Le Meilleur des Mondes

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Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, l’on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limitée et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il es bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes (1932)

Sale temps pour la presse libre : le cas Polony

Sale temps pour la presse libre : le cas Polony

Depuis quelques temps, nous étions nombreux à nous poser de plus en plus expressément la question : mais qui arrêtera Natacha Polony ? C’était sans compter la formidable et fulgurante répression menaçant sévèrement le pluralisme de moins en moins démocratique de la presse, qui n’a pas tardé à s’abattre sur l’ancienne chroniqueuse de On n’est pas couché et du Grand Journal. L’éviction de Natacha Polony d’Europe 1, où elle intervenait dans la Matinale aux côtés de Thomas Sotto, dans le « Médiapolis » de Duhamel et dans le Débat d’Europe Soir (complètement illégitime d’ailleurs, puisque le quart d’heure de la Matinale qu’elle animait réalisait les meilleures scores d’audience de la chaine), a été suivi de son licenciement de Paris Première la semaine dernière. Elle y avait, avec son émission « Polonium », auparavant carte blanche, tant dans le choix des thèmes que de ses invités.

On ne saurait voir dans cette série d’expulsion un cas isolé. Au contraire, elle s’inscrit directement  dans une logique de connivence de plus en plus affirmée entre un pouvoir politico-économique et les détenteurs et actionnaires majoritaires de la grande presse. C’est d’ailleurs cette même logique qui a présidé à la suppression début 2017 de la rubrique de macroéconomie  (gérée par Romaric Godin) du journal économique La Tribune, sur ordre du nouvel actionnaire Frank Julien (groupe industriel Atalian), ou encore le licenciement d’Aude Lancelin de l’Obs, organe officiel du néo-conservatisme de « gauche », en mai 2016. On ne peut d’ailleurs manquer de rapprocher les prises de position de cette dernière, auteure du Monde libre, pamphlet sulfureux dont le titre fait ironiquement référence au groupe détenu par Matthieu Pigasse, Xavier Niel et Pierre Bergé (Le Monde, l’Obs), dénonçant une « presse française aux mains des géants du CAC 40 »[1] pratiquant un « management par la terreur assumé »[2] , et les récentes prises de position de Natacha Polony.

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Matthieu Pigasse, Pierre Bergé et Xavier Niel

 

De la dénonciation de la connivence généralisée des journalistes, chefs d’entreprises et politiciens au sein de réseaux d’influences (cercle Bilderlberg, etc.), aux questions posées dans l’ONPC du 2 février 2013 à Christine Ockrent sur ses relations aux réseaux de pouvoirs jusqu’à ses plus récentes prises de position au sein du comité Orwell, puis sur sa chaine Youtube Polony.tv (« Le média libre de la France souveraine »), où elle se livre à l’invective  intransigeante d’un journalisme en laisse, Polony faisait manifestement tâche au sein d’un appareil totalement acquis au nouveau pouvoir du président-banquier.  Ses interventions bienvenues jouaient largement le rôle du taon venant perturber un entre soi confortablement installé : « Très souvent sur ce plateau [lorsqu’elle était encore au Grand Journal sur Canal+, ndlr], je me suis retrouvée la seule à tenir un discours différent face à huit personnes autour d’une table qui étaient toutes d’accord. Je crois au pluralisme. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils m’ont fait venir. C’était pour apporter quelque chose d’autre ». (septembre 2015, dans « C à vous », France 5). « Apporter quelque chose d’autre », tout cela est bien sympathique, mais dès lors que cet apport étranger à la pensée unique se mêle à la dénonciation claire et limpide des farces présidentielles et législatives auxquelles nous avons assisté, le « pluralisme » généreux ne tarde pas à montrer son véritable visage. Et si en plus cette dénonciation se trouve enrichie par un discours anti-libéral de plus en plus cohérent, qui en vient à tirer de plus en plus gravement la sonnette d’alarme contre la négation pure et simple de la démocratie, et où la défense de la souveraineté nationale contre la sacro-sainte U.E n’est plus écartée d’un revers de main comme un bête délire réactionnaire, mais bien présentée comme la condition même de la démocratie, alors la muselière se referme d’autant plus sévèrement.

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Natacha Polony, sur le site Polony.tv

Sans doute que son refus de courber l’échine devant celui qu’on nous présente comme le nouveau « leader du monde libre » (dans un article hallucinant du Point[1]) ou encore un « président-philosophe » (France Culture[2]), a-t-il joué le rôle de la goutte d’eau. Notamment depuis son intervention très remarqué sur France2, le 27 février 2017, où elle déclara, devant un Delahousse d’une sidérante mauvaise foi, que « [Macron] résiste parce que le système résiste. […] Idéologiquement il est une espèce de truc assez vide, capable de soutenir tout et son contraire. Simplement, ce qu’il a derrière lui, c’est tout simplement des forces financières, qui ont envie de suivre un programme économique très précis. On sait par qui il est soutenu : par Pierre Berger (directeur du Monde), Xavier Niel (principal actionnaire de Free, copropriétaire du journal Le Monde), Patrick Drahi (Altice, SFR Groupe, Virgin Mobile, propriétaire des médias Libération  et L’Express). Il y a derrière des gens qui ont des intérêts financiers à soutenir ».

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Depuis, elle n’a fait qu’insister sur l’arnaque du prétendu renouveau, la fin de l’alternance factice droite-gauche n’étant que le meilleur moyen pour le pouvoir financier de prendre enfin les choses en main, sur le mensonge d’un prétendu enthousiasme français pour leur nouveau petit prince, mais dont l’infime participation au scrutin  (20 millions d’électeurs sur les 47 que comptent le pays) cache en réalité  une « France fracturée, divisée, qui n’a pas vu en Emmanuel Macron le sauveur qu’on veut nous faire croire ». Les pratiques des grands médias rejoignent d’ailleurs  ici dangereusement la volonté de l’exécutif et son rêve d’un journalisme policé et sans éclat (voir la dépose de plainte pour la révélation du projet de la nouvelle loi Travail). En effet, depuis son élection, le jeune monarque va jusqu’à verrouiller de plus en plus fermement les grilles dorées de l’Elysée, en se payant désormais le luxe de choisir lui-même, non pas les journaux, mais les journalistes qui auront le privilège sublime de le suivre dans ses interventions. Jamais un chef d’Etat n’avait, sous la Vème République, poussé le vice aussi loin. Jamais la pensée unique n’avait fait ressentir aussi fortement son poids écrasant. Et ce, sous les yeux ébahis et hagards des benêts convaincus qu’il suffisait de crier « No Pasaran » la main sur le cœur, en glissant un bulletin Macron dans l’urne pour sauver ce qu’il restait de la République. Le fait est que la Macronie prend de plus en plus des allures de dictature feutrée, dont les exécutants se révèlent être les putschistes des milieux financiers, formés dans les couloirs des grandes écoles de commerce. C’est la réalité de cette fameuse « société civile » aux manettes, quand elle n’est pas une masse informe de grands paumés et de gogos parfaitement dociles et lobotomisés (voir les prestations lamentables, entre autres, d’Anissa Khedler, Fabienne Colboc et Emilie Guerel, nouvellement élues députées).

Après 5 ans de travail à Europe1, l’auteure de Bienvenue dans le pire des mondes est donc brutalement sommée de prendre la porte. Elle sera remplacée par la toute inoffensive Daphné Burki, mi-animatrice de télévision, mi-égérie de campagnes publicitaires (Galeries Lafayettes, Nestlé, Dim, Femibion), mais dite « irrévérencieuse»  pour avoir montré la moitié d’un sein dans la « Nouvelle Edition » (« Les boobs guident le peuple », 05/09/16). Pour la subversion on repassera, pour la résistance politique, même pas la peine d’espérer. En somme, le petit côté « rebelle » libertaire dont la bourgeoisie Canal + raffole, et qui ne risque en aucun cas de déranger l’oligarchie. La pincée de sel nécessaire pour faire avaler toutes les couleuvres. Le grain de sable certifié conforme qui ne risque pas d’endommager les engrenages.

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Daphné Burki

Tout ceci s’enchaine avec une prévisibilité monotone, presque ennuyante. Après les pouvoirs absolus donnés par un parlement croupion, le concerto de violons s’intensifie, et sans fausses notes. « Cachez cette opposition que je ne saurais voir, la mise en laisse vous sied si bien ». Désormais, en 2017, l’irrévérence en Macronie  se paye d’ostracisme. Qu’on se le dise.

 

Par Simon Verdun.

[1]«#MakeOurPlanetGreatAgain : le coup de maître d’Emmanuel Macron » (Le Point, 02/06/2017 )

[2]« L’imaginaire intellectuel d’Emmanuel Macron » (France Culture, 15/05/17)

http://lvsl.fr/sale-temps-presse-libre-cas-polony

 

Un remplacement de la population prend place en Europe


Par Giulio Meotti – Le 14 juin 2017 – Source gatestoneinstitute.org

Un bateau en bois transportant des migrants attend pour être escorté au navire Topaz Respondant, alors que les membres de la Station d’aide au transport migrant effectuent un sauvetage en mer le 21 novembre 2016 à Pozzollo, en Italie. (Photo de Dan Kitwood / Getty Images)

Tout d’abord, ce fut  la route hongroise. Ensuite, ce fut la route des Balkans. Maintenant, l’Italie est l’épicentre de ce tremblement de terre démographique, et elle est devenue le ventre mou de l’Europe, à mesure que des centaines de milliers d’immigrants arrivent.

Avec près de 10 000 arrivées au cours d’une période récente de trois jours, le nombre de migrants en 2017 a dépassé 60 000, soit 48% de plus que la même période l’an dernier, alors qu’ils étaient déjà 40 000. Pendant le week-end de Pâques, un record de 8 000 migrants ont été sauvés en Méditerranée et amenés en Italie. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg : pendant l’été, le nombre d’arrivées depuis la Libye ne fera qu’augmenter.

Un remplacement de la population est en cours en Italie. Mais si vous ouvrez les journaux traditionnels, vous ne trouverez guère ces chiffres. Aucune station de télévision n’a consacré de temps à ce qui se passe. Aucune critique n’est autorisée. L’invasion est considérée comme une affaire faite.

En 2016, 176 554 migrants ont atterri en Italie, soit une multiplication par huit depuis 2014. En 2015, il y en avait 103 792. En 2014, il y en avait 66 066. En 2013, il y avait 22 118. Au cours de ces quatre dernières années, 427 000 migrants sont arrivés en Italie. Seulement sur les cinq premiers mois de cette année, en 2017, l’Italie a reçu 10% du nombre total de migrants de ces quatre dernières années.

Il y a des jours où la marine et la garde côtière italiennes sauvent 1 700 migrants en 24 heures. Le pays est épuisé. Il y a des villages italiens où un dixième de la population est déjà composé de nouveaux migrants. Nous parlons de petites localités de 220 résidents et de 40 migrants.

L’un des principaux aspects de cette révolution démographique est qu’elle se déroule dans un pays qui vieillit considérablement. Selon un nouveau rapport du Bureau italien des statistiques, la population italienne tombera à 53,7 millions dans un demi-siècle – une perte de sept millions de personnes. L’Italie, qui possède l’un des taux de fécondité les plus bas au monde, perdra entre 600 000 et 800 000 citoyens chaque année. Les immigrants seront plus de 14 millions, soit environ le quart de la population totale. Mais dans le scénario le plus pessimiste, la population italienne pourrait tomber à 46 millions, soit une perte de 14 millions de personnes.

Selon un rapport de l’ONU intitulé Migration de remplacement: s’agit-il d’une solution au déclin et au vieillissement des populations, en 2050, un tiers de la population italienne sera composé d’étrangers, un creuset qui pourrait exploser en tensions dans les domaines culturel et social. Le niveau des arrivées tombera de 300 000 à 270 000 personnes par année d’ici 2065. Au cours de la même période, on s’attend à ce que 14,4 millions de personnes arrivent. Ajouté aux plus de 5 millions d’immigrants actuellement en Italie, 37% de la population devrait être étrangère : plus d’un habitant sur trois.

En outre, le système d’aide humanitaire a été frappé par de nouveaux scandales. « L’hypothèse de l’enquête à vérifier est que les sujets liés à ISIS servent de soutien logistique aux flux migratoires », a été un avertissement envoyé devant le Comité Schengen par le procureur italien anti-mafieux et antiterroriste, Franco Roberti. Il y a maintenant des juges qui enquêtent sur le lien entre les passeurs de migrants en Afrique du Nord et les ONG italiennes qui les sauvent en Méditerranée. Les passeurs de personnes amènent les migrants aux navires des ONG, qui arrivent ensuite dans les ports italiens. Une autre enquête juridique a été ouverte sur les intérêts économiques de la mafia dans la gestion des migrants après leur arrivée.

Seulement 2,65% des migrants qui sont arrivés en Italie ont obtenu l’asile en tant que véritable réfugiés, selon les Nations Unies. Les autres personnes  ne fuient apparemment pas de guerre ni de génocide. Malgré toutes ces preuves, on ne peut cependant pas comparer les migrants aux juifs qui fuient le nazisme. Et pourtant le pape Francis, par exemple, a récemment comparé les centres de migrants aux « camps de concentration » nazis. On se demande où sont les chambres à gaz, les « expériences » médicales, les crématoires, le travail d’esclave, les marches forcées et les escouades de la mort. Les journaux italiens publient maintenant des articles sur « l’Holocauste méditerranéen », comparant les migrants morts en essayant d’atteindre le sud de l’Italie aux juifs gazés à Auschwitz. Un autre journaliste, Gad Lerner, dans le but de soutenir les migrants, a décrit leur état avec le même mot inventé par les nazis contre les juifs : Untermenschen, des êtres humains inférieurs. Ces comparaisons sont répandues par les médias pour une raison précise : empêcher le débat.

Pour comprendre combien ces comparaisons sont honteuses, nous devons examiner le coût de chaque migrant pour le Trésor italien. Les immigrants, une fois enregistrés, reçoivent un revenu mensuel de 900 euros par mois (30 euros par jour pour leurs dépenses personnelles). Une autre somme de 900 euros va aux Italiens qui les abritent. Et 600 euros sont nécessaires pour couvrir les coûts d’assurance. Dans l’ensemble, chaque immigrant coûte à l’Italie 2 400 euros par mois. Un policier gagne la moitié de cette somme. Et un bénévole naval qui sauve les migrants reçoit une allocation de 900 euros par mois. Les nazis étaient-ils si gentils avec leurs Untermenschen juifs?

Le coût des migrants sur les finances publiques italiennes est déjà immense et détruira la possibilité de toute croissance économique. « L’impact global sur le budget italien pour les dépenses des migrants est actuellement quantifié à 2,6 milliards [euros] pour 2015, devrait être de 3,3 milliards pour 2016 et 4,2 pour 2017, dans un scénario constant », explique le ministère de l’économie. Si l’on veut mettre cela en proportion, ces chiffres donnent une idée plus claire de ce que l’Italie consacre à cette crise : en 2017, le gouvernement dépense 1,9 milliard d’euros pour les retraites, mais 4,2 milliards d’euros pour les migrants et 4,5 milliards d’euros pour le plan national de logement contre 4,2 milliards d’euros pour les migrants.

L’establishment culturel italien est désormais entièrement axé sur le soutien à cette migration de masse. Le film italien nommé aux Oscars l’année dernière est Fire on Sea, dont le personnage principal est un médecin traitant les migrants à leur arrivée. Le Premier ministre italien Matteo Renzi a porté avec lui 27 DVD du film à une session du Conseil européen. Les chaînes de télévision commerciales italiennes ont produit de nombreux programmes de télévision sur les migrants, tels que Lampedusa, du nom de l’île italienne. Cent mille Italiens sont même descendus dans les rues de Milan pour un « rassemblement de solidarité » avec les migrants. De quelle «solidarité» peut-il s’agir, si un demi-million de personnes ont été secourues par le gouvernement italien et que tout le pays semble déterminé à ouvrir ses portes à toute l’Afrique du Nord?

Winston Churchill était convaincu que la Méditerranée était le « point faible » de l’Europe hitlérienne. Elle est maintenant devenu le doux point faible de la transformation européenne en Eurabia.

Giulio Meotti, éditeur culturel de Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.

Note du Saker Francophone

Le mot remplacement qui évoque les heures les plus sombres de… pourrait être remplacé par grand métissage, selon l’idée des mondialistes ou par une grande communautarisation, si l’on observe ce qui se passe sur les lieux de peuplement de ces migrants. On peut même se rendre compte que ces mouvements de population sont en train de tirer en arrière les enfants de ceux qui avaient commencé à se fondre dans le moule de l’assimilation à la française. Il semble aussi être utilisé par l’ONU, dans un sens premier et mathématique, de remplacement du vide laissé par le faible taux de fécondité des indigènes.

Cet article est aussi à lire dans la lignée des articles d’Andrew Korybko sur la guerre hybride et sur l’arme de la migration de masse. Même s’il y a quelques milliers de djihadistes dans le lot, l’essentiel de ces gens sur les routes, tout en étant collectivement une arme, sont aussi individuellement victimes de la déstabilisation de leur pays ou des incitations de ceux qui jouent avec cette arme migratoire pour déstabiliser les sociétés européennes. L’article pointe les politiciens italiens, mais on peut aussi penser à Merkel pour l’Allemagne ou ceux dans l’UE qui soutiennent ce mouvement. Quels sont les enjeux?

Parmi les hypothèses citées couramment :
– la piste économique? Pour que les industries puissent bénéficier d’une main d’œuvre pas chère, capable de faire baisser les prétentions du prolétariat européen. Vu le chômage de masse et les perspectives de robolution, ça semble peu probable.
– la piste de la natalité? En quoi revenir à un taux de population plus faible est-il un problème? Moins de population veut dire moins de pression sur les milieux naturels. Les écolo devraient en faire leur cheval de bataille. Mais non, ils sont trop occupés ailleurs… L’excuse de sauver les systèmes de retraite est seulement risible pour ne pas dire lamentable, car il s’agirait alors de piller le potentiel humain des pays d’origine pour sauver le confort de nos vieux?
– la piste du multiculturalisme? L’homogénéité ethnique c’est pô bien et le métissage c’est l’avenir. Pour une partie de l’aile politique « progressiste », c’est clairement devenu un mantra, mais vu les salaires à 1€/h du patronat allemand, c’est pas pour leurs beaux yeux qu’on les fait venir. Sinon, on serait allé les chercher en avion de manière honorable, pour ne pas les livrer à toutes les mafias sur leur chemin. Idem pour le racisme anti-blanc. Oui, il existe et est savamment entretenu par certains, mais est-ce vraiment l’objectif principal?
– la piste du NOM, la fin des États et une gouvernance mondiale? Certains y pensent quasiment ouvertement et ce ne serait pas la première fois que l’on utiliserait une population misérable et mise au pied du mur pour contrôler une population indigène, la fameuse armée de réserve du capital. Vu les petits malins qui nous gouvernent, ils peuvent aussi imaginer de retourner leur veste dans un proche avenir et jeter les migrants en pâture à la populace pour la crise à venir, puis re-retourner leur veste pour nous refaire le coup de l’anti-racisme et nous remettre la tête dans le seau du populisme et des heures les plus sombres.
– la piste géopolitique? Les USA, qui veulent tenir l’Europe en y créant des facteurs de déstabilisation, avec les migrants comme stratégie de la tension et empêcher toute alliance eurasiatique? En tout cas, ce n’est pas trop une réussite à l’Est.

C’est sans doute un peu tout cela à la fois.

Attention aussi, à tous ceux qui s’excitent uniquement sur les migrants. Il serait beaucoup plus constructif de continuer, comme le font cet article ou ceux de Korybko, à démonter le cadre de ces migrations pour casser le discours des gouvernants actuels sur le sujet et de leurs sponsors. L’idée d’un co-développement des deux côtés de la Méditerranée ou en Asie centrale est d’ailleurs à mettre sur la table dans ce débat. Se contenter de dénoncer hystériquement les exactions de migrants ne va que diaboliser le sujet et empêcher d’instaurer un débat constructif entre tous les mouvements politiques en Europe et avec les peuples d’où sont originaires ces personnes, et cela fait finalement le jeu des mondialistes.

https://wordpress.com/post/uncertainregardweb.wordpress.com/2927


 

Victorieuse Syrie, par Bruno Guigue

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Comme par un matin calme, le paysage s’éclaircit peu à peu en Syrie. Partout à l’offensive, l’armée nationale a reconquis des milliers de kilomètres carrés de territoire à l’est d’Alep, de Homs et de Damas. Elle s’apprête à reprendre le contrôle intégral des frontières syro-jordanienne et syro-irakienne, traditionnelles voies de transit des mercenaires venus dévaster le berceau de la civilisation pour une poignée de pétrodollars. En restaurant la souveraineté de l’Etat sur le sol national, cette courageuse armée de conscrits inflige un camouflet à tous ceux qui rêvaient de détruire cet Etat récalcitrant, à tous ceux qui voulaient le mettre en charpie parce qu’il osait déjouer leurs plans néo-coloniaux.

Victorieuse sur le plan militaire depuis la libération d’Alep, la Syrie souveraine l’emporte aussi sur le plan politique. Le temps paraît lointain où “Le Monde diplomatique” pouvait prédire, sans craindre le ridicule, l’exil doré de la famille Assad quelque part en Sibérie. Ses adversaires, le président syrien les a vus défiler, qui psalmodiaient les mêmes stupidités sur un pays dont ils ignoraient tout. A en croire les Occidentaux, le départ de Bachar Al-Assad devait être un “préalable” à la solution de la crise. En réalité, c’était tout le contraire. La résistance de l’Etat syrien dont le président est la clé de voûte exigeait son maintien. Là où tant d’autres auraient pris la poudre d’escampette, le chef est resté à son poste, et il a bien fait.

Fervent admirateur d’Al-Qaida, Laurent Fabius estimait que le chef de l’Etat syrien “ne méritait pas d’être sur terre”. Mauvaise pioche ! Car si M. Fabius cultive son éthylisme mondain au Conseil constitutionnel, M. Assad, lui, est toujours aux commandes à Damas. Son armée élimine la nébuleuse de groupes sectaires dont l’ancien ministre espérait le triomphe, et le peuple syrien goûte l’espoir renaissant d’une issue à la guerre. Ce qui est frappant avec les dirigeants occidentaux, c’est leur tendance à parler trop vite. Pendant six ans, leur presse aux ordres répétait comme un mantra l’effondrement imminent du régime syrien. Heureusement pour les journalistes, ils ne sont pas payés au résultat.

Pour comprendre les raisons de cette résistance à une offensive internationale sans précédent, il suffisait de consulter des sources fiables et d’exercer son jugement critique. Les officines de propagande avaient beau prétendre qu’un peuple unanime se dressait contre le tyran, on pouvait voir sur “Al-Mayadeen”, en mars et octobre 2011, de gigantesques rassemblements populaires en faveur du “gouvernement et des réformes”. Clamant sa fidélité à l’Etat nationaliste laïc et son rejet de la charia wahhabite, la foule inondait les rues de Damas, Alep, Tartous et ailleurs. Mais les médias occidentaux préféraient braquer leurs caméras vers des attroupements de barbus en les faisant passer pour un soulèvement populaire.

Des faits majeurs, indispensables à l’intelligence des événements, ne firent donc l’objet d’aucune narration, tandis qu’on nous proposait une narration des “faits” qui consistait à les fabriquer pour les besoins de la cause. Les “rebelles modérés” massacraient les familles des fonctionnaires baasistes, par exemple, et ces horreurs étaient imputées à une armée nationale dont il était entendu qu’elle “tire sur les civils”. Les “neocons” de Washington étant à la manoeuvre, ce genre de supercherie était pourtant plus que prévisible. “Pendant que vous parlez de la réalité que nous produisons, nous produisons une nouvelle réalité”, disait Karl Rove, conseiller de George W. Bush et apôtre distingué du “chaos constructif”.

Heureusement, vient un moment où l’épreuve des faits dissipe les mensonges les plus grossiers. Difficile de répéter les sornettes habituelles lorsque les populations fuient manifestement les zones rebelles, l’armée reconquiert peu à peu le territoire national et le gouvernement syrien, à l’évidence, bénéficie du soutien sans faille de ses alliés. Après avoir renoncé à la formule rituelle sur le “régime aux abois”, la presse occidentale a fini par proscrire son ironie coutumière sur les “victoires en trompe-l’oeil” de Damas. Pour se divertir, il aurait fallu conserver les centaines d’articles expliquant que les Russes et les Iraniens allaient “lâcher Bachar” et que c’était cuit pour le “despote”. Seul Jean-Pierre Filiu, tel un disque rayé, s’obstine à dire qu’il n’y a “plus d’armée syrienne”, mais on se demande sur quelle planète il habite.

Victorieuse sur le plan militaire face aux milices takfiristes, soutenue par la majorité du peuple syrien qui veut en finir avec cette tragédie, confortée par un jeu d’alliances qui penche en sa faveur, la Syrie souveraine entrevoit le bout du tunnel. L’impérialisme n’ayant pas l’habitude de lâcher le morceau, la route sera encore longue, mais l’évolution favorable de la “guerre du désert” laisse augurer une accélération des événements. Combat d’arrière-garde mené par une puissance en déclin, les provocations militaires US n’y changeront rien. La dernière agression, qui a vu un SU-22 syrien abattu par un F-16 près de Raqqa, a eu pour seul effet de torpiller les velléités de coopération russo-américaine contre Daech, Moscou ayant annoncé que tout aéronef étranger serait dorénavant ciblé par la DCA russe.

Cette provocation a aussi incité les Iraniens à effectuer leur premier tir de missile en territoire syrien contre Daech, l’implication militaire de Téhéran ayant fait preuve d’une discrétion qui n’est plus de mise dès lors que le bras de fer avec Washington atteint un seuil critique. En réalité, cette montée des tensions sert Damas, qui condamne fermement la présence occidentale sur le territoire national, et dont l’allié russe joue sa crédibilité à chaque provocation US. Même s’ils prennent Raqqa, les alliés arabo-kurdes des Etats-Unis vont se retrouver le bec dans l’eau, et l’armée syrienne y retournera sous peu. Bientôt chassé de ses pseudo-capitales (Mossoul et Raqqa), privé de ses voies de ravitaillement, pris en tenailles par les forces irakiennes et syriennes, Daech est en mauvaise posture.

Mais ce n’est pas tout. Une enquête du “Wall Street Journal” vient de donner de précieuses informations sur le soutien d’Israël aux rebelles syriens qui assurent la garde rapprochée du Golan occupé. Peu préoccupé par le sort de ces supplétifs, le journal de la finance new-yorkaise ironise sur le “cash” touché par les chefs de milices. Lorsque Damas en aura fini avec Daech, ces collaborateurs de l’occupant auront du souci à se faire. Quant bruno_guigueaux pseudo-défenseurs de la cause palestinienne qui réclamaient des armes pour la “rébellion syrienne”, ils ont l’air malin. “Provoquer la chute de Bachar al-Assad est le meilleur moyen de protéger Israël”, écrivait Hillary Clinton. Après six années de mensonges, les masques tombent. La Syrie a affronté l’envahisseur sioniste en 1948-49, 1967, 1973 et 1982, et elle n’a jamais capitulé. Aujourd’hui, l’heure de vérité approche, mais on sait déjà qui a gagné la partie.

Bruno Guigue

Source: Arrêt sur Info

Daech détruit « la tour de Pise irakienne », trésor de Mossoul datant de 1172

Quelle bande de tarés

Les jihadistes ont aussi fait exploser la mosquée à côté, où leur leader Abou Bakr al-Baghdadi s’était proclamé « calife » en 2014.

22/06/2017 04:07 CEST | Actualisé il y a 1 heure

Youssef Boudlal / Reuters
Daech détruit la « la tour de Pise irakienne », trésor de Mossoul datant de 1172

TERRORISME – Les jihadistes du groupe Etat islamique ont fait exploser ce mercredi 21 juin le minaret penché emblématique de la vieille ville de Mossoul et la mosquée à côté où leur leader Abou Bakr al-Baghdadi s’était proclamé « calife » en 2014, a annoncé l’armée irakienne.

L’EI a rapidement réagi via son agence de propagande Amaq en accusant l’aviation américaine d’avoir détruit les deux monuments par un bombardement. Les Etats-Unis sont à la tête d’une coalition anti-EI qui appuie les forces irakiennes dans leur lutte contre le groupe ultraradical.

« Nos forces étaient en train d’avancer (…) dans la vieille ville et lorsqu’elles sont arrivées à 50 mètres de la mosquée al-Nouri, Daech a commis un nouveau crime historique en faisant exploser la mosquée al-Nouri et al-Hadba », le minaret penché qui lui est adjacent, a déclaré dans un communiqué le général Abdulamir Yarallah, le commandant irakien responsable de l’offensive de Mossoul.

L’un des plus grands trésors de Mossoul

La coalition a abondé dans ce sens en accusant l’EI d’avoir « détruit l’un des plus grands trésors de Mossoul et de l’Irak alors que les forces irakiennes s’en approchaient ». « C’est un crime contre le peuple de Mossoul et d’Irak, et un des exemples montrant pourquoi cette organisation doit être annihilée », a-t-elle estimé dans un communiqué.

En détruisant ces monuments emblématiques, l’EI a « officiellement reconnu sa défaite », a estimé peu après le Premier ministre irakien Haider al-Abadi. C’est en effet dans la mosquée al-Nouri qu’Abou Bakr al-Baghdadi avait en juillet 2014 proclamé à la face du monde le « califat » sur les zones conquises par ses combattants en Irak et en Syrie. C’est la seule apparition publique connue du chef de l’EI.

Le territoire contrôlé par l’EI n’a cessé de rétrécir ces deux dernières années au fil des offensives menées contre lui par une mosaïque de forces régionales soutenues par une coalition emmenée par Washington. La destruction de la mosquée intervient au quatrième jour de l’offensive de l’armée irakienne dans la vieille ville de Mossoul où les jihadistes sont retranchés et opposent une farouche résistance. « La bataille de Mossoul n’est pas encore terminée », a prévenu la coalition, alors que quelques centaines de jihadistes seraient encore retranchés dans la vieille ville, parmi plus de 100.000 civils.

Tour de Pise irakienne

Délimité historiquement par des remparts du XIe siècle (détruits au XXe siècle) et adossé au Tigre sur sa partie orientale, le vieux Mossoul était le coeur vivant de la deuxième ville d’Irak, qui fut durant plusieurs siècles un carrefour commercial entre l’Inde, la Perse et la Méditerranée.

Reuters Photographer / Reuters
La partie supérieure du minaret, photographiée lors d’une manifestation en avril 2004.

Le minaret penché, surnommé « la tour de Pise irakienne » et que les habitants de Mossoul appellent « la bossue » (al-Hadba), est un des seuls vestiges du bâtiment d’origine. Achevé en 1172 et décoré de motifs géométriques en briques, il était un emblème de la ville, imprimé sur les billets de 10.000 dinars irakiens, avant de devenir aussi un symbole du règne de l’EI lorsque les jihadistes y ont planté leur drapeau noir à son sommet, à 45 m de hauteur.

Après avoir pris le contrôle de Mossoul il y a trois ans, l’EI y a imposé sa version fondamentaliste de la loi islamique (charia) et détruit plusieurs monuments historiques, dont le principal musée et plusieurs mausolées. Le minaret penché, qu’il considérait comme une perversion de l’islam, était également dans son collimateur, mais la population locale l’avait jusque-là empêché de le détruire.

Le général Abdulwahab al-Saadi, l’un des dirigeants des forces d’élite anti terroristes irakiennes (CTS), avait craint lundi que la destruction de la mosquée al-Nouri et du minaret penché ne soit inévitable. « Daech pourrait les détruire pour des raisons psychologiques » car « ils ne voudront peut-être pas laisser debout ce lieu qu’Abou Bakr al-Baghdadi avait investi ». « Et peut-être accuseront-ils les forces irakiennes de l’avoir détruit », avait-il prédit.

http://www.huffingtonpost.fr/2017/06/21/daech-detruit-la-la-tour-de-pise-irakienne-tresor-de-mossoul_a_22534804/http://www.huffingtonpost.fr/2017/06/21/daech-detruit-la-la-tour-de-pise-irakienne-tresor-de-mossoul_a_22534804/

Attentat déjoué à Bruxelles: l’homme qui a empêché le terroriste de monter dans un train

J’ai vraiment été interpellé de constater que tant le conducteur du train que le contrôleur ne semblaient vraiment pas avoir été formés à ce genre d’événements. J’en ai fait part à la police qui dispose des images de l’arrivée du train en gare », poursuit Mohamed, persuadé que si le train n’était pas parti si vite, le terroriste serait monté à bord

N.Ben. Publié le jeudi 22 juin 2017 à 06h36 – Mis à jour le jeudi 22 juin 2017 à 08h15

Photos
Belgique Il a exigé qu’on ferme le train dans lequel le terroriste aurait voulu se rendre, expliquent nos confrères de la DH.La voix tremblante, Mohamed Charfih, Anderlechtois surnommé Momo, ne se remet toujours pas de ce qu’il a vécu mardi soir gare Centrale.

Il est environ 20 h 40 lorsque le train à bord duquel se trouve Momo, en provenance de Schaerbeek, direction Denderleeuw, s’arrête quai 4.

« J’entendais des gens hurler ‘au secours’ sur le quai. Les portes du train s’ouvrent et là, un homme nous demande de fermer les portes. Mais personne n’intervient et ces portes restent ouvertes. Je cherche alors le contrôleur mais je vois qu’il se trouve en cabine avec le conducteur. Pour moi, clairement, ils tentaient de se cacher. J’ai alors hurlé de fermer ces portes immédiatement ! J’ai demandé à ce qu’on avance au plus vite et à ce que tout le monde se couche au sol« , assure Mohamed Charfih, ajoutant avoir ainsi peut-être sauvé une soixantaine de voyageurs.

Auditionné mardi soir par la police, une fois descendu gare du Midi, Mohamed est retourné au commissariat ce mercredi afin d’en dire davantage sur ce qu’il avait vécu au cours de cette soirée où la Belgique a replongé dans l’angoisse.

« J’ai vraiment été interpellé de constater que tant le conducteur du train que le contrôleur ne semblaient vraiment pas avoir été formés à ce genre d’événements. J’en ai fait part à la police qui dispose des images de l’arrivée du train en gare », poursuit Mohamed, persuadé que si le train n’était pas parti si vite, le terroriste serait monté à bord.

Des propos cohérents avec les constats réalisés sur place par la police, à l’aide notamment des images des caméras de surveillance.

On voit en effet le terroriste, une fois son dispositif explosé, se diriger vers les quais 3 et 4, avant de changer d’avis et de remonter. Peut-être à la vue des portes déjà fermées du train. Impossible à déterminer.

Toujours est-il que Momo, lui, est fier d’avoir eu les bons réflexes.

« J’en suis très fier parce que je suis musulman. Et les gens étaient soulagés de me voir réagir ainsi. Lorsque je leur ai demandé de tous se coucher, ils ont directement suivi. Ils m’ont fait confiance. Si le terroriste était parvenu à monter dans le train, je pense que je n’aurais pas hésité à risquer ma vie face à lui. Je suis musulman et je refuse qu’on associe ces gens qui veulent tuer à ma religion qui prône la paix et la tolérance« , conclut notre Anderlechtois de 42 ans.

N.Ben.

La veuve d’Helmut Kohl refuse un hommage de Merkel… et préférerait un discours d’Orban

Entre une Angela Merkel et un Viktor Orban, y’a pas photo ! Angela impose des migrants en over dose à son peuple, Viktor les refuse, J’applaudis donc la Veuve d’Helmut Kohl.

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21 juin 2017, 18:54

Source: AFP
Helmut Kohl et son épouse Maike Kohl-Reifer

Lors de l’hommage à l’ancien chancelier allemand, qui aura lieu à Strasbourg, plusieurs chefs d’Etat devraient s’exprimer. Mais Helmut Kohl était brouillé avec Angela Merkel et en bons termes avec Viktor Orban. De quoi semer le trouble.

Les obsèques de l’ancien chancelier allemand Helmut Kohl, décédé le 16 juin 2017, suscitent de vives tensions entre le gouvernement allemand et la famille de l’homme d’Etat, comme le rapporte le magazine hebdomadaire Der Spiegel. Sa veuve s’opposerait en effet à ce qu’Angela Merkel prononce un hommage en l’honneur de son époux défunt.

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Maike Kohl-Richter, la deuxième et ultime épouse d’Helmut Kohl qui dirigea le gouvernement allemand de 1982 et 1988, désire que seuls les invités étrangers aient l’autorisation de s’exprimer. Son ambition est de garantir que la mémoire de son époux ne soit pas instrumentalisée à des fins de politique intérieure. C’est pour cela qu’elle s’oppose officiellement à ce qu’Angela Merkel prenne la parole.

Une rupture entre Helmut Kohl et Angela Merkel avait durablement fâché les deux responsables politiques. Si le premier avait confié à la seconde ses premiers postes d’importance, le scandale des caisses noires de l’Union chrétienne démocrate (CDU), leur parti, avait conduit Angela Merkel à couper les ponts avec son mentor… qui ne lui avait jamais réellement pardonné.

Pour compliquer les choses, Maike Kohl-Richter aurait en revanche expressément souhaité que le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, puisse s’exprimer. En effet, il s’agit de l’une des dernières personnalités internationales avec lesquelles Helmut Kohl s’était entretenu, peu avant sa mort. Seul problème : Viktor Orban est opposé à l’accueil des réfugiés, défend une politique identitaire et sceptique vis à vis de l’Union européenne. Face à l’insistance du gouvernement allemand, Maike Kohl-Richter aurait finalement renoncé à ce projet.

Prévu le 1er juillet à Strasbourg, l’hommage, auquel ont notamment été conviés Emmanuel Macron et Bill Clinton, doit être l’occasion de célébrer la mémoire de celui qui fut un des grands symboles de la réunification allemande, de la construction européenne, mais également de la réconciliation franco-allemande. En 1984, il avait notamment tenu la main du président de la République française François Mitterrand devant l’ossuaire de Douaumont dans la Meuse où sont inhumés les restes de 130 000 soldats inconnus français et allemands mêmés. Ce geste immortalisé par les photographes  entrera dans l’histoire comme symbole de la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Le cercueil de l’ancien Chancelier sera enveloppé dans un drapeau européen.

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International

https://francais.rt.com/international/40078-veuve-helmut-kohl-refuse-hommage-angela-merkel-prefererait-discours-viktor-orban

Macron ne voit pas de successeur légitime à Bachar al-Assad

pour une fois qu’il ne dit pas de connerie on na va pas faire la faire bouche

20h17, le 21 juin 2017, modifié à 20h52, le 21 juin 2017
Macron ne voit pas de successeur légitime à Bachar al-Assad
Le président Macron a fait savoir qu’il ne faisait pas de la la destitution de Bachar al-Assad « un préalable à tout ».@ Handout / Syrian Presidency Press Office / AFP
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Le président français désigne comme priorité numéro un la lutte contre tous les terroristes et souhaite, la stabilité de la Syrie.

Emmanuel Macron dit ne pas voir de successeur légitime à Bachar al-Assad dans la situation que connaît actuellement la Syrie, où ses priorités sont la lutte contre les groupes « terroristes » et la stabilité du pays.

La destitution d’Assad, pas « un préalable à tout ». Dans un entretien à huit quotidiens européens publié mercredi sur internet, le président français ajoute que « l’utilisation d’armes chimiques donnera lieu à des répliques, y compris de la France seule. » Sur la Syrie, « le vrai aggiornamento que j’ai fait (…), c’est que je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar al-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime ! », dit-il.

La lutte contre le terrorisme comme priorité. « Mes lignes sont claires. Un : la lutte absolue contre tous les groupes terroristes. Ce sont eux, nos ennemis. (…) Nous avons besoin de la coopération de tous pour les éradiquer, en particulier de la Russie. Deux : la stabilité de la Syrie, car je ne veux pas d’un Etat failli. »

« Tout est lié ». A propos de Donald Trump, Emmanuel Macron déclare que le président américain « n’a pas encore élaboré le cadre conceptuel de sa politique internationale. Sa politique peut donc être imprévisible et c’est pour le monde une source d’inconfort ». « J’espère qu’on pourra faire en sorte que les Etats-Unis réintègrent l’accord de Paris. C’est la main que je tends à Donald Trump. Je souhaite qu’il change d’avis. Car tout est lié. On ne peut pas vouloir lutter efficacement contre le terrorisme et ne pas s’engager pour le climat », poursuit-il.

Sur l’Ukraine, le président français déclare qu’une réunion aura lieu en format Normandie (Ukraine, Russie, Allemagne, France) avant le sommet du G20 des 7-8 juillet. « L’objectif de Vladimir Poutine, c’est de restaurer la Grande Russie, parce que c’est selon lui la condition de survie de son pays. Est-ce qu’il cherche notre affaiblissement ou notre disparition ? Je ne le crois pas », dit-il.