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Le Meilleur des Mondes

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Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, l’on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limitée et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il es bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes (1932)

LES MASQUES SONT TOMBÉS !

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LES MASQUES SONT TOMBÉS !

Dans le dossier syrien des masques sont tombés :
– ceux des « rebelles modérés »
– ceux de la « coalition antiterrorite »
– et maintenant celui de l’ONU

On peut certes critiquer la lenteur procédurière russe (et je ne suis pas le dernier à me plaindre sa bureaucratie inertielle) mais force est de constater que lentement mais sûrement Moscou sait imposer la Vérité comme en Syrie où l’aide russe, en aidant le Président Assad a débarasser son pays des métastases terroriste, a évité un chaos de type irakien ou libyen et a dévoiler les vrais visages hideux des « démocratures » occidentales.

Moscou balise sa riposte en dévoilant l’envers du décor de ce théâtre droitdelhommiste de la marchandise qui est joué par les médias propagandes pour couvrir les crimes de guerre d’un Nouvel Ordre Mondial aux abois.

Ainsi le masque des « rebelles modérés » auxiliaires terroristes wahabites est tombé mais aussi celui d’une stratégie occidentale qui leur fournit depuis le début soutien politico-mediatique, assistance militaire et logistique, tout en jouant la tragédie dans un théâtre anti-terroriste médiatique.

Furieux de voir échouer leur stratégie du chaos les occidentaux ont donc lancé une nouvelle opération sous faux drapeau (après celle de la Goutha en 2013) pour tenter de relancer l’assaut contre ce pays non aligné qui refuse obstinément de se soumettre à leur dictature de la marchandise.
Je ne reviens pas sur cette « attaque chimique » dont le contexte, le scénario et les rapporteurs suffisent à démontrer qu’il s’agit d’une supercherie criminelle organisée sur une accusation partiale et des preuves imvisibles pour servir de prétexte à une intervention directe occidentale

Nous assistons à un nouvel épisode d’une politique occidentale colonialiste: celle du fait accompli via la méthode de la sanction arbitraire sans jugement et avant enquête, technique inquisitoriale qui dénonce à elle seule l’imposture criminelle des accusateurs.

En Occident, une pensée augustinienne sécularisée a fait que le droit à la guerre (jus ad bellum) a supplanté progressivement le droit de la guerre (jus in bello) donnant force loi aux intérêts idéologiques puis économiques plutôt qu’au droit international et règles d’engagement militaire.

Et cette attaque américano-anglo-française qui a eu lieu dans la nuit du 13 au 14 avril va achever définitivement de faire tomber les masques de cette « coalition internationale » antiterroriste.
En réalité c’est une stratégie de préemption territoriale menée par les USA mais aussi la France et la Grande Bretagne, ces 2 « anciennes » puissances coloniales de la région qui, en s’appuyant sur leurs succubes régionaux (Arabie Saoudite et Israel) veulent y restaurer leurs intérêts et poursuivre l’encerclement de l’Iran et l’asphyxie de la Russie.

Mais comme le montre la carte, l’agression militaire est un nouvel échec pour les occidentaux car plus de 70 % des missiles lancés principalement contre des aéroports militaires ont été interceptés par la défense syrienne.

Aujourd’hui les occidentaux qui ne veulent avouer leur échec s’enfoncent dans leurs délires mensongers en pérorant avoir détruit des sites d’armes chimiques syriens ! S’il y avait eu un gramme de vérité dans les déclarations occidentales, des centaines ou des milliers de morts confirmeraient aujourd’hui que le bombardement volontaire de sites chimiques est un crime de guerre génocidaire.

Nous avons donc affaire à une bande de criminels mafieux et inaptes qui veulent juste réanimer le feu mourant qu’ils ont allumé en Syrie.

La Russie, restant calme et retenant ses coups, a aujourd’hui poursuivi la fermeture du sanglant carnaval occidental à l’ONU lors de sa convocation du conseil de sécurité.

Alors que l’agression de la Syrie lancée par les USA, la Grande Bretagne et la France, tous trois membres permanents de L’ONU, constitue une grave violation du Droit international qu’elle est censée protéger, la résolution russe soulignant cette incohetence criminelle a été rejetée.

Cependant, ce rejet de la résolution russe n’est pas un échec pour Moscou mais bien plutôt une victoire dans laquelle le masque de l’ONU, que le général de Gaulle appelait « le grand machin », est tombé définitivement !

En effet L’ONU qui reflète déjà dans sa conception l’ambition universaliste d’une pensée unique occidentale est devenue au fil des années le cheval de Troie international de l’hégémonie militaro-industrielle de la marchandise.

En effet, depuis la Yougoslavie, l’ONU soutient soit par des mandats ou des vetos les conquêtes néocoloniales criminelles de la ploutocratie internationale.

En refusant de reconnaître l’illégitimité évidente des bombardements occidentaux en Syrie, l’ONU avoue ainsi sa complicite avec le terrorisme internatonal et trahit les valeurs humanistes qu’elle prétend défendre.

Ce faisant, l’ONU donne surtout un blanc seing factuel à la poursuite d’opérations militaires occidentales en Syrie. Je pense que l’échec de ce premier bombardement et le maintien de la commission d’enquête sur la prétendue attaque chimique vont inciter les occidentaux à poursuivre leurs opérations pour tenter de sauver la face et noyer leurs mensonges et leurs crimes dans le renversement du régime syrien.

Car même s’il a le goût du sang et du fiel « quand le vin est tiré il faut le boire » même si c’est suicidaire !

Erwan Castel

 

Debriefing de l’état-major général russe sur les frappes occidentales en Syrie

Debriefing de l’état-major général russe sur les frappes occidentales en Syrie

Le chef de la principale direction opérationnelle de l’état-major général russe, le général Sergei Rudskoy, a réalisé ce briefing le 14 avril pour les médias.


https://player.vimeo.com/video/264772611

 

Transcription :

Bonjour.

Les États-Unis et leurs alliés ont mené une attaque de missiles par leurs transporteurs aériens et navals ciblant des installations militaires et civiles de la République Arabe Syrienne le 14 avril dans la période de 3h42 à 5h10 (heure de Moscou).

Les systèmes de défense aérienne russes présents sur la base aérienne de Khmeimim et de Tartous ont localisé et contrôlé en direct tous les lancements navals et aériens effectués par les États-Unis et le Royaume-Uni.

Les avions français annoncés n’ont pas été enregistrés par les systèmes de défense aérienne russes.

Il a été signalé que des avions B-1B, F-15 et F-16 de l’aviation américaine ainsi que des avionsTornado de la Royal Air Force britannique au-dessus de la mer Méditerranée, ainsi que le destroyer USS Laboon et le porte-avions USS Monterey, localisés dans la mer Rouge, ont été utilisés durant l’opération.

Les bombardiers stratégiques B-1B ont approché des installations sur le territoire syrien près d’Al-Tanf, illégalement occupée par les Etats-Unis, pour effectuer leurs frappes.

Un certain nombre d’aérodromes militaires et d’installations industrielles et de recherche syriens ont subi la frappe de missiles.

Selon nos informations, il n’y a pas de victimes civiles ni de pertes parmi l’Armée Arabe Syrienne. Des informations plus détaillées seront rendues publiques par la suite.

Comme l’indiquent les données disponibles, 103 missiles de croisière ont été lancés, y compris des missiles navals Tomahawk ainsi que des bombes aériennes guidées GBU-38 tirées du B-1B. Les avions F-15 et F-16 ont lancé des missiles air-sol.

Les avions Tornado de la RAF britannique ont lancé huit missiles Scalp-EG.

Les systèmes de défense antiaérienne syriens, qui sont principalement des systèmes de défense antiaérienne fabriqués par l’URSS, ont contré avec succès les frappes aériennes et navales.

Au total, 71 missiles de croisière ont été interceptés. Les systèmes de défense antiaérienne syriens  S-125, S-200, Buk, Kvadrat et Osa ont été impliqués pour contrer l’attaque.

Cela prouve la haute efficacité de l’armement syrien et les compétences professionnelles des militaires syriens formés par les spécialistes russes.

Au cours des dix-huit derniers mois, la Russie a complètement restauré les systèmes de défense antiaérienne syriens, et leur développement se poursuit.

Il convient de souligner qu’il y a plusieurs années, étant donné la requête pressante de nos partenaires occidentaux, la Russie a choisi de ne pas fournir de systèmes de défense anti-aérienne S-300 à la Syrie. Compte tenu de cet incident, la Russie estime qu’il est possible de reconsidérer cette question non seulement en ce qui concerne la Syrie, mais également pour d’autres pays.

La frappe a également visé des bases aériennes syriennes. La Russie a enregistré les données suivantes.

Quatre missiles ont visé l’aéroport international de Damas, et douze missiles ont visé l’aérodrome d’Al-Dumayr : tous ces missiles ont été interceptés.

Dix-huit missiles ont visé l’aérodrome de Blai, et tous ont été interceptés.

Douze missiles ont visé la base aérienne de Shayrat, et tous ont été interceptés. Les bases aériennes n’ont pas été affectées par les frappes.

Cinq missiles sur neuf ciblant l’aérodrome inoccupé de Mazzeh ont été interceptés.

Treize missiles sur seize ciblant l’aérodrome de Homs ont été interceptés. Il n’y a pas de destructions sérieuses.

Au total, trente missiles ont ciblé des installations près de Barzah et de Jaramana. Sept d’entre eux ont été interceptés. Ces installations prétendument liées au « programme chimique militaire de Damas » ont été partiellement détruites. Cependant, elles n’ont pas été utilisées depuis longtemps, et il n’y avait donc ni personnels ni équipements sur les lieux.

Les systèmes de défense antiaérienne russes ont été alertés. Les avions de combat sont maintenant en patrouille aérienne de combat.

Aucun missile de croisière n’a pénétré dans la zone de responsabilité de défense antiaérienne russe. Les systèmes de défense antiaérienne russes n’ont pas été utilisés.

La Russie considère que les frappes constituent une réponse au succès des forces armées syriennes dans la lutte contre le terrorisme international et à la libération de leur territoire, plutôt que comme une réponse à la prétendue attaque chimique.

En outre, l’attaque a eu lieu le jour où la mission spéciale de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) devait commencer à enquêter sur un incident survenu dans la ville de Douma où une attaque chimique aurait eu lieu.

Il convient de souligner qu’il n’y a pas d’installations de production d’armes chimiques en Syrie, ce que l’OIAC a documenté.

L’agression américaine prouve que les Etats-Unis n’ont aucun intérêt à l’objectivité de l’enquête en cours et cherchent à détruire le règlement pacifique de la situation  en Syrie et à déstabiliser l’environnement au Moyen-Orient, et tout cela n’a rien à voir avec les objectifs déclarés de lutte contre le terrorisme international.

Actuellement, la situation à Damas et dans les autres lieux habités est jugée stable. Vous pouvez le voir en temps réel sur les écrans [derrière moi]. L’environnement est surveillé.

Je vous remercie de votre attention.


«Il s’agit de crimes de guerre»: la Toile dénonce les frappes occidentales en Syrie

Sharmine Narwani, spécialiste en politique du Proche-Orient, a indiqué dans son tweet que les frappes avaient été menées par le Royaume-Uni, la France et les États-Unis la veille du début de la mission de l’OIAC qui doit enquêter sur l’attaque chimique présumée à Douma.

«Cela en dit beaucoup», a-t-elle résumé.

 

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© Sputnik . Hassan Hashem
International

URL courte
Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (62)
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Les frappes effectuées par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni n’ont pas laissé de marbre les internautes. Ils ont dénoncé cette attaque «contestable du point de vue juridique» qui a été basée sur une attaque chimique présumée toujours dans l’attente de preuves.

La Toile a vivement réagi à une série de frappes menées par les États-Unis dans la nuit du 13 au 14 avril contre la Syrie. De nombreux hommes politiques, experts, journalistes et internautes ordinaires ont fait part de leur avis concernant cette action militaire.

Jeremy Corbyn, leader du Parti travailliste britannique, a dénoncé cette «action contestable du point de vue juridique».

«Les bombes ne sauveront pas les vies et n’amèneront pas la paix. Cette action contestable du point de vue juridique risque d’agraver davantage […] un conflit qui est déjà épouvantable et rend la responsabilité pour les crimes de guerre et l’utilisation d’armes chimiques moins probable», a-t-il écrit sur sa page Facebook en ajoutant que le Royaume-Uni ne devait pas obéir aux instructions américaines et risquer la vie des militaires britanniques.

La suite, est composé de tweet et je n’arrive pas a les captés alors… suivre le lien: https://fr.sputniknews.com/international/201804141035947121-toile-frappes-syrie/?utm_source=https://t.co/McFJTLOwsI&utm_medium=short_url&utm_content=hpMb&utm_campaign=URL_shortening

ANALYSE. L’expulsion de la Zad de Notre-Dame-des-Landes vire au fiasco

Macron abonné aux fiasco, après le Syrie NDDL, on espère la suite.
Il doit avoir du mal à dormir.*

ANALYSE. L’expulsion de la Zad de Notre-Dame-des-Landes vire au fiasco

Les barricades ont été rapidement redressées.
Les barricades ont été rapidement redressées. | FRANCK DUBRAY / OUEST-FRANCE

Emmanuel Macron avait promis de faire revenir l’état de droit dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Une semaine plus tard, la situation s’est, au contraire, aggravée.

Dès le premier jour de l’opération, la grosse boulette. Et, du même coup, la renaissance d’un bourbier incommensurable. Les zadistes de la ferme des 100-Noms, « très modérés et prêts à se mettre dans les clous de la légalité » selon de multiples sources, sont expulsés. Leur bergerie et leurs cabanes démolies.

Anecdotique ? Non, le lieu est trop emblématique pour nombre de militants écolos et opposants historiques. Une trahison, crie la délégation, composée notamment de zadistes, qui négocie depuis des semaines, des projets d’installations agricoles alternatifs avec la préfète. La révolte gronde. La pluie de grenades de toutes sortes n’arrange rien.

Promesse tenue

Qu’importe pour le président de la république et le gouvernement. Les images, qui tournent en boucle sur les chaînes télévisées, envoient le message tant souhaité. Celui du retour à l’état de droit dans la Zad. Enfin ! La promesse jupitérienne est tenue.

La preuve que, lui, Emmanuel Macron, ne s’est pas cassé les dents sur la Zad, contrairement à son prédécesseur, qui avait lancé une opération d’évacuation en 2012. En deux temps trois mouvements, la Zad est – presque- revenu un espace agricole totalement apaisé. En provoquant certes de multiples blessés de part et d’autre. Mais sans aucun mort. La bataille médiatique est gagnée.

Sauf que, loin des images et paroles d’éditorialistes, le fin tacticien Emmanuel Macron, qui pilote l’opération en coulisse, s’est bel et bien pris les pieds dans le tapis en avalisant l’expulsion de la ferme des 100-Noms. Improvisation, méprise, volonté délibérée de montrer les muscles face à ces paysans-zadistes refusant de déposer un projet à leur nom ? Dans tous les cas, une erreur stratégique.

Il reste 68 squats illégaux

Le mouvement, divisé ces dernières semaines, se ressoude illico presto. Modérés et anarchistes refont front commun. Les militants écolos, en sommeil depuis l’abandon du projet, rappliquent dans la zone. Dans le même temps, les 250 zadistes, qui restent dans la zone, sont rejoints par cinq cents autres, au bas mot. Dont plusieurs centaines d’activistes. Prêts à ferrailler durement face aux gendarmes mobiles, voyant dans une blessure une « médaille de guerre ».

La tension monte. Les affrontements se font plus violents. En particulier mercredi. À tel point qu’Emmanuel Macron décide de stopper les expulsions et les évacuations.

A Notre-Dame-des-Landes. | FRANCK DUBRAY / OUEST-FRANCE

Une semaine d’opération pour quel résultat ? Si vingt-neuf squats ont été détruits, il en reste près de 70. Tout aussi illégaux. Les chicanes de la RD281 ont certes disparu. Mais désormais une autre route départementale est bloquée par des barricades, réinstallées juste après avoir été déblayées.

Le rapport de confiance entre l’État et la délégation chargée de négocier l’avenir de la Zad est aussi bien entamé. Face à la pression, la préfète a finalement proposé à ceux qui désirent créer un projet agricole un formulaire simplifié, bien moins complexe que le précédent. Et a repoussé la date butoir au 23 avril.

Au bout du compte, après plus 4 000 grenades tirées, la situation ne s’est non seulement pas arrangée d’un iota. Mais, au contraire, s’est aggravée par rapport à lundi matin, début de l’opération. Il faudra du temps, beaucoup de temps, pour faire revenir l’état de droit dans la Zad.

Dès ce dimanche, une nouvelle manifestation

L’appel a été lancé par les zadistes et relayé par des mouvements anti-aéroport, écologistes, de gauche… Il s’agit de venir, ce dimanche midi, « défendre ce qui s’est construit ici en termes d’habitats, de vie collective, de soin apporté à la biodiversité de la zone », résume la Coordination des opposants, dont fait parti l’Acipa, l’association forte de nombreux comités locaux à travers la France.

« L’objectif est que ce rassemblement soit large et pacifique, dit une porte-parole de la Zad. Il ne faut pas que les gens se laissent impressionner par le dispositif militaire. C’est le droit de manifester qui est en jeu. »

Samedi, les gendarmes mobiles contrôlaient les routes d’accès à la Zad, ne laissant passer que les piétons. Notamment pour empêcher des véhicules amenant du matériel pour reconstruire les cabanes et autres logements de bois. Ce dimanche, la RD281 (route des Chicanes), devrait être interdite la circulation. Le rassemblement a lieu sur le chemin de Suez, à l’écart des zones d’affrontements.

https://www.ouest-france.fr/environnement/amenagement-du-territoire/nddl/analyse-l-expulsion-de-la-zad-de-notre-dame-des-landes-tourne-au-fiasco-5698257

Comment des journalistes peuvent provoquer des guerres

Comment des journalistes peuvent provoquer des guerres

Le bombardement de la Syrie, le 14 avril 2018, restera aussi dans les annales comme un exemple des conséquences du journalisme à scandale. Thierry Meyssan revient ici sur l’emploi du sensationnalisme dans la propagande de guerre.

| Damas (Syrie)

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En décembre 2016, les Casques blancs co-signèrent cette revendication des jihadistes qui assiègérent Damas et lui coupèrent l’eau. Priver des civils d’accès à l’eau est un crime de guerre.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont bombardé la Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril 2018. Cette opération, qui constitue une agression en Droit international, a été présentée comme une réponse alliée à l’emploi supposé d’armes chimiques par la République arabe syrienne.

Le secrétaire à la Défense US, le général James Mattis, a déclaré ne pas disposer de preuve de cette accusation, mais se fonder sur « des articles de presse crédibles ». En 2011, le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo, s’était également fondé sur des articles de presse —aujourd’hui tous démentis— pour lancer un mandat d’arrêt international contre Mouamar Kadhafi, justifiant ainsi l’intervention de l’Otan.

En 1898, le gouvernement US s’était identiquement fondé sur les « articles de presse crédibles » des journaux de William Randolph Hearst [1] pour lancer la guerre hispano-américaine. Par la suite, ces articles se révélèrent totalement mensongers [2].

Les « articles de presse crédibles » auquel James Mattis fait référence, quant à lui, se basent sur les déclarations de l’ONG britannique « Casques blancs » (White Helmets). Celle-ci, qui se présente comme une « association humanitaire », est en réalité partie au conflit. Elle a officiellement participé à plusieurs opérations de guerre, dont la coupure d’eau des 5,6 millions d’habitants de Damas durant une quarantaine de jours [3].

Quelques heures avant le bombardement des alliés, la Russie et la Syrie avaient rendus publics les témoignages de deux hommes, présents à l’hôpital de Douma durant la prétendue attaque chimique. Ils attestaient que celle-ci était une mise en scène et n’a jamais eu lieu [4].

Comme au XIXème siècle, il serait donc possible aujourd’hui pour des journalistes de manipuler des États et un tribunal international, de les pousser à renverser un régime ou à bombarder d’autres États.

C’est pourquoi, en démocratie, une partie de la presse revendique constituer un « Quatrième Pouvoir », quoi qu’illégitime car non élu.

Les médias qui disposent de cette capacité appartiennent à de grands capitalistes qui, par ailleurs, entretiennent des liens étroits avec les responsables politiques qui prétendent par la suite avoir été intoxiqués par leurs « articles crédibles ». William Randolph Hearst était par exemple un proche du président US, William McKinley, qui ambitionnait de lancer la guerre hispano-américaine et qui la déclara.

À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, l’Union soviétique et la France firent adopter par l’Assemblée générale des Nations unies diverses résolutions condamnant la propagande de guerre [5]. Elles furent transcrites en droit national par les États membres. Théoriquement, les journalistes qui se livrent à cette activité devraient donc être poursuivis. Pourtant ce n’est pas le cas, car dans la pratique seuls les États ont la capacité d’enclencher ce type d’action judiciaire. La propagande de guerre est donc interdite, mais pour le moment seuls des journalistes d’opposition qui n’ont pas la capacité de mener des guerres peuvent en être jugés coupables en droit national, pas les États qui les conduisent.

[1] Citizen Hearst : A Biography of William Randolph Hearst, W. A. Swanberg, Scribner’s, 1961.

[2] Public Opinion and the Spanish-American War : a Study in War Propaganda, Marcus Wilkerson, Russell and Russell, 1932. The Yellow Journalism USA, David R. Spencer, Northwestern University Press, 2007.

[3] « Une « ONG humanitaire » prive d’eau 5,6 millions de civils », Réseau Voltaire, 6 janvier 2017.

[4] « Les témoignages qui infirment l’accusation des Casques blancs », Réseau Voltaire, 13 avril 2018.

[5] « Les journalistes qui pratiquent la propagande de guerre devront rendre des comptes », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 août 2011.

Les rescapés de Douma racontent leur supplice dans les prisons de Jaïsh al-Islam

La complicité de nos médias et de Macron avec des groupes terroristes islamistes qui ont massacré à tour de bras des victimes civiles est intolérable. des témoignages accablants des survivants libérés par l’armée syrienne

Les rescapés de Douma racontent leur supplice dans les prisons de Jaïsh al-Islam

Selon les dernières nouvelles l’opération militaire entamée à mi février par l’armée syrienne pour libérer Douma et la totalité de la Ghouta orientale touche à sa fin. Il n’est pas surprenant de constater, une fois de plus, que les médias officiels et les ONG, qui durant sept longues années ont pris fait et cause pour les « rebelles » – faisant porter au « régime » la responsabilité des crimes qu’ils perpétraient – n’ont pas rectifié leurs fakes news ni montré les images des civils pleurant de joie, soulagés de se retrouver sous la protection de leurs autorités et de retrouver leurs familles. ASI


L’accord conclu dimanche entre le gouvernement syrien et le groupe terroriste Jaïsh al-Islam à Douma, dans la Ghouta orientale est entré en vigueur à partir de dimanche soir. Vers 23h (heure locale), la milice soutenue par l’Arabie saoudite a commencé à libérer les personnes qu’elle avait enlevées durant les années au cours desquelles elle s’est emparée de la région de la Ghouta orientale.

La télévision syrienne officielle a filmé le bus transportant des femmes et des enfants sortir de Douma via le passage de Wafidine. Selon l’agence syrienne Sana, la plupart des personnes avaient été enlevées après le massacre qui a eu lieu dans leur ville d’origine, Aadra, en décembre 2013.

 

 

Cette cité industrielle multicommunautaire  située à l’Est de Douma était restée loyaliste et ses habitants ont refusé de rejoindre la rébellion en Syrie soutenue par les monarchies wahhabites du Golfe et leurs alliés les puissances occidentales.

Suite aux tueries perpétrées dans ses rues, les miliciens avaient investi ses maisons et obligé des familles entières, femmes et enfants inclus, à les suivre.

Selon ces rescapés, les auteurs de leur rapt sont aussi bien Jaïsh al-Islam, la milice soutenue par l’Arabie saoudite que le front al-Nosra, qui était encore la branche officielle d’Al-Qaïda en Syrie.

 

 

Durant leur séquestration, ils avaient été plusieurs fois montrés enfermés dans des cages qui étaient promenés dans les différents quartiers de la Ghouta.

L’agence Sana a publié les images et les témoignages poignants de ces civils libérés, lors de leurs rencontres avec leurs parents et proches dans le stade de sport de Fayha à Damas, où ils ont été évacués.

 

La plupart étaient des femmes, des adolescents et des enfants.
Dès l’âge de 10 ans, ces derniers étaient séparés de leur famille et utilisés comme esclaves pour creuser les tunnels.

 

 

« J’ai été enlevé de la cité industrielle de Aadra avec ma mère et tous les membres de ma famille. Je te jure par Dieu que nous avons été humiliés comme personne. J’avais l’âge de 11 ans, on m’a obligé de faire  des travaux forcés très difficiles, dans les tunnels surtout », a dit un jeune adolescent rescapé de Douma, pour Sana.

 

 

« Cela fait quatre années et quatre mois, moins 4 jours que nous avons été enlevés de nos maisons, en plein jour, alors qu’ils criaient Allahou Akbar, ils étaient Jaïsh al-Islam et le front al-Nosra », a raconté une dame qui venait d’être libérée. Et de poursuivre :

« On nous a emmené à Douma via les tunnels et puis on nous a séquestrés dans une prison appelée al-Toubah (la rédemption, ndlr) … Lorsque la campagne militaire a été lancée par l’armée syrienne,- dont il faut embrasser les pieds de ses soldats, sinon nous serions encore sous séquestration, – ils nous ont distribués dans des maisons parmi les civils, ils nous ont enfermés dans des pièces qu’ils ont cloîtrées au plomb. Durant 6 ou 7 mois, nous n’avons pas vu la lumière du soleil. On nous a privés de tous. Il y a des jours où à peine on nous donnait à manger 100 g d confiture. Il y avait des enfants avec nous. »

 

 

« J’étais enfermé dans une pièce, avec 6 personnes. Au début, ils nous sortaient voir un peu le soleil. 2 heures par jours. Après ils ne nous ont plus sortis… ils avaient mis l’artillerie au-dessus de nos têtes. Chaque fois qu’ils bombardaient, le toit s’effritait sur nos têtes », a raconté un petit de garçon de 6-7 ans. Une fille rapporte avoir été enlevée à l’âge de 13 ans avec son père et sa mère et son oncle.

 

 

« Cela fait 5 ans que je suis emprisonnée avec mon mari et mes trois enfants. Ils nous avaient enlevés et voulaient nous égorger. Après, ils nous ont utilisés pour faire chanter notre Etat… nous avons passé 5 ans dans les caves souterraines, dans le noir. Sans lumière, sans air. On nous donnait à manger en quelques grammes », a aussi relaté une autre dame.

 

 

«J’étais un étudiant universitaire en éducation en quatrième année. Ils m’ont enlevé avec mes parents et mes deux sœurs… depuis le 29-12-2013. Nous n’avions rien fait. Nous en avons vu de toutes les couleurs. J’ai travaillé pendant 4 ans dans les travaux de creusement des tunnels. Nous étions comme des esclaves. Ils ont beaucoup menti. Ils sont traitres. J’ai vu mes parents crever de faim. Ils nous affamaient et ne nous donnaient à manger qu’en échange des travaux forcés. Ils nous frappaient et laissaient les gens malades, sans médicament », a rapporté quant à lui un jeune homme.

« Ils n’ont rien à voir avec l’Islam, ils parlent de l’Islam mais ne savent rien de l’Islam. Ils ne savent que la bassesse et l’ignominie », a quant à lui affirmé un vieillard qui venait d’être libéré.

Depuis la libération de ces otages et jusqu’à l’après midi de ce lundi, 33 bus transportant les miliciens et les membres de leur familles sont sortis de Douma et sont stationnés dans le passage de Wafidine pour former un premier convoi en direction de Jarablus , au nord de la Syrie, à la frontière avec la Turquie.

Un deuxième bus des civils enlevés de Aadra devrait aussi sortir…

Source: http://french.almanar.com.lb/847878

https://arretsurinfo.ch/les-rescapes-de-douma-racontent-leur-supplice-dans-les-prisons-de-jaish-al-islam/

Dernières nouvelles à propos de la possible attaque occidentale

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Événements survenus le 11 avril 2018

• L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a exigé d’avoir un accès immédiat aux victimes de l’attaque chimique supposée de la Ghouta. Selon les Casques blancs, plus de 500 civils en auraient été victimes.

• L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a informé les compagnies exerçant en Europe de possibles tirs de missiles de croisières vers la Syrie dans les 72 heures. La plupart des compagnies modifient leurs plans de vols vers Israël, le Liban et Chypre.

• Le président Donald Trump a tweeté : « La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et ’intelligents !’ Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela ».

• Alors que l’Organisation internationale sur les armes chimiques (OIAC) a annoncé envoyer sous peu des inspecteurs dans la Ghouta orientale, la porte-parole du gouvernement russe, Maria Zakharova, a ironisé sur la possible destruction de toute preuve de cette manipulation occidentale qu’offre le tir de missiles sur la Syrie.

• Le Premier ministre turc, Binali Yıldırım, a mis en cause l’attitude des États-Unis et de la Russie se menaçant mutuellement à propos d’une possible intervention en Syrie.

• L’Armée arabe syrienne évacue les principaux aéroports et les bases aériennes militaires du pays.

• L’armée russe annonce que la situation est stabilisée dans la Douma. Les derniers jihadistes sont en train de se déplacer vers Idleb conformément aux accords conclus. Une unité de police militaire russe sera déployée dans la zone dès demain afin d’assurer la sécurité des civils.

• À l’issue de la conférence de presse de l’armée russe, le général Viktor Poznikhir a accusé les Casques blancs d’avoir mis en scène la fausse attaque chimique de la Ghouta.

• Dans un discours retransmis à la télévision, le président Vladimir Poutine a déclaré : « La situation dans le monde devient de plus en plus chaotique. Néanmoins, nous espérons que le bon sens finira par l’emporter et que les relations internationales prendront une direction constructive, que le système mondial deviendra plus stable et prévisible ».

• Le Premier ministre britannique, Theresa May, assure que « tout indique la responsabilité du régime syrien » dans l’attaque chimique présumée de la Ghouta.

• Le secrétaire US à la Défense, le général James Mattis, assure que le Pentagone est prêt. Cependant, il est encore en train d’évaluer l’attaque chimique supposée de la Ghouta.

http://www.voltairenet.org/article200638.html