC dans les dix premiers rangs mondiaux. Le sous-sol nord-coréen contient également du tungstène, du mercure, des phosphates, de l’argent, du fluor, du titane, du molybdène. La Corée du Nord possède également du sable, du gypse et du marbre.

La Corée du Nord est le premier ou le deuxième pays au monde (après la Chine) pour les réserves de magnésite, estimées à 490 millions de tonnes, en outre de très bonne qualité. La production annuelle de magnésite (10 % du total mondial) classe la Corée du Nord au troisième rang mondial.

S’ajoutent des réserves en pétrole offshore, non exploitées, en mer de l’Ouest, dont la localisation est à cheval entre les espaces maritimes chinois et nord-coréen.

La production de charbon (principalement d’anthracite, dont les réserves sont estimées à 1,8 milliard de tonnes), soit 23 millions de tonnes par, est répartie entre 600 mines. Elle est concentrée dans les régions de Kaechon, Pukchang, Sunchon, et de Tockchon, dans le Sud Pyongan, et à Saebyol, dans le Nord Hamgyong. Une partie de la production est exportée en Chine (soit 2,27 millions de tonnes sur la période janvier-décembre 2005, représentant près de 10 % des importations chinoises de charbon).

Les ressources en fer avaient fait, en 1970, de l’industrie sidérurgique nord-coréenne la quatrième plus puissante d’Asie, après le Japon, la Chine et l’Inde. A la fin des années 1980, l’extension du complexe de Kim Chaek avait porté le niveau annuel de la production d’acier à 7 millions de tonnes. Si la pénurie d’énergie a ensuite affecté les capacités de production, celles-ci tendent à être rétablies : en 2007, la production d’acier a été estimée à 1,23 million de tonnes (en hausse de 16 % par rapport à 2004). La production de fer (5 millions de tonnes en 2005) place la RPD de Corée au 18ème rang mondial.

Le cuivre est produit principalement dans la mine de Musan (Nord Hamgyong), la plus grande d’Asie (ses réserves sont estimées entre 3 et 7 milliards de tonnes), qui produit également du fer, et la mine d’Unryul (Sud Hwanghae) : la production de minerai de cuivre s’est élevée à 4,91 millions de tonnes en 2005 (dont 1 million de tonnes exportées en Chine en 2005, contre 600.000 tonnes en 2004) et 5,13 millions de tonnes en 2007.

S’agissant des métaux non ferreux, les principales autres productions (zinc : production 2006 67.000 tonnes, plomb : production 2006 20.000 tonnes) sont produites dans la mine de Komdok (Sud Hamgyong), et raffinées à Mungyong. La production de fluor (12.000 tonnes) classe la Corée du Nord au quinzième rang mondial.

Compte tenu de la complémentarité Nord-Sud dans le domaine minier, ce secteur a donné lieu à plusieurs projets intercoréens, conduits, côté Sud, par l’entreprise publique Korea Resources Corporation (KORES) en particulier pour l’exploitation du graphite.

Les ressources minières de la RPD de Corée font également l’objet de partenariats avec des pays étrangers, au premier rang desquels la Chine et l’Allemagne, afin notamment de moderniser les structures de production. En 2005, un accord sino-nord-coréen (entre la Compagnie chinoise des minerais métalliques et le ministère du Commerce extérieur de RPDC) a été le premier dans le secteur minier, en dehors d’une zone économique spéciale : il a porté sur les mines d’anthracite de Yongtung, dont la production annuelle s’élève à 1 million de tonnes. Le 12 décembre 2008, un accord dans le domaine charbonnier et l’industrie chimique a été signé entre la Chine et la Corée du Nord.

Des sociétés européennes – mais pas françaises – cherchent également à se positionner dans le domaine minier. Un fonds britannique, Chosun Development and Investment Fund, créé et géré par Anglo-Sino Capital Partners, a ainsi annoncé, en 2006, des projets d’investissement principalement dans le secteur minier, à hauteur de 50 millions de dollars puis de 100 millions de dollars.

Des groupes nord-coréens sont spécialisés dans la production et les échanges pour le secteur des mines, tels que la Compagnie Commerciale Coréenne Kwangsong, pour les métaux ferreux et non-ferreux, ou la Compagnie Générale Coréenne de l’Industrie de Magnésie Lourde.

Sources : Korea Energy Economics Institute, 2005 Minerals Yearbook, ministère sud-coréen de la Réunification, index mundi, Wikipédia

http://www.amitiefrancecoree.org/article-31071595.html

Corée du Nord : Trump se dit prêt à frapper, Pyongyang évoque une « guerre nucléaire »

Il ne s’agit pas de jouer les pacifistes mais tout simplement de s’apercevoir que lorsque des fous sont à la tête d’un pays ils sont capables d’embraser le monde et de le détruire. Je crois qu’avec ces loustics la planète et ses habitants ont du soucis à se faire et ceci sans tomber dans le catastrophisme.

Corée du Nord : Trump se dit prêt à frapper, Pyongyang évoque une "guerre nucléaire"
Donald Trump le 10 août 2017 lors d’un briefing de sécurité. ((Nicholas Kamm / AFP))

L’escalade verbale entre Washington et Pyongyang s’enveniment en dépit des appels à la retenue de la Chine.

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Il n’y a personne pour éteindre le « feu et la fureur ». Et l’inquiétude internationale grandit. Donald Trump a proféré de nouvelles menaces contre la Corée du Nord, ce vendredi 11 août. L’escalade verbale entre Washington et Pyongyang s’enveniment en dépit des appels à la retenue de la Chine.

« Les solutions militaires sont maintenant complètement en place, et prêtes à l’emploi, si la Corée du Nord se comporte imprudemment », a déclaré le président américain sur son compte Twitter, une fois de plus.

« J’espère que Kim Jong-Un trouvera une autre voie ! »

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« Odieux fanatique de la guerre nucléaire »

Pyongyang, dans le même temps, qualifiait Donald Trump d' »odieux fanatique de la guerre nucléaire » par la voix de l’agence officielle nord-coréenne KCNA. Et d’ajouter :

« Trump est en train de mener la situation dans la péninsule coréenne au bord d’une guerre nucléaire« .

Face à une surenchère sans précédent entre Washington et Pyongyang, la Chine a tenté

 

« Nous appelons toutes les parties à faire preuve de prudence dans leurs mots et leurs actions, et à agir davantage pour apaiser les tensions », a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Comment éviter la guerre avec la Corée du Nord ?

La Russie « très inquiète »

Cette montée des tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord pèse sur les marchés financiers et inquiète de nombreux dirigeants mondiaux. « Je ne vois pas de solution militaire à ce conflit », a mis en garde vendredi la chancelière allemande Angela Merkel.

La nervosité a également gagné Moscou où le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est dit « très inquiet » des risques de conflit « très élevés » entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Loin de chercher l’apaisement, le président américain a au contraire multiplié ces derniers jours les déclarations bellicistes. Jeudi, Donald Trump a défendu sa formule controversée promettant « le feu et la colère » à Pyongyang estimant qu’elle n’était « peut-être pas assez dure ». Depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe des vacances, Potus assure : .

« Si la Corée du Nord fait quoi que ce soit – ne serait-ce qu’en songeant à attaquer des gens que nous aimons, ou nos alliés, ou nous-mêmes – ils devront vraiment s’inquiéter ».

Un responsable de la Maison-Blanche a toutefois indiqué qu’il ne fallait pas voir dans les propos de Donald Trump le signe d’une action militaire imminente.

« Il y a des plans militaires pour à peu près toutes les crises du globe […] Ces plans sont continuellement mis à jour et présentent des options au président. Il n’y a rien de nouveau », a dit ce responsable sous couvert d’anonymat.

Corée du Nord : quelles sont les options militaires de Donald Trump ?

L’armée américaine « prête à combattre »

L’armée américaine a indiqué vendredi être « prête à combattre » si le président américain en donnait l’ordre.

« Nous maintenons un état de préparation optimum pour faire face à la menace nord-coréenne conjointement avec nos alliés et partenaires dans la région », a déclaré le porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning à l’AFP.

Face au changement de ton à Washington, la Corée du Nord a menacé de lancer une attaque contre l’île américaine de Guam, avant-poste stratégique des forces américaines dans le Pacifique.

Ile de Guam : « On aurait 40 minutes avant qu’un missile nord-coréen nous touche »

L’armée doit présenter au jeune dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un un plan d’offensive contre Guam d’ici la mi-août, selon les militaires nord-coréens.

Quatre missiles seront tirés simultanément, a expliqué l’armée. Les engins, passant au-dessus du Japon, « voleront 17 minutes et 45 secondes sur une distance de 3.356,7 km, et s’écraseront en mer à 30 ou 40 km de Guam ». Ils s’abîmeraient ainsi à l’extérieur des eaux territoriales américaines.

Pour Donald Trump, la Chine « doit faire plus »

Selon les analystes, des tirs vers Guam placeraient Washington dans une position délicate : si les Etats-Unis ne tentaient pas de les intercepter, leur crédibilité en prendrait un coup et Pyongyang se sentirait pousser des ailes pour mener un test d’ICBM grandeur nature.

Donald Trump s’est également une nouvelle fois montré agacé par l’attitude de la Chine, principal partenaire économique de Pyongyang, qui doit « faire beaucoup plus » pour mettre la pression sur son turbulent voisin. « Cela ne va pas continuer comme ça », avait-il tonné jeudi.

Pékin prône une résolution « négociée » du dossier nord-coréen, renvoyant dos à dos Washington et Pyongyang.

Le Chine avait ainsi proposé à plusieurs reprises, pour désamorcer la crise, un double « moratoire »: l’arrêt simultané des essais nucléaires et balistiques nord-coréens d’une part et celui des manoeuvres militaires conjointes des Etats-Unis et de la Corée du Sud d’autre part.

La Chine a également approuvé samedi à l’ONU une septième volée de sanctions économiques internationales contre la Corée du Nord, en réponse au tir par ce pays de tirs de missiles intercontinentaux. Ces sanctions étaient proposées par Washington, mais Donald Trump a dit craindre que leur effet ne soit limité.

Avec AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170811.OBS3302/coree-du-nord-trump-se-dit-pret-a-frapper-pyongyang-evoque-une-guerre-nucleaire.htmlhttp://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170811.OBS3302/coree-du-nord-trump-se-dit-pret-a-frapper-pyongyang-evoque-une-guerre-nucleaire.html

Tout ce que vous pensiez savoir sur la Corée du nord était donc FAUX ! A lire…

Que dire sinon que les USA sont ultra dangereux pour le monde entier, ils vivent de la mort des autres, peut être qu’un jour, ils sauront ce que c’est qu’ être en guerre….. et là, je ne les vois pas gagnant.

En 2003, avec quelques avocats Américains, membres de la National Lawyers Guild, j’ai eu la chance de pouvoir voyager en Corée du Nord, c’est-à-dire en République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord), afin de me faire une idée précise de ce pays, de son gouvernement et de son peuple. Publié à notre retour, cet article a été intitulé « La grande tromperie ». Ce titre a été choisi parce que nous avons découvert que le mythe péjoratif de la propagande occidentale sur la Corée du Nord, est une immense tromperie conçue pour cacher aux peuples du monde les réalisations des Nord-Coréens, qui ont réussi à créer leurs propres conditions, leur propre système socio-économique indépendant basé sur les principes socialistes, libres de la domination des puissances occidentales.

Lors de l’un de nos premiers dîners à Pyongyang, notre hôte, Ri Myong Kuk, un avocat, a dit en termes passionnés, au nom du gouvernement, que la force de dissuasion nucléaire de la Corée du Nord est nécessaire au vu des agissements et des menaces du monde US contre elle. Il a dit, et cela m’a été répété plus tard pendant mon voyage, lors d’une réunion de haut niveau avec des représentants du gouvernement de la Corée du Nord, que si les Américains signaient un traité de paix et un accord de non-agression avec la Corée du Nord, cela rendrait illégitime leur occupation et entraînerait la réunification de la Corée. Ainsi, il n’y aurait plus besoin d’armes nucléaires. Il a dit avec sincérité : « Il est important que des avocats se réunissent pour parler de cela, car les avocats réglementent les interactions sociales au sein de la société et dans le monde, » et il a ajouté en toute bonne foi, « le chemin vers la paix exige l’ouverture du cœur ».

Il nous est apparu alors, et c’est maintenant une évidence, qu’en contradiction absolue avec les dires des médias occidentaux, le peuple de la Corée du Nord veut la paix plus que toute autre chose. Il veut pouvoir continuer à vivre et à travailler sans la menace constante d’être anéantis par les armes atomiques des USA. Mais en fait, pourquoi sont-ils menacés d’être exterminés et de qui est-ce la faute ? Ce n’est pas de leur faute.
Ils nous ont montré des documents US saisis pendant la guerre de Corée. Il s’agit de la preuve irréfutable que les USA avaient prévu d’attaquer la Corée du Nord en 1950. L’attaque a été effectuée par les forces armées US et sud-coréennes, aidées par des officiers de l’armée japonaise qui avaient envahi et occupé la Corée des décennies auparavant. Les USA on ensuite prétendu que la défense et la contre-attaque nord-coréennes était une « agression », et ils ont fait manipuler cela par les médias pour inciter les Nations Unies à soutenir une « opération de police », l’euphémisme qu’ils ont choisi pour qualifier leur guerre d’agression contre la Corée du Nord. Il s’en est suivi trois ans de guerre et 3,5 millions de victimes coréennes, et depuis lors, les USA les menacent de guerre imminente et d’anéantissement.

En 1950, puisque la Russie n’était pas là pour voter au Conseil de sécurité, le vote de l’ONU en faveur de l’« opération de police » était lui-même illégal. En vertu du règlement interne, le quorum au Conseil de sécurité requiert toutes les délégations membres. Tous les membres doivent être présents, sinon la session ne peut pas se dérouler. Les Américains ont sauté sur l’occasion du boycott du Conseil de sécurité par les Russes. Le boycott russe avait été instauré pour défendre la position de la République populaire de Chine, qui devait siéger à la table du Conseil de sécurité, et non pas le gouvernement vaincu du Kuomintang. Comme les Américains refusaient d’accorder ce droit, les Russes ont refusé de s’asseoir à la table jusqu’à ce que le gouvernement chinois légitime puisse le faire.

Les Américains ont profité de cette occasion pour faire une sorte de coup d’État à l’ONU. S’emparant du contrôle de sa machinerie, ils l’on utilisée dans leurs propres intérêts. Ils se sont arrangés avec les Britanniques, les Français et les Chinois du Kuomintang, pour qu’ils soutiennent leur guerre en Corée, grâce au vote en l’absence des Russes. Les alliés, comme les Américains le leur avaient demandé, ont voté la guerre contre la Corée, mais le vote était invalide et l’opération de police n’était ni une opération de maintien de la paix, ni justifiée par le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, puisque l’article 51 stipule que les nations ont le droit de se défendre contre toute attaque armée, ce qu’ont dû faire les Nord-Coréens. Mais les Américains ne se sont jamais beaucoup souciés de la légalité. Et ils ne s’en sont pas souciés tout au long de leur projet, qui consistait à conquérir et occuper d’abord la Corée du Nord, puis envahir la Mandchourie et la Sibérie.

Beaucoup d’Occidentaux n’ont guère idée des destructions infligées par les Américains et leurs alliés en Corée ; Pyongyang s’est retrouvé sous des tapis de bombes, et les civils fuyant le carnage ont été mitraillé par les avions US en rase-mottes. Le New York Times a écrit à l’époque que plus de sept mille sept cent tonnes de napalm ont été lâchés simplement dans les 20 premiers mois de la guerre en Corée. Les USA ont lâché un tonnage de bombes plus important sur la Corée que sur le Japon durant la Seconde Guerre mondiale. Les forces armées US ont traqué et assassiné non seulement les membres du parti communiste, mais aussi leurs familles. À Sinchon, nous avons vu la preuve que des soldats US ont obligé 500 civils à se mettre dans un fossé, les ont aspergés d’essence et les ont brûlés. Nous étions dans un abri antiaérien avec des murs encore noircis avec la chair brûlée de 900 civils, dont des femmes et des enfants qui cherchaient à se protéger lors d’une attaque US. Des soldats US ont été vus déverser de l’essence dans les bouches d’aération de l’abri et les faire tous mourir carbonisés. C’est la réalité de l’occupation US pour les Coréens. C’est la réalité qu’ils craignent encore et ne veulent jamais voir se répéter. Pouvons-nous le leur reprocher ?

Malgré cette affaire, les Coréens sont prêts à ouvrir leur cœur à leurs anciens ennemis. Le major Kim Myong Hwan, qui était à l’époque le principal négociateur à Panmunjom, sur la ligne de la zone démilitarisée, nous a révélé que son rêve était d’être écrivain, poète, journaliste, mais il a poursuivi d’un air sombre, en disant que lui et ses cinq frères faisaient des rondes sur la ligne de la zone démilitarisée, comme les soldats, à cause de ce qui était arrivé à leur famille. Il a dit que leur lutte n’était pas contre les Américains, mais leur gouvernement. Il restait le seul de sa famille perdue à Sinchon ; son grand-père avait été accroché à un poteau et torturé, sa grand-mère est morte avec une baïonnette dans l’estomac. Il a dit : « Vous voyez, nous devons le faire. Nous devons nous défendre. Nous ne nous opposons pas aux Américains. Nous nous opposons à la politique belliqueuse des USA et à leurs efforts pour prendre le contrôle du monde entier et déclencher des catastrophes contre les peuples.

Selon l’avis de notre délégation, grâce à l’instabilité qu’ils entretiennent en Asie, les USA peuvent y maintenir une présence militaire massive qui entrave les relations entre la Chine, la Corée du Sud, la Corée du Nord et le Japon. Et ils utilisent aussi leur présence comme moyen de pression contre la Chine et la Russie. Au Japon, avec la pression constante pour éliminer les bases US à Okinawa, les opérations militaires en Corée et les manœuvres de guerre restent un aspect central des efforts US visant à dominer la région.

La question n’est pas de savoir si la Corée du Nord possède des armes nucléaires, comme elle en a le droit, mais si les USA – qui possèdent des capacités nucléaires sur la péninsule coréenne, et qui installent actuellement là-bas leur système de défense antimissile THADD, un système qui menace la sécurité de la Russie et de la Chine – sont disposés à travailler avec la Corée du Nord sur un traité de paix. Nous avons trouvé des Nord-Coréens avides de paix et ne tenant pas à avoir des armes nucléaires si la paix pouvait être établie. Mais la position US demeure plus arrogante, agressive, menaçante et dangereuse que jamais. À l’ère des « changements de régime », des « guerres préventives » et des tentatives US pour mettre au point des armes nucléaires miniatures, aussi bien que leur abandon et leur manipulation du droit international, il n’est pas surprenant que la Corée du Nord joue la carte du nucléaire. Ce choix a été fait par les Nord-Coréens depuis que les USA les menacent quotidiennement de guerre nucléaire. La Russie et la Chine, deux pays auxquels la logique dicte de soutenir les Nord-Coréens contre l’agression US, se joindront aux Américains pour blâmer les Coréens de s’être armés eux-mêmes avec la seule arme qui puisse dissuader de les attaquer.

La raison de ceci n’est pas claire puisque les Russes et les Chinois ont des armes nucléaires et qu’ils s’en sont dotés pour dissuader toute attaque des USA, exactement comme l’a fait la Corée du Nord. Certaines déclarations de leur gouvernement [russe ou chinois] indiquent qu’ils craignent de ne pas avoir le contrôle de la situation, et que si les mesures défensives de la Corée du Nord attirent une attaque des USA, ils seront aussi bien attaqués. On peut comprendre cette anxiété. Mais cela soulève la question de savoir pourquoi ils ne peuvent pas soutenir le droit de la Corée du Nord à l’autodéfense et faire pression sur les Américains pour qu’ils concluent un traité de paix, un accord de non-agression et retirent leurs forces armées et nucléaires de la péninsule coréenne. Mais la grande tragédie est l’incapacité évidente des Américains de penser par eux-mêmes face aux tromperies incessantes, et d’exiger de leurs dirigeants qu’ils épuisent toutes les voies de dialogue et de rétablissement de la paix avant même d’envisager d’agresser la péninsule coréenne.

La base essentielle de la politique nord-coréenne consiste à parvenir à un pacte de non-agression et à un traité de paix avec les USA. Les Nord-Coréens ont dit à plusieurs reprises ne vouloir attaquer personne, blesser personne, n’être en guerre contre personne. Mais ils ont vu ce qui est arrivé à la Yougoslavie, à l’Afghanistan, à l’Irak, à la Libye, à la Syrie et à d’innombrables autres pays, et ils n’ont pas l’intention d’être les prochains. Il est évident qu’ils se défendront énergiquement contre toute invasion US et que la nation pourrait supporter une longue et difficile lutte.

À un autre endroit de la zone démilitarisée, nous avons rencontré un colonel qui avait installé des jumelles. à travers lesquelles nous pouvions voir au-delà de la ligne de partage entre le Nord et le Sud. Nous pouvions voir un mur de béton construit sur le côté sud, en violation des accords de trêve. Le major Kim Myong Hwan a dit que cette structure fixe est une « honte pour les Coréens qui sont un peuple homogène. » Un haut-parleur diffusait sans interruption de la propagande et de la musique sortait des haut-parleurs sur le côté sud. Il nous a dit que ce bruit irritant dure 22 heures par jour. Soudain, autre moment surréaliste, les haut-parleurs du bunker ont commencé à entonner l’ouverture de William Tell, mieux connue aux USA sous le nom de thème du Lone Ranger. Le colonel nous a exhortés d’aider les gens à comprendre ce qui se passe réellement en Corée du Nord, au lieu de fonder leur opinion sur la désinformation. Il nous a dit : « Nous savons que, comme nous, les Américains aiment la paix, ont des enfants, des parents et des familles. » Nous lui avons dit que nous avions la mission de rentrer chez nous avec un message de paix et que nous espérons revenir un jour et « marcher avec lui librement dans ces belles collines. » Il a fait une pause et dit : « Moi aussi, je crois que c’est possible. »

Ainsi, alors que le peuple de la Corée du Nord espère la paix et la sécurité, les USA et leur régime fantoche du sud de la péninsule coréenne feront la guerre en se livrant durant les trois prochains mois aux plus grands jeux de guerre jamais organisés là-bas, avec des porte-avions, des sous-marins portant des armes atomiques et des bombardiers furtifs, des avions et un grand nombre de troupes, d’artillerie et de blindés.

La campagne de propagande a atteint des niveaux dangereux dans les médias, qui accusent le Nord d’avoir assassiné un parent du chef de la Corée du Nord en Malaisie, bien qu’il n’y en ait aucune preuve et que le Nord n’avait aucune raison de le faire. Les seuls à bénéficier du meurtre sont des Américains et leurs médias sous contrôle, qu’ils utilisent pour attiser l’hystérie contre la Corée du Nord, qui aurait maintenant des armes de destruction massive chimiques. Oui, mes amis, ils pensent que nous sommes tous nés d’hier et que nous n’avons pas appris une chose ou deux sur la nature du leadership US et sa propagande. Est-il étonnant que les Nord-Coréens craignent que ces « jeux » de guerre en cours puissent se transformer un jour en réalité, que ces « jeux » ne soient que la couverture d’une attaque pour créer en même temps un climat de terreur dans la population coréenne ?

Il y a beaucoup de choses à dire sur la nature réelle de la Corée du Nord, sur ses habitants, son système socio-économique et sa culture. Mais il n’y a pas de place pour cela ici. J’espère que des gens pourront se rendre compte par eux-mêmes de l’expérience vécue par notre groupe. Je terminerai avec le dernier paragraphe du rapport commun que nous avons fait à notre retour de la Corée du Nord et j’espère que les gens le comprendront bien, y réfléchiront et agiront pour provoquer des appels à la paix.

L’histoire complète de la Corée et le rôle de notre gouvernement dans la contribution aux déséquilibres et aux conflits, doit être révélée aux peuples du monde. Des mesures doivent être prises par les avocats, les groupes communautaires, les militants pour la paix et tous les citoyens de la planète, pour empêcher le gouvernement US de mener à bien une campagne de propagande visant à soutenir l’agression contre la Corée du Nord. Les Américains ont été l’objet d’une grande tromperie. Ce qui est en jeu est trop important pour que nous nous laissions berner à nouveau. Cette délégation de paix a appris en Corée du Nord un élément important de la vérité essentielle dans les relations internationales. C’est ainsi que la communication plus large, la négociation suivie de promesses respectées et un profond engagement envers la paix peuvent – littéralement – épargner au monde un sombre avenir nucléaire. L’expérience et la vérité nous libèrent de la menace de la guerre. Notre voyage en Corée du Nord, ce rapport et notre projet en cours, sont de petits efforts pour nous libérer.

Christopher Black est un avocat international de Toronto spécialisé en droit criminel. Il est connu pour un certain nombre d’affaires de crimes de guerre très médiatisés, et a récemment publié son roman « Beneath the Clouds » [Sous les nuages]. Il écrit des essais sur le droit international, la politique et les événements mondiaux, en particulier pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

Via : onsaitcequonveutquonsache

Menace de guerre contre la Corée du Nord

C’est la force irrésistible de la puissance mondiale, facteur essentiel de son hégémonie que de plonger, avec l’aide du système mondial d’information, les milliards de terriens dans cet état perpétuel d’angoisse et de menace à venir, le plus souvent celle du déclenchement d’une nouvelle guerre mondiale. Ce qui pour J. Derrida définit précisément la terreur, la menace du pire à venir et pour Sloterdijk ce qui constitue le meilleur moyen « d’étouffer autant que possible le moindre germe de nouvelle formations d’opposition intracapitaliste face aux inégalités sociales croissantes ».

1er juillet 2017

Bruno GUIGUE

Après son entretien avec le nouveau président sud-coréen Moon Jae-in, le 30 juin, Donald Trump a encore durci le ton contre la Corée du Nord. « La patience stratégique avec le régime nord-coréen est terminée. Ensemble, nous faisons face à la menace du régime dangereux et brutal de Corée du Nord. Les programmes nucléaire et balistique de ce ce régime exigent une réponse déterminée », a déclaré le président américain. Pour la première fois, Washington a également annoncé des sanctions contre une banque chinoise accusée de coopérer avec Pyongyang.

Si la fonction des médias dominants est de substituer l’imaginaire à la réalité, la représentation occidentale de la Corée du Nord n’échappe pas à la règle. Vu de l’Ouest, il est vrai que Pyongyang fait figure d’accusé idéal. Cette « monarchie rouge », ce « régime ubuesque », ce « goulag asiatique » réunit les stigmates de tout ce que l’homo occidentalis est censé détester. Désigné par les grands prêtres du droit-de-l’hommisme comme l’incarnation du Mal, cet Etat honni ferait peser, selon le secrétaire d’Etat US Rex Tillerson, « la pire des menaces sur la paix mondiale ».

Mais de quelle menace s’agit-il ? Depuis son entrée fracassante dans le club des puissances nucléaires, en octobre 2006, la Corée du Nord est mise au ban des nations. Contre ce petit pays, la « communauté internationale » phagocytée par Washington a mobilisé les grands moyens. Résolutions onusiennes, sanctions économiques et manœuvres militaires se succèdent, sans relâche, pour isoler le régime fautif. Rangée par les USA dans la catégorie des « Etats voyous », la République populaire démocratique de Corée est dans la ligne de mire.

La propagande occidentale dépeint Kim Jong-un comme un tyran sanguinaire faisant joujou avec la bombe, mais cette caricature peine à masquer la réalité des rapports de force. Inutile d’être un grand expert, en effet, pour comprendre que la stratégie nucléaire nord-coréenne est purement défensive. Dissuasion du faible au fort, sa finalité est d’exposer l’agresseur à des représailles, et non de prendre l’initiative des hostilités. Les Nord-Coréens veulent échapper au sort de l’Irak et de la Libye, pulvérisés par les USA et leurs supplétifs pour avoir le bonheur de goûter les bienfaits de la démocratie importée manu militari.

Le bellicisme prêté à Pyongyang, en réalité, relève d’une inversion accusatoire dont le soi-disant « monde libre » est coutumier. Prompts à donner des leçons de morale, les USA sont les seuls à avoir utilisé l’arme nucléaire. A Hiroshima et Nagasaki, en août 1945, ils l’ont fait sans hésitation et n’en éprouvent aucun remords. Non seulement ce massacre de masse (plus de 220 000 morts) fut d’une barbarie sans nom, mais il n’avait aucune justification militaire. Le Japon était prêt à capituler, et le recours à l’arme atomique visait à intimider l’URSS, dont les troupes écrasaient l’armée japonaise en Mandchourie.

Pour la « nation exceptionnelle » à la « destinée manifeste », carboniser des centaines de milliers de femmes, d’enfants et de vieillards ne pose aucun problème sur le plan moral. Pour fêter l’anniversaire de la double explosion, les généraux US aimaient déguster en famille une pâtisserie en forme de champignon atomique. Cinq ans plus tard, les mêmes galonnés à la bonne conscience indécrottable déchaînèrent les feux de l’enfer contre les Coréens. Ces derniers échappèrent de peu à l’apocalypse nucléaire rêvée par MacArthur, mais ils subirent les effets dévastateurs d’une arme nouvelle : le napalm. Pendant la guerre de Corée, l’US Air Force fit un usage massif de cet explosif incendiaire, et la plupart des grandes villes du Nord ont été détruites.

Imagine-t-on une guerre qui anéantirait 60 millions d’Américains en les carbonisant avec des bombes incendiaires ? C’est ce que la Corée du Nord a subi entre 1950 et 1953. Déversant davantage de bombes sur la péninsule que sur le Japon entre 1942 et 1945, les généraux du Pentagone ont massacré sans état d’âme 3 millions de personnes, soit 20% de la population de ce petit pays. On se doute bien que de telles broutilles n’entacheront jamais le prestige inégalé dont jouit l’Oncle Sam dans les contrées occidentales. Mais à la lumière de cette histoire on comprend mieux, en revanche, la hargne anti-impérialiste des Nord-Coréens.

Il n’y a pas que le passé, au demeurant, qui incite à relativiser la passion de Washington pour la paix dans le monde et l’amitié entre les peuples. Lorsque les USA jouent la vertu outragée et brandissent l’épouvantail nord-coréen, on finirait presque par oublier qu’ils détiennent 4 018 têtes nucléaires, alors que la République populaire démocratique de Corée en possède une dizaine. Les cinq essais nucléaires nord-coréens ont provoqué des torrents d’indignation en Occident, mais les USA en ont réalisé plus d’un millier. Enfin, ce n’est pas la Corée du Nord qui a pris l’initiative de nucléariser la péninsule, mais les USA en 1958.

Lorsqu’on demande ce que viennent faire des porte-avions US dans la région, la propagande répond que la Corée du Nord est un Etat-voyou qui a violé le traité de non-prolifération nucléaire. Mais un Etat souverain est libre de dénoncer un traité international, et Pyongyang a la mérite d’avoir annoncé la couleur en se retirant du TNP. De ce point de vue, sa situation est beaucoup moins scandaleuse que celle d’Israël. Car cet Etat non-signataire du TNP détient 300 têtes nucléaires avec la bénédiction des puissances occidentales, alors qu’il bombarde ses voisins et colonise des territoires qui ne lui appartiennent pas.

Les dirigeants nord-coréens ont beau user d’une rhétorique grandiloquente, ils ont les pieds sur terre. La puissance militaire de cet Etat de 25 millions d’habitants représente 2% de celle des USA, et sa seule ambition est de prévenir une agression extérieure dont la perspective n’a rien d’irréel. Réduits à l’impuissance au Moyen-Orient, les docteurs Folamour du Pentagone rêvent d’en découdre avec ce pays récalcitrant. Ils ont installé un bouclier anti-missiles en Corée du Sud, dépêché dans la région un puissant groupe aéro-naval, et largué dans la montagne afghane la méga-bombe anti-bunker « MOAB » en guise d’avertissement.

Malgré les réticences du nouveau président sud-coréen, qui s’est déclaré prêt à « renvoyer » le bouclier anti-missiles, les « neocons » de Washington envisagent ouvertement une opération militaire contre les installations nucléaires nord-coréennes. Car l’affrontement avec la Corée du Nord présenterait deux avantages. Il constituerait un puissant dérivatif à l’échec de l’impérialisme au Moyen-Orient, où il se heurte à l’axe Moscou-Téhéran-Damas-Bagdad. Et il fournirait un banc d’essai pour le bombardement des installations souterraines du complexe nucléaire nord-coréen avec la bombe « MOAB ». En cas de succès, une telle prouesse technologique priverait la Corée du Nord de son outil de dissuasion et administrerait une leçon de choses à l’Iran, cible préférée de l’administration Trump.

Pari hasardeux, bien sûr. Dans l’immédiat, cette agressivité a pour seul effet de conforter Pyongyang dans sa détermination. Farouchement attachée à sa souveraineté, fidèle à l’idéologie du « juché » (autonomie) héritée de Kim-Il-Sung, la Corée du Nord n’aime pas qu’on lui marche sur les pieds. Contrairement aux USA dont la doctrine prévoit la possibilité d’une attaque préventive, son programme nucléaire indique clairement à ceux qui voudraient l’attaquer qu’ils s’exposent à de sévères représailles. Décidée à résister à toutes les pressions, adossée au géant chinois, la République populaire démocratique de Corée est un « domino » que Washington n’est pas près de faire tomber.

Bruno GUIGUE

(Afrique-Asie, juillet 2017, version actualisée)