Incarcéré depuis 4 mois suite au G20 de Hambourg, Fabio 19 ans, tient tête à la justice

« Moi, madame la juge, j’ai beaucoup pensé avant de venir à Hambourg. »

paru dans lundimatin#124, le 27 novembre 2017

Arrêté lors des journées d’émeutes qui ont secoué le G20 de Hambourg les 7 et 8 juillet 2017, Fabio est accusé de jet de projectile et de rébellion. Il est incarcéré depuis 4 mois à la prison de Billwerder et comparaissait le 7 novembre dernier devant le tribunal pour mineur d’Altona à Hambourg. Nous reproduisons ici la déclaration qu’il a faite ce jour-là devant ses juges et qui contient plus de vérité, de sincérité et de justesse que tous les solipsismes inconséquents de procureurs.

Les prochaines audiences de son procès auront lieu les 27 novembre et 7 décembre prochain.

Madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs.

Vous, aujourd’hui, vous êtes appelés à juger un homme. Vous l’avez appelé un « criminel agressif » et « irrespectueux de la dignité humaine ». Personnellement je ne prête aucune attention aux appellations que vous m’attribuez. Moi, je suis seulement un garçon de bonne volonté.

Avant tout je voudrais dire que probablement ces messieurs les politiciens, ces messieurs les commissaires de police et ces messieurs les magistrats pensent qu’en incarcérant et arrêtant quelques jeunes cela puisse arrêter la contestation dans les rues. Probablement ces messieurs pensent que les prisons suffisent à éteindre les voix rebelles qui s’élèvent de partout. Probablement ces messieurs pensent que la répression arrêtera notre soif de liberté, notre volonté de construire un monde meilleur.

Et bien ces messieurs se trompent. Et c’est l’Histoire qui leur donne tort.

Parce qu’un nombre incalculable de garçons et de filles sont passés, comme moi, devant un tribunal comme celui-ci.

En effet aujourd’hui c’est à Hambourg, hier à Gênes et encore avant à Seattle.

Vous, vous essayez d’empêcher la propagation des voix de la révolte qui s’élèvent partout par n’importe quel moyen « légal », par n’importe quel moyen « procédurier ».

Quoiqu’il arrive, peu importe la décision qui sera prise par ce tribunal, elle n’aura aucune influence sur notre protestation. Il y aura encore tout autant de garçons et de filles qui, portés par les mêmes idéaux descendront dans les rues d’Europe. Se préoccupant guère de ces prisons que dans un essoufflement, vous vous efforcez de remplir de prisonniers politiques.

Mais venons-en donc à l’essentiel, madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineur.

Venons-en donc à l’essentiel.

Comme vous pouvez l’imaginer, je veux user de mon droit de ne pas faire de déclarations en rapport avec le fait spécifique pour lequel vous me poursuivez. Toutefois je voudrais porter l’attention sur les motivations qui poussent un jeune ouvrier d’une petite ville reculée des Pré-alpes orientales à venir à Hambourg.

Pour manifester son propre désaccord avec le sommet du G20.

G20. Rien que le nom a déjà en soi, quelque chose de pervers.

Vingt hommes et femmes représentants des vingt pays les plus riches et les plus industrialisés du globe, s’asseyent autour d’une table. Ils s’asseyent tous ensemble pour décider de notre futur. Oui, j’ai bien dit ceci : le notre. Le mien, ainsi que celui de toutes les personnes assises aujourd’hui dans cette salle, tout comme celui des sept milliards de personnes qui habitent cette belle planète Terre.

Vingt hommes décident de notre vie et de notre mort.

Évidemment, la population n’est pas invitée à ce joli banquet. Nous, nous ne sommes que le stupide troupeau des puissants de la Terre. Spectateurs totalement soumis de ce théâtre où une poignée de personnes tiennent entre leurs mains l’humanité toute entière.

Moi, madame la juge, j’ai beaucoup pensé avant de venir à Hambourg.

J’ai pensé à monsieur Trump et à ses États-Unis d’Amérique qui sous le drapeau de la démocratie et de la liberté s’érigent comme les gendarmes du monde entier. J’ai pensé aux nombreux conflits déclenchés par le géant américain aux quatre coins de la planète. Du Moyen-Orient à l’Afrique. Tout ceci pour s’accaparer du contrôle de telle ou telle ressource énergétique. Peu importe si ceux qui meurent, ce sont toujours les mêmes : civils, femmes et enfants.

J’ai pensé aussi à monsieur Poutine. Nouveau tsar de Russie, qui dans son pays viole systématiquement les droits de l’Homme et se moque de toute opposition.

J’ai pensé aux Saoudiens et à leurs régimes fondés sur la terreur avec qui nous, les occidentaux nous faisons des affaires en or.

J’ai pensé à Erdogan qui torture, tue et emprisonne ses opposants.

J’ai pensé aussi à mon pays, où à coup de lois-décret chaque gouvernement supprime sans trêve les droits des étudiants et des travailleurs.

En bref, les voici les protagonistes du somptueux banquet qui s’est tenu à Hambourg en juillet dernier. Les plus grands va-t’en-guerre et assassins que le monde contemporain connaisse.

Avant de venir à Hambourg j’ai pensé aussi à l’inégalité qui frappe, aujourd’hui, de plein fouet notre planète. Cela me semble presque évident de répéter qu’en effet 1% de la population la plus riche du monde possède la même richesse que les 99% le plus pauvre. Cela me semble presque évident de répéter que les quatre-vingt cinq hommes les plus riches du monde possède la même richesse que 50% de la population la plus pauvre. Quatre-vingt cinq hommes contre trois milliards et demi. Ces quelques chiffres suffisent à donner une idée.

Ensuite, madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs, avant de venir à Hambourg j’ai pensé à ma terre : à Feltre. Le lieu où je suis né, où j’ai grandi et où je veux vivre. La citadelle médiévale qui est sertie comme une gemme dans les Pré-alpes orientales. J’ai pensé aux montagnes qui, au crépuscule, se teignent de rose. Aux magnifiques paysages que j’ai la chance de voir depuis ma fenêtre. A la beauté qui traverse ce lieu.

Puis, j’ai pensé aux fleuves de ma belle vallée, violés par les entrepreneurs qui veulent les concessions pour y construire des centrales électriques, sans se préoccuper des dommages pour la population et pour l’écosystème.

J’ai pensé aux montagnes, frappées par le tourisme de masse ou devenues lieu d’entraînements militaires.

J’ai pensé à ce magnifique endroit où je vis, qui est en passe d’être bradé à des hommes d’affaires sans scrupules, exactement comme d’autres vallées à chaque coin de la planète, où la beauté est détruite au nom du progrès.

Dans la lignée de toutes ces pensées, j’ai donc décidé de venir manifester à Hambourg. Pour moi, venir ici était un devoir avant d’être un droit.

J’ai trouvé cela juste de m’opposer à ces politiques scélérates qui sont en train de pousser le monde vers le gouffre.

J’ai trouvé cela juste de me battre pour que quelque chose soit au moins un peu plus humain, digne et équitable.

J’ai trouvé cela juste d’aller dans la rue pour répéter que la population n’est pas un troupeau et qu’elle doit être consultée dans les choix.

Le choix de venir à Hambourg a été celui d’une prise de parti. Le choix d’être du côté de ceux qui demandent des droits et contre ceux qui veulent leurs en enlever. Le choix d’être du côté de tous les oppressés du monde et contre les oppresseurs. Le choix de combattre les puissants, grands et petits, qui utilisent le monde comme si c’était leur jouet et qui ne se soucient pas du fait que c’est toujours la population qui en fait les frais.

J’ai fait mon choix et je n’ai pas peur s’il doit y avoir un prix à payer injustement.

Néanmoins il y a autre chose que je voudrais vous dire, que vous me croyiez ou non : je n’aime pas la violence. Mais j’ai des idéaux et pour ceux-ci j’ai décidé de me battre.

Je n’ai pas fini.

Dans une époque historique où partout dans le monde s’érigent de nouvelles frontières, se déroule du nouveau fil barbelé, se dressent de nouveaux murs des Alpes à la Méditerranée, je trouve cela merveilleux que des milliers de jeunes, de chaque coin de l’Europe, soient disposés à descendre ensemble dans les rues d’une seule et même ville pour leur propre futur. Contre chaque frontière. Avec comme seule intention commune, le fait de rendre le monde meilleur par rapport à comment nous l’avons trouvé.

Parce que madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs, parce que nous ne sommes pas le troupeau de ces vingt seigneurs. Nous sommes des femmes et des hommes qui voulons avoir le droit de disposer de notre propre vie.

Et pour cela nous combattons et nous combattrons.

Fabio, tribunal pénal de Altona à Hambourg, le 7 novembre 2017.

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Voici le spot publicitaire le plus utile, brutal et radical de l’année

Pour info, l’évasion fiscale coûterait entre 60 et 80 milliards d’euros par an à la France (l’équivalent du budget de l’Éducation nationale). Au sein de l’Union européenne, ce chiffre grimperait à 1000 milliards. Il fallait en informer les citoyens, vite et bien.

Et pour mettre en scène cette injustice folle, la vidéo montre un commando masqué, qui braque un hôpital comme une banque. Les perfusions des patients sont arrachées, les masques à oxygène retirés, les couveuses de nouveaux-nés débranchées. Tout est volé, à la vue de tous et dans l’impuissance générale….

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Quand la publicité devient d’utilité publique qu’est ce que ça fait du bien. Avec « Silence, on braque un hôpital ! », le film choc d’une ONG contre l’évasion fiscale, tout le monde peut se remettre à espérer que les consciences changent.

Pour info, l’évasion fiscale coûterait entre 60 et 80 milliards d’euros par an à la France (l’équivalent du budget de l’Éducation nationale). Au sein de l’Union européenne, ce chiffre grimperait à 1000 milliards. Il fallait en informer les citoyens, vite et bien.

Et pour mettre en scène cette injustice folle, la vidéo montre un commando masqué, qui braque un hôpital comme une banque. Les perfusions des patients sont arrachées, les masques à oxygène retirés, les couveuses de nouveaux-nés débranchées. Tout est volé, à la vue de tous et dans l’impuissance générale.

Un film qui devrait être diffusé à Bernard Arnault comme à Emmanuel Macron ou à Xavier Niel en même temps qu’à tous les écoliers du pays (et peut-être même aux 500 personnages qui ont selon nous détruit la culture contemporaine et que nous avons listé ici). Simple et efficace dans sa mise en scène il permettra aux plus jeunes de comprendre simplement un sujet complexe. Ainsi que de démontrer que les techniques publicitaires peuvent être utilisées pour créer des messages à l’opposé de la propagande habituelle.

La campagne a été signé par l’agence de création londonienne « Don’t Panic », ironie absolue qu’aucune société de production française n’ai gagné cette « compétition ». De peur peut-être d’apeurer ses clients directement visé par cette vidéo ? Personne ne le saura jamais. Toujours est-il que c’est des anglais qui ont fait le boulot et pas des français.

En même temps, on ne voit pas quelle structure de production, à part peut-être SOLDATS, aurait pu assumer publiquement le message à la fin du film :
« Quand les entreprises ne paient pas leur juste part d’impôt, les pays en développement sont privés de fonds cruciaux pour financer des services vitaux comme les services hospitaliers. On estime à 100 milliards de dollars la somme que perdent chaque année les pays les pauvres à cause de l’évasion fiscale. Et ce sont les personnes les plus pauvres qui en souffrent le plus. Partagez cette vidéo et exigez que votre gouvernement agisse contre l’évasion fiscal :
https://www.oxfamsol.be/fr/exigez-une-fiscalite-plus-transparente
Eradiquons la pauvreté tous ensemble.

A découvrir en parallèle :
1. CESSEZ DE CONSOMMER SANS DISCERNEMENT (CE QUE VOUS ACHETEZ EST VOTRE VOTE)
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5. LA SOCIÉTÉ DES INFILTRATIONNISTES : PREMIER MOUVEMENT D’AVANT-GARDE DU XXIE SIÈCLE

Saviez-vous que…

Les 8 hommes les plus riches du monde possèdent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population de la planète ?
Et pendant ce temps, 700 millions de personnes vivent dans l’extrême pauvreté.

Les inégalités entre pauvres et riches continuent de s’aggraver. Entre autres parce que les grands fortunes et les multinationales ne respectent pas les règles du jeu : elles s’arrangent pour ne pas payer leur juste part d’impôt en utilisant les paradis fiscaux. Elles y cachent leurs capitaux… Et c’est comme ça que des milliards d’euros échappent à l’impôt. La conséquence :

100 milliards d’euros de recettes fiscales en moins pour les pays en développement.

Mais ce n’est pas une fatalité…

Imaginez ce que vous pourriez faire avec 100 milliards d’euros ! Construire des hôpitaux, payer les médecins mais aussi les enseignants, financer les retraites…

C’est possible ! Les politiciens ont la possibilité d’agir contre les inégalités. En faisant d’autres choix politiques. Et lutter contre l’évasion fiscale, c’est la première étape. Une étape urgente. Si les multinationales payaient leur juste part d’impôt, des fonds considérables pourraient être rassemblés pour lutter contre la pauvreté et les inégalités extrêmes !

Comment ? Avec plus de transparence fiscale, et notamment en introduisant une régulation qui obligerait au rapportage pays par pays (country by country reporting). Comme ça nous pourrions savoir combien de bénéfices exactement font les multinationales, où elles les réalisent, et combien d’impôts elles payent.

Publié le 03/11/2017

Comment assurer la résorption des dettes publiques en zone euro ?

Ce document, sur lequel, je suis tombé ce matin fait froid dans le dos. France stratégie, administrativement appelé Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP), est une institution rattachée au Premier ministre. Organisme tout à fait officiel donne les directive à suivre pour régler les intérêts de la dette. 1°) suppression de l’argent liquide 2°) saisit sur compte bancaire personnel en totalité. 3°) vole des propriétés privées. Si avec ça il n’y a pas de tête coupée !

 

Note d’analyse
Date de publication :
Mercredi 11 octobre 2017
Les États doivent s’entendre sur l’architecture qu’ils souhaitent à terme pour la zone euro. Un obstacle important peut cependant se dresser devant eux : le niveau élevé des dettes publiques. Cette note explore les voies possibles pour traiter ce problème.

Télécharger la note d’analyse : Comment assurer la résorption des dettes publiques en zone euro ?

Afin d’assurer la pérennité de la monnaie commune, les États doivent s’entendre sur l’architecture qu’ils souhaitent à terme pour la zone euro. Cependant, quel que soit le choix de la réforme retenu, un obstacle peut se dresser devant eux pour la mettre en oeuvre : le niveau élevé des dettes publiques et les écarts importants de ce point de vue entre pays européens, qui cristallisent les oppositions. Certes, les dettes publiques restent à des niveaux qu’une politique budgétaire rigoureuse permet de résorber. Mais cette stratégie n’est pas sans risque. En effet, elle ne peut porter pleinement ses fruits que dans quinze ou vingt ans, si bien qu’elle laisse vulnérables les États fortement endettés si un choc économique externe devait survenir d’ici là ; en cas de défaut d’un grand pays, les conséquences pour l’ensemble de la zone euro seraient démesurées. Parce que la résorption des dettes publiques constitue une condition nécessaire pour parvenir à une architecture saine, solide et durable pour la zone euro, elle risque de repousser de facto l’achèvement de cette réforme, pourtant indispensable, à un horizon lointain et incertain.

C’est pourquoi, tout en recommandant de poursuivre la consolidation engagée, cette note explore les voies complémentaires possibles pour traiter ce problème de dettes publiques élevées, si la situation exigeait un traitement plus rapide. L’exercice est difficile et il réclame sans aucun doute de sortir des sentiers battus. Ces nouvelles voies à explorer sont au nombre de trois et elles ne sont pas exclusives l’une de l’autre.

La première consiste à ce que les États de la zone euro s’engagent conjointement à soutenir un pays, en cas de conjoncture difficile, pendant que celui-ci procède aux efforts nécessaires pour assainir sa situation budgétaire. Cet effort de solidarité de tous, qui resterait circonscrit et conditionnel aux efforts accomplis par l’État aidé, renforcerait l’adhésion collective à la démarche de redressement des finances publiques et la crédibilité de la trajectoire de réduction de la dette.

Concomitamment à l’augmentation des dettes publiques, les vingt dernières années ont été marquées par une forte progression du patrimoine des ménages en Europe, en particulier immobilier, avec une distribution très inégale de cet enrichissement. Ceci ouvre une deuxième voie qui permettrait à un État excessivement endetté de décréter qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels à hauteur d’une fraction limitée de leur valeur. Il deviendrait ainsi créditeur d’une somme annuelle, correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol. Tout propriétaire pourrait différer son paiement, dont le montant cumulé interviendrait alors au moment de la vente ou de la transmission du bien.

Enfin, la troisième voie reposerait sur la recherche d’un soutien auprès de la Banque centrale européenne. Celle-ci rachèterait une partie de la dette obligataire des États européens trop endettés et garderait ces titres à son bilan en les transformant en obligations perpétuelles non porteuses d’intérêt.

Les trois voies explorées ici présentent inévitablement un caractère inédit et radical, que certains iront jusqu’à qualifier de dangereux. Elles soulèvent des difficultés politiques et juridiques évidentes. Le débat mérite néanmoins d’être abordé à froid, afin d’éviter d’avoir à prendre dans l’urgence des décisions non préparées en cas de choc économique d’envergure survenant dans la zone euro.

 

Lire la suite de la note d’analyse : Comment assurer la résorption des dettes publiques en zone euro ?

Les opinions exprimées dans cette note engagent leurs auteurs
et n’ont pas vocation à refléter la position du gouvernement

Rémunération des routiers : accord trouvé entre syndicats et patronat

BIENVENUE EN MACRONIE – Ch V

LÁ, ÇA RIGOLE MOINS !
D’un côté les fainéants, les illettrées et les fouteurs de bordel, de l’autre les routiers. Le dernier mouvement social des conducteurs routiers, qui n’a pas eu l’ampleur qu’on attendait, avait laissé croire au Club Emmanuel qu’on pouvait leur mettre profond en charcutant leurs frais de déplacement, lesquels représentent jusqu’ à 50% de leur rémunération nette, voire plus.
C’est alors que nos routiers sympas se sont rappelés au bon souvenir de ces messieurs dames en appelant, toutes organisations syndicales confondues, à un nouveau mouvement de grande ampleur: plus d’appros dans la grande distribution, ravitaillement des raffineries en berne, circulation bloquée… Un mouvement qui pouvait même durer parce qu’en général les routiers ont une bonne cote chez nos concitoyens en tant que vrais fouteurs de bordel.
Résultat des courses: un accord a été trouvé. Bizarre, non ?
Nous voici maintenant dans la Macronie à géométrie variable.
Avec un peu de chance, on pourrait arriver à lui arranger aussi son arithmétique, à la Macronie. Question de détermination, je pense…

Rémunération des routiers : accord trouvé entre syndicats et patronat

5 octobre 2017 Valérie CHRZAVZEZ Politique & réglementation

La semaine dernière, une réunion au ministère des transports avait permis aux syndicats de découvrir que leurs primes et autres avantages auraient pu être renégociés dans les TPE suite à publication des ordonnances sur la loi Travail. Ce ne sera finalement pas le cas. Un accord a été trouvé hier par les partenaires sociaux du transport routier. Travail de nuit, dimanche et jours fériés, 13eme mois, salaires, amplitude horaires et frais de routes ont été mis à l’abri.

L’accord signé permet de les sécuriser au niveau de la branche. Si ce protocole d’accord a été assez rapidement trouvé par les partenaires sociaux, tous signataires, restait à le faire accepter et valider par le gouvernement. Ce qui a mis un peu de temps, pour des raisons juridiques. Il s’agissait de donner son accord à la profession, sans créer une faille juridique dans les ordonnances, au risque que d’autres secteurs en profitent. Mais cela a été fait, et à 22h30, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et son homologue des Transports, Elisabeth Borne, se félicitaient que la profession soit parvenue à « intégrer dans un nouvel accord de branche, pleinement compatible avec les ordonnances, l’ensemble des règles auxquelles les organisations syndicales comme patronales ont manifesté leur attachement. »

Assurant que de son côté, « le gouvernement s’engage à confirmer dans le code des transports les spécificités du transport routier en matière de frais de déplacement. » Un observatoire de suivi de la branche et de ses accords sera d’ailleurs mis en place.

VC

http://www.transportinfo.fr/remuneration-routiers-accord-trouve-entre-syndicats-patronat/

 

Droit de suite Alstom : une affaire d’État ?

édifiant !!!! hier sur LCP , ou comment et pourquoi nos politiques ont laissés filer Alstom chez ces enfoirés d’américains !!! ce n’est ni plus ni moins de la haute trahison ! ripoublicain , socialistes ,la famille sarko , ils sont tous mouillés ces ordures !!

l’intégralité du film ci dessous

Comme il m’est impossible d’amené cette vidéo sur mon blog, je vous donne le liens pour aller voir ça, ici: http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/283004-droit-de-suite

Macron t’es foutu, les “vieux” sont dans la rue!!!

Que mes amis lecteurs et camarades “vieux” ne prennent pas ombrage de ce qualificatif peu flatteur, c’était juste pour faire un slogan de “manif”!

Alors oui, nos retraités râlent car ils vont prendre de plein fouet l’augmentation de la CSG ce qui revient en réalité à annoncer à nos seniors ni plus ni moins une baisse de leur pension.

Est-ce étonnant?

Non évidemment et je mets en garde depuis des années mes lecteurs qui dépendent de la dépense publique sur cette évolution qui est à mon sens inéluctable ce qui ne veut pas dire qu’elle est juste.

Bien évidemment toutes et tous ont “mérité” leur pension de retraite! Tous ont travaillé bien plus que 35h et sans RTT.

Aucun n’a “volé” sa pension, mais ce n’est hélas ni des arguments, ni même suffisant pour lutter contre les faits.

Les faits, c’est que la pyramide des âges rend totalement illusoire un financement digne des pensions.

Les pensions ne sont ni financées ni finançables. Elles seront donc… pas payées, partiellement payées ou diminuées.

Et comment? comme à chaque fois par le processus itératif de diminution. 1,7% cette année, puis 1 ou 2 l’année prochaine.

Dans 10 ans, tous nos seniors auront perdu 10% sous forme de baisse des pensions et au moins autant sous forme de non revalorisation, soit 20 à 25% de perte nette.

Personne ne vous le dira, et quand je m’y colle, il se trouve toujours quelques anciens “outrés” pour venir me hurler dessus, pensant que je suis content du sort qu’est le leur. L’un des derniers souhaitait même plein de malheur à mes “vieux” parents.

Pourtant, depuis l’antiquité, on ne coupe plus la tête du messager, le message fut-il funeste.

Mes amis, vous devez vous préparer à une baisse du pouvoir d’achat de vos pensions.

Quant aux manifestations, sans cassage d’abribus, point de salut (et non ce n’est pas une incitation au lançage de pavé mais de l’humour, mon point de vue c’est que les manifs ne servent à rien du tout!!!)…. et le problème de nos seniors c’est qu’ils n’ont pas une grande propension à la rébellion face aux CRS….

Non, la meilleure arme de nos anciens c’est évidemment le bulletin de vote, mais dites-moi, combien d’anciens ont voté Macron?

Charles SANNAT

Source Boursier.com ici

Arrêt de la Centrale de Tricastin

Merci pour l’info. On savait déjà que ce site nucléaire était l’un des plus exposés à un risque majeur en cas d’inondation catastrophique, et a fortiori de séisme suivi d’inondation.

Ce document ne fait que conforter les craintes et nous oblige collectivement à faire pression sur les pouvoirs publics pour que les « poubelles » dénoncées ci-dessus par Clojea – à juste titre – soient définitivement mises à l’arrêt, quel qu’en soit le coût pour la collectivité.

J’ai hâte de voir ce qu’ils vont faire de cette poubelle immonde…

Pendant que toute la presse bien pensante, et ses lecteurs, se moque des cheveux violets de Mélenchon, j’ai juste une nouvelle à vous faire passer, et comme je n’aime pas me répéter à l’infini, je n’ai pas de commentaire à faire !

Je vous en souhaite bonne lecture

 

Tricastin-Danger : l’ASN impose à EDF d’arrêter la centrale nucléaire et à Areva de ne pas relancer deux de ses installations

Par rédaction le jeudi 28 septembre 2017, 15:06 – TricastinLien permanent

tricatin-1-2.jpg Par décision du 27 septembre 2017, l’ASN vient d’imposer à EDF la mise à l’arrêt provisoire des quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin dans les délais les plus courts. Il en va de la sécurité et de la survie de toute une région face à la menace atomique. C’est une première en France. Si l’actuelle injonction de l’Autorité de Sûreté Nucléaire s’appuie sur un risque de rupture d’une partie de la digue du canal de Donzère-Mondragon qui protège en théorie le site atomique, une autre décision vise aussi deux des installations d’Areva implantées sur le même site. Et là ne réside pas toute la menace.

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Alors qu’il y a un mois, le 18 août 2017, EDF avait déclaré à l’ASN un « événement significatif pour la sûreté » concernant un risque de rupture en cas de séisme de la digue du canal de Donzère-Mondragon bordant le site du Tricastin sur une longueur de près de 400 mètres : l’ASN feint de découvrir cette menace permanente sur toute la région.

Vue_Generale_site_nucleaire_Tricastin_France_800_copie.jpg Or ce n’est pas d’aujourd’hui qu’une inondation – liée ou pas à un séisme – conduirait inéluctablement à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale atomique et rendrait impossible toute mise en œuvre de moyens de gestion d’urgence qu’ils soient internes ou externes. En effet l’ensemble du site atomique du Tricastin se trouve sous le niveau du canal de Donzère. Six mètres en dessous ! L’ensemble des huit autres installations nucléaires d’Areva implantées au Tricastin tout comme les deux du Commissariat à l’Energie Atomique ou l’installation nucléaire secrète militaire ne résisteraient pas non plus.

Ce 26 septembre 2017 les éléments complémentaires apportés par EDF – qui n’en est pas à son premier mensonge – à l’ASN pour la rassurer ont visiblement plutôt fait trembler. Le risque à court terme existe réellement. C’est ce que dit et démontre depuis plus de cinq ans la CAN-SE et le CAN-Vaucluse. La digue n’est qu’une illusion et des infiltrations pénètrent jusque dans les sous-bassement d’au moins un des réacteurs nucléaires. Si en plus, la digue constituée de remblais sablo-graveleux présente en plus des signes inquiétant de fragilité et rupture…

L’ASN met donc à l’arrêt la centrale atomique du Tricastin. Provisoirement. C’est une première en France. EDF est sommé de compléter ses « investigations géotechniques afin de caractériser plus finement la constitution de la partie de la digue concernée et procéder, avant le redémarrage des réacteurs, aux renforcements nécessaires pour assurer la résistance de la digue au séisme maximal retenu dans la démonstration de sûreté nucléaire ».

Un état de délabrement qui doit conduire à l’intransigeance

Tricastin_reacteur_fissure.jpg Qu’on y prenne gare : la digue n’est qu’un des aspects menaçant la vie et la sécurité de toute la région car c’est tout l’état de délabrement de la centrale atomique qui est en cause. La centrale atomique n’a pas été conçue pour être reliée au réseau électrique mais pour fournir aux installations d’uranium d’Areva l’énergie dont elles avaient besoin pour produire leur produits de fission atomique, les réacteurs 1 et 3 sont au bout du rouleau, les autres ne vont pas mieux. Les enceintes béton sont fissurées, un des réacteurs repose sur une marne glauque sans stabilité ce qui impose un pompage permanent de l’eau en sous-sol, la tuyauterie est constamment sous tensions à l’image des salariés qui n’en peuvent plus (près de 30% sont sous médicaments tranquillisants ou ont consulté un médecin selon une enquête interne), les réacteurs sont gorgés du « Mox » instable d’Areva comme à Fukushima.

Areva aussi dans le viseur

La digue du canal de Donzère-Montdragon menace aussi les installations d’Areva qui menacent elles-mêmes et contaminent l’ensemble de la région. Ici Areva manipule jusqu’à 2000 tonnes d’uranium par an.

Areva qui a aussi été auditionnée par l’ASN le 26 septembre 2017 sur les conséquences d’une rupture d’une partie de la digue sur les 8 installations nucléaires (6 INB et 2 ICPE) qu’elle exploite sur le site du Tricastin est également visée par une décision similaire à celle de EDF.

Ainsi l’installation nucléaire ComurhexI-Areva est aussi dans le viseur de l’ASN. Elle est pour le moment en « arrêt technique ». Là le nucléariste transforme le tétrafluorure d’uranium/UF4 (en provenance du site de Malvési dans l’Aude), en hexafluorure d’uranium/UF6, destiné à être ensuite traité dans l’usine Georges-Besse/Eurodif-Production pour produire de l’uranium enrichi destiné soit à l’armement soit à la fabrication de produits de fission atomique pour les réacteurs dit civil.

La reprise de l’activité de Comurhex 1-Areva est conditionnée elle aussi aux mises à niveau de sécurité indispensables. Mais pas que, car l’ASN lui prescrit aussi d’autres mesures telles la mise à niveau des moyens de limitation des conséquences des rejets chimiques tant pour Comurhex1 que pour une de ses autres installations, la « W » qui transforme l’hexafluorure d’uranium naturel appauvri en provenance de l’usine Georges Besse et de la SET/Georges Besse II, en oxyde d’uranium stable permettant un entreposage de longue durée. Mais là encore on a l’impression que l’ASN s’accommode de faire les gros yeux pour laisser ensuite carte blanche et toute latitude aux exploitants atomiques. Ainsi dans sa décision n° 2015-DC-0489 du 8 janvier 2015 l’ASN n’avait-elle pas déjà fixé à Areva les prescriptions à appliquer dare-dare au vue de ses inspections qui révélaient qu’on était bien loin d’une conformité de l’installation aux obligations minimales de sécurité ?

Alors  » l’arrêt – très provisoire pour un mois – de la centrale atomique du Tricastin est-il pour l’ASN une manière de se redorer le blason alors qu’elle s’apprête à valider par ailleurs la cuve défectueuse de l’EPR de Flamanville ? »

les décisions de l’ASN :

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le communiqué commun de la Coordination antinucléaire du sud-est et du Collectif antinucléaire de Vaucluse :

L’ASN impose à EDF d’arrêter la centrale nucléaire du Tricastin et à Areva de ne pas remettre en services deux de ses installations du site du Tricastin (Vaucluse-Drôme). La Coordination antinucléaire du sud-est (CAN-SE) et le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) se réjouissent que l’ASN confirme par sa décision le bien fondé de leur lutte pour l’arrêt immédiat et inconditionnel du nucléaire.

Par décision du 27 septembre 2017, l’ASN vient d’imposer à EDF la mise à l’arrêt provisoire des quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin dans les délais les plus courts. Il en va de la sécurité et de la survie de toute une région face à la menace atomique. C’est une première en France.

L’actuelle injonction de l’Autorité de Sûreté Nucléaire s’appuie sur un risque de rupture d’une partie de la digue du canal de Donzère-Mondragon qui protège (en théorie) le site atomique. Cette menace conduit à une autre décision de l’ASN qui vise aussi des installations d’Areva implantées sur le même site.

L’état de la digue est tel qu’il pourrait conduire par inondation ou séisme à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale atomique et qu’il rendrait impossible la mise en œuvre des moyens de gestion d’urgence internes et externes

2011-03-19_Rassemblement-Tricastin_2.jpg La Coordination antinucléaire du sud-est (CAN-SE) et le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) se réjouissent, alors qu’elles dénoncent depuis plus de cinq ans les contaminations radioactives générées au quotidien par les installations atomiques du site du Tricastin et la menace qu’elles représentent sur la vie et le territoire, que l’ASN confirme par sa décision le bien fondé de leur lutte pour l’arrêt immédiat et inconditionnel du nucléaire.

Pour autant le danger demeure tant que le site atomique du Tricastin n’est pas définitivement mis à l’arrêt et fermé.

En effet le Tricastin (Vaucuse-Drôme) qui s’étend sur 650 hectares se compose non seulement de la centrale nucléaire de EDF mais aussi d’une autre installation EDF de matériels contaminés, de 8 installations nucléaires d’uranium de Areva – dont deux font l’objet aussi d’un refus de redémarrage de la part de l’ASN -, d’une installation nucléaire secrète militaire, de deux installations du Commissariat à l’Energie Atomique dont un tumulus de déchets radioactifs.

De fait : la zone Rhône-Durance/Paca est la région la plus nucléarisée d’Europe avec les sites atomiques du Tricastin (Areva-CEA-EDF), de Marcoule dans le Gard (Areva et CEA ), de Cadarache dans les Bouches du Rhône (Areva et CEA), de Cruas en Ardèche (centrale atomique de EDF). Ces quatre sites atomiques du sud-est regroupent à eux seuls près de 40 installations nucléaires (INB).

La CAN-SE appelle la population à exiger l’arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire partout en France. Il en va de la survie du pays, de nos territoires, des générations présentes et à venir.

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http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/09/28/Danger-%3A-l-ASN-impose-%C3%A0-EDF-d-arr%C3%AAter-la-centrale-nucl%C3%A9aire-du-Tricastin

 

Vous trouverez d’autres articles sur le web

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/09/28/edf-sommee-d-arreter-provisoirement-la-centrale-nucleaire-du-tricastin_5192946_3234.html

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/arret-de-la-centrale-de-tricastin-197249