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Le Meilleur des Mondes

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Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, l’on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limitée et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il es bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes (1932)

UNE RELIGIEUSE CATHOLIQUE, DE RETOUR D’ALEP : « VOS MÉDIAS MENTENT »

María Guadalupe Rodrigo est une religieuse argentine qui vivait à Alep dans le diocèse catholique depuis janvier 2011. Elle est également restée dans la ville pendant l’état de siège provoqué par des groupes terroristes.

Après son retour, elle a parlé de cette période à Alep. Sur place María Guadalupe Rodrigo a vécu de très près le début du conflit en Syrie.

Elle contredit la thèse courante des politiciens et médias occidentaux, selon laquelle le peuple syrien a approuvé « le printemps arabe » et qu’il est descendu pacifiquement dans la rue pour revendiquer la démocratie.

De la fenêtre de son évêché, elle a pu observer que des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour soutenir leur président Bachar al-Assad. Ce sont exactement ces mêmes images qui ont été prises par les chaînes d’information occidentales en prétendant exactement le contraire, que le peuple syrien descendait dans la rue pour exiger la démission du président.

Ensuite, María Guadalupe Rodrigo réfute la compréhension occidentale de la démocratie. Elle explique que les chrétiens en Syrie ont beaucoup plus de liberté religieuse sous Assad que n’en ont les chrétiens en Europe pseudo-démocratique.

Écoutez maintenant un extrait de 5 minutes d’une conférence que María Guadalupe Rodrigo a donnée le 19 décembre 2015 en Espagne, et qui donne aujourd’hui encore des éclaircissements sur la guerre en Syrie.

https://www.youtube.com/watch?v=5tc4EKMcPDA&w=854&h=480]

Quand ces manifestations ont commencé, la presse internationale, les médias, ont présenté ça comme si finalement le peuple syrien adhérait aussi au printemps arabe et était sorti pacifiquement dans la rue pour demander la démocratie. Mais en réalité les nouvelles qui nous arrivaient… vous voyez, de nos voisins, de ces villages, ne concordaient pas avec ce qu’on voyait à la télévision.

Les gens de ces villages disaient que des groupes armés étaient venus de l’extérieur de la Syrie. Ils disaient : « Ils parlent d’autres dialectes ! [Là-bas, chaque pays a son dialecte]. Ce ne sont pas des Syriens ! Ils provoquent des troubles dans le peuple ! Ils ont déjà coupé en morceaux plusieurs chrétiens ! » Des chrétiens coupés en morceaux dans des sacs poubelle, dans une benne, avec un panneau : « Ne pas toucher. Il est chrétien ». Et ce serait ça, les manifestations pacifiques, selon la presse !

Quand ces choses ont commencé à se produire et à se multiplier très rapidement dans le pays, avec ces groupes armés qui viennent de l’extérieur, les gens sont sortis dans la rue. Là oui, ils sont sortis dans la rue. À Damas, la capitale, (vous voyez là Damas) et à Alep, la 2ème ville du pays – c’est là que nous avons la mission. Les gens sont sortis dans la rue, des milliers de personnes, avec des pancartes, des panneaux, des drapeaux, pour soutenir leur président. Pour exprimer et manifester leur opinion sur le gouvernement qu’ils ont. Et ce n’est pas parce que Bachar Al-Assad serait… je ne sais pas… la meilleure forme de gouvernement, ou un saint (il ne l’est probablement pas). Ce qu’il y a, c’est qu’ils préféraient continuer comme c’était, plutôt que de tomber entre les mains du fondamentalisme islamique.

Parce que le résultat de cette guerre n’allait pas être la démocratie, ils le voyaient venir ! Ces mêmes images que nous voyions, c’est-à-dire depuis les fenêtres de l’évêché, où nous étions, nous voyions passer ces gens, ils chantaient, ces mêmes images étaient reprises par des chaînes internationales d’information très importantes et commentées de la manière suivante : Les manifestations pacifiques du peuple syrien continuent ; le peuple sort dans la rue pour demander à son président de s’en aller. C’était ridicule ! Évidemment, qui comprend l’arabe, pour savoir qu’en réalité ils étaient en train de soutenir leur président ?

Et c’est pour cette raison qu’une des grandes souffrances de ce peuple, c’est ce grand mensonge qui a été monté autour de cette histoire ; c’est l’abandon de la part de l’Occident. Le peuple l’appelle le silence complice de l’Occident. Toutes les fois où ils ont essayé de se manifester et d’exprimer réellement leur opinion, ça a été totalement inversé.

Et rendez-vous compte : tout ce qui a été monté autour de cette guerre, voyez-vous, en réalité c’est une opération de grande ampleur qui a besoin, pour ainsi dire, du soutien, de l’approbation de l’opinion publique. C’est-à-dire que l’Occident approuve le fait que ces « rebelles » (entre guillemets), que ces « rebelles modérés » se lèvent contre le dictateur.

Mais il faut se rendre compte que c’est une erreur de l’Occident ; c’est une erreur que nous commettons en tant qu’Occidentaux de juger les arabes avec nos critères occidentaux. Et alors nous vivons nos démocraties et nous prétendons les imposer aux autres. Nous exportons nos démocraties à ces peuples. Quand en réalité ça fait des décennies qu’ils vivent de cette manière, ils vivaient bien, et je vous garantis qu’à Alep, à Alep avec le niveau de vie qu’il y avait, les gens, ils n’enviaient pas les démocraties, ou pseudo-démocraties occidentales.

D’ailleurs c’est plutôt les chrétiens, bien qu’ils soient une minorité, ils avaient une certaine liberté religieuse, y compris pour se manifester, y compris pour être influents dans le gouvernement, pour avoir des postes dans le gouvernement Et comme ils l’ont dit (car ils me l’ont dit, ils sont réfugiés maintenant en Europe ; j’ai rencontré des personnes qui me l’ont dit tel quel) la liberté qu’ils ont ici en pleine démocratie, les chrétiens, ils ne l’ont pas en Europe

Alors ça aussi il faut du discernement, quand on écoute les nouvelles, et ne pas être si simpliste, dire que la démocratie vient du ciel et la dictature vient de l’enfer et qu’il n’y a pas de nuances. Et ces gens qui ont une autre mentalité, une autre culture, ils ont toujours vécu comme ça. Et ça a bien fonctionné pour eux. Quel droit avons-nous de fouler aux pieds leur souveraineté ? 

Sources : Réseau International

https://deutsch.rt.com/kurzclips/44785-christliche-nonne-nach-aleppo-westmedien-luege/
www.youtube.com/watch?v=j-odogWwdAQ

24/01/2018

 

L’UE fait résonner les tambours de guerre: est-ce véritablement en faveur de la construction d’un monde meilleur

Il faut toujours agiter les populations avant de s ‘en servir !

le sommeil c’est la paix , le réveil c’est l’alerte !

L’UE fait résonner les tambours de guerre: est-ce véritablement en faveur de la construction d’un monde meilleur

Pendant longtemps, y compris pendant les luttes électorales, on en parlait peu en Allemagne. Toutefois, actuellement l’unification européenne et son identification abusive accordant plus de pouvoir à l’Union Européenne est redevenue un thème de la politique allemande.

Les points de départ furent le discours tenu par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sur l’avenir de l’UE, le discours sur l’Europe du président français Emmanuel Macron et celui du président du Conseil européen Donald Tusk. Les politiciens allemands ont longtemps gardé le silence.
«Etats unis d’Europe»?
Toutefois, Sigmar Gabriel, le ministre allemand des Affaires étrangères actuellement en charge, s’est exprimé avec la revendication d’une politique européenne indépendante en matière de politique étrangère et de sécurité. Les Verts allemands en étaient d’ailleurs toujours partisans, selon la déclaration du parlementaire Vert Jan Pillipp Albrecht lors d’une interview avec le «Deutschlandfunk» le 11 décembre 2017. Martin Schulz, président du SPD, a exprimé sa volonté de voir les «Etats unis d’Europe» au plus tard en 2025, ancrés dans un accord constitutionnel et accompagné d’une ligne dure contre tous les membres de l’UE qui n’en veulent pas. Son exigence doit se trouver au centre des négociations pour une coalition avec la CDU et la CSU. Mme Merkel se gardera bien de le renier, alors même qu’elle ne s’est pas encore exprimée à ce sujet. Son collègue de parti, le Ministre-président de la Rhénanie du Nord-Westphalie Armin Laschet s’est cependant déclaré en faveur d’une expansion de l’UE, lors d’une interview au «Deutschlandfunk» le 6 décembre 2017. Tout ceci est conforté par le fait que la ville d’Aix-la-Chapelle a attribué son prestigieux Prix Charlemagne 2018 au président français pour «sa vision d’une nouvelle Europe et de la refondation du projet européen.» En outre, les ministres des Affaires extérieures de 25 Etats de l’UE ont, à l’instar des ministres de la Défense, décidé le 11 décembre 2017 la création d’une «Coopération militaire renforcée». Mais que penser de tout cela?

Souvenirs de l’agent américain Jean Monnet

On ne peut s’empêcher de se rappeler les réflexions stratégiques de l’agent américain Jean Monnet, le «précurseur des options d’unification européenne» (Wikipédia), lequel estimait, déjà dans les années 1950, que les «crises» étaient une nécessité afin de faire avancer pas à pas l’«unification européenne».
A part cela, on inventa le mythe du «projet de paix».

Le mythe du «projet de paix»

Ce mythe ne tient cependant pas la route. Même le discours de Churchill à l’Université de Zurich, en septembre 1946, se trouvait sous le signe du début de la guerre froide et de réflexions géostratégiques. Cette guerre ne se contenta pas d’être «froide», mais coûta la vie à des millions d’êtres humains en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie (rien qu’en Corée et en Indochine plusieurs millions) … mais aussi aux Etats-Unis et en Europe. A cela, il faut ajouter la fameuse phrase du premier secrétaire général de l’OTAN, le général britannique Lord Hastings Lionel Ismay, concernant le but de l’OTAN en Europe: «To keep the Russians out, the Americans in and the Germans down» [Tenir les Russes à distance, placer les Américains au centre et garder le contrôle sur les Allemands]. La proposition de Jean Monnet d’instaurer une autorité supranationale de surveillance de la production allemande et française de charbon et d’acier – ce qui donna dès 1951 la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) avec les 6 membres fondateurs qui créèrent par la suite la Communauté économique européenne (CEE), dont le but était de surveiller l’industrie allemande du charbon et de l’acier – était manifestement l’expression d’une méfiance envers la toute jeune République allemande.

Sigmar Gabriel: en politique extérieure la force doit primer sur le droit

Il est intéressant de constater que ces signes d’alors retrouvent une vie actuellement dans les débats politiques. Il n’en va pas seulement du fait que le premier pas accompli depuis longtemps consiste en la fondation de l’union européenne de défense, mais le discours de Sigmar Gabriel devant l’important «Forum de politique extérieure», le 5 décembre 2017, (https://www.auswaertiges-amt.de/de/newsroom/berliner-forum-aussenpolitik/746464), intitulé par le Ministère des Affaires étrangères allemand «L’Europe dans un monde incertain» est également typique. Les arguments avancés par Sigmar Gabriel sont les suivants: L’Europe – Gabriel entend par là l’Union européenne – est à nouveau menacée, 25 ans après la fin de la guerre froide, par exemple par des Etats émergents comme la Chine et la Russie, mais dans cette situation d’urgence, elle ne peut plus compter sur les Etats-Unis. Il va de soi que Gabriel pense avant tout à Donald Trump et guère à Barack Obama, Hillary Clinton ou encore George Soros. Ainsi, l’UE n’a plus qu’une option pour accomplir sa mission: se renforcer non seulement économiquement, mais aussi militairement et politiquement. «Nous devons prendre conscience que soit nous tentons de former nous-mêmes le monde et notre avenir, soit le reste du monde nous imposera le leur.» Le respect du droit international doit passer au second rang. En premier lieu se trouvent en politique les réflexions géostratégiques. L’Allemagne et l’UE doivent «se lancer sans hésitation dans le combat» pour obtenir gain de cause – et cela sans «de trop grandes œillères morales et normatives.»
Ce qui correspond parfaitement au commentaire de l’importante «Süddeutsche Zeitung» du 11 décembre 2017 concernant l’initiative de Martin Schulz: «Il était temps que Martin Schultz remette l’Europe au centre des négociations de coalition. Il exige la création des ‹Etats unis d’Europe› jusqu’en 2025, si nécessaire sans les pays travaillant en réalité contre l’Europe. Le délai fixé par le chef socialiste est en vérité irréaliste. Toutefois l’objectif est juste. Car seul un Etat fédéral européen peut obtenir que les Français, les Allemands, les Polonais et les Portugais arrivent à maintenir leur souveraineté face à Trump, à la Chine ou à Amazon. Depuis plusieurs mois, Emmanuel Macron tend la main à l’Allemagne. Bientôt ce sera trop tard de la prendre.» Donc, allons de l’avant!

Résurrection de la politique d’avant-guerre

Tout ceci rappelle une série d’arguments caractérisant non pas l’après-guerre, mais l’époque de l’avant-guerre. Ces arguments sentent mauvais, car on y trouve des images d’ennemis, des préjugés. Il est de notoriété publique que, par exemple, ni la Russie ni la Chine n’ont des intentions belliqueuses envers l’Europe. Mais les milieux officiels veulent à tout prix maintenir cette image erronée de l’agressivité de ces deux pays. La journaliste et auteur de renom Gabriele Krone-Schmalz l’a une fois encore magistralement souligné dans son dernier livre «La période glaciaire. Comment la Russie est diabolisée et pourquoi c’est si dangereux». La Russie et la Chine ont très souvent soumis des propositions de collaboration à l’Europe et continuent à le faire. Les deux pays proposent avec raison des «situations gagnant-gagnant» c’est-à-dire des possibilités de coopération où tout le monde y gagnerait. Mais l’UE a «préféré» relancer la guerre froide contre la Russie et déclencher d’indicibles sanctions. A la Chine, on reproche sans raison de vouloir scinder l’Europe en deux avec son projet de «nouvelle route de la soie».

Des questions à l’école

Un enseignant raconte qu’au cours de son enseignement la question s’était posée de savoir si c’était judicieux de présenter dans toute son horreur la persécution et l’anéantissement des juifs d’Europe entre 1933 et 1945. Un des élèves a répondu que cela se justifiait parfaitement, car tout un chacun devait être tenu au courant des détails afin d’empêcher que cela se reproduise. Une élève lui a répondu qu’on savait très bien ce qu’il s’était passé et que, néanmoins, on assistait encore et toujours à de pareils crimes. Il s’est alors posé la question de savoir si la jeunesse d’aujourd’hui était disposée à s’engager dans la lutte pour un meilleur monde. Un autre élève, un jeune homme très intéressé par l’histoire et les questions politiques a répondu «en principe oui» … mais on ne sait pas comment faire. Le maître acquiesça de la tête pour exprimer sa compréhension.

Un coup fatal pour la démocratie

Ce jeune homme parlait pour beaucoup de ses contemporains, jeunes et moins jeunes, en Allemagne et probablement aussi dans d’autres pays européens. On constate que les plus intéressés et les plus aptes à réfléchir, donc ceux possédant un fonds de valeurs, restent souvent sans réponse. Une politique faite de dénigrement et de violence, une politique de pouvoir et de préparation à la guerre (y compris les guerres en cours) constituent un frein. On pousse dans l’apathie politique les meilleures têtes et les cœurs les plus nobles. On ne s’étonnera donc pas d’entendre un jeune homme intéressé à l’histoire et à la politique dire qu’il manque de perspective. Continuer ainsi c’est porter un coup mortel à la vie démocratique. Pour les planificateurs de guerres cela «a un sens», mais pour l’ensemble des êtres humains c’est la catastrophe.
Face à cette situation, on ne peut pas se contenter de faire de la «résistance». L’«émigration intérieure» ou se contenter de «cultiver son propre jardin» ne sont pas des solutions acceptables. Quelle pourrait donc être la perspective? Pourquoi ne pas soutenir ceux s’engageant avec sérieux et honnêteté pour la paix et la justice.

Karl Müller

source:https://www.zeit-fragen.ch/fr/editions/2017/n-32-27-decembre-2017/lue-fait-resonner-les-tambours-de-guerre-est-ce-veritablement-en-faveur-de-la-construction-dun-monde-meilleur.html

VIDÉO. Syrie : le ton monte entre Paris et Damas

Non Monsieur le Président, vous êtes un menteur……………………….!!!!!

Comme le dit le titre de ce torchon, « le ton monte entre Paris et Damas ». Sauf que les Syriens se moquent bien de Paris et de ce que vous pensez Mr le Président.

De plus, vos mensonges sont une insulte (mais non une surprise) à l’intelligence :

– Non Monsieur le Président, le Président de la république Arabe Syrienne n’a pas « passé son temps » à massacrer les Syriens. Son armée, composée de Syriennes et de Syriens, appuyée par de vrais amis de la Syrie ont botté le cul des lobotomisés que vous et vos prédécesseurs ont soutenu et armé.

– Non Monsieur le Président, le Président de la République Arabe Syrienne n’est pas plus dépendant des Russes et de l’Iran que vous ne l’êtes des Etats Unis et de tous les pays « hautement démocratiques » (parmi les plus grands criminels de la planète) que vous « léchez » à longueur de temps pour qu’ils vous achètent des « fleurons de l’industrie française » et avec lesquels vous bradez allègrement le patrimoine National.

– Non Monsieur le Président, la Syrie ne se résume pas à Bachar El Assad et il n’y a que vous et vos sbires qui le criez à longueur de journée. C’est de plus une insulte au dizaines de milliers de jeunes Syriens qui se sont battus et sont morts en combattant ceux que vous avez envoyé et payé pour détruire ce pays.

– Non Monsieur le Président, ce n’est pas la « coalition » qui a éradiqué Daesh sur les territoires Syriens et Irakiens qui a prospéré jusqu’à l’arrivée des Russes alors que votre « coalition » était censée la bombarder depuis déjà plus d’un an !!. Ce sont bien les Syriens, les Russes, le Hezbollah et les Iraniens qui ont effacé cet immondice que les Américains ont créé de facto en Irak après la chute de Saddam Hussein.

– Non Monsieur le Président, le Président de la République Arabe Syrienne n’est pas l’ennemi des Syriens. Ceci est un non sens car, si cela avait été le cas, Bachar El Assad n’aurai pas tenu durant 7 années de guerre.

– Non Monsieur le Président, les millions de réfugiés Syriens ne sont pas des opposants mais plutôt, dans leur grande majorité, de pauvres civiles contraints d’abandonner leur vie séculaire devant des hordes de barbares venus de plus de 82 pays différents.

– Non Monsieur le Président, les « opposants » ne représentent rien aux yeux des Syriens car ils ne sont rien. Je vous défie d’ailleurs de me donner un seul moment durant ces 7 années de chaos indiquant que cette « opposition » a été unie, cohérente et réfléchie. Ce sont tous (ou presque) des ramassis de voleurs, de gangsters et de lobotomisés religieux.

Voilà Monsieur le Président, pourquoi j’ose vous traiter de menteur.

Et ce ne sont pas vos 54% de « congratulation nauséabonde » (sondage) qui changeront quoi que ce soit……………………………………

VIDÉO. Syrie : le ton monte entre Paris et Damas

Emmanuel Macron et Bachar al-Assad (photomontage)

Orange avec AFP, publié le mardi 19 décembre 2017 à 13h32

DIPLOMATIE. Emmanuel Macron a qualifié mardi d' »inacceptables » les vives critiques prononcées la veille par le président syrien Bachar al-Assad, qui a accusé la France de « soutien au terrorisme ».

Bachar al-Assad s’en est pris violemment lundi 18 décembre à la France.

« La France a été le porte-étendard du soutien au terrorisme en Syrie dès les premiers jours » du conflit, a estimé le président syrien, en référence au soutien apporté par Paris aux rebelles qui luttent contre son régime depuis 2011 et que Damas qualifie de « terroristes ». « Elle n’est pas en position de donner une évaluation d’une conférence de paix », a-t-il déclaré à des journalistes, après avoir reçu à Damas une délégation de responsables et d’hommes d’affaires russes. « Celui qui soutient le terrorisme n’a pas le droit de parler de paix et n’a même pas le droit de s’ingérer dans les affaires syriennes », a-t-il précisé.

Sa diatribe intervenait quelques jours après des déclarations de Paris accusant le régime de Damas d’avoir fait « obstruction » aux dernières négociations à Genève, qui ont échoué.

La réponse française n’a pas tardé. « Quand on a passé son temps à massacrer son peuple, on a généralement un peu plus de discrétion », a répondu le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, interrogé par des journalistes lors d’un déplacement à Washington. « M. Bachar al-Assad ne semble pas vraiment en situation de pouvoir affirmer une prise de position politique tant qu’il est dépendant de la Russie et de l’Iran », a-t-il insisté.

Le chef de la diplomatie française a rappelé le rôle de la France, qui a été « dès le départ dans l’action de la coalition » internationale contre le groupe jihadiste État islamique. « Aujourd’hui, c’est la coalition qui a permis la victoire », a-t-il estimé, jugeant que le régime de Damas ne pouvait à ce titre pas donner de « leçon » à Paris.

LA RÉPONSE DE MACRON

Mardi 19 décembre, Emmanuel Macron a qualifié mardi d' »inacceptables » ces vives critiques. « Nous avons été cohérents depuis le début », en luttant contre un seul ennemi, « Daech » en Syrie, a déclaré le chef de l’État devant la presse après avoir reçu le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg. « C’est pour cela que les propos étaient inacceptables » car « si quelqu’un a combattu et peut gagner d’ici fin février c’est la coalition internationale », a-t-il ajouté. « Tous les autres ont des ambiguïtés » et « une priorité : frapper les opposants » au régime, a-t-il encore dénoncé.

« Le peuple syrien a un ennemi, il s’appelle Bachar. C’est une réalité », a-t-il poursuivi, en évoquant les millions de Syriens ayant fui le pays depuis la révolte réprimée de 2011 dans la foulée des Printemps arabes. Selon M. Macron, « si nous voulons construire un processus de paix qui conduira à la stabilité, nous nous devons de mettre les parties autour de la table et construire une transition qui permettra, non pas le statu quo durable, (mais une transition) qui conduirait à faire vivre des millions d’opposants hors des frontières ».

« C’est un processus où les représentants de Bachar al-Assad seront là car il est aujourd’hui à la tête du pays (…) mais il est indispensable que l’ensemble des oppositions soient présentes et que nous ayons un processus politique et électoral qui permette à l’ensemble des Syriens de pouvoir s’exprimer ». « Je ne crois pas que la Syrie se résume à Bachar al-Assad », a-t-il ajouté, en dénonçant aussi les « puissances extérieures qui voudraient imposer une paix qui viendrait d’eux ».

Emmanuel Macron répond à Bachar al-Assad
Macron s’empêtre vraiment dans ses arguments. il dicte des conditions pour la « paix » et il fini par par dénoncer ……. des « puissances extérieures qui voudraient imposer une paix qui viendrait d’eux » !??? complètement incohérent et contradictoire comme discours donc comme pensée. de toutes les façons les occidentaux sont maintenant hors jeu tout se passe à Astana et l’onu à Genève enregistre les décisions prises là bas./

Pour les médias, « le sujet de l’effondrement écologique est tabou »

 » Oubliez deux minutes, les prédictions climatiques pour 2100, 2050, le développement durable, la transition énergétique, la COP 21, 23, où même encore le OnePlanetSummit. Prenez du recul. Il y a quelque de chose de bien plus grave qui se trame et dont (presque) personne ne parle… « 

Débats, opinions
Pour les médias, « le sujet de l’effondrement écologique est tabou »
Par Clément Montfort I Publié le 13 Décembre 2017

Tribune. Par Clément Montfort, réalisateur de la série documentaire « NEXT »
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Graphique issu du rapport The Limits To Growth, commandé par le Club de Rome au MIT en 1972 et actualisé en 1992 et 2004. (Crédit : DR)
Graphique issu du rapport The Limits To Growth, commandé par le Club de Rome au MIT en 1972 et actualisé en 1992 et 2004. (Crédit : DR)
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Ce sujet m’ennuie, c’est un caillou dans ma chaussure. J’aimerais vous parler d’autre chose. Pourtant, c’est une réalité tangible et qui m’effraie profondément.

Oubliez deux minutes, les prédictions climatiques pour 2100, 2050, le développement durable, la transition énergétique, la COP 21, 23, où même encore le OnePlanetSummit. Prenez du recul. Il y a quelque de chose de bien plus grave qui se trame et dont (presque) personne ne parle…

Selon de nombreux experts scientifiques, nous sommes à 3 ans d’un effondrement global imminent, effondrement de civilisation causé par l’extinction des écosystèmes et la déplétion majeure des ressources pétrolières. Ce qui signifie que nous allons nous prendre un mur, une décroissance forcée, non pas voulue, à laquelle nous n’avons d’autre choix que de nous préparer, vite et bien, et de manière extrêmement concrète.

 

Pourquoi personne n’en a parlé jusqu’ici ?

Déjà en 1972, Dennis Meadows dans son Rapport au Club de Rome intitulé « Les limites de la croissance  » nous annonçait cette sombre perspective pour 2020. C’est l’histoire d’une tragédie grecque. Malgré le désastre annoncé, aucune mesure n’a été prise en compte à l’échelon international pour enrayer cette sombre perspective. Pourtant nous y sommes.

Yves Cochet, ancien ministre de l’environnement nous l’annonce sans tergiverser. Nous sommes à la veille d’une déstabilisation sociale de grande ampleur, et cela n’épargnera aucun pays industrialisé.

Même le parti des Verts est dans le déni. Aussi étrange que cela puisse paraître. Mais le sujet de l’effondrement est tabou. Mais en y regardant de plus près, tout cela s’explique aisément : il est impossible de construire un projet politique séduisant en intégrant les risques d’effondrements.

Pourquoi les médias n’en parlent pas ?

Peut être parce qu’ils n’ont pas lu “Comment tout peut s’effondrer ” (Seuil 2015), tout simplement. Peut être parce qu’ils n’y croient pas.

J’ai travaillé 6 ans pour différentes chaînes de France Télévision (notamment France 2) et Arte, mais j’ai vite réalisé que ce sujet est trop tabou pour être abordé par des chaînes nationales. Car parler d’effondrement c’est parler de la mort, et la mort est un tabou dans notre époque, qui préfère parler de trans-humanisme et de vie éternelle, plutôt que de la mort digne. Pourtant ce qui nous pend au nez, est une réalité bien tragique. La mort de centaines de millions de personnes, dans les plus grandes villes du monde.

“Mais pour qui se prend-il celui ci, à me dire à quoi moi journaliste, je dois m’intéresser ?”

Je me prends tout simplement pour un confrère qui a peur et qui vous tend fraternellement la main pour de l’aide. Un confrère qui travaille depuis 7 ans sur les questions écologiques et qui constate, la mort de l’âme, qu’avec tout les coups que nous portons à Gaïa, celle-ci va bientôt lâcher. En réalisant La Guerre des Graines avec Stenka Quillet (France 5), je découvre que nous avons perdus 75% des variétés de semences en 100 ans, mettant directement en péril notre sécurité alimentaire dans le monde. Nous sommes contraints de stocker toutes les variétés mondiales dans un frigo géant au Svalbard, mais cette solution ne fonctionnera pas (par ailleurs elle prend l’eau  …)

En réalisant Soigneurs de Terres (France 2) avec Emmanuelle Chartoire, je découvre que nos sols agricoles en France ont perdus 50% de leurs matières organiques en 60 ans. Ce qui signifie qu’ils sont en train de mourir. Comment ferons-nous pour nous nourrir quand ces sols seront morts ? Pas la peine de nourrir le mystère. Nous mourrons de faim.

Est-ce que je me prends pour un lanceur d’alerte ?

Non, du tout. Un lanceur d’alerte fait un travail d’enquête pour trouver l’information qui n’est pas encore disponible. Concernant les questions d’effondrement, toute l’information est disponible à qui veut bien la chercher. Je ne fais qu’attirer l’attention, comme l’ont fait beaucoup d’autres avant moi, sur cette thématique taboue. Mais peut être que malheureusement cette tentative sera vaine. Car c’est un signal faible, et la Télé n’aime pas les signaux faibles, elle ne les voit pas.

A force de ne pas vouloir “faire peur”, on finit par manquer à son devoir d’informer les citoyens.

“Clément, pourquoi tu ne donnes pas des informations positives ? Tu vas angoisser les gens !”

Réserve mondiale de semences du Svalbard (Crédit : DR)

Réserve mondiale de semences du Svalbard (Crédit : DR)
Le rôle d’un journaliste n’est pas de remonter le moral de ses spectateurs, de faire du bien, c’est peut être le rôle du psychologue, en tout cas pas du journaliste. Notre rôle c’est de parler de ce qui ne se sait pas. C’est parfois désagréable, je vous l’accorde mais je considère que je parle à des adultes, donc en mesure d’entendre les informations, aussi dures soient elles. C’est notre devoir de citoyens que de nous tenir informés de ce qui nous attend.
 

Comment se préparer ?

Se préparer, c’est déjà se faire à l’idée. Car il n’y a rien de pire qu’une population prise par surprise. Le mot solution est problématique. Il existe des solutions à certains problèmes. La permaculture et l’agroécologie pour remplacer l’agriculture conventionnelle, oui. Relocaliser l’agriculture immédiatement, oui.

Mais en revanche, il n’y a aucune solution au fait que toute notre civilisation thermo industrielle repose sur le pétrole et que les ressources soient sur le point de s’éteindre. Même le patron de total en parlait, aussi dingue que cela puisse paraître !

“Cela fait trois années de suite où les investissements dans de nouveaux projets sont extrêmement faibles, on va manquer de pétrole à horizon 2020.” Patrick Pouyanné, PDG de Total

Cela peut paraître hallucinant, je vous l’accorde. Moi même, je me prenais à douter du bien fondé des travaux de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, auteurs de “Comment tout peut s’effondrer”, jusqu’à ce qu’ils soient invités pour parler d’effondrement à Bercy, au ministère des finances !

Se préparer ? Ré-apprendre le bon sens paysan. Récupérer les eaux de pluies, surtout en ville, pour boire, se laver. Habiter à plusieurs dans la même pièce, pour se tenir chaud en hiver lorsque nous n’aurons plus assez d’énergie pour tous se chauffer. Mettre à profit tous les espaces verts disponibles pour cultiver vite et bien, et en créer de nouveaux.

Que faire concrètement pour amortir le choc ?

Les funérailles de Johnny et Jean D’Ormesson nous l’ont montré, les médias savent organiser des funérailles nationales et mobiliser la France entière autour d’une question. Si nous ne voulons pas que les prochaines funérailles nationales soient celle de notre paix civile, faisons en sorte que nos médias prennent la question de l’effondrement à bras le corps.
Pour les médias, "le sujet de l'effondrement écologique est tabou"
Après « La Guerre des Graines », son premier long métrage documentaire, co-réalisé avec Stenka Quillet pour France 5 en 2014, Clément Montfort réalise « Soigneurs de Terres » pour France 2 qui traite de l’érosion et du lessivement des sols agricoles. Il est actuellement en cours de réalisation d’une série documentaire intitulée « NEXT » traitant de l’effondrement des écosystèmes et des questions de résilience sociétale et psychologique.

https://www.wedemain.fr/Pour-les-medias-le-sujet-de-l-effondrement-ecologique-est-tabou_a3110.html

Victoires russo-syriennes? Non, selon les USA, ce sont eux qui ont vaincu Daech en Syrie

Dommage que le ridicule ne tue pas, ils ne nous feraient plus chi.. depuis un très long moment, ceux là !

Militaires américains

© Sputnik. Vladimir Pirogov
International

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Évolution de la situation en Syrie (novembre-décembre 2017) (32)
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Malgré les progrès de l’armée syrienne, soutenue par les forces aérospatiales russes, leurs actions sur le sol syrien n’ont pas semblé «déterminantes» au Pentagone qui se considère comme l’acteur principal sur le champ de bataille syrien, a appris Sputnik d’Eric Pahon, porte-parole de la Défense américaine.

Évoquant la déclaration récente du ministère russe de la Défense concernant la victoire imminente sur le groupe terroriste Daech en Syrie, le Pentagone n’a pas hésité à s’attribuer le mérite de ce dénouement. Selon le porte-parole du Pentagone Eric Pahon, ce sont les opérations de la coalition internationale plutôt que celles des militaires syriens et de l’aviation russe qui porteront le coup final à l’organisation terroriste.

«Le gouvernement syrien et la Russie n’ont pas eu d’approche déterminante dans la défaite de Daech. Ils n’ont fait que réaliser quelques opérations contre les terroristes de Daech, alors que la plupart des territoires en Irak et en Syrie ont été libérés grâce aux efforts de la coalition américaine et de ses alliés», a déclaré à Sputnik M.Pahon.

Le représentant du Pentagone a ajouté que les forces de la coalition poursuivraient leur campagne en Syrie pour «mener à terme la défaite de Daech et [pour] stabiliser les territoires libérés».

Fin novembre, le Président russe Vladimir Poutine avait déclaré que l’opération pour défaire Daech en Syrie touchait à sa fin. En octobre, il avait noté que les forces syriennes soutenues par l’aviation russe, avaient libéré 90% du territoire syrien. Au même moment, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou avait annoncé que des territoires infimes restaient encore sous le contrôle de Daech en Syrie. Toujours d’après lui, les terroristes de Daech contrôlent aujourd’hui moins de 5% du territoire syrien.Hier, le dirigeant russe a affirmé que les terroristes avaient été chassés de presque tout le territoire syrien, y compris de ceux historiquement peuplés par les Chrétiens.

L’opération de l’aviation russe contre les terroristes en Syrie a commencé en septembre 2015. D’après le général Sergueï Roudskoï, commandant la Direction générale opérationnelle de l’Etat-major des forces armées russes, depuis le début de l’opération en Syrie l’aviation russe a effectué plus de 28.000 vols opérationnels et procédé à 90.000 frappes aériennes.

Les succès de l’aviation ont permis d’éliminer de grands groupes de Daech des régions de Hama et de Homs, et le territoire de la province de Lattaquié a été entièrement libéré des terroristes. Les forces gouvernementales ont rétabli leur contrôle sur les champs pétroliers et gaziers de Jisel, Chaer, Hayan, Magara d’Araq.La coalition de 15 pays menée par les USA a commencé son opération en Syrie en septembre 2014, avec pour objectif d’y combattre Daech. Avec le début des opérations de la coalition en Syrie, la situation s’est aggravée: les terroristes ont pris le contrôle d’au moins 70% du territoire du pays et repoussé l’armée gouvernementale sur plusieurs axes.

Les forces russes se trouvent en Syrie à la demande du président syrien Bachar al-Assad, tandis que les forces des USA et de la coalition agissent sans l’aval des autorités syriennes ou de l’Onu. Damas a affirmé à de nombreuses reprises qu’il considérait la présence des forces américaines dans le pays comme une «invasion».

La coalition américaine a effectué plusieurs frappes sélectives non seulement contre les terroristes, mais également contre les militaires syriens. Le Pentagone a justifié ces cas en disant que les militaires américains avaient confondu la couleur de l’uniforme ou se seraient incorrectement repérés sur le terrain. Les attaques des USA et de la coalition ont souvent fait des victimes parmi les civils.De plus, en avril 2017, sur ordre personnel du Président américain Donald Trump, Washington a tiré des missiles de croisière Tomahawk contre la base aérienne syrienne de Shayrat. Cette frappe a été justifiée par la prétendue présence d »armes chimiques sur la base — et Washington continue d’accuser la Syrie d’en avoir fait usage.

En 2017, le gouvernement syrien s’est adressé au Conseil de sécurité des Nations unies en appelant à engager la responsabilité des USA qui «commettent des crimes prémédités contre la population civile, détruisent hôpitaux, écoles, ponts et barrages, ce qui s’ajoute aux crimes des organisations terroristes».

Pentagone se considère comme l'acteur principal sur le champ de bataille syrien
© Sputnik.
Pentagone se considère comme l’acteur principal sur le champ de bataille syrien

Statut de Jérusalem: Trump contre le reste du monde

Trump vient d’ouvrir les portes de l’enfer….

Mais que peut ont attendre de mieux de ce pays et de ses politiques

Statut de Jérusalem: Trump contre le reste du monde

Actualité Monde Proche et Moyen-Orient

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 07/12/2017 à 10:34 , mis à jour à 11:05

Le président américain Donald Trump lors de son discours de reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, le 6 décembre 2017, à Washington.

Le président américain Donald Trump lors de son discours de reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, le 6 décembre 2017, à Washington.

afp.com/MANDEL NGAN

La décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël isole encore un peu plus sur la scène internationale les États-Unis de Donald Trump.

Un seul pays a emboîté le pas des États-Unis après l’annonce par Donald Trump de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. La République tchèque a reconnu dans un communiqué « Jérusalem ouest » comme la capitale de fait d’Israël. Elle a également promis le déménagement de son ambassade, mais « seulement sur la base des résultats des négociations [de paix israélo-palestinienne] avec les partenaires clés de la région et du monde ».

LIRE AUSSI >> Jérusalem: qui sont les chrétiens sionistes derrière la décision de Trump

Les préparatifs de transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem font fit en revanche d’hypothétiques avancées en faveur d’une paix négociée entre dirigeants Israéliens et Palestiniens. Ces derniers, basés à Ramallah, revendiquent Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël en 1967, comme la capitale de l’État auquel ils aspirent.

Les États-Unis peuvent-ils encore être un partenaire de négociation? Le président palestinien Mahmoud Abbas a dénoncé des choix « déplorables », jugeant que Washington, tout en prétendant le contraire, ne pouvait plus jouer son rôle historique de médiateur de paix avec les Israéliens. Et pour cause: le geste de Donald Trump fait perdre aux Américains une neutralité tout autant historique.

« Un cercle de feu »

A l’instar des autorités palestiniennes, de nombreuses chancelleries considèrent que cette décision unilatérale du milliardaire éloigne le moment d’une véritable paix, négociée, en Palestine. A l’exception du communiqué émis par Prague, pas un pays, en dehors d’Israël, n’a salué la décision de Donald Trump. La condamnation est d’autant plus unanime qu’elle apparaît comme une étincelle dans une poudrière, une explosion de violence étant redoutée dans les territoires occupés de Cisjordanie.

Des manifestants palestiniens brûlent un portrait du président américain Donald Trump et montrent une banderole disant "Jérusalem capitale de la Palestine", dans la ville de Rafah, dans la bande de Gaza, le 6 décembre 2017.

Des manifestants palestiniens brûlent un portrait du président américain Donald Trump et montrent une banderole disant « Jérusalem capitale de la Palestine », dans la ville de Rafah, dans la bande de Gaza, le 6 décembre 2017.

afp.com/SAID KHATIB

Les réactions les plus fortes sont logiquement venues des pays musulmans, en particulier ceux du Moyen-Orient. L’esplanade des Mosquées, à Jérusalem, abrite en effet le troisième lieu saint de l’islam, la mosquée al-Aqsa. L’Arabie saoudite, qui abrite les deux premiers dit espérer « voir l’administration américaine revenir sur cette décision », précisant qu’il s’agit « d’un recul dans les efforts en faveur du processus de paix et d’une violation de la position américaine historiquement neutre sur Jérusalem ».

« Prendre une telle décision met le monde, et spécialement la région, dans un cercle de feu », a déclaré Recep Tayyip Erdogan ce mercredi. Le président turc avait averti mercredi que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Washington « ferait le jeu des groupes terroristes ». Il a invité les dirigeants des 57 pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) pour un sommet à Istanbul le 13 décembre axé sur la question de Jérusalem.

« Une nouvelle intifada »

« Cette décision pousse à plus de tensions et représente une provocation pour les sentiments des arabes et des musulmans », a souligné le ministère des Affaires étrangères de Tunisie. Elle « va provoquer une nouvelle intifada et pousser à des comportements plus radicaux et à davantage de colère et de violence », a réagi son homologue d’Iran. Le Hamas a d’ailleurs ouvertement appelé ce jeudi à cette nouvelle intifada.

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La plupart des chancelleries européennes soulignent combien cette décision mine un processus de paix depuis longtemps moribond. « Nous devons privilégier l’apaisement et le dialogue », a réagi Emmanuel Macron. « L’Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l’annonce aujourd’hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix », a affirmé la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué.

 

Les amis anglais sont en train de gagner leur autonomie et surtout de tordre le bras moue de l’Union européenne ^^.

90% de l’accord est déjà signé, la Grande Bretagne ne s’est jamais aussi bien portée que depuis le brexit ! et ne paiera pas les 50 milliards d’escroquerie européenne, ça sent bon la liberté,
Congratulations Ros ^^

Brexit: le Royaume-Uni a entamé son divorce de l’Union européenne

Les Britanniques ont voté à 51,9% en faveur d’un Brexit (Britain exit), une sortie historique de leur pays de l’Union européenne, le jeudi 23 juin 2016. Une défaite pour l’ex-Premier ministre britannique David Cameron, organisateur du référendum qui militait pourtant pour rester dans l’UE. Lui succédant au 10 Downing Street, Theresa May active le 30 mars 2017 l’article 50 du traité de Lisbonne, entamant officiellement le divorce avec le bloc des 27 autres pays réunis. Londres et Bruxelles disposent en théorie de deux ans pour boucler ces négociations inédites de sortie avant d’entamer celles de leur futur partenariat commercial. Exposant la position de Londres, trois mois plus tard, la Première ministre prend l’option d’un « Brexit dur », avec sortie du Marché unique européen et fin de la libre circulation de nouveaux travailleurs européen.

La Première ministre britannique Theresa May signant l'article 50, soit le début officiel de la procédure de départ de l'Union européenne.

La Première ministre britannique Theresa May signant l’article 50, soit le début officiel de la procédure de départ de l’Union européenne.

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/le-brexit_1683736.html