«Il s’agit de crimes de guerre»: la Toile dénonce les frappes occidentales en Syrie

Sharmine Narwani, spécialiste en politique du Proche-Orient, a indiqué dans son tweet que les frappes avaient été menées par le Royaume-Uni, la France et les États-Unis la veille du début de la mission de l’OIAC qui doit enquêter sur l’attaque chimique présumée à Douma.

«Cela en dit beaucoup», a-t-elle résumé.

 

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© Sputnik . Hassan Hashem
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Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (62)
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Les frappes effectuées par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni n’ont pas laissé de marbre les internautes. Ils ont dénoncé cette attaque «contestable du point de vue juridique» qui a été basée sur une attaque chimique présumée toujours dans l’attente de preuves.

La Toile a vivement réagi à une série de frappes menées par les États-Unis dans la nuit du 13 au 14 avril contre la Syrie. De nombreux hommes politiques, experts, journalistes et internautes ordinaires ont fait part de leur avis concernant cette action militaire.

Jeremy Corbyn, leader du Parti travailliste britannique, a dénoncé cette «action contestable du point de vue juridique».

«Les bombes ne sauveront pas les vies et n’amèneront pas la paix. Cette action contestable du point de vue juridique risque d’agraver davantage […] un conflit qui est déjà épouvantable et rend la responsabilité pour les crimes de guerre et l’utilisation d’armes chimiques moins probable», a-t-il écrit sur sa page Facebook en ajoutant que le Royaume-Uni ne devait pas obéir aux instructions américaines et risquer la vie des militaires britanniques.

La suite, est composé de tweet et je n’arrive pas a les captés alors… suivre le lien: https://fr.sputniknews.com/international/201804141035947121-toile-frappes-syrie/?utm_source=https://t.co/McFJTLOwsI&utm_medium=short_url&utm_content=hpMb&utm_campaign=URL_shortening

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Incarcéré depuis 4 mois suite au G20 de Hambourg, Fabio 19 ans, tient tête à la justice

« Moi, madame la juge, j’ai beaucoup pensé avant de venir à Hambourg. »

paru dans lundimatin#124, le 27 novembre 2017

Arrêté lors des journées d’émeutes qui ont secoué le G20 de Hambourg les 7 et 8 juillet 2017, Fabio est accusé de jet de projectile et de rébellion. Il est incarcéré depuis 4 mois à la prison de Billwerder et comparaissait le 7 novembre dernier devant le tribunal pour mineur d’Altona à Hambourg. Nous reproduisons ici la déclaration qu’il a faite ce jour-là devant ses juges et qui contient plus de vérité, de sincérité et de justesse que tous les solipsismes inconséquents de procureurs.

Les prochaines audiences de son procès auront lieu les 27 novembre et 7 décembre prochain.

Madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs.

Vous, aujourd’hui, vous êtes appelés à juger un homme. Vous l’avez appelé un « criminel agressif » et « irrespectueux de la dignité humaine ». Personnellement je ne prête aucune attention aux appellations que vous m’attribuez. Moi, je suis seulement un garçon de bonne volonté.

Avant tout je voudrais dire que probablement ces messieurs les politiciens, ces messieurs les commissaires de police et ces messieurs les magistrats pensent qu’en incarcérant et arrêtant quelques jeunes cela puisse arrêter la contestation dans les rues. Probablement ces messieurs pensent que les prisons suffisent à éteindre les voix rebelles qui s’élèvent de partout. Probablement ces messieurs pensent que la répression arrêtera notre soif de liberté, notre volonté de construire un monde meilleur.

Et bien ces messieurs se trompent. Et c’est l’Histoire qui leur donne tort.

Parce qu’un nombre incalculable de garçons et de filles sont passés, comme moi, devant un tribunal comme celui-ci.

En effet aujourd’hui c’est à Hambourg, hier à Gênes et encore avant à Seattle.

Vous, vous essayez d’empêcher la propagation des voix de la révolte qui s’élèvent partout par n’importe quel moyen « légal », par n’importe quel moyen « procédurier ».

Quoiqu’il arrive, peu importe la décision qui sera prise par ce tribunal, elle n’aura aucune influence sur notre protestation. Il y aura encore tout autant de garçons et de filles qui, portés par les mêmes idéaux descendront dans les rues d’Europe. Se préoccupant guère de ces prisons que dans un essoufflement, vous vous efforcez de remplir de prisonniers politiques.

Mais venons-en donc à l’essentiel, madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineur.

Venons-en donc à l’essentiel.

Comme vous pouvez l’imaginer, je veux user de mon droit de ne pas faire de déclarations en rapport avec le fait spécifique pour lequel vous me poursuivez. Toutefois je voudrais porter l’attention sur les motivations qui poussent un jeune ouvrier d’une petite ville reculée des Pré-alpes orientales à venir à Hambourg.

Pour manifester son propre désaccord avec le sommet du G20.

G20. Rien que le nom a déjà en soi, quelque chose de pervers.

Vingt hommes et femmes représentants des vingt pays les plus riches et les plus industrialisés du globe, s’asseyent autour d’une table. Ils s’asseyent tous ensemble pour décider de notre futur. Oui, j’ai bien dit ceci : le notre. Le mien, ainsi que celui de toutes les personnes assises aujourd’hui dans cette salle, tout comme celui des sept milliards de personnes qui habitent cette belle planète Terre.

Vingt hommes décident de notre vie et de notre mort.

Évidemment, la population n’est pas invitée à ce joli banquet. Nous, nous ne sommes que le stupide troupeau des puissants de la Terre. Spectateurs totalement soumis de ce théâtre où une poignée de personnes tiennent entre leurs mains l’humanité toute entière.

Moi, madame la juge, j’ai beaucoup pensé avant de venir à Hambourg.

J’ai pensé à monsieur Trump et à ses États-Unis d’Amérique qui sous le drapeau de la démocratie et de la liberté s’érigent comme les gendarmes du monde entier. J’ai pensé aux nombreux conflits déclenchés par le géant américain aux quatre coins de la planète. Du Moyen-Orient à l’Afrique. Tout ceci pour s’accaparer du contrôle de telle ou telle ressource énergétique. Peu importe si ceux qui meurent, ce sont toujours les mêmes : civils, femmes et enfants.

J’ai pensé aussi à monsieur Poutine. Nouveau tsar de Russie, qui dans son pays viole systématiquement les droits de l’Homme et se moque de toute opposition.

J’ai pensé aux Saoudiens et à leurs régimes fondés sur la terreur avec qui nous, les occidentaux nous faisons des affaires en or.

J’ai pensé à Erdogan qui torture, tue et emprisonne ses opposants.

J’ai pensé aussi à mon pays, où à coup de lois-décret chaque gouvernement supprime sans trêve les droits des étudiants et des travailleurs.

En bref, les voici les protagonistes du somptueux banquet qui s’est tenu à Hambourg en juillet dernier. Les plus grands va-t’en-guerre et assassins que le monde contemporain connaisse.

Avant de venir à Hambourg j’ai pensé aussi à l’inégalité qui frappe, aujourd’hui, de plein fouet notre planète. Cela me semble presque évident de répéter qu’en effet 1% de la population la plus riche du monde possède la même richesse que les 99% le plus pauvre. Cela me semble presque évident de répéter que les quatre-vingt cinq hommes les plus riches du monde possède la même richesse que 50% de la population la plus pauvre. Quatre-vingt cinq hommes contre trois milliards et demi. Ces quelques chiffres suffisent à donner une idée.

Ensuite, madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs, avant de venir à Hambourg j’ai pensé à ma terre : à Feltre. Le lieu où je suis né, où j’ai grandi et où je veux vivre. La citadelle médiévale qui est sertie comme une gemme dans les Pré-alpes orientales. J’ai pensé aux montagnes qui, au crépuscule, se teignent de rose. Aux magnifiques paysages que j’ai la chance de voir depuis ma fenêtre. A la beauté qui traverse ce lieu.

Puis, j’ai pensé aux fleuves de ma belle vallée, violés par les entrepreneurs qui veulent les concessions pour y construire des centrales électriques, sans se préoccuper des dommages pour la population et pour l’écosystème.

J’ai pensé aux montagnes, frappées par le tourisme de masse ou devenues lieu d’entraînements militaires.

J’ai pensé à ce magnifique endroit où je vis, qui est en passe d’être bradé à des hommes d’affaires sans scrupules, exactement comme d’autres vallées à chaque coin de la planète, où la beauté est détruite au nom du progrès.

Dans la lignée de toutes ces pensées, j’ai donc décidé de venir manifester à Hambourg. Pour moi, venir ici était un devoir avant d’être un droit.

J’ai trouvé cela juste de m’opposer à ces politiques scélérates qui sont en train de pousser le monde vers le gouffre.

J’ai trouvé cela juste de me battre pour que quelque chose soit au moins un peu plus humain, digne et équitable.

J’ai trouvé cela juste d’aller dans la rue pour répéter que la population n’est pas un troupeau et qu’elle doit être consultée dans les choix.

Le choix de venir à Hambourg a été celui d’une prise de parti. Le choix d’être du côté de ceux qui demandent des droits et contre ceux qui veulent leurs en enlever. Le choix d’être du côté de tous les oppressés du monde et contre les oppresseurs. Le choix de combattre les puissants, grands et petits, qui utilisent le monde comme si c’était leur jouet et qui ne se soucient pas du fait que c’est toujours la population qui en fait les frais.

J’ai fait mon choix et je n’ai pas peur s’il doit y avoir un prix à payer injustement.

Néanmoins il y a autre chose que je voudrais vous dire, que vous me croyiez ou non : je n’aime pas la violence. Mais j’ai des idéaux et pour ceux-ci j’ai décidé de me battre.

Je n’ai pas fini.

Dans une époque historique où partout dans le monde s’érigent de nouvelles frontières, se déroule du nouveau fil barbelé, se dressent de nouveaux murs des Alpes à la Méditerranée, je trouve cela merveilleux que des milliers de jeunes, de chaque coin de l’Europe, soient disposés à descendre ensemble dans les rues d’une seule et même ville pour leur propre futur. Contre chaque frontière. Avec comme seule intention commune, le fait de rendre le monde meilleur par rapport à comment nous l’avons trouvé.

Parce que madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs, parce que nous ne sommes pas le troupeau de ces vingt seigneurs. Nous sommes des femmes et des hommes qui voulons avoir le droit de disposer de notre propre vie.

Et pour cela nous combattons et nous combattrons.

Fabio, tribunal pénal de Altona à Hambourg, le 7 novembre 2017.

Voici le spot publicitaire le plus utile, brutal et radical de l’année

Pour info, l’évasion fiscale coûterait entre 60 et 80 milliards d’euros par an à la France (l’équivalent du budget de l’Éducation nationale). Au sein de l’Union européenne, ce chiffre grimperait à 1000 milliards. Il fallait en informer les citoyens, vite et bien.

Et pour mettre en scène cette injustice folle, la vidéo montre un commando masqué, qui braque un hôpital comme une banque. Les perfusions des patients sont arrachées, les masques à oxygène retirés, les couveuses de nouveaux-nés débranchées. Tout est volé, à la vue de tous et dans l’impuissance générale….

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Quand la publicité devient d’utilité publique qu’est ce que ça fait du bien. Avec « Silence, on braque un hôpital ! », le film choc d’une ONG contre l’évasion fiscale, tout le monde peut se remettre à espérer que les consciences changent.

Pour info, l’évasion fiscale coûterait entre 60 et 80 milliards d’euros par an à la France (l’équivalent du budget de l’Éducation nationale). Au sein de l’Union européenne, ce chiffre grimperait à 1000 milliards. Il fallait en informer les citoyens, vite et bien.

Et pour mettre en scène cette injustice folle, la vidéo montre un commando masqué, qui braque un hôpital comme une banque. Les perfusions des patients sont arrachées, les masques à oxygène retirés, les couveuses de nouveaux-nés débranchées. Tout est volé, à la vue de tous et dans l’impuissance générale.

Un film qui devrait être diffusé à Bernard Arnault comme à Emmanuel Macron ou à Xavier Niel en même temps qu’à tous les écoliers du pays (et peut-être même aux 500 personnages qui ont selon nous détruit la culture contemporaine et que nous avons listé ici). Simple et efficace dans sa mise en scène il permettra aux plus jeunes de comprendre simplement un sujet complexe. Ainsi que de démontrer que les techniques publicitaires peuvent être utilisées pour créer des messages à l’opposé de la propagande habituelle.

La campagne a été signé par l’agence de création londonienne « Don’t Panic », ironie absolue qu’aucune société de production française n’ai gagné cette « compétition ». De peur peut-être d’apeurer ses clients directement visé par cette vidéo ? Personne ne le saura jamais. Toujours est-il que c’est des anglais qui ont fait le boulot et pas des français.

En même temps, on ne voit pas quelle structure de production, à part peut-être SOLDATS, aurait pu assumer publiquement le message à la fin du film :
« Quand les entreprises ne paient pas leur juste part d’impôt, les pays en développement sont privés de fonds cruciaux pour financer des services vitaux comme les services hospitaliers. On estime à 100 milliards de dollars la somme que perdent chaque année les pays les pauvres à cause de l’évasion fiscale. Et ce sont les personnes les plus pauvres qui en souffrent le plus. Partagez cette vidéo et exigez que votre gouvernement agisse contre l’évasion fiscal :
https://www.oxfamsol.be/fr/exigez-une-fiscalite-plus-transparente
Eradiquons la pauvreté tous ensemble.

A découvrir en parallèle :
1. CESSEZ DE CONSOMMER SANS DISCERNEMENT (CE QUE VOUS ACHETEZ EST VOTRE VOTE)
2. STAMP OUT LVMH [SIGNED] 99% YOUTH
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4. VACCINE NO. 1 2016 [SIGNED] 99% YOUTH
5. LA SOCIÉTÉ DES INFILTRATIONNISTES : PREMIER MOUVEMENT D’AVANT-GARDE DU XXIE SIÈCLE

Saviez-vous que…

Les 8 hommes les plus riches du monde possèdent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population de la planète ?
Et pendant ce temps, 700 millions de personnes vivent dans l’extrême pauvreté.

Les inégalités entre pauvres et riches continuent de s’aggraver. Entre autres parce que les grands fortunes et les multinationales ne respectent pas les règles du jeu : elles s’arrangent pour ne pas payer leur juste part d’impôt en utilisant les paradis fiscaux. Elles y cachent leurs capitaux… Et c’est comme ça que des milliards d’euros échappent à l’impôt. La conséquence :

100 milliards d’euros de recettes fiscales en moins pour les pays en développement.

Mais ce n’est pas une fatalité…

Imaginez ce que vous pourriez faire avec 100 milliards d’euros ! Construire des hôpitaux, payer les médecins mais aussi les enseignants, financer les retraites…

C’est possible ! Les politiciens ont la possibilité d’agir contre les inégalités. En faisant d’autres choix politiques. Et lutter contre l’évasion fiscale, c’est la première étape. Une étape urgente. Si les multinationales payaient leur juste part d’impôt, des fonds considérables pourraient être rassemblés pour lutter contre la pauvreté et les inégalités extrêmes !

Comment ? Avec plus de transparence fiscale, et notamment en introduisant une régulation qui obligerait au rapportage pays par pays (country by country reporting). Comme ça nous pourrions savoir combien de bénéfices exactement font les multinationales, où elles les réalisent, et combien d’impôts elles payent.

Publié le 03/11/2017

Comment assurer la résorption des dettes publiques en zone euro ?

Ce document, sur lequel, je suis tombé ce matin fait froid dans le dos. France stratégie, administrativement appelé Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP), est une institution rattachée au Premier ministre. Organisme tout à fait officiel donne les directive à suivre pour régler les intérêts de la dette. 1°) suppression de l’argent liquide 2°) saisit sur compte bancaire personnel en totalité. 3°) vole des propriétés privées. Si avec ça il n’y a pas de tête coupée !

 

Note d’analyse
Date de publication :
Mercredi 11 octobre 2017
Les États doivent s’entendre sur l’architecture qu’ils souhaitent à terme pour la zone euro. Un obstacle important peut cependant se dresser devant eux : le niveau élevé des dettes publiques. Cette note explore les voies possibles pour traiter ce problème.

Télécharger la note d’analyse : Comment assurer la résorption des dettes publiques en zone euro ?

Afin d’assurer la pérennité de la monnaie commune, les États doivent s’entendre sur l’architecture qu’ils souhaitent à terme pour la zone euro. Cependant, quel que soit le choix de la réforme retenu, un obstacle peut se dresser devant eux pour la mettre en oeuvre : le niveau élevé des dettes publiques et les écarts importants de ce point de vue entre pays européens, qui cristallisent les oppositions. Certes, les dettes publiques restent à des niveaux qu’une politique budgétaire rigoureuse permet de résorber. Mais cette stratégie n’est pas sans risque. En effet, elle ne peut porter pleinement ses fruits que dans quinze ou vingt ans, si bien qu’elle laisse vulnérables les États fortement endettés si un choc économique externe devait survenir d’ici là ; en cas de défaut d’un grand pays, les conséquences pour l’ensemble de la zone euro seraient démesurées. Parce que la résorption des dettes publiques constitue une condition nécessaire pour parvenir à une architecture saine, solide et durable pour la zone euro, elle risque de repousser de facto l’achèvement de cette réforme, pourtant indispensable, à un horizon lointain et incertain.

C’est pourquoi, tout en recommandant de poursuivre la consolidation engagée, cette note explore les voies complémentaires possibles pour traiter ce problème de dettes publiques élevées, si la situation exigeait un traitement plus rapide. L’exercice est difficile et il réclame sans aucun doute de sortir des sentiers battus. Ces nouvelles voies à explorer sont au nombre de trois et elles ne sont pas exclusives l’une de l’autre.

La première consiste à ce que les États de la zone euro s’engagent conjointement à soutenir un pays, en cas de conjoncture difficile, pendant que celui-ci procède aux efforts nécessaires pour assainir sa situation budgétaire. Cet effort de solidarité de tous, qui resterait circonscrit et conditionnel aux efforts accomplis par l’État aidé, renforcerait l’adhésion collective à la démarche de redressement des finances publiques et la crédibilité de la trajectoire de réduction de la dette.

Concomitamment à l’augmentation des dettes publiques, les vingt dernières années ont été marquées par une forte progression du patrimoine des ménages en Europe, en particulier immobilier, avec une distribution très inégale de cet enrichissement. Ceci ouvre une deuxième voie qui permettrait à un État excessivement endetté de décréter qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels à hauteur d’une fraction limitée de leur valeur. Il deviendrait ainsi créditeur d’une somme annuelle, correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol. Tout propriétaire pourrait différer son paiement, dont le montant cumulé interviendrait alors au moment de la vente ou de la transmission du bien.

Enfin, la troisième voie reposerait sur la recherche d’un soutien auprès de la Banque centrale européenne. Celle-ci rachèterait une partie de la dette obligataire des États européens trop endettés et garderait ces titres à son bilan en les transformant en obligations perpétuelles non porteuses d’intérêt.

Les trois voies explorées ici présentent inévitablement un caractère inédit et radical, que certains iront jusqu’à qualifier de dangereux. Elles soulèvent des difficultés politiques et juridiques évidentes. Le débat mérite néanmoins d’être abordé à froid, afin d’éviter d’avoir à prendre dans l’urgence des décisions non préparées en cas de choc économique d’envergure survenant dans la zone euro.

 

Lire la suite de la note d’analyse : Comment assurer la résorption des dettes publiques en zone euro ?

Les opinions exprimées dans cette note engagent leurs auteurs
et n’ont pas vocation à refléter la position du gouvernement

Rémunération des routiers : accord trouvé entre syndicats et patronat

BIENVENUE EN MACRONIE – Ch V

LÁ, ÇA RIGOLE MOINS !
D’un côté les fainéants, les illettrées et les fouteurs de bordel, de l’autre les routiers. Le dernier mouvement social des conducteurs routiers, qui n’a pas eu l’ampleur qu’on attendait, avait laissé croire au Club Emmanuel qu’on pouvait leur mettre profond en charcutant leurs frais de déplacement, lesquels représentent jusqu’ à 50% de leur rémunération nette, voire plus.
C’est alors que nos routiers sympas se sont rappelés au bon souvenir de ces messieurs dames en appelant, toutes organisations syndicales confondues, à un nouveau mouvement de grande ampleur: plus d’appros dans la grande distribution, ravitaillement des raffineries en berne, circulation bloquée… Un mouvement qui pouvait même durer parce qu’en général les routiers ont une bonne cote chez nos concitoyens en tant que vrais fouteurs de bordel.
Résultat des courses: un accord a été trouvé. Bizarre, non ?
Nous voici maintenant dans la Macronie à géométrie variable.
Avec un peu de chance, on pourrait arriver à lui arranger aussi son arithmétique, à la Macronie. Question de détermination, je pense…

Rémunération des routiers : accord trouvé entre syndicats et patronat

5 octobre 2017 Valérie CHRZAVZEZ Politique & réglementation

La semaine dernière, une réunion au ministère des transports avait permis aux syndicats de découvrir que leurs primes et autres avantages auraient pu être renégociés dans les TPE suite à publication des ordonnances sur la loi Travail. Ce ne sera finalement pas le cas. Un accord a été trouvé hier par les partenaires sociaux du transport routier. Travail de nuit, dimanche et jours fériés, 13eme mois, salaires, amplitude horaires et frais de routes ont été mis à l’abri.

L’accord signé permet de les sécuriser au niveau de la branche. Si ce protocole d’accord a été assez rapidement trouvé par les partenaires sociaux, tous signataires, restait à le faire accepter et valider par le gouvernement. Ce qui a mis un peu de temps, pour des raisons juridiques. Il s’agissait de donner son accord à la profession, sans créer une faille juridique dans les ordonnances, au risque que d’autres secteurs en profitent. Mais cela a été fait, et à 22h30, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et son homologue des Transports, Elisabeth Borne, se félicitaient que la profession soit parvenue à « intégrer dans un nouvel accord de branche, pleinement compatible avec les ordonnances, l’ensemble des règles auxquelles les organisations syndicales comme patronales ont manifesté leur attachement. »

Assurant que de son côté, « le gouvernement s’engage à confirmer dans le code des transports les spécificités du transport routier en matière de frais de déplacement. » Un observatoire de suivi de la branche et de ses accords sera d’ailleurs mis en place.

VC

http://www.transportinfo.fr/remuneration-routiers-accord-trouve-entre-syndicats-patronat/

 

Droit de suite Alstom : une affaire d’État ?

édifiant !!!! hier sur LCP , ou comment et pourquoi nos politiques ont laissés filer Alstom chez ces enfoirés d’américains !!! ce n’est ni plus ni moins de la haute trahison ! ripoublicain , socialistes ,la famille sarko , ils sont tous mouillés ces ordures !!

l’intégralité du film ci dessous

Comme il m’est impossible d’amené cette vidéo sur mon blog, je vous donne le liens pour aller voir ça, ici: http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/283004-droit-de-suite

Macron t’es foutu, les “vieux” sont dans la rue!!!

Que mes amis lecteurs et camarades “vieux” ne prennent pas ombrage de ce qualificatif peu flatteur, c’était juste pour faire un slogan de “manif”!

Alors oui, nos retraités râlent car ils vont prendre de plein fouet l’augmentation de la CSG ce qui revient en réalité à annoncer à nos seniors ni plus ni moins une baisse de leur pension.

Est-ce étonnant?

Non évidemment et je mets en garde depuis des années mes lecteurs qui dépendent de la dépense publique sur cette évolution qui est à mon sens inéluctable ce qui ne veut pas dire qu’elle est juste.

Bien évidemment toutes et tous ont “mérité” leur pension de retraite! Tous ont travaillé bien plus que 35h et sans RTT.

Aucun n’a “volé” sa pension, mais ce n’est hélas ni des arguments, ni même suffisant pour lutter contre les faits.

Les faits, c’est que la pyramide des âges rend totalement illusoire un financement digne des pensions.

Les pensions ne sont ni financées ni finançables. Elles seront donc… pas payées, partiellement payées ou diminuées.

Et comment? comme à chaque fois par le processus itératif de diminution. 1,7% cette année, puis 1 ou 2 l’année prochaine.

Dans 10 ans, tous nos seniors auront perdu 10% sous forme de baisse des pensions et au moins autant sous forme de non revalorisation, soit 20 à 25% de perte nette.

Personne ne vous le dira, et quand je m’y colle, il se trouve toujours quelques anciens “outrés” pour venir me hurler dessus, pensant que je suis content du sort qu’est le leur. L’un des derniers souhaitait même plein de malheur à mes “vieux” parents.

Pourtant, depuis l’antiquité, on ne coupe plus la tête du messager, le message fut-il funeste.

Mes amis, vous devez vous préparer à une baisse du pouvoir d’achat de vos pensions.

Quant aux manifestations, sans cassage d’abribus, point de salut (et non ce n’est pas une incitation au lançage de pavé mais de l’humour, mon point de vue c’est que les manifs ne servent à rien du tout!!!)…. et le problème de nos seniors c’est qu’ils n’ont pas une grande propension à la rébellion face aux CRS….

Non, la meilleure arme de nos anciens c’est évidemment le bulletin de vote, mais dites-moi, combien d’anciens ont voté Macron?

Charles SANNAT

Source Boursier.com ici