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Le Meilleur des Mondes

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Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, l’on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limitée et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il es bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes (1932)

Comment assurer la résorption des dettes publiques en zone euro ?

Ce document, sur lequel, je suis tombé ce matin fait froid dans le dos. France stratégie, administrativement appelé Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP), est une institution rattachée au Premier ministre. Organisme tout à fait officiel donne les directive à suivre pour régler les intérêts de la dette. 1°) suppression de l’argent liquide 2°) saisit sur compte bancaire personnel en totalité. 3°) vole des propriétés privées. Si avec ça il n’y a pas de tête coupée !

 

Note d’analyse
Date de publication :
Mercredi 11 octobre 2017
Les États doivent s’entendre sur l’architecture qu’ils souhaitent à terme pour la zone euro. Un obstacle important peut cependant se dresser devant eux : le niveau élevé des dettes publiques. Cette note explore les voies possibles pour traiter ce problème.

Télécharger la note d’analyse : Comment assurer la résorption des dettes publiques en zone euro ?

Afin d’assurer la pérennité de la monnaie commune, les États doivent s’entendre sur l’architecture qu’ils souhaitent à terme pour la zone euro. Cependant, quel que soit le choix de la réforme retenu, un obstacle peut se dresser devant eux pour la mettre en oeuvre : le niveau élevé des dettes publiques et les écarts importants de ce point de vue entre pays européens, qui cristallisent les oppositions. Certes, les dettes publiques restent à des niveaux qu’une politique budgétaire rigoureuse permet de résorber. Mais cette stratégie n’est pas sans risque. En effet, elle ne peut porter pleinement ses fruits que dans quinze ou vingt ans, si bien qu’elle laisse vulnérables les États fortement endettés si un choc économique externe devait survenir d’ici là ; en cas de défaut d’un grand pays, les conséquences pour l’ensemble de la zone euro seraient démesurées. Parce que la résorption des dettes publiques constitue une condition nécessaire pour parvenir à une architecture saine, solide et durable pour la zone euro, elle risque de repousser de facto l’achèvement de cette réforme, pourtant indispensable, à un horizon lointain et incertain.

C’est pourquoi, tout en recommandant de poursuivre la consolidation engagée, cette note explore les voies complémentaires possibles pour traiter ce problème de dettes publiques élevées, si la situation exigeait un traitement plus rapide. L’exercice est difficile et il réclame sans aucun doute de sortir des sentiers battus. Ces nouvelles voies à explorer sont au nombre de trois et elles ne sont pas exclusives l’une de l’autre.

La première consiste à ce que les États de la zone euro s’engagent conjointement à soutenir un pays, en cas de conjoncture difficile, pendant que celui-ci procède aux efforts nécessaires pour assainir sa situation budgétaire. Cet effort de solidarité de tous, qui resterait circonscrit et conditionnel aux efforts accomplis par l’État aidé, renforcerait l’adhésion collective à la démarche de redressement des finances publiques et la crédibilité de la trajectoire de réduction de la dette.

Concomitamment à l’augmentation des dettes publiques, les vingt dernières années ont été marquées par une forte progression du patrimoine des ménages en Europe, en particulier immobilier, avec une distribution très inégale de cet enrichissement. Ceci ouvre une deuxième voie qui permettrait à un État excessivement endetté de décréter qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels à hauteur d’une fraction limitée de leur valeur. Il deviendrait ainsi créditeur d’une somme annuelle, correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol. Tout propriétaire pourrait différer son paiement, dont le montant cumulé interviendrait alors au moment de la vente ou de la transmission du bien.

Enfin, la troisième voie reposerait sur la recherche d’un soutien auprès de la Banque centrale européenne. Celle-ci rachèterait une partie de la dette obligataire des États européens trop endettés et garderait ces titres à son bilan en les transformant en obligations perpétuelles non porteuses d’intérêt.

Les trois voies explorées ici présentent inévitablement un caractère inédit et radical, que certains iront jusqu’à qualifier de dangereux. Elles soulèvent des difficultés politiques et juridiques évidentes. Le débat mérite néanmoins d’être abordé à froid, afin d’éviter d’avoir à prendre dans l’urgence des décisions non préparées en cas de choc économique d’envergure survenant dans la zone euro.

 

Lire la suite de la note d’analyse : Comment assurer la résorption des dettes publiques en zone euro ?

Les opinions exprimées dans cette note engagent leurs auteurs
et n’ont pas vocation à refléter la position du gouvernement

Rémunération des routiers : accord trouvé entre syndicats et patronat

BIENVENUE EN MACRONIE – Ch V

LÁ, ÇA RIGOLE MOINS !
D’un côté les fainéants, les illettrées et les fouteurs de bordel, de l’autre les routiers. Le dernier mouvement social des conducteurs routiers, qui n’a pas eu l’ampleur qu’on attendait, avait laissé croire au Club Emmanuel qu’on pouvait leur mettre profond en charcutant leurs frais de déplacement, lesquels représentent jusqu’ à 50% de leur rémunération nette, voire plus.
C’est alors que nos routiers sympas se sont rappelés au bon souvenir de ces messieurs dames en appelant, toutes organisations syndicales confondues, à un nouveau mouvement de grande ampleur: plus d’appros dans la grande distribution, ravitaillement des raffineries en berne, circulation bloquée… Un mouvement qui pouvait même durer parce qu’en général les routiers ont une bonne cote chez nos concitoyens en tant que vrais fouteurs de bordel.
Résultat des courses: un accord a été trouvé. Bizarre, non ?
Nous voici maintenant dans la Macronie à géométrie variable.
Avec un peu de chance, on pourrait arriver à lui arranger aussi son arithmétique, à la Macronie. Question de détermination, je pense…

Rémunération des routiers : accord trouvé entre syndicats et patronat

5 octobre 2017 Valérie CHRZAVZEZ Politique & réglementation

La semaine dernière, une réunion au ministère des transports avait permis aux syndicats de découvrir que leurs primes et autres avantages auraient pu être renégociés dans les TPE suite à publication des ordonnances sur la loi Travail. Ce ne sera finalement pas le cas. Un accord a été trouvé hier par les partenaires sociaux du transport routier. Travail de nuit, dimanche et jours fériés, 13eme mois, salaires, amplitude horaires et frais de routes ont été mis à l’abri.

L’accord signé permet de les sécuriser au niveau de la branche. Si ce protocole d’accord a été assez rapidement trouvé par les partenaires sociaux, tous signataires, restait à le faire accepter et valider par le gouvernement. Ce qui a mis un peu de temps, pour des raisons juridiques. Il s’agissait de donner son accord à la profession, sans créer une faille juridique dans les ordonnances, au risque que d’autres secteurs en profitent. Mais cela a été fait, et à 22h30, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et son homologue des Transports, Elisabeth Borne, se félicitaient que la profession soit parvenue à « intégrer dans un nouvel accord de branche, pleinement compatible avec les ordonnances, l’ensemble des règles auxquelles les organisations syndicales comme patronales ont manifesté leur attachement. »

Assurant que de son côté, « le gouvernement s’engage à confirmer dans le code des transports les spécificités du transport routier en matière de frais de déplacement. » Un observatoire de suivi de la branche et de ses accords sera d’ailleurs mis en place.

VC

http://www.transportinfo.fr/remuneration-routiers-accord-trouve-entre-syndicats-patronat/

 

Droit de suite Alstom : une affaire d’État ?

édifiant !!!! hier sur LCP , ou comment et pourquoi nos politiques ont laissés filer Alstom chez ces enfoirés d’américains !!! ce n’est ni plus ni moins de la haute trahison ! ripoublicain , socialistes ,la famille sarko , ils sont tous mouillés ces ordures !!

l’intégralité du film ci dessous

Comme il m’est impossible d’amené cette vidéo sur mon blog, je vous donne le liens pour aller voir ça, ici: http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/283004-droit-de-suite

Macron t’es foutu, les “vieux” sont dans la rue!!!

Que mes amis lecteurs et camarades “vieux” ne prennent pas ombrage de ce qualificatif peu flatteur, c’était juste pour faire un slogan de “manif”!

Alors oui, nos retraités râlent car ils vont prendre de plein fouet l’augmentation de la CSG ce qui revient en réalité à annoncer à nos seniors ni plus ni moins une baisse de leur pension.

Est-ce étonnant?

Non évidemment et je mets en garde depuis des années mes lecteurs qui dépendent de la dépense publique sur cette évolution qui est à mon sens inéluctable ce qui ne veut pas dire qu’elle est juste.

Bien évidemment toutes et tous ont “mérité” leur pension de retraite! Tous ont travaillé bien plus que 35h et sans RTT.

Aucun n’a “volé” sa pension, mais ce n’est hélas ni des arguments, ni même suffisant pour lutter contre les faits.

Les faits, c’est que la pyramide des âges rend totalement illusoire un financement digne des pensions.

Les pensions ne sont ni financées ni finançables. Elles seront donc… pas payées, partiellement payées ou diminuées.

Et comment? comme à chaque fois par le processus itératif de diminution. 1,7% cette année, puis 1 ou 2 l’année prochaine.

Dans 10 ans, tous nos seniors auront perdu 10% sous forme de baisse des pensions et au moins autant sous forme de non revalorisation, soit 20 à 25% de perte nette.

Personne ne vous le dira, et quand je m’y colle, il se trouve toujours quelques anciens “outrés” pour venir me hurler dessus, pensant que je suis content du sort qu’est le leur. L’un des derniers souhaitait même plein de malheur à mes “vieux” parents.

Pourtant, depuis l’antiquité, on ne coupe plus la tête du messager, le message fut-il funeste.

Mes amis, vous devez vous préparer à une baisse du pouvoir d’achat de vos pensions.

Quant aux manifestations, sans cassage d’abribus, point de salut (et non ce n’est pas une incitation au lançage de pavé mais de l’humour, mon point de vue c’est que les manifs ne servent à rien du tout!!!)…. et le problème de nos seniors c’est qu’ils n’ont pas une grande propension à la rébellion face aux CRS….

Non, la meilleure arme de nos anciens c’est évidemment le bulletin de vote, mais dites-moi, combien d’anciens ont voté Macron?

Charles SANNAT

Source Boursier.com ici

Référendum en Catalogne : la police charge des manifestants à Barcelone, plusieurs blessés

Des relents de franquisme remonte à la surface. Et cette Europe ne saura jamais gérer cela.

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La police a chargé des manifestants et tiré des projectiles en caoutchouc devant des bureaux de vote de Barcelone, en Catalogne. Il y aurait au moins 38 blessés, dont 3 graves. Le président Puigdemont dénonce une « violence injustifiée ».

Par Fabrice Dubault

Les heurts ont fait des blessés, selon des témoins, à Barcelone. La police a tiré des balles en caoutchouc.
Des violences aussi à Gérone.

Les services d’urgence de Catalogne ont annoncé avoir soigné 38 personnes blessées dans des interventions de la police pour empêcher la tenue d’un référendum d’autodétermination interdit.

« Sur le total des blessés, 35 l’ont été légèrement, trois plus gravement. Neuf d’entre eux ont dû être transportés vers un centre médical. Il s’agit essentiellement de contusions, de vertiges et d’attaques de panique », ont précisé les services dans deux tweets successifs.

Madrid a fait saisir des urnes dans plusieurs bureaux de vote de Catalogne, bloquant les accès de certains d’entre eux, dimanche matin. Notamment à Barcelone et Gérone, fief du président de la Generalitat Carles Puigdemont.

Le président catalan dénonce la « violence injustifiée » de l’Etat espagnol.

Catalogne : 38 blessés à Barcelone et Gérone dans des charges de police
La police a chargé des manifestants et tiré des projectiles en caoutchouc devant des bureaux de vote de Barcelone, en Catalogne. Il y aurait au moins 38 blessés, dont 3 graves. Le président Puigdemont dénonce une « violence injustifiée ». – F3 LR – Récit : E.Terpereau

A Gérone, des heurts ont éclaté avec la foule, lorsque des policiers anti-émeutes ont fait irruption dans le bureau où devait se rendre Carles Puigdemont. Celui-ci a cependant contourné la mesure en allant voter dans un autre bureau de vote proche de Gérone, selon le gouvernement catalan.

 

Catalogne : vote du président Carles Puigdemont près de Gérone

« Nous pouvons tenir un référendum d’autodétermination assorti de garanties comme nous nous y étions engagés », a déclaré le porte-parole du gouvernement régional Jordi Turull.
Il a affirmé que l’exécutif catalan disposait d’un « recensement universel » qui permettrait aux électeurs de voter dans n’importe quel bureau de la région.
Mais dans un bureau de vote de Figueras, une journaliste a constaté un blocage du système informatique.

Le gouvernement indépendantiste de la région a appelé 5,3 millions d’électeurs à participer au référendum d’autodétermination de la région, ce dimanche, malgré l’interdiction du scrutin par Madrid.

  

La Corée du Nord ne veut pas dialoguer avec les États-Unis

Kim jong-Un se souvient du traitement réservé aux autres dictatures dépourvues de l’arme nucléaire…
Pourtant la stratégie diplomatique est excellente : on commence par menacer d’anéantissement le pays et son peuple, puis l’on insulte le leader en face du monde entier et ensuite on lance les pourparlers. Qu’est ce qui pourrait aller de travers ?

Washington dispose de « lignes de communications » avec Pyongyang et « sonde » la Corée du nord pour l’ouverture d’éventuels pourparlers, mais le régime de Kim Jong-Un ne manifeste pour le moment « aucun signe d’intérêt » pour un dialogue, a fait savoir samedi la diplomatie américaine.

"Sondé" par Washington, Pyongyang ne montre "aucun intérêt" pour un dialogue

« Nous posons des questions. Nous avons des lignes de communication avec Pyongyang, nous ne sommes pas dans le noir complet », a assuré le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, à des journalistes à Pékin, à la suite d’une rencontre avec le président chinois Xi Jinping.

STR / KCNA via KNS / AFP

Washington dispose de « lignes de communications » avec Pyongyang et « sonde » la Corée du nord pour l’ouverture d’éventuels pourparlers, mais le régime de Kim Jong-Un ne manifeste pour le moment « aucun signe d’intérêt » pour un dialogue, a fait savoir samedi la diplomatie américaine. « Nous posons des questions. Nous avons des lignes de communication avec Pyongyang, nous ne sommes pas dans le noir complet », a assuré le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, à des journalistes à Pékin, à la suite d’une rencontre avec le président chinois Xi Jinping.

« Nous avons deux ou trois canaux ouverts avec Pyongyang (…) Nous pouvons leur parler, nous leur parlons », a assuré M. Tillerson, alors que les deux pays n’ont pas de relations diplomatiques. Mais la Corée du Nord n’a encore manifesté « aucun signe d’intérêt » à ce jour pour des pourparlers avec les Etats-Unis, indiquait peu après le département d’Etat américain.

« Les officiels nord-coréens n’ont montré aucun signe d’intérêt pour des pourparlers sur la dénucléarisation », a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert dans un communiqué, tout en rappelant elle aussi l’existence de « plusieurs canaux pour communiquer avec des officiels au sein du régime nord-coréen ». Rex Tillerson a déclaré que les Etats-Unis étaient en train de « sonder » la volonté du régime de Kim Jong-Un d’engager des discussions sur son programme nucléaire.

« Pressions pacifiques »

Sur fond d’escalade verbale entre président Donald Trump et Kim Jong-Un, Rex Tillerson s’est fait en revanche le chantre de « pressions pacifiques » sur Pyongyang, via un durcissement des sanctions internationales et en travaillant avec la Chine pour resserrer l’étau autour du régime nord-coréen. Les Etats-Unis ont répété à plusieurs reprises ne pas écarter « l’option militaire » contre la Corée du Nord, le président Donald Trump brandissant même la menace d’une « destruction totale » de ce pays.

Mais de hauts responsables du gouvernement américain reconnaissent qu’une intervention militaire dans la péninsule serait compliquée et périlleuse, mettant en danger la population sud-coréenne à portée de l’artillerie du Nord. Washington mise ouvertement sur les effets de la nouvelle batterie de sanctions adoptées par le Conseil de Sécurité de l’ONU après le puissant essai nucléaire de Pyongyang début septembre.

Alors que les Etats-Unis fustigeaient le manque de fermeté de la Chine, lui reprochant de ne pas faire suffisamment pression sur son turbulent voisin, ils ont applaudi les « progrès » des autorités chinoises à mesure qu’elles mettaient en musique la résolution onusienne. La Chine a annoncé jeudi que les entreprises nord-coréennes établies sur son territoire devraient fermer d’ici à janvier. Et le géant asiatique a confirmé qu’il limiterait de manière drastique ses exportations de produits pétroliers raffinés.

« Enormes » pas chinois

« Des pas énormes dans la bonne direction », s’est félicité le Département d’Etat américain. Si la Chine assure appliquer « complètement » les sanctions onusiennes, elle s’oppose farouchement à toute intervention militaire dans la péninsule et plaide sans relâche pour une solution « pacifique » via des « pourparlers ». Pékin défend également l’idée d’un « double moratoire » -l’arrêt simultané des essais balistiques et nucléaires de Pyongyang et des manoeuvres militaires américano-sud-coréennes : une solution dont Washington ne veut pas entendre parler.

Peu avant les propos du chef de la diplomatie américaine, une organisation étatique nord-coréenne chargée de la propagande extérieure avait lancé samedi de nouvelles insultes à l’adresse de Donald Trump, le qualifiant de « vieux psychopathe » en « mission suicide pour provoquer un désastre nucléaire qui réduira l’Amérique en océan de flammes ». Ces derniers jours, l’hôte de la Maison Blanche avait qualifié d' »homme-fusée » embarqué dans une « mission suicide » le numéro un nord-coréen, qui lui avait rétorqué: « Gâteux mentalement dérangé ».

Cette spirale verbale alarme la communauté internationale et refait planer le spectre d’un essai nucléaire nord-coréen dans le Pacifique, susceptible d’entraîner une réaction des forces armées américaines. Rex Tillerson s’est montré samedi peu empressé de défendre les tweets belliqueux du président Trump: « La situation est un peu surchauffée en ce moment. Je pense que tout le monde voudrait que ça se calme ».

Pas de « lignes rouges »

« Si la Corée du Nord cessait de tirer des missiles, cela apaiserait déjà pas mal les choses », avait-t-il cependant plaidé. Une éventuelle intervention militaire dépend du seul Donald Trump, mais « autant que je sache, le commandant en chef n’a pas tracé de lignes rouges », a-t-il également commenté.

Rex Tillerson rencontrait samedi le président Xi Jinping ainsi que son homologue Wang Yi, au cours d’une visite destinée à préparer le premier voyage du président Trump en Chine, prévu pour novembre. « Je suis convaincu que sa visite sera spéciale, merveilleuse et réussie », a assuré M. Xi samedi, mettant en avant son « amitié personnelle » avec son homologue américain.

(Avec AFP)

https://www.challenges.fr/monde/asie-pacifique/sonde-par-washington-pyongyang-ne-montre-aucun-interet-pour-un-dialogue_503265